Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Les monuments aux morts de la vallée de la Gartempe, 13 septembre 2018

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler boulot… Pour les journées européennes du patrimoine 2018, la La Région Nouvelle-Aquitaine vous ouvre des portes (clic, clic pour le programme complet). Pour ma part, je serai accueillie dès jeudi soir par le pays d’art et d’histoire / communauté de communes Vienne et Gartempe pour une conférence autour des monuments aux morts de la vallée de la Gartempe (dans sa traversée du département de la Vienne), le centenaire de 1918 approche.

Je parlerai des monuments aux morts et autres plaques, affiches etc. commémorant la Première Guerre mondiale, et aussi des monuments plus anciens (1870-1871) et plus récents (notamment Deuxième Guerre mondiale) de Lathus-Saint-Rémy, Saulgé, Montmorillon, Pindray, Jouhet, Antigny, Saint-Savin, Saint-Germain, Nalliers, La Bussière, Saint-Pierre-de-Maillé, Vicq-sur-Gartempe, Angles-sur-l’Anglin et La Roche-Posay.

Rendez-vous jeudi 13 septembre à 18h30 à Montmorillon, maison des services publics (siège de la Communauté de communes, sur la rocade près du stade et du cimetière Saint-Martial)…

Mon diaporama est près, mais il sera mis en ligne après la conférence sur le site de l’inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine, site de Poitiers, vallée de la Gartempe 😉

Journée des associations 2018 dimanche 9 septembre à Poitiers

Logo de l'association Valentin ApacMe voici de retour après plusieurs mois de silence. Comme tous les deux ans, je serai présente à la journée des associations de Poitiers aura lieu demain dimanche 9 septembre 2018 de 10h à 18h au parc des expositions, je vous renvoie à cet article de 2014 cet article pour la non accessibilité du lieu en transport en commun le dimanche…

Je tiendrai, comme depuis 2006, le stand de l’association Valentin Apac, association de porteurs d’anomalies chromosomiques, avec une pensée pour Isabelle Marchetti, notre présidente. Nous serons dans le hall A, stand 37B, à côté du podium des animations culturelles. Que vous soyez concerné ou pas, n’hésitez pas à venir nous voir… ou à consulter le site de l’association Valentin Apac, association de porteurs d’anomalies chromosomiques.

L’association Valentin Apac se consacre aux anomalies chromosomiques, qu’elles soient des anomalies de nombre (trop de chromosomes présents comme les trisomies 21 et surtout pour nous plus rares, 13 et 21, ou le syndrome de Klinefelter, qui concerne des hommes avec deux chromosomes X et un Y, ou encore pas assez de chromosome comme pour les filles et femmes avec syndrome de Turner qui ont un seul chromosome X), et aux anomalies de structure (quand des fragments de chromosomes permutent, manquent ou sont en surnombre, comme dans les délétions, les translocations, les insertions, les inversions, etc.), à leurs conséquences (selon les cas, handicap, polyhandicap, stérilité, fausses-couches à répétition, deuil périnatal, …).

Cette année, nous venons de publier 15 livres de témoignages, réunis par syndromes ou groupes d’anomalies, accompagnés d’une partie médicale relue par le comité scientifique. Venez en découvrir quelques-uns.

Dimanche, vous pourrez vous renseigner, adhérer, pas acheter les « produits dérivés » (T-shirt, badges, porte-clefs/jetons pour caddie) ni les livres que nous publions ou avons soutenus, vente interdite sur place. Dommage, les frais d’envoi étant de plus en plus chers (merci la poste!), les ventes lors des journées d’information, rencontres des familles, courses des héros, manifestations organisées par des membres ou des soutiens, etc., sont une source de revenus non négligeables à côté de la boutique en ligne.

Mon ami Dahmer, de Derf Backderf

L’auteur de cette bande dessinée, Derf Dahmer, sera en dédicace demain 3 février 2018 chez Bulle d’encre, ma librairie BD préférée à Poitiers.

Article du 1er août 2014 pioche-en-bib.jpgCouverture de Mon ami Dahmer, de Derf BackderfUn album trouvé parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque. Il a reçu le prix Fauve de la révélation au festival d’Angoulême en 2014 et prix du polar SNCF (catégorie BD) 2014.

Le livre: Mon ami Dahmer, de Derf Backderf, traduit de l’anglais par Fanny Soubiran, éditions Çà et là, 2013, 222 pages, ISBN 978-2916207803.

L’histoire: à Richfield, près de Cleveland, dans l’Ohio, aux États-Unis, à partir de 1972. Jeffrey Dahmer et Derf Backderf vivent dans des maisons indiviuelles dans cette banlieue et entrent au collège. Solitaire, Jeffrey Dahmer est moqué par ses camarades. Pour se rendre intéressant, il mime des crises d’épilepsie et les tics du décorateur d’intérieur de sa mère. Cette dernière est dépressive, bientôt les parents, plus préoccupés par leurs relations que par leur fils, divorcent. Jeffrey se réfugie dans la forêt voisine, il est fasciné par les animaux morts, qu’il soumet à diverses expériences pour faire disparaître leur corps. Puis il commence à assassiner les animaux, ne supporte pas son attirance pour les hommes, continue à être ridiculisé au lycée, ses camarades semblent jouer cruellement avec lui…

Mon avis: Jeffrey Dahmer a commis son premier meurtre deux mois après sa sortie du lycée en 1978: il en a commis 16 autres de 1987 à 1991, les dévorant partiellement et devenant le « Cannibale de Milwaukee ». Il est mort assassiné en prison en 1994, condamné alors qu’il était manifestement fou. Journaliste de formation, Derf Backderf, qui l’a fréquenté au collège et au lycée, retrace ces années avec en toile de fond une interrogation: est-ce que ses camarades et surtout les adultes proches auraient pu voir ce qui commençait à se mettre en place dans sa personnalité et éviter qu’il ne bascule? S’il retrace la descente dans la folie de Dahmer, il n’aborde pas en revanche une question: cette folie n’aurait-elle pas dû l’envoyer à l’hôpital psychiatrique plutôt qu’en prison? Mais il arrête son récit avant qu’il ne bascule complètement. L’album en noir et blanc, avec des détails foisonnants à l’encre, rend bien cette ambiance ambigüe (attirance/répulsion) tant chez Dahmer que chez ses « camarades », car malgré le titre, personne n’est ami avec lui. Même si le graphisme des personnages, avec des têtes très « carrées », n’est pas ce que je préfère, il rend bien l’ambiance sombre et le désert affectif autour de Dahmer. Si sa mère se réfugie dans les médicaments et les idées fantasques, lui préfère l’alcool, dont il abuse même avant d’aller en cours, jamais réprimandé par les adultes, profs ou parents des autres élèves. Glaçant, mais à découvrir, plutôt pas avant d’aller se coucher!

Logo top BD des bloggueurs Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Le Pont de l’Alma à Paris…

De passage à Paris ce week-end (27 janvier 2018), comme des centaines (milliers ?) de badauds, je suis allée voir le Zouave du pont de l’Alma, dans l’eau jusqu’à mi-cuisse. Du coup, je réédite cet article déjà ancien, qui parle un peu plus de la statue 😉

Article du 28 décembre 2010

Paris, le pont de l'Alma, 1, le pont

Puisque la première petite crue du Clain à Poitiers n’a pas fait la une des journaux (le niveau de l’eau a déjà rebaissé, d’ailleurs…), mais que l’on parle beaucoup ces jours-ci du Zouave du pont de l’Alma qui a les pieds dans l’eau, je vous emmène aujourd’hui visiter ce pont. D’abord avec quelques photographies qui datent de début novembre 2010, avec une vue du pont entièrement reconstruit en 1970. Le Zouave est resté côté amont, mais est passé de la rive gauche vers la rive droite.

Paris, le pont de l'Alma, 2, le Zouave Sur les quatre statues qui s’y trouvaient à l’origine (voir plus bas), seul a été gardé le Zouave, œuvre de Georges Diebolt inaugurée en 1858.

Paris, le pont de l'Alma, 3, le barda du zouave A ses pieds (bon, il faudra attendre que l’eau baisse pour le voir par vous-même) se trouve tout son attirail, ses armes, son paquetage de soldat…

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, 1, vue en amont Retournons un peu en arrière avec cette carte postale ancienne. Le pont de l’Alma a été construit par l’ingénieur Gariel certes pour franchir la Seine, mais aussi pour célébrer la victoire des troupes franco-anglaises sur l’armée russe le 20 septembre 1854 à Alma lors de la guerre de Crimée, d’où la commande par l’empereur Napoléon III pour orner les piles du pont de quatre statues de 6m de haut de soldats en pied représentant les quatre armes qui avaient participé à cette bataille. Deux sculpteurs sont sollicités, Auguste Arnaud (né à La Rochelle en 1825, décédé en 1883) pour sculpter côté aval (vers la Tour Eiffel) l’Artilleur et le Chasseur à pied (je n’ai pas trouvé d’image ancienne) et Georges Diebolt (né à Dijon en 1816 et mort à Paris en 1861) pour réaliser le Grenadier (rive droite) et le Zouave (rive gauche) côté amont.

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, 2, le pont côté amont dans les années 1950 Sur la première carte postale, on voit 3 statues et quatre arches, y a-t-il eu un pont entre celui de 1855 et celui de 1970? Je n’ai pas eu le temps de chercher plus, et sur la carte plus récente, d’après la Seconde Guerre Mondiale, il n’y a plus que deux statues côté amont, qui sont bien le Grenadier et le Zouave [PS : à la réflexion, je pense qu’en dépit de la légende Pont de l’Alma, la première carte postale pourrait être un autre pont… les Invalides colleraient en nombre d’arches, mais la Tour Eiffel semble trop loin; les statues ne sont pas bien visibles, même avec une loupe, sur la carte postale].

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, 3, le grenadier voltigeur Pour ajouter à la confusion, cette carte postale a pour légende « Le voltigeur »… qui est en fait un autre nom du grenadier (c’est la même arme, en fait). Il se trouve aujourd’hui à Dijon, ville natale du sculpteur Georges Diebolt (face au lac de Kir où il est curieusement éclairé en bleu blanc rouge la nuit, voir sur le site de la ville de Dijon), alors que l’artilleur d’Auguste Arnaud se trouve à La Fère dans l’Aisne (ville où Louis XV avait créé la première école d’artillerie du royaume de France en 1719, à découvrir sur le site officiel de la commune) et que le Chasseur à pied du même Auguste Arnaud domine à Vincennes l’autoroute A4, à la redoute de Gravelle…

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, crue de 1910, 1, vue générale Passons à la crue de 1910… Le Zouave à de l’eau jusqu’aux épaules, la foule se presse sur le pont (je pense que si la crue avait cette ampleur aujourd’hui, le pont serait fermé…)…

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, crue de 1910, 2, le Zouave Voici le Zouave de plus près…

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, crue de 1910, 3, le chasseur à pied Et le chasseur à pied…

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, crue de 1910, 4, les arches du pont submergées Pour la route, une dernière vue générale, un jour où le pont était moins chargé en spectateurs. Ah si, une dernière précision, la hauteur du pont a un peu changé lors de sa reconstruction, je ne sais pas si les pieds du Zouave sont à la même hauteur qu’en 1910.

Pour aller plus loin : Je vous conseille d’aller lire le dossier sur les statues des ponts de Paris (vous pouvez télécharger le pdf, regarder la vidéo et découvrir les autres dossiers sur le patrimoine parisien sur le site de la ville de Paris).

Bonne année 2018!!!

Bonjour à tou-te-s! Je vous souhaite une très bonne et heureuse année 2018! Qu’elle vous apporte bonheur et santé, tout ce que vous pouvez souhaiter.

Cela fait plusieurs mois que je n’ai pas posté d’articles… J’ai continué à lire, aller au cinéma, voir des spectacles, des expositions, mais j’essaye de ne pas allumer mon ordinateur le soir ni le week-end, pour préserver ma vue et éviter la vision double qui arrive avec la fatigue visuelle… Je n’avais même pas ouvert les commentaires, j’en ai une longue série à valider, je vous répondrai dans les prochains jours. Je vais aussi essayer de programmer rapidement quelques articles.

Cette chose étrange pour moi, d’Orhan Pamuk

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.comCette chose étrange pour moi, d'Orhan PamukJ’ai reçu au début de l’été ce gros livre dans le cadre d’une opération Masse critique de Babelio, merci à eux et aux éditions Gallimard, paru pour la rentrée littéraire 2017 (587 romans annoncés cette année).

Le livre : Cette chose étrange pour moi, d’Orhan Pamuk, traduit du turc par Valérie Gay-Aksoy, collection du monde entier / NRF, , éditions Gallimard, 685 pages, ISBN : 978207011368.

L’histoire : en Turquie, en Anatolie et surtout à Istanbul, de 1968 à 2012. Le père de Mevlut a quitté son village natal en 1963 pour essayer de faire vivre sa famille en lui envoyant de l’argent depuis Istanbul. Quelques années plus tard, en 1969, il fait venir à son tour Mevlut, à peine âgé de douze ans, officiellement pour qu’il poursuive ses études au collège (lycée Atatürk). Ils achètent à un grossiste du yaourt et de la boza (boisson fermentée à base de Millet), l’aromatisent et la revende à la criée à travers les rues, en porte à porte, dans deux seaux suspendus à une grande perche appuyée sur leur cou. Au fil des ans, le bidonville où ils habitent s’étend, se construit en dur (et anarchiquement). Chaque été, ces hommes émigrés à Istanbul rentrent chez eux, en Anatolie ; Mevlut y retourne en 1982 pour « enlever » sa femme, une jeune fille d’un village voisin aperçue dans un mariage et avec qui il échange par lettres depuis des années. Au moment de la rencontrer, il s’aperçoit que ce n’est pas celle qu’il avait vue mais sa sœur, mais ils se marient quand même. En ville, il y a de moins en moins d’acheteurs de boza, le raki ayant de plus en plus de succès auprès des urbains. Mevlut continue néanmoins son commerce ambulant… tiendra-t-il longtemps face aux transformations de la ville? Que fera-t-il après l’agression dont il est victime?

Mon avis : le livre s’ouvre par une généalogie et se ferme par une chronologie ; une carte, ou plutôt deux, auraient aussi été utiles : un plan d’Istanbul et de ses extensions au fil du temps et la position des villages dont il est question en Anatolie. Car il s’agit d’une saga écrite « à l’ancienne », avec un découpage en parties et chapitres qui comprennent titres et sous-titres, comme dans la grande tradition des romans parus en feuilleton au XIXe siècle ou celle des épopées. Le sous-titre général du livre donne d’ailleurs une idée plus précise sur son sujet :  » La vie, les aventures, les rêves du marchand de boza Mevlut Karatas et l’histoire de ses amis et tableau de la vie à Istanbul entre 1969 et 2012, vue par de nombreux personnages « . Cette épopée se lit très facilement, même si l’on ne cesse pas de changer de narrateur, mais chaque changement est clairement indiqué (merci pour mon cerveau !). Le mode de narration varie également, le récit se fait en général à la première personne, sauf lorsqu’il s’agit du personnage central, Mevlut, toujours à la troisième personne.

Quoique, Mevlut est-il vraiment le personnage central, ne s’agit-il pas plutôt d’Istanbul, la ville qui s’étend, où cohabitent les anciens habitants, plutôt aisés (ceux qui sont aux premiers rangs dans la salle de classe du lycée au début du livre), et ceux qui arrivent de la campagne et en particulier d’Anatolie, d’abord des hommes seuls et de jeunes adolescents (qui comme Mevlut se retrouvent au fond de la salle de classe, sèchent les cours pour pouvoir travailler seuls ou avec leur père), puis des familles.

Les coups d’État (celui de 1971 par exemple) ne sont pas sans rappeler la situation actuelle de la Turquie, et pourtant, il faut avoir en tête que le livre a été publié en 2014 (et juste traduit cette année), avant donc les événements les plus récents de ce pays avec les dizaines de milliers d’arrestation. L’histoire est un perpétuel recommencement. Au fil des pages, par petites touches, on voit la ville évoluer, les bidonvilles être repoussés, remplacés par des habitations en dur, mais toujours construites sans plan d’urbanisme, au gré de l’influence et des pots-de-vin. Mevlut aussi finit par changer de métier, devenant marchand de glaces. L’apparition des caisses enregistreuses (en 1994) pour lutter contre le commerce au noir est l’un de ces petits tableaux de la vie quotidienne qui rythme ce livre. A lire absolument, en cet automne maussade!

PS: dommage que pour un livre de la NRF, il reste quelques coquilles ( » Istanbul ne VAS pas se sauver  » page 64 par exemple)… mais sur un aussi gros livre, il est inévitable que les correcteurs laissent passer des fautes.

Du même auteur, voir mon avis sur  Neige et aussi la page sur les prix Nobel de littérature.

La momie d’Alex Kurtzman

Affiche de La momie d'Alex KurtzmanJe suis allée voir la Momie, d’Alex Kurtzman, en VO et en 2D (parce que pour la 3D, je n’ai pas encore essayé depuis presque quatre ans, ophtalmo et neurologue me promettent de beaux maux de tête avec la 3D!

Le film : il y a deux mille ans, Ahmanet, une princesse égyptienne [Sofia Boutella], qui a passé un pacte avec les forces maléfiques, est enterrée dans le désert selon un rite qui doit empêcher son retour parmi les hommes pour l’éternité. Beaucoup plus tard, à Londres, un groupe d’archéologues fouille un cimetière de croisés morts au milieu du XIIe siècle. Dans le désert irakien, Nick Morton [Tom Cruise] et Chris Vail [Jake Johnson] s’éloignent de leur mission à la recherche d’antiquités. Alors que des combats éclatent, ils trouvent la tombe, une archéologue officielle, Jenny Halsey [Annabelle Wallis] arrive avec les renforts, ils trouvent le sarcophage, l’embarquent à bord d’un avion qui se crashe alors que la momie ressuscite. Ils survivent et se retrouvent en présence du dr Henry Jekyll [Russell Crowe], qui a capturé la momie…

Mon avis : cela faisait longtemps que je n’étais pas allée voir de film d’anticipation / science fiction… Des archéologues à l’affiche, un remake d’Indiana Jones? Une envie aussi de revoir Tom Cruise ? Bon, me voilà donc, une fois n’est pas coutume, au cinéma commercial.. Aucun suspense, tout a été dit dans la bande-annonce et dans les cinq premières minutes. Quelques scènes d’action artificielles, de gros clichés comme les chauves-souris (quoique, ça change des oiseaux) qui entrent dans les moteurs de l’avion et provoquent le crash, courses-poursuites, bref,le scénario manque cruellement d’imagination, mais on ne peut pas nier que Tom Cruise porte le film à lui seul. Un film pas franchement mauvais pour ceux qui aiment ce genre, pour les autres, à prendre au deuxième degré ou bien passez votre tour…

qui doit donner la tonalité de la franchise. L’intrigue promène ses protagonistes de scènes d’action en scène d’action au point de n’avoir plus rien à raconter -il s’agit d’une malédiction, nous est-il expliqué trois ou quatre fois peut-être, dans un film sur la «Momie»…
Le meilleur des effets spéciaux ? Tom Cruise

Cet amalgame achève de faire de «La Momie» un film générique, plutôt dénué d’âme que véritablement mauvais. Il y a tout de même quelques arguments en faveur de ce grand spectacle au rythme effréné, souvent impressionnant à défaut d’être très original, comme la présence toujours imposante de Russell Crowe, l’élégance de Sofia Boutella, et bien sûr Tom Cruise. C’est l’acteur qui a lancé l’idée de la meilleure scène du film, le clou du spectacle, tournée en apesanteur dans un avion en chute libre. Toujours aussi énergique à 55 ans, s’amusant avec ce rôle proche de celui d’«Edge of Tomorrow», et surtout en tournant ses propres cascades, Tom Cruise prouve à chaque instant qu’il est encore le meilleur des effets spéciaux.

Un nouveau chat…

Chat brodé en mauve31 juillet, voici ma « copie » pour le SAL (projet de broderie en commun) « Chat va vider mon placard » coordonné par Minouche… étendu à tous les animaux. J’ai provisoirement mis de côté ma savane et ressorti le livre Brodez-moi chat d’Isabelle Haccourt-Vautier et Adeline Cras dans lequel j’ai choisi, après l’abécédaire, un autre projet monochromeque je vais interpréter en plusieurs couleurs, sur la toile jaune (oui, il m’en reste encore beaucoup) de lin d’ameublement qui ressemble à un canevas (et que j’ai acheté en plusieurs couleurs il y a déjà longtemps), qui déforme légèrement dans le sens de la hauteur. Une seule couleur, c’est beaucoup plus facile à suivre, pour moi, même si la complexité est plus utile pour la poursuite de la « rééducation ». Bon ça fait quand même un peu travailler la mémoire de travail, en m’efforçant à retenir le nombre de points et leur position sur deux ou trois rangs sans regarder la grille (au risque de devoir « pénéloper »…)

Le Caire confidentiel de Tarik Saleh

Affiche de Le Caire confidentiel de Tarik SalehParmi les films que j’ai vus ces dernières semaines, il y a Le Caire confidentiel de Tarik Saleh.

L’histoire : Le Caire, en janvier 2011, quelques jours avant le début de la révolution. Une chanteuse est retrouvée morte assassinée dans la chambre d’un grand hôtel, Salwa [Mari Malek] une très jeune femme de ménage, émigrée et vulnérable, a vu un homme sortir de la chambre et est vite menacée. L’inspecteur Noureddine Mostefa [Fares Fares] est chargé de l’enquête mais se trouve très vite confronté au général Kamal Mostafa [Yasser Ali Maher], aux services secrets, à la garde rapprochée du président Moubarak et à sa hiérarchie qui fait pression pour qu’il classe cet assassinat en suicide (égorgée, pas facile comme technique de suicide)… d’autant plus qu’explosent les « incidents » (bientôt la Révolution) sur la place Tahir, qui nécessitent la présence de la police.

Mon avis (et je pense aussi celui d’une amie qui était avec moi) : c’est un film sombre, au sens propre du terme, avec beaucoup de scènes tournées dans l’obscurité, ce qui me gêne encore avec mes problèmes visuels (modification de la vision des couleurs, atténuées à gauche notamment). Tous les flics sont corrompus, y compris Noureddine (oups, l’argent qui était dans le portefeuille de la victime est vite subtilisé), sexe, alcool (oui, oui, Égyptiens, musulmans mais amateurs d’alcools forts), drogue (opium), tous les ingrédients d’un polar se retrouvent concentrés. Les communautés d’émigrés sont organisés en groupes qui payent aussi leur tribut. Si j’ai trouvé l’acteur Fares Fares très bon, mais l’histoire est trop sombre (au sens propre comme au sens figuré) à mon goût.

Brunetti entre les lignes, de Donna Leon

Couverture de Brunetti entre les lignes, de Donna LeonPour l’été, j’ai acheté quelques polars en format poche, je commence avec une aventure du commissaire Brunetti à Venise, je vous ai déjà parlé de plusieurs titres lus en français mais aussi en anglais. Je vous ai déjà parlé de L’affaire Paola, Mort à la Fenice, La femme au masque de chair, Requiem pour une cité de verre.

Le livreBrunetti entre les lignes, de Donna Leon, traduit de l’anglais par Gabriella Zimmermann, éditions Calmann-Lévy, 284 pages, ISBN 9782702139950 [lu au format poche, collection Points n° P4486, ISBN 9782757862827].

L’histoire : de nos jours à Venise, un jour de printemps pluvieux. Le commissaire Guido Brunetti reçoit un appel de la directrice de la Dotoressa Fabbiani, directrice de la Bibliotheca Merula, une prestigieuse bibliothèque. Des livres ont disparu de la bibliothèque, elle souhaite une enquête discrète, pour ne pas affoler les donateurs. Elle soupçonne un américain venu récemment, mais il y a aussi ce pilier de bibliothèque, un prêtre défroqué qui vient quotidiennement consulter des ouvrages au point de faire quasiment « partie des meubles »… Par sa belle-famille, le commissaire va entrer en contact avec l’une des donatrices et commencer son enquête.

Mon avis : à chaque polar, l’auteure choisit un thème qui sert de guide à l’intrigue… Cette fois, Dona Leon emmène son lecteur dans le milieu des collectionneurs d’art, des donateurs plus ou moins intéressés et du trafic qui existe pour le commerce des livres anciens et surtout des illustrations, sauvagement arrachées ou découpées des ouvrages, à travers toute l’Europe (sans oublier bien sûr les ruelles et canaux de Venise). Rien de trop sanglant, pas trop de personnages, un thème qui m’a bien plu, je vous recommande ce livre, à emporter pour le lire sur la plage, dans un train, au bord de la piscine ou sur n’importe quel lieu de vacances – ou dans le métro, aux pauses déjeuner, au bureau si vous avez repris 😉 , au parc, bref, là où vous avez un peu de temps pour lire sans vous prendre la tête avec une littérature plus exigeante!

De cette auteure, je vous ai parlé de :