Bientôt 2 ans… Anosmie, prosopagnosie, problème d’empans de la mémoire de travail…

Cela fait bientôt deux ans (le 14 novembre 2015) que j’ai été opérée d’un méningiome qui écrasait mon nerf optique et menaçait la tige pituitaire (par où passent, entre autres, des neurotransmetteurs et des hormones). La grande couture, à la limite des cheveux, ne se voit plus du tout, je prends toujours l’anti-épileptique prescrit au centre anti-douleur qui contrôle assez bien mon allodynie / hyperesthésie / paresthésie (en gros sensations douloureuses ou anormales, en limite du « scalp »/ décollement de la peau) : j’arrive à supporter le bonnet tricoté par Maryse.

Matériel de stimulation olfactiveConcernant mon anosmie (perte de l’odorat), contrairement aux prédictions du neurochirurgien et de l’ORL du CHU de Poitiers, à force de stimulations quotidiennes, avec mes boîtes à odeur, des sticks aux huiles essentielles et deux jeux de loto des odeurs, je perçois de plus en plus d’odeurs, arrive à séparer les sticks aux agrumes de ceux aux menthes, à percevoir parfois le fumet au-dessus des casseroles. Merci à Alexia Blondel qui anime les voyages olfactifs au CHU de Poitiers. Il faut beaucoup de molécules olfactives pour que je perçoive quelque chose, en continuant les stimulations, je ferais peut-être encore des progrès, un rééducateur du CHU de Bordeaux avec qui j’ai échangé par messagerie m’y encourage. Puis un endocrinologue italien qui travaille sur une maladie endocrine rare associée à une anosmie m’a expliqué que l’on pouvait récupérer des compétences olfactives via le trijumeau, notamment le menthol, les agrumes et tout ce qui est lié aux huiles, ce qui correspond à ce que j’ai commencé à récupérer empiriquement et que je vais travailler davantage !

Sur le plan visuel, j’utilise encore mon visioagrandisseur maison et son plateau mobile, mais si j’éclaire suffisamment, en choisissant des livres avec un interligne suffisant, des lettres noires (et pas grises comme c’est souvent le cas), un papier qui ne laisse pas voir la page au dos, j’arrive à lire une heure sans l’aide de la caméra. Sinon, je l’ai toujours à portée de main…

Mon équipement au bureau comporte aussi une caméra qui retransmet l’image sur mon deuxième écran, et les escaliers que je fréquente sont tous équipés de bandes podotactiles d’alerte, d’un signalement en rouge des premières et dernières contremarches et en noir des premiers et derniers nez de marches. Je commence l’inventaire de la vallée de la Gartempe, de Lathus à Nalliers, par l’étude de la ville de Montmorillon où je peux aller en train, la conduite automobile pose encore problème à cause de la limitation de mon champ visuel horizontal et de ma mémoire de travail qui risque de ne pas me faire prendre vite la bonne décision. En tout cas, notez sur vos tablettes, je ferai une conférence à la maison des services de Montmorillon le samedi 28 novembre 2015 à 15h30, dans le cadre des actions du Pays d’art et d’histoire (J’en reparlerai…). [PS du 6 juin 2017 : après avoir récupéré un permis limité à un an pour raison médicale, la préfecture vient de me délivrer un permis sans limitation de durée].

Passons aux problèmes qui nécessitent encore un gros travail avec une orthophoniste spécialisée en rééducation neurologique deux fois par semaine et seule tous les jours, au moins une demi-heure par jour, avec une grosse fatigue liée à la reconfiguration du cerveau. Je vous l’avais fait remarqué presque depuis mon opération, je n’arrive pas à comprendre certains homophones (résonne / raisonne par exemple). Mes tests neurologiques « standards » n’étaient pas « pathologiques » mais en « limite basse » uniquement sur quelques exercices.

Après des tests plus ciblés, il apparaît que j’ai un déficit important de l’empan de la mémoire de travail, et surtout de la mémoire de travail verbale. Pour moi, l’empan, c’était une mesure pratique (avec le pied…) sur le terrain en archéologie quand on a oublié son mètre roulant : du bout du pouce au bout du petit doigt quand on les écarte.

Côté mémoire, la mémoire de travail est ce qui permet de retenir un numéro de téléphone le temps de le noter, un peu comme la « mémoire tampon » de l’ordinateur. Pour la stimulation, j’ai plein d’exercices avec l’orthophoniste (après 45 minutes, je sors épuisée) et je continue les exercices en ligne sur le site Jeu test ma mémoire (merci à un ami médecin qui me l’a conseillé bien avant le neurologue), surtout les Mémory, les bouliers et les cases noires. Je n’ai aucun problème avec d’autres exercices, comme le jeu du Simon où l’apprentissage de la combinaison est progressif (un son à répéter, puis un autre, etc., en plus associés à un repère visuel = une touche colorée). Je suis toujours dans les premiers niveaux pour chacun, mais je progresse petit à petit (j’ai dû passer d’un niveau 3 ans à un niveau 4 ans). Je joue aussi quotidiennement au Mastermot (comme le jeu télévisé « motus »), plutôt au niveau « enfants ». Pour améliorer la « flexibilité verbale » (celle qui permet de comprendre les jeux de mots, les homophones ou homographes), je tente de résoudre quotidiennement une carte du jeu de société Contrario (merci à Maryse qui me pose les questions et me donne les indices). Je travaille aussi sur des mémoires de formes, de phrases, de séries de chiffres, des anagrammes (site pratique car on manipule les lettres comme au scrabble), les différents jeux de TV5Monde… ce qui est très coûteux en énergie (et donc en besoin de sommeil pour récupérer).

Dans la vie quotidienne, le déficit de mémoire de travail me fatigue aussi parce que le cerveau met en place de nombreuses stratégies pour contourner les problèmes. La cause est identifiée, une minuscule zone frontale à gauche où se trouve la cicatrice de ma dure-mère, il faut maintenant que mon cerveau reconfigure une autre zone pour effectuer ces tâches.

Un autre problème a été difficile à identifier, parce qu’il se superpose à une petite perte de mémoire de certains noms propres, il m’arrive assez souvent de chercher un nom propre, de personne ou de lieu, sans pouvoir le dire, je sais comment identifier la personne (contexte de rencontre, par exemple, ou un article publié si c’est un collègue préhistorien) ou le lieu (une carte me permet de résoudre le problème).

Finalement, la réponse au problème est venue quand j’ai signalé au neurologue que je n’avais pas reconnu le sénateur Alain Fouché sur une photographie. Le magazine gratuit Tendance a consacré il y a quelques semaines une série d’articles de « communication institutionnelle » aux nouveaux élus du conseil départemental (merci à Grégory qui a trouvé la version électronique). Il était clairement identifié, je l’ai beaucoup croisé à titre professionnel et le vois souvent au restaurant le vendredi en ville. Je le reconnais sans problème « en vrai », mais étais persuadée que ce n’était pas lui sur la photographie.

Alors quoi? Où est le bug? D’abord, il n’est pas habillé comme d’habitude, je ne l’ai jamais vu col de chemise ouvert, sans cravate, avec un blouson sur l’épaule au lieu d’une veste de costume, quant aux lunettes de soleil sur la tête, ce n’est pas du tout son « style ».

Il est d’habitude comme sur son profil Twitter!

En cherchant, j’ai trouvé une autre photographie de cette série de photographies institutionnelles, faites par des communicants, fournies à la presse – ici la Nouvelle République – pour la campagne électorale des dernières départementales, même tenue… mais le blouson est de l’autre côté (et sans lunettes de soleil sur la tête)!

Ce n’est qu’avec de l’aide que j’ai compris que la photographie avait été publiée « en miroir » dans le magazine tendance, comme les visages ne sont pas symétriques (surtout qu’il a une petite excroissance en bas de la joue gauche), cela a suffi pour que je ne le reconnaisse pas. Mesdames et messieurs les graphistes et les communicants, mettre une photo en miroir est peut-être tentant pour des raisons de mise en page ou symbolique (ouverture ou je ne sais quoi), mais c’est au risque que les lecteurs ne reconnaissent pas la personne!

A partir de ce constat, j’ai passé d’autres évaluations neurologiques qui ont confirmé que j’ai de très grosses difficultés à reconnaître les visages (πρόσωπον / prosopon en grec) et que j’ai rejoint le club des prosopagnosiques.  Je ne reconnais pas les personnes « nouvelles » si elles ne sont pas dans le contexte où elles m’ont été présentées. Pour les autres personnes, je les identifie sans doute [confirmé depuis par un autre test] par d’autres éléments que le visage (la tenue vestimentaire, la voix, la démarche), je ne suis pas la seule mais je n’ai par exemple pas repéré en janvier que mon père s’était rasé la barbe qu’il portait depuis 1972… Je travaille la reconnaissance des visages avec des trombinoscopes, mais là aussi, mon cerveau dévie, identifie le fond de la photo plutôt que le visage. Ainsi dans mon trombinoscope d’entraînement figure un journaliste radio (chut… je tais volontairement son nom). Il était dans un récente numéro de Télérama avec un casque sur les oreilles, je ne l’ai pas reconnu car je l’avais identifié « oreilles assez décollées » 😉 . 2% de la population serait prosopagnosique à des niveaux variables, souvent « de naissance », parfois à un niveau assez important comme Jane Goodall (spécialiste des chimpanzés), Olivier Sacks (un célèbre neurologue décédé en août 2015  et dont Jean-Claude Ameisen parle souvent dans son émission sur les épaules de Darwin), Brad Pitt, Thierry Lhermitte ou Philippe Vandel. Suivez les liens pour avoir leurs témoignages directs ou indirects. Je m’entraîne avec des trombinoscopes, avec des descriptions de photographies mais en général, il n’y a pas de récupération de ce trouble. Pour moi, il est impossible de distinguer deux personnes comme dans cet autre article de la Nouvelle République où je vois deux hommes dans les 70 ans, un peu ronds, barbus et portant des lunettes (désolée pour le père Gilbert Roux et l’imam El Hadj Amor Boubaker). Il a fallu qu’on me dise que je prenais régulièrement le café à côté de « X » pour comprendre que cet habitué du matin au bistrot était « Y » arrivé récemment dans mon environnement professionnel. Pour moi, c’étaient deux personnes différentes. Dans une foule (au marché, au théâtre, au cinéma, dans la rue), je peux ne pas repérer une personne connue, je ne dispose plus de cette fonction d’analyse rapide des images de visages. Donc, si je vous croise et ne vous dis pas bonjour, c’est probablement parce que je ne vous ai pas reconnu!

Voilà, je suis fatiguée, mais je continue les stimulations et espère bien progresser encore!

Maryse nous en fait voir de toutes les couleurs… avec des bonnets!

Le bonnet bleu tricoté par MaryseBonjour à tous! Non, je n’ai pas complètement disparu du monde virtuel… Il faut que je réponde à beaucoup de mes fidèles lecteurs et lectrices, que je me repose beaucoup, la vue comme le cerveau) … Je suis allée passer une dizaines de jours dans le Nord et sinon, je suis en pleine rééducation neurologique, qui me prend pas mal de temps et surtout beaucoup d’énergie, avec un besoin de beaucoup de sommeil, mais je vous en reparle très vite!

Bonnet bleu et mauve de MarysePendant ce temps, Maryse tricote à tout va et a trouvé un super modèle de bonnet, il est joli, ne serre pas et donc ne provoque pas de décharge électrique sur ma « zone gâchette », là où le nerf a régénéré trop près et provoque des sensations désagréables à la moindre stimulation. Mais je vous reparle de mes progrès (ou stagnations) très vite, je cède la plume à Maryse!

De toutes les couleurs… (par Maryse)

De toutes les couleurs pour bonnets et écharpes cet hiver. Après les snoods et les mitaines l’an passé, je passe aux bonnets cette année avec ou sans écharpe. Variations à l’infini avec des laines sympas très colorées.

Echarpe colorée de MaryseD’abord cette écharpe en laine Katia Inca au tricot : ne pouvant faire de crochet suite à une tendinite au majeur (accident du travail : trop de crochet en utilisant du rafia), j’ai fait ce point qui imite assez bien les grosses brides. Cette écharpe pas très longue peut se transformer en méga snood que je ferme avec une petite épingle sympa. Très très confortable, je l’ai testée le matin de bonne heure car il fait frisquet ces jours-ci, et c’est un vrai bonheur.

Les bonnets multicolores de MaryseLes petits bonnets sont en laine Katia Azteca : l’idée d’alterner le jersey endroit et envers change des traditionnelles côtes, et le dégradé des laines permet des fantaisies sans avoir à changer de pelotes à chaque instant. Pour les fainéantes comme moi, c’est super. On peut faire deux bonnets par pelotes ou un bonnet et un snood assorti. Donc je m’active avec l’automne qui s’installe et qui sent déjà l’hiver et je me dépêche pour préparer des petits cadeaux douillets. J’hésite encore à faire un rang de crochet sur le bord des bonnets pour améliorer la finition mais j’ai peur que ça resserre trop. À suivre…

Essais de bordure sur les bonnets de MaryseAprès essai, voici ce que ça donne avec une bordure au crochet, en alternant une maille serrée, une maille en l’air et… sans rien… Pas très concluant.

Un nouveau mini chat!

Petit chat noir d'après une grille d'Annick AbrialJuste quelques petites croix avec ce petit chat extrait d’une grille d’Annick Abrial parue dans Plaisir de broder point de croix n° 17, septembre / octobre 2011. Le mois prochain, je broderai une citrouille de la même grille et un chat en symétrique, sans imprimer la grille en miroir, histoire de faire un peu travailler ma mémoire de travail…

Je vous parle très vite du projet 3000 chats (si vous êtes impatients, allez voir sur le blog de Marlie il y a déjà quelques semaines).

Ce nouveau petit chat entre un dans le cadre du SAL (projet de broderie en commun) « Chat va vider mon placard », désormais coordonné par Minouche!

Mon père ouvre son atelier les 2, 3 et 4 octobre 2015

Installation de l'atelier de Lucien Dujardin pour les portes ouvertes des 2, 3 et 4 octobre 2015

Installation de l’atelier de Lucien Dujardin pour les portes ouvertes des 2, 3 et 4 octobre 2015

Ce week-end, mon père ouvrira son atelier d’artiste à dans le cadre des Poaa/portes ouvertes d’ateliers d’artistes organisées par le conseil général du Nord, celui du Pas-de-Calais et la région de Flandre occidentale. Cette année, les trois départements organisent ces journées sur trois week-ends différents. Le Nord ouvre le ban en premier,  les 2, 3 et 4 octobre 2015. Pour mon père, ça sera à Mouchin, vendredi 2 de 14 h à 18 h, samedi 3 et dimanche 4 de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

Il a préparé un projet très mystérieux… et publié quelques articles sur la mise en place de l’exposition (clic sur ses vignettes pour voir les images en grand). Il y aura des gravures, un livre si j’ai bien suivi… En tout cas, le thème sera « Faire signe(s) « . Plus d’informations sur son blog.

Retrouvez ici quelques gravures de  et ses photographies pour illustrer .

Ce week-end à Poitiers…

Mouton devant l'hôtel de ville de Poitiers, revenant sur le thème du festival des expressifs 2015Dès demain jeudi 30 septembre 2015, le festival des Expressifs est de retour pour sa 20e édition, sur le thème de la censure… comme l’avait annoncé M. Mouton il y a quelques semaines!

Le festival des expressifs 2015 a décoré l'hôtel de ville de PoitiersCe festival fait en général déferler les arts de la rue et la gaieté. Dès aujourd’hui, l’association Poitiers jeunes (quasi exclusivement financée par la ville) a  relooké l’hôtel de ville avec des rubalises de chantier… Retrouvez tout le programme sur le site du festival des Expressifs, je n’ai pas encore trouvé de version papier…

Cette année, je ne profiterai pas de cette agitation, je serai dans le Nord, à suivre demain matin…

Sur mon blog, revoir les éditions 2009 (gâchés par les casseurs) et le résultat, 2011, 2012 et 2013.

 

Sélection naturelle des malades par Vitalis???

 

Plan du site du CHU de Poitiers

[Article du 10 septembre 2015, complété au fur et à mesure des événements… voir en fin d’article le communiqué de l’association Touche pas à mon bus…  la manifestation le vendredi 25 septembre 2015 est reportée]

Je n’avais pas prévu de parler de ces problèmes de nouveaux réseaux de bus de Poitiers avant d’avoir reçu une réponse de la régie des transports, Vitalis. Mais comme ils disent et répètent dans la presse qu’à part quelques détails et quelques râleurs (150 réclamations reçues), tout va bien, voici quelques petites remarques, si j’obtiens une réponse, je complèterai. Je reviendrai dans un autre article sur les lignes qui ne desservent plus la périphérie ou les pseudo-parcobus où on ne peut même pas acheter un ticket de bus. Je vais vous parler des arrêts du CHU, j’ai fait un petit croquis rapide sur la photographie aérienne de l’IGN (géoportail), en gros, ça vous explique la configuration des lieux. Il paraît que les changements sont dus au CHU qui ne voulait plus que les bus traversent le site, mais il y a surtout Vitalis qui cherche à accélérer les dessertes pour récupérer des bus. La plupart des bus ne filent pas vers le sud-est mais s’arrêtent au rond-point. Si vous devez aller au pôle de cancérologie, il vaut mieux

  • soit ne pas être trop fatigué : arrêt encore plus  loin qu’avant sur la ligne la plus fréquentée, qui passe par le campus et donc sans possibilité de s’asseoir du centre-ville jusqu’à mi-chemin
  • soit pas trop pressé, un bus qui ne passe même pas toutes les heures par la ligne et qui dessert la faculté de médecine (au passage, les étudiants ne risquent pas d’aller en cours en bus avec cette desserte, et envahissent encore plus les parkings des malades, les trottoirs riverains, etc.).

Arrêt de bus Tour Jean Bernard à Poitiers, ancien et nouveauSi donc vous allez dans la majorité des autres services, vous pensez que pour la « Tour Jean Bernard », d’un côté ou de l’autre de la haie, cela ne fait pas une grande différence. Alors que le changement est programmé depuis des mois, les travaux ont été réalisé dans l’urgence fin août. Il y a une rampe d’accès, un quai (mais le bus que j’ai pris ne s’est pas positionné comme il convient donc descente sur la chaussée et remontée sur le quai), pas d’abribus dans le sens vers Mignaloux-Beauvoir (il n’y en avait pas non plus avant, mais il était possible de s’abriter en face sans risquer sa vie). Sur cette première vue, vous voyez déjà le trafic sur la Nationale 147, limitée en principe ici à 50km/h, mais en réalité les voitures y passent à 80 / 90 km/h (c’est d’ailleurs un point qui pourrait faire l’objet de plus de contrôles radar).

Arrêt Tour Jean Bernard à Poitiers, sens Mignaloux-Beauvoir

Bon, aller, on ne va pas râler, il y a un petit repose-fesses!

Poitiers, traversée de la Nationale au niveau de l'arrêt Jean BernardMaintenant, vous voulez rentrer en ville, il va falloir traverser! Il y a une bande podotactile pour les aveugles et malvoyants, mais il va falloir courir, que vous ayez une canne blanche, un fauteuil roulant (ben quoi, miracle, vous sortez du CHU donc vous êtes guéri) ou juste pas le temps de traverser entre les voitures. Parce que celles-ci ne vont sûrement pas s’arrêter, le passage protégé n’est pas (encore) tracé [voir plus bas pourquoi je mets « encore »], et le refuge central est de la largeur de deux bordures en ciment, et ne peut donc pas faire office de refuge! Ce dispositif est obligatoire dans le cadre de l’accessibilité des personnes en situation de handicap, et ici indispensable pour tous car avec la circulation dense dans les deux sens, il est impossible de traverser les deux voies sans s’arrêter au milieu.

Absence d'abribus à l'arrêt Jean-Bernanrd à PoitiersLa précipitation du changement de l’arrêt (annoncée déjà lors de la foire-exposition en mai dernier) n’a pas permis d’installer l’abribus mais rassurez-vous, la structure a été prévue dans le sens CHU vers le centre-ville [voir plus bas, PS 3]. Je propose d’inviter la chargée des transports à l’agglomération de Poitiers à traverser à l’arrêt de bus Tour Jean Bernard toutes les 5 minutes pendant 1 heure en semaine (dès ce vendredi, en plus, la pluie est annoncée, l’expérience sera plus intéressante), si elle survit, alors peut-être que la traversée n’est pas si dangereuse, si elle est juste blessée, le CHU n’est pas loin  😉 Il est urgent de tracer le passage protégé, de le signaler sur la nationale (les travaux relèvent de l’agglomération de Poitiers et non de l’État) avec au minimum une zone 30 et des contrôles de vitesse, et si possible un feu tricolore pour permettre la traversée des piétons! Comment voulez-vous limiter les voitures sur les parkings du CHU, avec un trajet en bus aussi périlleux, le bus est plus que dissuasif.

Par ailleurs (je n’ai pas eu le temps de faire un plan ni d’aller voir sur place), il n’y a plus d’arrêt de bus au niveau du centre Scanner IRM Poitou-Charentes. Pourtant, les radiologues privés de Poitiers viennent d’y regrouper tout leur service de radiologie, en fermant les autres sites en ville et en périphérie (sauf celui de la polyclinique). Officiellement, pour les radiologues, pas de problème, il y a un parking. Ils oublient un peu vite que tous les malades (j’en suis) ne peuvent pas conduire. Là, il y a eu une réponse de Vitalis dans la presse ce matin… Il devrait y avoir à la Toussaint (ou à la Saint-glinglin?) un arrêt « pas très loin », en l’occurrence, sur la rocade, il n’y aura « qu’à traverser » (je pense que c’est pire que la traversée de la RN 147).

Poitiers, arrêt de bus Marie Curie, 17 juillet 2015Voici pourquoi j’ai aussi des réserves sur le traçage du passage protégé… Nous sommes ici à l’arrêt Marie-Curie, devant l’une des cités universitaires. Un quai a été aménagé depuis des mois, je ne sais plus, en mars ou avril. J’ai pris cette photographie le 17 juillet mais j’y suis repassée il y a peu, et il n’était toujours pas tracé! Il faut le déplacer de quelques mètres, mais cela fait la différence, les automobilistes, qui ne respectent pas les limitations de vitesses, ne s’arrêtent pas si vous attendez à côté du passage tracé… A certaines heures, cette rue est déserte, mais ce n’est pas le cas aux heures d’entrée du collège voisin.

Poitiers, arrêt Marie Curie, 11 septembre 2015PS 1: je suis allée vérifier le 11 septembre, toujours pas de passage protégé tracé au nouvel emplacement de l’arrêt Marie Curie, je déposerai une autre réclamation lundi 14… Désolée pour la qualité de la photographie, prise en passant devant depuis le bus (je m’arrêtais un peu plus loin).

PS 2 : j’ai reçu le  cette réponse du CHU le 16 septembre

« Madame,
Nous avons pris connaissance de votre message. Nous vous informons que la direction du CHU de Poitiers n’a jamais entrepris aucune démarche visant à déplacer sur la route de Limoges l’arrêt de bus de la société Vitalis initialement situé à proximité de la tour Jean-Bernard, sur le site de la Milétrie. Nous prenons note de votre remarque et regrettons les désagréments occasionnés par ce changement. Nous ne manquerons pas de communiquer à la société Vitalis les réclamations des patients et des usagers sur ce point.
La direction du CHU de Poitiers »

Poitiers, arrêt Jean Bernard, 18 septembre 2015PS 3: je suis repassée au CHU le 18 septembre. Vers 13h, une entreprise était en train de déposer l’abribus, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Cependant, le chantier était aménagé n’importe comment. Le camion-grue était stationné devant le quai des voyageurs (à droite, on l’aperçoit à peine sur la photo), des feux géraient une circulation alternée sur la nationale, sur la voie allant vers Limoges. Mais ils n’avaient prévu aucun passage sécurisé pour les piétons (quelques cônes auraient été les bienvenus) et l’arrêt provisoire était mis en amont, ce qui obligeait à longer le chantier en étant frôlé par les voitures puis à circuler dans l’herbe détrempée. Je n’ai pas réussi à traverser. Comme il y avait un stand devant le CHU pour la journée de la mobilité, je suis allée chercher de l’aide… La dame de Vitalis ne voulait rien savoir (et maintenait que le changement d’arrêt était à la demande de Vitalis, quelqu’un d’autre disant que c’était un changement concerté…). Finalement, le responsable de l’accessibilité du CHU m’a accompagnée, a interrompu le flux de voiture pour traverser et les ouvriers pour rejoindre l’arrêt provisoire via le quai. Il a pu constater la façon dont le chantier était mis en place. J’ai fait une nouvelle réclamation écrite à Vitalis (même si je n’ai pas de réponse aux demandes précédentes)… A suivre! J’ai rendez-vous le 1er octobre au centre anti-douleur, le passage protégé sera peut-être tracé?

PS 4 (20 septembre 2015) :  Sylvie Bourdens, du service promotion des ventes de Vitalis, me renvoie au service travaux de Grand Poitiers pour l’aménagement de l’arrêt de bus et me précise :

« Attention à ce qui peut être écrit notamment sur votre blog. Je suis désolée mais c’est bien moi qui vous ai dis que la demande initiale de ne plus faire circuler les bus au sein du site émanait du CHU et que c’était après concertation entre Grand Poitiers et le CHU que cette décision a été prise, je n’ai jamais dis que c’était à initiative de Vitalis et il me semble que la « dame de Vitalis ne voulait rien savoir » n’est pas correct. Je vous ai même proposé de vous accompagner, à condition que les personnes du CHU organisatrice de l’événement sur le parvis surveillent mon matériel en place. L’animatrice « mobilité » du CHU est donc allée chercher Mr Boivin qui vous a accompagné. Maintenant j’ai bien conscience des difficultés et regrette le manque d’aménagement (qui n’incombe pas à Vitalis). J’espère que notre réponse vous sera apportée rapidement.« 

Bannière de Touche pas à mon busPS 5 : Communiqué de l’association Touche pas à mon bus (20 septembre 2015)

Trop d’usagers sont mécontents aujourd’hui, c’est pourquoi l’association touchepasamonbus@outlook.fr a été créée afin que les doléances soient entendues et que des ajustements significatifs soient mis en place.

La manifestation prévue le vendredi 25 Septembre 2015 devant le conseil communautaire de Grand Poitiers est reportée, faute d’autorisation préfectorale.

Arrêt de bus Tour Jean Bernard à Poitiers, le 25 septembre 2015PS 6: 25 septembre 2015. L’abribus dans le sens Limoges-Poitiers est en place, à quelques détails près (il manque les horaires, toujours sur un panneau provisoire). Il n’y en aura pas dans l’autre sens. Le passage protégé est enfin tracé, même s’il n’est toujours pas signalé correctement sur la Nationale, bien sûr il n’y a ni zone 30, ni réel refuge central ni feu tricolore pour permettre une traversée en toute sécurité des piétons. Le bus 11 avec lequel je suis arrivée au CHU s’est arrêté à 30 ou 40 cm du quai, ce qui ne permet pas de descendre facilement du bus! Rappelons que ces quais sont prévus pour un espace maximal de 5 cm entre le bus et le quai, il y a des bandes d’alerte podotactiles pour prévenir de l’approche dans le sens quai/bus, mais pas de contraste en bord de trottoir puisqu’il ne doit pas y avoir de repère à prendre. A 30 cm, avec mon champ de vision restreint, je ne vois ni la marche de la descente du bus ni le rebord du trottoir! Un petit effort, messieurs les chauffeurs, pour vous mettre correctement à quai pour tous, pas seulement quand vous avez repéré un handicap! Et encore plus à l’arrêt du CHU!

PS 7 : mercredi 30 septembre 2015, je n’ai toujours aucune réponse à toutes mes réclamations à Vitalis et auprès du service voirie de Grand Poitiers. J’ai fait un récapitulatif de mes demandes à Vitalis à l’occasion de la journée d’écomobilité à la Maison de la Région. Pourtant, lors du conseil communautaire du 25 septembre, Alain Tanguy, en charge du dossier avec Anne Girard, a promis que toutes les questions feraient l’objet d’une réponse personnalisée, ma patience va finir par avoir des limites! Il paraît qu’il n’y a toujours eu que 250 réclamations auprès de Vitalis et 300 auprès de l’agglomération, mais il n’y a plus de fiches de réclamation disponibles au local Vitalis en ville ni au dépôt.

Une femme blessée de Marina Carrère d’Encausse

pioche-en-bib.jpgCouverture de Une femme blessée de Marina Carrère d'EncausseUn livre recommandé dans la sélection d’été du magazine Causette et trouvé à la médiathèque.

Le livre : Une femme blessée de Marina Carrère d’Encausse, éditions Anne Carrière, 2014, 195 pages (plus deux sur la fondation Surgir), ISBN 9782843377020.

L’histoire : de nos jours dans le Kurdistan irakien. Une jeune femme vient d’être admise à l’hôpital de Souleymanieh, conduite par un cousin, grièvement brûlée par l’explosion d’un réchaud qui a enflammé son voile. Au village, dans la montagne, sa fille aînée ne sait rien, sa grand-mère lui interdit de parler de sa mère, elle s’occupe de ses deux petites sœurs, en essayant de saisir ici ou là des informations. Son mari vient voir les médecins, sans demander à voir sa femme. Celle-ci survit, au prix de grandes douleurs, de greffes et d’une longue rééducation, elle tente de cacher sa grossesse, dont bizarrement son mari ne parle pas non plus. Un jour, elle rencontre dans la cour une jeune femme dont le petit garçon, brûlé, agonise, il lui rappelle son propre garçon, mort attaqué par un chien à l’âge de trois ans… le début d’une relation amicale qui lui permettra de révéler son lourd secret.

Mon avis : Marina Carrère d’Encausse, rendue célèbre pour son émission du Journal de la santé qu’elle anime avec Michel Cymès (voir Hippocrate aux enfers), aborde la question des crimes d’honneur, viols, (tentatives de) meurtres, dont sont victimes les femmes de cette région du monde (mais ce n’est pas la seule). Le médecin du service des grands brûlés n’est pas dupe, beaucoup d’accidents domestiques sont en fait des crimes d’honneur, il soigne ces femmes du mieux qu’il peut, formé en France et continuant à se former aux diverses techniques de greffes de la peau, même si le taux de mortalité reste élevé dans son service. Le roman, alternant scènes à l’hôpital et incompréhension de la fille aînée, dévoile peu à peu une histoire qui est celle de beaucoup de ces accidents, tout le poids de la belle-famille qui pèse sur les épaules de ces femmes qui quittent leur famille pour un mari dont elles ignorent souvent tout (sur le mariage arrangé, voir aussi , côté turc, avec le suicide). Le poids du silence, le poids de l’amour secret (qui n’est pas allé au-delà de quelques discussions et s’est terminé par deux crimes), sont personnalisés dans les femmes de cette histoire, les trois générations soufrent, et l’auteure raconte avec beaucoup de réalisme une histoire singulière qui est celle de 5000 femmes dans le monde chaque année. Un roman très émouvant… et très bien construit jusqu’au dénouement final.

Pour aller plus loin : le livre se termine par deux pages sur la fondation Surgir, spécialisée dans la lutte contre les violences coutumières dont sont victimes les femmes à travers le monde et en particulier les crimes d’honneur.

 

Première personne du singulier de Patrice Franceschi

pioche-en-bib.jpgCouverture de Première personne du singulier de Patrice FranceschiJ’ai trouvé ce recueil, qui a reçu le prix Goncourt des nouvelles en 2015, parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : Première personne du singulier de Patrice Franceschi, éditions du Seuil, collection Points, 2015, 197 pages, ISBN 9782757849736.

Les histoires : Noël 1884. Le capitaine Flaherty a disparu dans une tempête… retour sur sa carrière dans Un fanal arrière qui s’éteint. En mai 1940, en pleine débâcle et alors que les soldats fuient les uns après les autres, le sous-lieutenant Pierre Vernaud reçoit l’ordre de tenir pendant 24h le Carrefour 54 pour ralentir l’avancée allemande. Au début 2013, un journal de Syndney reçoit une information qui pourrait relancer l’enquête sur le Naufrage du lieutenant Wells dix ans plus tôt au large de l’Italie. Le 22 novembre 1943, deux résistants, Madeleine et Pierre-Joseph, chacun avec un enfant, se rencontrent sur le quai de la gare devant ce qui sera Le Train de six heures quinze.

Mon avis : j’ai beaucoup aimé ces quatre nouvelles, où l’auteur a glissé de petits renvois de l’une à l’autre : à la fin du Naufrage du lieutenant Wells le rédacteur en chef a entendu parlé de la mort tragique d’un capitaine il y a longtemps (Un fanal arrière qui s’éteint) ; au début du Train de six heures quinze, Madeleine est la cousine d’un héroïque sous-lieutenant du 101e régiment d’infanterie (Carrefour 54). Les descriptions des deux naufrages sont particulièrement réussies, impossible de fermer le livre au milieu de la tempête qui s’achèvera par la mort du capitaine Flaherty. Dans chaque nouvelle, le personnage principal doit prendre une décision importante qui décidera de son destin, au sacrifice de sa vie, jusqu’à se suicider ou s’exiler sur un îlot isolé. Le Naufrage du lieutenant Wells est le plus ancré dans l’actualité, avec un lieutenant qui ne supporte pas que le capitaine du cargo sur lequel il est refuse de ralentir et de se porter au secours d’une embarcation pleine de migrants, pour éviter les complications (et le temps perdu), l’équipage cosmopolite approuve le capitaine. Une situation qui hélas s’est déjà produite en Méditerranée ou dans l’océan Indien. A découvrir… et de mon côté, je lirai probablement d’autres ouvrages de Patrice Franceschi.

Tourner la page, de Audur Jónsdóttir

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.comCouverture de Tourner la page, de Audur JónsdóttirJ’ai reçu ce livre dans le cadre d’une opération Masse critique de Babelio, merci à eux et aux Presses de la cité.

Logo rentrée littéraire 2015C’est le premier dans la catégorie roman pour le défi de la rentrée littéraire organisé à nouveau en 2015 par Hérisson.

Le livre : Tourner la page, de Audur Jónsdóttir, traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün, Presses de la cité, 2015, 458 pages, ISBN 9782258113350.

L’histoire : à Reykjavik, aujourd’hui, hier, il y a vingt ans, plus, moins? Originaire d’un petit village de l’ouest de l’Islande, petite-fille d’un poète, Eyja, jeune femme fauchée, s’est retrouvée mariée à Coup de Vent, un ivrogne de vingt ans son aîné. Après quelque temps de vie commune, elle n’arrive pas à s’en séparer. La grand-mère prend les choses en main: elle lui offre ses économies à condition qu’elle quitte son appartement et parte se mettre au vert avec sa cousine, Rúna, championne de ski qui gère en Suède un village de vacances.

Mon avis : je ne sais pas si c’est mon cerveau qui continue à jouer des siennes, mais j’ai été gênée par l’emploi pour un même personnage de son nom et d’un surnom (le « Coup de Vent », la « Reine du Ski » alias Rúna etc.) sans que le lien entre les deux soit clairement explicité, ce qui a engendré beaucoup de confusion pour moi, peut-être à cause de ma prosopagnosie (incapacité à reconnaître les visages) partielle (je vous en parlerai un de ces jours). Ainsi, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre qui était le « Météorologue » et s’il faisait ou non un seul personnage avec le « Futur Mari ».  D’un point de vue plus littéraire -même si l’emploi de surnoms est aussi un procédé littéraire-, je n’ai pas bien compris l’intérêt d’intercaler quelques pages au futur ou au passé au milieu de longs passages au présent, alors qu’il n’est pas facile, au fil de ce récit, de comprendre ce qui se passe de nos jours, il y a longtemps, avant ou après le séjour en Suède, avant ou après une grande avalanche qui a fait plusieurs victimes dans son village natal (ou le village ou elle a habité?). Je suppose que le traducteur a respecté les choix de l’auteur ; cependant, en français, le passé simple peut être juste mais très laid : « Ses dents jaunies […] luisirent » (page 26)… Après une cinquantaine de pages, complètement perdue, je me suis décidée à recommencer en faisant un tableau de correspondance des surnoms et des prénoms et en notant quelques repères temporels. J’ai fini par entrer dans ce gros pavé (450 pages) et en apprécier la deuxième partie, beaucoup plus linéaire car située, lors du séjour en Suède, et recentrée au début de certains chapitres par le titre qui évoque la progression vers une nouvelle vie loin du premier mari (page 332 : « Sixième étape de la rééducation : coucher avec un autre »), si l’on excepte les digressions annoncée par d’autres en-tête (page 322 : « Régime de l’au-delà »). Si vous souhaitez découvrir une écriture un peu déroutante qui sort de la production littéraire « formatée » (facile, tout au présent, avec un récit chronologique), alors ce livre est pour vous!

Comme son héroïne est petite-fille de poète, dans la « vraie vie » (ce qui laisse un doute, roman, auto-fiction?), Audur Jónsdóttir est la petite-fille de Halldór Kiljan Laxness, prix Nobel de littérature en 1955, il est toujours dans ma liste de prix Nobel… à lire et découvrir.

Encore un petit air d’été…

Nécessaire à couture marin, fermé, recto et versoMmm… l’été semble déjà loin, les premières giboulées automnales sont arrivées, la queue d’une tempête tropicale est annoncée pour les prochaines 48h sur la côté atlantique. Pour prolonger un peu l’été, voici le nécessaire à couture sur le thème de la mer -estivale- que j’ai fini d’assembler depuis un moment, puisque je l’ai offert au début de l’été à Bluesy.

Nécessaire à couture marin, ouvert, recto et versoEt voici le même, ouvert… Vous reconnaissez la pieuvre pour caler les ciseaux. Le bateau en bas est une pochette.

Nécessaire à couture marin, biscronu et ciseauxLes deux petits poissons ont été assemblés façon « biscornus », le ruban est peut-être un peu large mais assorti à l’orange utilisé pour la broderie.

Nécessaire à couture marin, le mètre de couturièreLe mètre de couturière m’a donné plus de fil à retordre. J’ai décalé l’un des motifs (brodé avec une marge trop petite pour être centré), et j’ai oublié de vous montrer la tranche avec les petits poissons…

Modèle de Mains et merveilles (n° 109, juillet-août 2015) pour la réalisation d’un nécessaire de couture sur le thème de la mer, créé par Sara Guermani. Revoir le premier bateau et la pêche avec un deuxième bateau, encore un bateau et de la friture, à l’abri d’un parasol, retour de la plage, les dernières broderies.