Avec des épluchures et autres… dans ma cuisine et au jardin

Goulash, 2, à petit bouillonJ’ai commencé à mettre à jour mes index… Ceux concernant la Iecture et le cinéma sont presque à jour (complétés en juillet), avant de m’attaquer aux pages de visites, de gros morceaux, je me suis attelée à la mise à jour de cette page de cuisine ! Certaines recettes s’y retrouvent deux fois, pas facile de faire des catégories… La recette n’est pas toujours au début de l’article mis en lien… Comme je mange très peu de sel (2 g par jour maxi, soit environ 100g de pain et 30g de fromage), j’adapte les recettes mais vous le signale. Les recettes proposées dans ces pages par Maryse sont « normosodées ».

Boutons de pâquerettes et pissenlits au vingaireAu rayon aromates, fines herbes et pelouse…

Trognons et épluchures de pommes, 1, dans la cocotteAu rayon épluchures

En apéritif (dînatoire)

Avec le panier de la semaine 46, 2, salade En entrée

Carbonade à la flamandeEn plat (éventuellement unique)

Figues rôties au bleu d'AuvergneEn dessert

Ma liqueur de pissenlit après un mois de fermentation, deuxième filtrationConfitures, vins (macérations), etc.

Bonbons, liqueur et angélique confiteAu rayon épicerie (fine)

Idées de menu

Banquet des ouvriers bouchers à Poitiers en 1908

Chasse à l’ange d’Ingelin Røssland

Couverture de Chasse à l'ange d'Ingelin RøsslandUn livre trouvé parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : Chasse à l’ange d’Ingelin Røssland, traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, Éditions du Rouergue, collection DoAdo Noir, 2014, 218 pages, ISBN 9782812607196.

L’histoire : de nos jours en Norvège, sur l’île de Tysnes. Engel Winge, 17 ans, a été embauchée par le journal local du même nom. Elle est chargée d’interviewée une célèbre medium et l’embarque pour l’île voisine de Marøya, réputée hantée et récemment abandonnée par un groupe évangéliste qui y tenait un centre de cure de désintoxication. Devant Engel sceptique, elle dit voir une femme, un bébé, un vieil homme, un chien… tous morts! Engel décide d’approfondir le sujet, se voir recevoir de la voyante une pierre (une météorite?) pour la protéger, elle décide d’enquêter sur ce qui a pu se passer sur cette île, une enquête qui la mènera jusqu’à Berlin, où son père diplomate, veuf depuis longtemps, vient d’être muté.

Mon avis : cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu de roman jeunesse… et j’ai emprunté celui-ci un peu par hasard, disons, sans avoir vu l’étiquette RPj (roman policier jeunesse) ni la collection, mais en ayant fait le choix sur la « lisibilité » pour moi sans caméra, c’est-à-dire avec des caractères noirs et pas gris (le gris foncé m’apparaît en gris assez clair), un interligne suffisant. Ici, la transparence des pages est limite (le texte du verso  en fond au recto et perturbe ma lecture) mais les autres critères étant réunis, j’ai pris le livre. Ce n’est qu’en le commençant que j’ai vu son classement jeunesse, qui explique la narration à la première personne par une journaliste particulièrement jeune, 17 ans, peu crédibles mais c’est censé permettre une meilleure identification des jeunes lecteurs (lectrices), je suppose… Que dire de plus? Je l’ai lu de manière fragmentée, dans les salles d’attente, et je l’ai quand même terminé… ça m’a reposé les méninges juste après Ce que j’ai voulu faire de Sándor Márai ! Sauf si vous êtes « dans la cible » (fille, ado, de 12 à 15 ans), vous pouvez passer votre tour!

 

Comme un poisson dans l’eau…

Poissons et pieuvre brodésGloups, gloups! Comme un poisson ou comme une pieuvre??? En tous cas, les dernières petites bêtes se sont posées sur ma toile, et j’ai même repassé l’ensemble et thermocollé le dos des motifs à la taille de ce qui sera utile pour l’assemblage…

La broderie terminée pour le nécessaire à couture sur le thème marinEt voici l’ensemble. Modèle de Mains et merveilles (n° 109, juillet-août 2015) pour la réalisation d’un nécessaire de couture sur le thème de la mer, créé par Sara Guermani. Revoir le premier bateau et la pêche avec un deuxième bateau, encore un bateau et de la friture, à l’abri d’un parasol, retour de la plage…

Ce que j’ai voulu taire de Sándor Márai

pioche-en-bib.jpgCouverture de Ce que j'ai voulu taire de Sándor MáraiBien que l’auteur se soit suicidé en 1989, ce titre faisait partie de la rentrée littéraire 2014.  Je l’ai trouvé à la médiathèque et l’ai lu pendant mes vacances. Du même auteur, voir aussi mon avis sur L’héritage d’Esther.

Le livre : Ce que j’ai voulu taire de Sándor Márai, traduit du Hongrois par Catherine Fay, éditions Albin Michel, 2014, 208 pages, ISBN 9782226312389.

L’histoire : 12 mars 1938. L’Allemagne nazie annexe l’Autriche. 31 août 1948, alors que le pays est devenu un satellite de l’URSS, Sándor Márai et sa famille quittent la Hongrie. Ces mémoires se concentrent surtout sur la montée de l’extrême droite, notamment dans la classe « moyenne supérieure », dans les années 1930 et sur le souvenir de l’écrivain sur cette journée qui allait marquer l’histoire, l’Anschluss », mais qu’il a vécue comme une journée banale, avec son article de 35 lignes à rendre au quotidien où il écrivait alors. Des considérations sur la place des juifs dans la société hongroise – 10% de la population -, la corruption qui leur permit de se maintenir pendant quatre ans grâce à des prête-noms, le découpage des Balkans après la première Guerre mondiale. La période communiste est en revanche à peine abordée.

Mon avis : ce livre est un recueil des mémoires de Sándor Márai, dernier volet inédit des Confessions d’un bourgeois, présumé perdu, retrouvé au début des années 2000 (bien après le suicide de son auteur) et publié en 2013 en Hongrie. L’édition garde d’ailleurs les passages raturés par l’auteur, il ne s’agit pas d’une version définitive et selon la traductrice, il manque probablement des pages, ce qui ne serait pas étonnant car il y a très peu de choses sur la période 1945-1948. Dans le contexte de l’actualité brûlante avec les migrants en Hongrie, ou de ces dernières années avec la déferlante d’extrême-droite sur ce pays, il est très utile d’avoir des clefs de compréhension supplémentaires de cet intellectuel né en 1900 et à la mode à la fin des années 1930. Il replace dans leur contexte les conséquences du traité de Versailles et des différents accords internationaux qui ont abouti au découpage des pays des Balkans, qui font que la minorité germanophone de Transylvanie se retrouve en Roumanie (minorité à laquelle appartient Herta Müller, prix Nobel de littérature, qui en a parlé dans ses livres et notamment dans La bascule du souffle), des locuteurs hongrois en Tchécoslovaquie (sa ville natale était de l’autre côté de la frontière), etc., à l’origine de tensions dans cette région jusqu’à la guerre de Bosnie (voir Šoba et Goražde de ) ou qui pourrait à nouveau exploser avec la Macédoine et la Grèce. Sándor Márai montre aussi comment la Hongrie, qui comptait 10% de population juive, a basculé vers l’extrême droite avant même l’Anschluss, notamment la classe moyenne, comment celle-ci bascule dans l’anti-sémitisme mais aussi comment, paradoxalement, les juifs d’Europe y ont trouvé un relatif refuge jusqu’en 1944. Même s’il apparaît assez clairement que ce texte n’est pas toujours abouti et aurait probablement été remanié par son auteur avant publication, il devrait être lu par chacun et surtout par nos soit-disant grosses têtes politiques pour éclairer la situation actuelle des migrants notamment en Hongrie avec l’affrètement de trains pour se « débarrasser du problème » ou l’érection de la clôture de la honte (« de protection » comme ils disent???) en Bulgarie…

Pochette bicolore, c’est parti!

Pochette bicolore, recto et versoLe point utilisé pour la pochette écrue offerte à Emmanuelle / le Marquoir d’Élise me plaisait bien, j’ai décidé de recommencer en bicolore, comme suggéré aussi dans la revue Tricot mag’ n° 27 (mai / juin 2015), spécial 100% accessoires. J’ai prévu de faire une autre pochette, de la largeur d’un livre cette fois.

Pochette bicolore, détail de l'arrière du tricotElle sera moins large que la première pochette, pas un mauvais choix, car en deux couleurs, le point d’Astrakhan est encore plus long à tricoter. Sur les premiers rangs, j’ai choisi de croiser les fils, comme dans du jacquard, mais cela se prêtait mal au point et ralentissait encore le tricot, j’ai donc choisi de laisser les fils tendus à l’arrière, sur trois mailles, ce n’est pas très gênant, surtout que je mettrai aussi une doublure. Je tricote de la laine Ruby en aiguilles n° 4… à suivre…

Attention, on coupe!

Percement de la forêt entre les compartiments 2 et 3 du petit chaperon rougeCela fait un moment que je n’ai pas partagé avec vous mes avancées du petit chaperon rouge. A cette étape, il s’agissait de sortir les ciseaux, avec la même crainte que pour le hardanger, même si ici, avec la couture, une erreur est toujours rattrapable avec une pièce. J’y suis donc allée par étape, d’abord en enlevant le « vert » jusqu’à la limite du bas de l’arbre de l’autre côté, puis en découpant le surplus de « bleu ». Il ne restait plus ensuite qu’à refermer au niveau des arbres et au niveau du sol, par des points invisibles. Les deux chemins ne sont pas face à face, mais je l’avais déjà vu en faisant l’assemblage des pièces. J’ai ensuite solidarisé les troncs de chaque côté de la cloison, le long de l’ouverture.

Percement de la forêt entre les compartiments 3 et 4 du petit chaperon rougeMême opération de l’autre côté de la pièce 3, là, les chemins concordent, j’avais fait beaucoup plus attention. Vous voyez peut-être mieux ce que je veux dire sur la limite avec le ciel et les arbres de la pièce de l’autre côté de la cloison…

Les trois pièces avec la forêt après percement des chemins, pour le petit chaperon rougeEt voici les trois pièces avec la forêt, en bas, avant et après avoir fixé les troncs plus loin que l’ouverture contre la cloison…

Les arbres supplémentaires, non fixés, du petit chaperon rougePour la forêt, il restera encore à fixer les derniers arbres dans l’angle de la troisième pièce, mais j’ai longuement cogité pour savoir comment m’y prendre pour qu’ils ne tombent pas.

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Tarte aux prunes et aux amandes

Tarte aux prunes, reines-claudes et mirabellesJe n’avais pas fait de pâtisserie depuis longtemps, il faut dire que l’anosmie (absence d’odorat et donc d’une bonne partie du goût) ne donne pas trop envie de cuisiner. Je me suis quand même remuée pour faire une tarte aux prunes et aux amandes l’autre jour, en apportant le dessert chez des amis…

Sur un fond de pâte sablée (maison, congelée), j’ai saupoudré environ 40g de sucre et 50g de poudre d’amande. J’ai ensuite dénoyauté les prunes, des reines-claudes, pour le tour et au centre, et des mirabelles pour la partie intermédiaire. Je les ai disposées partie bombée vers le bas. J’ai ensuite saupoudré encore un tout petit peu de sucre sur les reines-claudes (j’aurais aussi pu mettre du miel), car elles n’étaient pas très mûres, et parsemé de petites noisettes de beurre, et hop, au four thermostat 6/7 pour une grosse trentaine de minutes (à adapter en fonction de votre four). J’avais mis un papier sulfurisé sous la pâte, en craignant que le jus des prunes passe à travers la pâte et fasse coller la tarte au moule, mais cela n’a pas été le cas…

Gâteau marbréComme il y a de la place dans le four à côté de la tourtière, j’ai aussi préparé un gâteau marbré, suivant la recette que j’utilise depuis des années, mais en faisant une plus grosse moitié (presque les 2/3) sans cacao, histoire de bien garder les marbrures.

Une pochette écrue…

Sac tricoté écru, doublé en tissuJ’ai oublié de photographier la partie tricot juste terminée, mais le point d’astrakhan se poursuit sur 60 cm de haut. Après le montage du tricot, j’ai préparé une doublure en tissu, avec une fermeture éclair que j’ai montée… trois fois avant de réussir à mettre l’ouverture dans le bon sens, et encore, j’ai mis le pli trop près à l’intérieur, du coup, la tirette a tendance à se prendre dans le tissu. Je pense qu’Emmanuelle / le Marquoir d’Élise va devoir refaire la couture de cette pochette au format prévu pour ranger une revue A4 et un petit ouvrage -de dame-, mais libre à elle d’en faire un autre usage, bien sûr 😉 Bon, j’avais juste 3 mois de retard pour son anniversaire, je vais essayer de rattraper quelques autres envois à des ami(e)s bientôt… Sinon, je vous rassure, ses petits monstres sont bien sages, mais allez savoir si, la nuit, ils ne font pas la java comme les objets de Objectivement de la nouvelle mini-série d’Arte! (ça dure 3 minutes, à 20h45… une sorte de Bonne nuit les petits pour moi, après au lit, avant que mon cerveau n’abdique).

Décollage d’une fusée à Poitiers?

Décollage de fusée au sud de Poitiers?Je vous ai parfois parlé d’illusions d’optique, encore récemment avec le thaumatrope (voir Préhistoire de la bande-dessinée à Lussac-les-Châteaux, il est encore temps d’aller visiter l’exposition) ou auparavant avec les flipbooks (Quand les livres s’amusent au musée de l’imprimerie à Lyon) ou les zootropes (Des mondes de papier, l’imagerie populaire de Wissembourg à Strasbourg). Cette fois, point de persistance rétinienne, mais une question de courbure de la terre et de trajectoire d’avion… car je ne pense pas qu’une fusée ait décollé plein sud par rapport à Poitiers vers 13h le 26 août (2015). Ou bien le farfelu qui exposait des missiles dans sa ferme de la vallée du Né en Charente il y a des années a-t-il fait décoller l’un d’entre eux? 😉

Je viens, de Emmanuelle Bayamack-Tam

pioche-en-bib.jpgCouverture de Je viens, de Emmanuelle Bayamack-TamUn livre recommandé dans la sélection d’été du magazine Causette et trouvé dans une annexe de la médiathèque.

Le livre : Je viens, de Emmanuelle Bayamack-Tam, éditions POL, 2014, 462 pages, ISBN 9782818035412.

L’histoire : de nos jours à Marseille. Charonne, la vingtaine, est une jeune fille métisse, obèse, abandonnée à sa naissance, adoptée à l’âge de 5 ans, par des parents qui l’auraient bien rendu quelques mois plus tard à l’aide sociale à l’enfance, « trop noire »… Dans la grande maison, il y a sa grand-mère, Nelly, nonagénaire, ex-star d’une grande beauté, Charlie, son deuxième époux, raciste, atteint de la maladie d’Alzheimer depuis quelque temps. Quand ils ne sont pas en vadrouille au Bhoutan, il y a aussi les parents de Charonne, Gladys, la fille – la soixantaine – de Nelly et Fernand (qui fut son grand amour malgré son infidélité), et Régis, le fils de Charlie et d’une mère qui les a abandonnés quand il avait douze ans. Ajoutez à ces personnages les employés de maison, une famille philippienne, les parents, aidés pour leurs vieux jours par leurs enfants (un garçon adopté et 6 filles), et un mystérieux personnage qui semble habiter le bureau, et vous aurez le tableau général de cette maisonnée…

Mon avis : trois chapitres d’environ 150 pages chacun, avec pour narratrice successivement Charonne (personnage récurrent de l’auteure mais je n’ai pas lu ses autres romans), Nelly et Gladys, la même histoire, un point de vue et donc des « vérités » qui varient pour chacune. Un seul lieu, une grande maison située à Marseille (mais ça pourrait être ailleurs), quelques rares escapades, dans le parc voisin, à l’hôtel (pour la nuit de noces de Nelly et Fernand), d’autres biens hérités de Fernand (la villa à Cassis etc., juste mentionnés). L’amour ou le manque d’amour filial, mais aussi le racisme, la beauté (de Nelly jeune), la laideur (supposée de Charonne), sont au cœur de ces trois récits successifs d’une même histoire familiale. Il y a aussi la tentation du suicide : par Charonne, la mal-aimée, rejetée à sa naissance puis par ses curieux parents adoptifs, de Nelly, qui veut en finir avec sa déchéance et surtout celle de Charlie, en mettant de côté des médicaments… Un récit à la limite du conte, surtout lors des apparitions du « fantôme » dans le bureau, sur fond de Petrouchka, ce conte russe mis en ballet par Igor Stravinski. Alors, vous demandez-vous? Ai-je aimé ce livre? Je ne sais pas, je l’ai lu de manière fragmentée, sur une quinzaine de jours, je l’avais choisi en raison de la critique que j’avais lue mais aussi parce que POL offre l’avantage d’avoir un interligne suffisant pour ne pas devoir emporter l’ordinateur et la caméra en vacances, c’était sans compter sur le fait que les pages ne sont pas assez opaques et que le texte du verso des pages brouille ma lecture, impossible de lire plus de quinze à vingt pages à la fois, cela n’aide pas pour apprécier un ouvrage. Chacun des trois gros chapitres de 150 pages forme un bloc compact, sans subdivision (sous-chapitre, saut de page), un choix de l’auteur mais cela n’aide pas à « respirer », ni à reposer la vue surtout. De plus, à nouveau, comme il y a des mois avec résonne/raisonne dans N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures de Paola Pigani, mon cerveau a eu des difficultés à restituer le sens d’une phrase mal orthographiée :  » ma décision est prise est je n’y reviendrai pas  » (page 239)… Bref, l’inconfort matériel de la lecture ne m’a sans doute pas aidée à apprécier ce roman à sa juste valeur.