The Ventriloquists Convention de Gisèle Vienne, au TAP

Le théâtre et auditorium de Poitiers après l'ouverture du viaduc, février 2014Dans le cadre de ma saison 2016-2017 au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, j’ai vu il y a une quinzaine de jours The Ventriloquists Convention de Gisèle Vienne avec Dennis Cooper.

Le spectacle : sur scène, des chaises réparties sur trois rangs, de part et d’autre d’un espace central. Des marionnettes de la taille d’un enfant de 5/6 ans sont assis à côté de leur marionnettiste / ventriloque. Le spectacle se joue en anglais surtitré, une seule artiste joue en français. L’histoire est celle d’une convention de neuf ventriloques venus du monde entier qui se réunissent dans le Kentucky pour s’affronter, comparer leurs personnages, exposer leur vision du monde et celle de leur marionnette.

Mon avis : je pense que c’est la première fois que je vois un spectacle constitué exclusivement avec des marionnettistes / ventriloques. Je ne suis absolument pas entrée dans l’histoire. Je ne pense pas que ce soit dû au fait que le spectacle soit en anglais, mais le maître de cérémonie m’a vite agacée, le rythme m’a semblé lent, le scénario ne m’a pas emballée, un discours beaucoup trop dépressif (la marionnette et sa marionnettiste qui intervient en  service d’oncologie en particulier) alors que je m’attendais à une soirée de détente.

A la fin du spectacle, les applaudissements ont d’ailleurs été peu fournis et une amie qui assistait au spectacle avec moi n’a pas non plus aimé, le monsieur qui était sur le siège de l’autre côté de moi non plus, il s’est d’ailleurs vite laissé allé à la somnolence.

Jackie de Pablo Larraín

Ma sortie cinéma de dimanche a été pour Jackie, réalisé par Pablo Larraín, vous pouvez aussi [re]lire mon avis sur son film No.

L’histoire : novembre 1963. Une semaine après l’assassinat de John F. Kennedy, un journaliste [Billy Crudup] vient interroger Jackie [Natalie Portman] sur les jours qui ont précédé, l’organisation des obsèques en même temps que le déménagement de la Maison-Blanche pour laisser la place à Johnson [John Carroll Lynch], avec dans l’ombre mais au plus proche d’elle Bobby Kennedy [Peter Sarsgaard], ses deux jeunes enfants…

Mon avis : le film tourne entièrement autour de Natalie Portman, tournée sous tous les angles, couverte de sang juste après l’attentat le 22 novembre, avec le tailleur maculé et sous la douche à son retour à Washington, en pleurs, en pleins doutes quelques jours plus tard avec le prêtre [John Hurt] à Arlington quand elle vient enterrer quasi dans l’intimité leurs deux autres enfants décédés auprès de leur père, quelques jours après les obsèques pompeuses. La place des médias, de la télévision, est posée : le journaliste (presse écrite) pose la question, y a-t-il eu instrumentalisation des enfants pour créer une image médiatique ou juste l’envie de montrer au monde la souffrance de ceux-ci? Le journaliste a un accent que j’ai trouvé assez difficile à comprendre et les sous-titres (simplifiés, comme toujours) étaient cette fois bien utiles.

J’ai bien aimé l’idée d’intercaler des images de la visite de la Maison-Blanche par Jackie pour la télévision en 1961, de montrer les travaux de rénovation, de mise en valeur, et la brutalité des cartons faits dans l’urgence, et la brève vue sur Mme Johnson qui choisit déjà la nouvelle décoration… Une biographie qui se concentre sur une semaine de la vie d’une femme sur laquelle il a été beaucoup écrit, tourné, publié, et qui réussit à tenir presque deux heures.

Des chaussons… aux pommes ?

Pour Noël, Maryse m’a tricoté une paire de chaussons douillets et bien chauds… assortis au coussin bleu!!!

Elle y avait joint une machine à éplucher les pommes, semblable à celui qu’elle venait de s’acheter 😉 Une vraie magie, impeccable pour peler et débiter une pomme en quelques secondes, croquer une pomme au retour du boulot ou avant d’aller se coucher, ou encore préparer une tarte express comme ici, avec un fond de pâte brisée maison – j’en ai souvent d’avance au congélateur, un fond de poudre d’amande, quelques noisettes de beurre, des pommes prêtes en quelques tours de manivelle et deux coups de couteau! Le long ruban de peau peut même servir de décoration (si la pomme est bio)… et ne pas hésiter à congeler les trognons en vue de préparer de la gelée d’épluchures et de trognons de pomme ou une boisson aux (trognons) de pommes! En plus, il est  très facile à entretenir.

Quant aux chaussons aux pommes… euh, pas dans les chaussons bleus 😉 Un grand merci à toi, Maryse!

Des incivilités poitevines, encore et toujours… et autres encombrements des trottoirs

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 1, place Lepetit Oups, mon article est paru à l’état de brouillon non rédigé ce matin… j’avais préparé les photographies mais pas le texte pour cet article. Il part du relai dans la presse locale (papier et France 3) du non-renouvellement début janvier des cartes d’accès à la zone piétonne pour le cabinet d’infirmiers du centre-ville, en attente de la remise à plat du système et de l’anarchie qui règne dans les rues piétonnes. Mais cela n’est pas neuf et mon mot-clef  incivilité est bien rempli… ainsi que les articles sur le sujet… stationnement anarchique, ou encore là (avec un bilan sur plusieurs autres points), des voitures à la place des piétons, mégots, chewing-gums et autres incivilités, ras-le-bol, exemples à Poitiers et Niort (été 2013). La fontaine-lave-voitures (première photographie de cet article) reste une valeur sûre!

Poitiers, rue du Petit-Bonneveau, 3 août 2014, voitures sur les trottoirsSoyons honnête, les PV à 135 € ont à peu près résolu le point noir de la rue du Petit-Bonneveau (ici un dimanche de 2014).

Le 30 août 2015, il y avait encore des voitures à cet endroit, mais ces dernières semaines, le problème semble vraiment être juste un mauvais souvenir…

Au fil des mois, j’ai cependant continué à prendre des photographies, même si je ne les ai pas mises en ligne. Ici, le 6 septembre 2015 devant la préfecture… C’était un dimanche matin et les voitures sont probablement celles de personnes qui allaient assister au culte au temple protestant rue des Écossais voisine, charité chrétienne : protestants et catholiques dans le même sac, faites ce que je dis, pas ce que je fais!

En revanche, le problème ne se limite pas aux rues piétonnes. Avant de pénaliser les infirmiers, il faudrait s’interroger sur quelques livreurs, toujours les m^mes souvent, qui mettent les autres usagers de la route en danger. Un exemple, ce chauffeur de la société Warning, que je n’arrête pas de croiser dans des circonstances dangereuses. Un exemple ici le 4 janvier 2017, à 13h30, garé carrément devant l’arrêt de bus Pont Achard, alors qu’il y avait une place libre 10 m devant sur une vraie place devant le n° 45 et 3 m derrière l’abribus, certes sur le trottoir mais sans gêner personne. Je lui ai fait la remarque, il m’a vertement rembarrée, disant que je n’avais qu’à faire le tout de l’abribus, et que le bus avait la place pour le contourner… Quand celui-ci est arrivé (matricule 252), il a commencé à déboîter, une voiture qui venait derrière a failli rentrer dans le bus, qui a fait un freinage d’urgence… guère apprécié par mon cerveau quand il a bougé un peu trop vite dans mon crâne! Le même chauffeur est un vrai danger public, il slalome en permanence dans les rues piétonnes, entre les autres livreurs et les piétons sans faire attention à personne, se gare en permanence sur les trottoirs, etc.

Au rayon des manœuvres dangereuses près de chez moi, toujours boulevard Pont-Achard, il y a aussi les scooters de ce fast-food asiatique, garés sur le trottoir, laissant en général le passage, mais lorsqu’ils arrivent pour se stationner, point de salut pour le piéton qui circule sur le trottoir en se croyant en sécurité! (Ici le 15 janvier 2017).

Autre exemple, sur le boulevard Solférino, depuis des mois, deux voitures se garent perpendiculairement au boulevard, occupant tout le trottoir. Le piéton est obligé (s’il est valide…) de s’engager sur la chaussée, avec les voitures qui descendent très vite (oui, souvenez-vous, c’est juste en contrebas de notre « couloir d’avalanches »), ici le 18 décembre 2016 de nuit…

ou le 15 janvier 2017 sous la pluie qui n’arrange rien si une voiture doit freiner pour laisser passer un piéton. Je ne leur ai jamais un seul procès-verbal sur le pare-brise!!!

L’autre question que je souhaiterais aborder, ce sont les autorisations de terrasses par la ville, depuis plusieurs années et en particulier Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…, et la fin des travaux en 2001/2012 selon les secteurs, cela peut rester une belle pagaille. Ici une photographie prise le 7 mai 2016 rue Carnot : d’un côté, une invasion de voitures garées en toute impunité sur le trottoir, de l’autre, des terrasses installées sans coordination, qui ne laissent pas toujours le passage de 1,20 / 1,40 m prévues pour permettre la circulation en toute aisance aux personnes à mobilité réduite mais aussi les poussettes et autres,…

Ici, il faut vraiment slalomer, entre le mobilier urbain, la forêt de piquets, de bornes, et les terrasses qui laissent la place tantôt vers la rue, tantôt vers les façades…

C’est la même chose juste à côté, rue Saint-Nicolas.

C’est pire rue Magenta (à côté du monument aux morts de 1870-1871,et du square de la République complètement raté. Un restaurant a durablement annexé le trottoir!

Sur les trottoirs qui bordent la place du Général-de-Gaulle, au chevet de l’église Notre-Dame-la-Grande, point de salut non plus pour le piéton, et en plus, le trottoir est haut, il y a pas mal de voitures et beaucoup de bus qui circulent sur la chaussée (ici le 12 juin 2015, mais avec le soleil, c’était à peu près la même chose ces derniers jours).

ce n’est guère mieux du côté , dans le prolongement de la grand’rue. Toujours le 15 juin 2015, mais c’était pareil cet été 2016… Le congélateur de la boulangerie empêche tout accès au petit passage laissé le long de la façade par le restaurant, avec en plus un gros dévers devant la porte!

Et que dire du manège qui privatise complètement l’arrière de l’église depuis deux ans pendant presque deux mois pour les fêtes de fin d’année (ici le décembre 2016 à 8h30). Il pose des barrières, le piéton qui vient de l’arrêt de bus très fréquenté à l’opposé de la place est coincé entre ces barrières et la terrasse du bistrot qui reste en place l’hiver. Là encore, un très haut trottoir empêche toute personne qui a un peu de difficulté de circuler, et ce blocage complique la vie de tous!

La question ne se pose pas qu’en été!!! Voici une photographie prise rue du Marché le 19 janvier 2017 (la colonne au premier plan de l’image est celle de l’ancienne chambre de commerce, avec des sculptures de Raymond Émile Couvègnes (1935) et des peintures de Henri-Pierre Lejeune). Les bacs, les tables et les chaises obstruent complètement le trottoir!!!

La réflexion en cours par la ville sur les cartes d’accès aux rues piétonnes ne pourrait-elle pas être élargie à la libre circulation du piéton sur les trottoirs et aux terrasses avant la sortie des « terrasses d’été » (dès le 1er avril?)???

Tour de France des maladies rares…

Du  18 septembre au 8 octobre 2017, Frédéric Debusschère, dont le fils de 10 ans Ethan est atteint d’une maladie rare (maladie de Dent), réalisera un tour de France des maladies rares à vélo au profit de l’association Valentin Apac, association de porteurs d’anomalies chromosomiques.

Ce soir (18 février 2017), Frédéric assistera à Lille avec Isabelle et Thierry Marchetti, présidente et trésorier de l’association, au match de basket de la ligue féminine entre l’Entente Sportive Basket Villeneuve d’Ascq Lille Métropole (ESBVA-LM) et Nice au Palacium de Villeneuve d’Ascq. Une tombola sera organisée pour gagner des lots du club au profit du projet.

Vous pouvez aussi voir le reportage réalisé par grandLille.tv le 14 février 2017.

Logo de l'association Valentin ApacL’association Valentin Apac se consacre aux anomalies chromosomiques, qu’elles soient des anomalies de nombre (trop de chromosomes présents comme les trisomies 21 et surtout pour nous plus rares, 13 et 21, ou le syndrome de Klinefelter, qui concerne des hommes avec deux chromosomes X et un Y, ou encore pas assez de chromosome comme pour les filles et femmes avec syndrome de Turner qui ont un seul chromosome X), et aux anomalies de structure (quand des fragments de chromosomes permutent, manquent ou sont en surnombre, comme dans les délétions, les translocations, les insertions, les inversions, etc.), à leurs conséquences (selon les cas, handicap, polyhandicap, stérilité, fausses-couches à répétition, deuil périnatal, …).

Cette année, l’association a publié 15 livres de témoignages, réunis par syndromes ou groupes d’anomalies, accompagnés d’une partie médicale relue par le comité scientifique. Vous pouvez les commander sur le site de l’association, ainsi que les « produits dérivés » (T-shirt, badges, porte-clefs/jetons pour caddie), dans la boutique en ligne.

Quartier Lointain de Jirô Taniguchi

pioche-en-bib.jpgCouverture du tome 1 de Quartier Lointain de Jiro TaniguchiCouverture du tome 2 de Quartier Lointain de Jiro TaniguchiJirô Taniguchi est décédé hier, le 11 février 2017. L’occasion pour moi de republier cet article, l’un des premiers mangas que j’ai lus…

Note du 30 janvier 2015 : Je n’irai pas encore au festival d’Angoulême cette année, pas question de prendre des risques dans la foule… Mais il y a une grande exposition sur Charlie hebdo au musée de la bande dessinée (qui avait été transformé en 2012 en musée privé par Art Spiegelman), et comme Bill Watterson, auteur de Calvin et Hobbes, grand prix l’année dernière, n’a pas voulu sortir de sa « tanière », c’est une grande exposition Taniguchi qui a été organisée, d’où la réédition de cet article. Il me reste un an pour lire les mangas de Katsuhiro Otomo, nouveau grand prix, qui devrait donc avoir une grande rétrospective l’année prochaine!

Article du 31 mai 2013: Cet album a reçu l’alph’art du meilleur scénario au festival d’Angoulême en 2003. Je l’ai trouvé dans les bacs de la médiathèque.

Le livre : Quartier Lointain de Jirô Taniguchi (scénario et dessin), traduit du japonais par Kaoru Sekizumi et Frédéric Boilet, éditions Casterman, tome 1, 2002, 198 pages, ISBN 9782203372344 et tome 2, 2003, ISBN 9782203372382 (existe aussi en un tome regroupant l’intégrale).

L’histoire : Dans le Japon de la fin des années 1990, Hiroshi Nakatana, 48 ans, doit rejoindre sa femme et ses deux filles à Tokyo après un voyage d’affaire… La soirée a été bien arrosée, et il se trompe de train, se retrouve dans sa ville natale, Kurayoshi. Comme il a deux heures d’attente pour pouvoir reprendre un train vers Tokyo, il décide d’aller voir la tombe de sa mère… Là, il s’endort… et se réveille au même endroit, plus de 30 ans plus tôt… Il a 14 ans, se retrouve à la veille de la rentrée des classes, et se rappelle des événements qui vont survenir bientôt, la disparition de son père notamment… Redevenir collégien, retrouver ses amis d’enfance, sa famille, tels qu’il les a connus dans le passé le perturbe. Saura-t-il changer le cour des choses? Reviendra-t-il à sa vie d’homme mûr?

Mon avis : le passage sur la rencontre des parents du narrateur, juste après la seconde guerre mondiale, et la mutation du Japon rural au Japon urbain (fils d’agriculteur, après-guerre, le père devient tailleur), la transformation de la ville en 30 ans, m’a bien intéressée. L’histoire en elle-même, sinon, le retour vers le passé et tenter d’en changer le cours, ne m’a pas complètement convaincue. Le rapport du jeune (première cuite chez un copain) puis de l’adulte à l’alcool (en plus, au whisky, pas à l’alcool local) aurait mérité, je trouve, un développement plus important. Je lis rarement des mangas, celui-ci m’a plutôt plu, sans enthousiasme excessif.

Sur un sujet voisin : voir Camille redouble de Noémie Lvovsky

Logo du top BD des blogueurs 2013 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Une pochette « vaches »

Je ne vous ai pas encore montré les cadeaux reçus et envoyés en cette fin d’année… Il y a quelques mois, j’avais trouvé un coupon avec de grandes vaches (+/- 15 à 20 cm). J’ai immédiatement pensé à Marlie et en particulier au concours du salon de Nans-sous-Sainte-Anne 2014, qui portait sur les vaches… J’ai donc choisi les deux vaches qui avaient les dimensions les plus proches pour les assembler en une petite pochette.

Le torchon de Véronique D pour le concours d'idées de Nans-sous-Sainte-Anne 2014Revoir les étapes du torchon (voir le torchon fini):

– le torchon brut (et son histoire, merci Maryse!!!)

– la couture, pour ramener ses coutures à 53 sur 80 cm

– l’école sur une grille de Raquel Blasco trouvée dans Mains et merveilles n° 98, rêves d’automne, septembre/octobre 2013: le début avec enfants et chats, les autres enfants, l’école, les arbres et le banc

– Adorise, avec des lettres tirées de la grille l’atelier de couture de Pic et Pic et Petits points, parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le cadre sur une grille de Toute une vie à broder de Sophie Delaborde et Sylvie Castellano (et sa ferme)

– le lustre (Pampilles et cristal), grille d’Histoires de lin et parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le centre, la partie gauche, le lustre terminé.

– Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny : le laboureur et le semeur (grilles de Christiane Vo-Ha),  la cuve à fouler et les vendangeurs (grille de Marie-Jeanne Lambert)

– Rêve de roses, grille de Rachida Collewette pour 123 Citrouille, parue dans Mains et merveilles n° 90, mai/juin 2012: le petit couple, l’ensemble

–  100% couture, grille Pic et Pic et Petits points parue dans Passion fil n° 18 (janvier 2013): le mannequin, le mètre et les bobinesterminée.

– des oiseaux: un oiseau tiré de la mercerie d’antan de Passion bonheur, parue dans Passion fil n° 14, janvier 2012, un deuxième et un troisième oiseaux tirés d’une grille proposée par V. Eninger dans De fil en aiguille n° 69, mars-avril 2009.

– une vache tirée de Les poyas à broder et à coudre de Bernadette Baldelli : le début et l’ensemble

– un bélier, grille de C. Lacroix parue dans De fil en aiguille n° 61, mars-avril 2008

– oies, poule, poussin et coq dans Tendres animaux brodés au point de croix, de Brigitte Roquemont: le début, la suite, la fin

Derniers jours pour aller à la plage!!!

Non, je ne vous emmène pas sur le front de mer en pleine tempête! Ce week-end, je suis allée voir à Paris, l’exposition Tous à la plage! à la Cité de l’architecture et du patrimoine, qui se termine dans quelques jours, le 13 février 2017. A la fin de l’article, je vous mets quelques articles à (re)lire sur le quartier…

L’exposition se tient dans la salle habituelle, en sous-sol du palais de Chaillot, avec une entrée modifiée à cause de travaux.

Elle s’ouvre sur les bains de mer « médicaux », avec ces cabines de bain mobiles venues d’Angleterre qui permettent d’entrer dans la mer (en voiture à cheval) et de plonger le « baigneur » dans l’eau censée le revivifier… Au travers de nombreux documents, cartes postales, photographies anciennes, maquettes, affiches, films (je vous conseille particulièrement la colonie italienne sous Mussolini), vous pourrez aborder des thèmes allant des bains de mer à vocation médicale donc, avec également les hôpitaux et sanatoriums pour traiter notamment les tuberculeux, aux loisirs, casinos, champs de course, à l’aménagement de lotissements, de grandes villas, au bétonnage des côtes, aux colonies et centres de vacances… La construction de la Grande-Motte, la reconstruction de Royan, les aménagements réalisés ou non du Touquet, toutes les côtes françaises sont illustrées.

Les amateurs d’architecture seront comblés par les plans et les maquettes, ainsi que les compléments donnés dans le catalogue, mais je vous rassure, avec les autres documents graphiques, les films et même les produits dérivés à vocation touristique, cette exposition intéressera tout le monde!!! Alors, amis parisiens, sortez le maillot de bain en plein hiver et filez au musée!!!

Deux toutes petites réserves très personnelles, l’aspect « mode » avec deux dessins de tenues de plage aurait pu être plus développé, et la vitrine avec les bandes dessinées ne prend pas de risque, du classique de chez classique (Bécassine aux bains de mer, paru en 1932, Iznogoud, Boule et Bill, Gaston, les Bidochon, Reiser, et Les vacances de Claude Serre, 1984). En cherchant très peu, il y a beaucoup de bandes dessinées plus récentes qui auraient pu donner lieu à une présentation. Je propose par exemple Lulu femme nue (voir le tome 1 et le tome 2, d’Étienne Davodeau).

Pour aller plus loin: n’hésitez pas à acheter le catalogue, Tous à la Plage!, sous la direction de Bernard Toulier, avec la collaboration de Corinne Bélier et Franck Delorme, co-édition Éditions Lienart / Cité de l’architecture & du patrimoine, 2016, ISBN 978-2-35906-169-7, 35€.

Voir les dossiers réalisés sur le front de mer de Royan dans le cadre de l’inventaire du patrimoine de l’estuaire de la Gironde par l’inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine (site de Poitiers pour la rive charentaise)… publicité plus que méritée pour le travail de l’un de mes collègues 😉

Autour du Trocadéro sur mon blog :

Le cimetière de Passy : la tombe de Louis Ernest et Joseph Félix Barrias (sculpteur) ; la tombe d’Ernest Lavigne par Laurent Marqueste

Le monument aux morts de la place du Trocadéro

L’ancienne fontaine du Trocadéro : l’ancienne fontaine et ses éléments transportés devant le musée d’Orsay, le cheval à la herse de Pierre Rouillard, l’éléphant pris au piège d’Emmanuel Frémiet, le rhinocéros de Henri Alfred Jacquemart (le bœuf d’Auguste Cain est à Nîmes)

Anciennes expositions du musée d’art moderne de la ville de Paris

Dans la savane (1)

Comme Minouche a étendu le SAL (projet de broderie en commun) « Chat va vider mon placard » aux broderies d’autres animaux, j’ai extirpé de ma pile d’ouvrage à faire un kit de DMC sur la savane. Une toile sable est livrée avec, je sens que je vais avoir des difficultés à suivre la grille et les nombreux changements de couleurs dans des tons proches, mais ça sera un bon entraînement pour la poursuite de ma rééducation 😉 Même si j’ai bien récupéré côté mémoire de travail et vision, enregistrer plusieurs points d’avance sans revenir sur la grille me fera du bien, et comme la toile est une toile Aïda, ça aide par rapport à une toile de lin.  Il me reste des points arrière à faire avant de poursuivre…

Jamais contente d’Émilie Deleuze

Finalement, cette année, je n’ai pas vu de films dans le cadre du festival Télérama 2017, car j’ai passé un grand week-end à chez mon père et les autres jours, j’avais vu les films qui passaient au Dietrich et ceux que j’aurais aimé voir ne passaient pas à des heures pratiques au TAP Castille… Il devrait y avoir des séances de rattrapage fin février, avec un festival Télérama spécial enfants où seront à nouveau programmés Ma vie de courgette de Claude Barras et La Tortue rouge de Michael Dudok de Wit (je ne sais pas si ça sera aussi à Poitiers).

Hier, je suis allée voir Jamais contente d’Émilie Deleuze, adapté du livre jeunesse Le journal d’Aurore (jamais contente tome 1) de Marie Desplechin (paru en 2006).

le film : de nos jours à Paris. Aurore [Léna Magnien], 13 ans, redouble sa cinquième. Entre sa grande sœur qui vient d’avoir son BEP et est tombé amoureuse et sa petite sœur Sophie, l’intello de la famille, elle a dû mal à trouver sa place et le conflit est larvé avec son père, Laurent [Philippe Duquesne] et surtout sa mère, Patricia [Patricia Mazuy]. Heureusement que sa grand-mère, Agathe [Catherine Hiegel] et surtout sa meilleure copine l’aident à surmonter cette phase de dépression. Car au collège, rien ne va non plus avec les profs, jusqu’à l’arrivée d’un remplaçant en français, Sébastien Couette [Alex Lutz]… et la proposition de trois copains pour chanter dans leur groupe de rock.

Mon avis : comment dire… je ne suis pas complètement rentrée dans certains aspects du film, notamment les relations conflictuelles intra-familiales, qui paraissent bien artificielles par moment, l’articulation choisie entre rock, collège, famille, ne permet pas toujours de rendre compte des difficultés de vivre de cette adolescente, portée par une jeune actrice au demeurant très prometteuse. Si l’on passe sur ces aspects qui m’ont gênée, il y a beaucoup d’humour par moment dans ce film. Le contraste entre la prof de français enceinte et déjà désabusée et son jeune remplaçant est marquant. Quand il demande à ses élèves de prendre position, de s’impliquer dans leurs lectures, cela donne un résumé de La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette qui décoiffe et vaut une bonne tranche de rire à toute la salle!!! Tristan et Iseult et Francis Ponge, cités au fil du film, auraient mérité le même genre de traitement 😉