Le Rhône et la Saône par André Vermare à Lyon (et à Poitiers!)

L’escalier d’accès à la bourse / palais du commerce de Lyon est gardé par un grand relief…

… représentant Le Rhône et la Saône.

Le groupe sculpté est l’œuvre de André (César) Vermare (Lyon, 1869 – Bréhat, 1949), grand prix de Rome de sculpture en 1899, ainsi qu’en atteste la signature « A. Vermare 1905 ». Des maquettes avaient été présentées aux Salons des artistes français de 1902 sous le n° 2917 (sur la même page que le monument à Villebois-Mareuil de Raoul Verlet à Nantes!) et de 1905 sous le n° 3699.

La réalisation finale a été mise en place en juillet 1907 (ci-contre sur une carte postale ancienne). Deux modèles se trouvent au musée de Poitiers: la tête du Rhône (moulage grandeur nature) et le groupe sculpté réduit (maquette originale au tiers pour le projet d’édition de luxe du Rhône). [PS: je ne pense pas avoir déjà vu le premier, le plâtre du second était en salles quand je suis arrivée à Poitiers il y a vingt ans, il a été depuis relégué aux « oubliettes », pardon, en réserves, dommage qu’il n’ait pas été ressorti en écho à Flux et exposition de Rainer Gross, du 25 mai au 5 octobre 2014 à Poitiers].

Le Rhône, représenté sous les traits d’un homme musclé et nu, nage dans des flots tourmentés. La Saône, « faible femme » (enfin, plus petite et gracile que lui), semble se noyer et lui touche la poitrine de sa main droite.

Le Rhône présente une grande force, traits du visage sévère, cheveux en pétard, bars gauche tendu vers l’avant et écartant les algues (remarquez au passage le grand soin accordé aux détails de la musculature, des ongles, etc.). Son bras droit est allongé vers l’arrière, comme un nageur qui nagerait un crawl puissant!

A ses côtés, la Saône, également nue, semble à moitié noyée, abandonnée les yeux fermés, les doigts de la main gauche qui s’enfoncent dans l’eau et ses cheveux qui flottent, le dos cambré vers l’arrière.

Le contraste entre les deux personnages est peut-être plus saisissant au niveau des jambes, musclées et en mouvement pour le Rhône, abandonnées aux ondes pour la Saône.

Statue équestre de Louis XIV, place Bellecour à Lyon, le Rhône par CoustouDans un style très différent, voir ou revoir Le Rhône et la Saône par Guillaume (le Rhône) et  Nicolas (la Saône) Coustou, à la base de la statue équestre de Louis XIV place Bellecour, toujours à Lyon…

La République de Peynot à Lyon, carte postale ancienne… ou encore, je n’ai pas retrouvé l’original démantelé en 1975 du monument d’origine, le Rhône et la Saône aux pieds de La ville de Lyon, elle même sous La République d’Émile Peynot.

Photographies d’avril 2012.

Le haricot magique, 12, page 3, étals des marchands

Haricot magique, page 3, les deux stands montésJe continue à mon rythme la page 3 du haricot magique. Après le paysage, j’ai attaqué le montage des étals des marchands. Pas de problème pour les montants, le haut et le bas des stands. Toile cirée rouge pour celui de gauche (voir ci-dessous, il m’en reste encore!), vichy à petits carreaux vert clair à droite, montants en orange à effet velours, histoire de varier les impressions au toucher, c’est important pour les enfants. Couture à la machine.

Haricot magique, page 3, étal du marchand de tissu terminéAprès, ça se complique. Il y a un patron pour une pièce intermédiaire, il est dit de l’assembler dans le déroulé de la couture, mais la pièce n’est pas figurée sur le schéma d’assemblage et à peine (disons même pas) visible sur la micro-photo qui accompagne le tout. Après avoir hésité, voici ce que cela donne, j’ai choisi une toile en simili cuir marron très foncé, couture à la machine. La suite pour les tissus du stand de droite a été plus facile. J’ai pris diverses chutes de tissus et au lieu de les faire tous à la même taille, j’ai varié un peu les dimensions pour faire les deux piles. Euh, l’aspect penché de la pile de gauche est involontaire au début, un petit décalage dans la couture (à la main) du deuxième en partant du bas. Puis je me suis dit que les piles chez les marchands étaient rarement droites (sauf à l’ouverture des magasins!). Du coup, j’ai choisi d’accentuer l’aspect penché!

Page de 40 sur 40 cm.

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

 

Une trousse d'été pour moi, la face avec le SAL mystère d'HélèneAvec une toile cirée rouge

Sac à pinces à linge, 1, l'assemblageTissu orange à aspect velours

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminées

Charleston, tome 7 du Magasin général de Tripp et Loisel

pioche-en-bib.jpgCouverture de Charleston, tome 7 du Magasin général de Tripp et LoiselJ’avais abandonné le Magasin général de Tripp et Loisel au tome 6 (revoir les tomes 1, Marie, 2, Serge, 3, les hommes, 4, Confessions, 5, Montréal et 6, Ernest Latulippe). J’ai trouvé la suite à la médiathèque (ici tome 7, puis tome 8, Les femmes).

Le livre : Magasin général, tome 7, Charleston, scénario et dessins de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp, couleurs de François Lapierre, adaptation des textes en québécois: Jimmy Beaulieu, éditions Casterman, 84 pages, 2011, ISBN 9782203032194.

L’histoire : Notre-Dame-des-Lacs, petit village québécois, dans les années … 1930 (le Charleston est apparu à la fin des années 1920). Marie et Jacinthe sont rentrés de leur escapade à Montréal. Avant que les hommes ne partent faire leurs travaux forestiers et ne quittent le village pour quelques mois, le curé voudrait qu’ils procèdent à l’élection du nouveau maire. Mais les jeunes femmes préfèrent se confectionner de jolies robes pour, le soir, aller danser le Charleston avec les hommes après l’échec de chaque tour d’élection. Bien sûr, cette ambiance ne plaît pas aux vieilles (bigottes)!

Mon avis : le dessin est toujours aussi travaillé, plein de détails dans chaque planche. Le rythme du volume reste assez lent, comme dans les précédents tomes de la série… Le suspense est double… Qui Marie aime-t-elle des deux frères, Ernest et Mathurin Latulippe? Les hommes vont-ils finir par réussir à élire un maire? L’automne avance, ils vont devoir partir bientôt aux travaux forestiers. Et je ne vous révèlerai pas le coup de théâtre de la dernière planche. Vite, le tome 8 est aussi arrivé à la médiathèque.

Logo top BD des bloggueursCette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Maitrank (à l’aspérule) et jardin au carré

Mon jardin le 28 avril 2010, récolte d'aspérule

Cette année (2014), dame nature est en avance. Je ne suis pas descendue dans mon jardin, mais l’aspérule odorante doit être fleurie, comme celle de Jean-Marie qui me demandait l’autre jour où se trouvait ma recette du Maitrank (vin de mai)… La voici donc en ré-édition! Et il va falloir que j’aille réparer les carrés du jardin, mis à mal par les crues du Clain!

Article du 1er mai 2010

Mon jardin le 11 avril 2010, l'aspérule Le premier mai étant arrivé, j’ai fait (en fait, il y a quelques jours) du Maitrank, une boisson à préparer en mai et à base de fleurs d’aspérule (vous pouvez la revoir ici avant floraison). Si vous allez voir sur internet, vous trouverez des dizaines de recettes différentes, macération de quelques heures à 15 jours, dans du vin blanc, bouillant ou à température ambiante, ajout du sucre au début ou à la fin, ajout de cognac ou d’orange, quantité de fleurs très variables, de 15 sommités florales (parfois avec les tiges) à 80 g pour un litre de vin, etc. J’ai finalement opté pour une trentaine de sommités florales, ajouté une bouteille de vin blanc d’Alsace (donc 75 cl, pas un litre…), je vais laisser macérer une quinzaine de jours et ajouter le sucre à la fin, comme sur ce site (ça évitera la fermentation), mais sans ajouter d’orange ou de cognac.

Mon jardin le 28 avril 2010, corde à 13 noeuds Sinon, j’hésitais depuis un moment pour faire un jardin en carrés, vous savez, ces potagers un peu surélevés dans des carrés de 1,20 m de côté, partagés en sous-carrés de 30 cm. J’ai acheté la réédition de 2010 de L’art du potager au carré, de Éric Prédine et Jean-Paul Collaert (chez édisud, 2009, première édition 2000). J’ai commencé par me fabriquer une nouvelle corde à treize nœuds séparés de 30 cm, plus pratique que la corde à nœuds séparés de 25 cm que j’utilisais sur mon chantier de fouille. Cette corde, utilisée depuis la nuit des temps par les bâtisseurs, permet entre autres de tracer facilement des angles droits à partir du théorème de Pythagore, avec 3, 4 et 5 intervalles. Ceci fait, avec la corde tendue (pas comme sur la photo), en vérifiant sur les quatre angles, avec des petits piquets en bois, j’ai attaqué le tracé au sol.

Mon jardin le 28 avril 2010, le début du premier carré Bon, je finirai quand j’aurai récolté les derniers poireaux et carottes qui gênent. Côté nord, deux grands piquets (au fond, c’est un tronc de laurier sauce) et une rangée de petits piquets de 40 cm, 20 cm dans le sol, 20 au-dessus (la massette fut de sortie). Puis j’ai mis quelques piquets côté interne et bourré monté une petite cloison avec des branchettes. Pour les deux autres côtés, j’ai juste mis les branchettes entre des piquets. Il me reste à faire le dernier côté, après récolte, à faire un petit enduit en terre crue côté interne (du limon de rivière avec de l’herbe séchée devrait convenir, je préfère cela à un géotextile ou de la bâche, il s’agit juste de plus ou moins étanchéifier la paroi). Je remplirai ensuite le carré de compost maison.

Mon jardin le 28 avril 2010, le début du premier carré Et voilà une autre vue. Il faut aussi que je fasse une cloison en branchage au nord pour les plantes grimpantes. Ensuite, je réfléchirai aux légumes que j’y mettrai. Qu’en pensez-vous ? J’ai la place à côté pour me faire un second carré à l’automne si ça fonctionne.

Mon jardin le 28 avril 2010, incinérateur Sinon, les braises ont fini de se consumer et le niveau de cendres est bien plus bas dans mon incinérateur. [PS: je sais, il vaut mieux éviter les feux ouverts, pour limiter les rejets de particules fines dans l’air…].

Le fronton de la caisse d’épargne d’Angoulême par Emile Peyronnet

La caisse d'épargne d'AngoulêmeCela fait longtemps que je ne vous ai pas montré de sculpture d’Émile Peyronnet. Cette fois-ci, je vous montre la sculpture qui trône au bout de la rue Marengo à Angoulême, sur le fronton de la caisse d’épargne. A droite, vous apercevez le buste d’Hergé par Tchang Tchong-jen.

Le voici de plus près sur une carte postale ancienne. Bon, ou bien j’ai perdu la main, ou bien il n’y a pas d’informations sur cet élément. J’en ai trouvé des photographies, mais guère plus. La base de données sur l’architecture d’Angoulême donne comme datation… 19e siècle! Plus que vague et probablement faux, Émile Peyronnet est né en 1872 à Rougnac (et décédé à Angoulême en 1956), il a réalisé la plus grande partie de son œuvre, si ce n’est l’ensemble, au 20e siècle. Pour les monuments dont je vous ai déjà parlé: 1909 pour la fillette du monument à André Lemoyne et 1912 pour le monument à Joseph Lair, à Saint-Jean-d’Angély, salon des artistes français de 1924 pour le monument aux morts de 1914-1918 d’Angoulême et 1928 pour le buste de Raoul Verlet à Angoulême toujours. Pour ceux que je ne vous ai pas montrés mais pour lesquels j’ai de la documentation ou des photographies (oui, il y a encore des articles possibles!), salon de  1907 pour le monument à Louis Audiat à Saintes, 1910 pour le monument aux mobiles de Jarnac (modèle en plâtre à Angoulême), salon de 1911 pour celui de Castelnaudary (très proche de celui de Jarnac), dans les années 1920 pour les monuments aux morts de 1914-1918 (1921 pour Ségonzac, 1922 pour Ruelle-sur-Touvre, à vérifier pour Villebois-Lavalette, Jarnac les deux monuments de 1914-1918, dans le bourg et dans le cimetière, le monument aux instituteurs de la Charente morts pour la France à Angoulême, etc.), 1930 pour le monument à Édouard Martell à Jarnac, il faut que je vérifie la date du monument à Jean Fougerat et à la viticulture charentaise (sculptures par R. Lamour de Dieu et Émile Peyronnet) à Graves-Saint-Amant (après 1932, date de la mort de Jean Fougerat) en Charente, etc. Avant 1900, je n’ai trouvé que des œuvres présentées aux salons des artistes français : portrait de Mlle X (n° 3275) en 1893, portrait de M. D (n° 3415) en 1894, portrait de Mme JM (n° 3753) et Repentir (n° 3754) en 1896, portrait de Mme Del-Badianelli (n° 3290) et deux masques (n° 3291) en 1897, étude de paysan en 1898 sous le n° 3754 (modèle au musée d’Angoulême), trois médaillons (n° 3823) et étude de fillette (n° 3824) en 1899. Il n’est pas présent au salon de 1900. Si quelqu’un connaît la date ou d’autres précisions sur ce bâtiment ou sur la sculpture (pas forcément présentée au Salon), j’ajouterai volontiers des précisions.

La sculpture représente une allégorie féminine, vêtue à l’Antique et pieds nus et tenant un registre ou un paquet de feuilles en appui sur sa cuisse droite et un rameau dans sa main gauche. A ses pieds sont figurés des symboles d’abondance, gerbe de blé et corbeille de fruits.

Photographies de novembre 2010.

Nans 2014, 12, le laboureur

Nans 2014, étape 12, le laboureur d'après une grille des Bannières de ClunyPour la suite du torchon pour le concours d’idées 2014 de Nans-sous-Sainte-Anne, j’ai choisi un clin d’œil à la fois à Adorise, qui habitait dans une ferme (handicapée, elle ne pouvait pas participer à ces travaux), et à  Marlie, en choisissant des motifs parus dans le livre Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny (voir en fin d’article), sans broder les cadres. J’ai choisi d’abord le laboureur, inspiré de la tapisserie de Bayeux avec une grille de grille de Christiane Vo-Ha. (Et n’oubliez pas, les bannières seront visibles du 23 au 25 mai 2014 à Vinovo près de Turin en Italie).

Affiche pour le salon de Nans 2014Aventure à suivre jusqu’au salon de Nans-sous-Sainte-Anne 2014, les 3 et 4 mai prochains, voire au delà (articles programmés), pour le concours d’idées 2014. Vous trouverez chez Marlie un feuilleton autour de l’histoire du beau torchon ancien d’Irénée Gerriet. J’ai déjà participé à ce concours en 2011 avec un motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments, en 2012 avec des vaches rouges, en 2013 ma prairie fleurie, et aussi brodé le village de Nans-sous-Sainte-Anne sur une grille de Marie-Thérèse Saint-Aubin/MTSA. Motif de 8 cm de large et 8 cm de haut.

Nans 2014, l'ensemble jusqu'à l'étape 12Revoir les étapes du torchon :

– le torchon brut

– la couture, pour ramener ses coutures à 53 sur 80 cm

– l’école sur une grille de Raquel Blasco trouvée dans Mains et merveilles n° 98, rêves d’automne, septembre/octobre 2013: le début avec enfants et chats, les autres enfants, l’école, les arbres et le banc

– Adorise, avec des lettres tirées de la grille l’atelier de couture de Pic et Pic et Petits points, parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le cadre sur une grille de Toute une vie à broder de Sophie Delaborde et Sylvie Castellano

– le lustre (Pampilles et cristal), grille d’Histoires de lin et parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le centre, la partie gauche, le lustre terminé.

– Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny : le laboureur (grille de Christiane Vo-Ha)

Bannières brodées pour ClunyBannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny

– avec les grilles parues dans le livre Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici)

– avec les grilles réalisées pour des projets supplémentaires

Lo còr de la Plana au TAP (théâtre et auditorium de Poitiers)

performance des artistes Boijeot, Renauld et Turon sur le parvis du TAP à Poitiers, 20 septembre 2013J’ai vu le spectacle de Lo còr de la Plana (prononcer « Lou Couar dé la plane ») il y a déjà trois semaines dans le cadre de ma saison 2013-2014 au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP. C’est un spectacle d’un groupe marseillais que j’avais ajouté après leur présentation au lancement de saison.

Le spectacle (présentation officielle du site du TAP):

« Lo Còr de la Plana est un groupe polyphonique occitan qui tire son nom du quartier de la Plaine à Marseille, lieu emblématique de la culture provençale. Un chœur d’hommes composé de cinq lascars qui revisitent le patrimoine populaire en y injectant une dose de swing, de groove  en s’accompagnant de battements de mains, de pieds, de tambours bendirs… « Nous sommes des urbains qui avons grandi aux sons du rock et du raggamuffin », revendiquent les musiciens, dont l’art se nourrit d’un melting-pot méditerranéen réunissant les Balkans et le Maghreb. Leurs chants – coups de gueule, revendications, espoirs de leur génération ou odes à la cité phocéenne – reflètent le visage fougueux et actuel de la Provence. »

Mon avis: cinq chanteurs se lancent dans des polyphonies en occitan, accompagnées de percussions, entrecoupées de quelques explications (souvent d’actualité) en français, en commençant par « la plana », leur quartier, dont le nom est improprement traduit « la Plaine » alors que c’est un plateau (« la seule plaine où il faut monter pour l’atteindre »), sans oublier l’actualité récente (le gouvernement venait d’être formé avec « votre Ségolène Royal ») et l’environnement local (le Clain). Vous pouvez voir leur univers dans leur espace MySpace. ou voir l’interview de Manu, le « meneur », donnée au TAP. Le spectacle a duré beaucoup plus que prévu, ils ont une pêche d’enfer! Ils ont terminé par un morceau chanté avec les élèves du conservatoire et du CESMD (centre d’étude supérieur musique et danse) qui ont suivi un atelier avec eux les jours précédents. S’ils passent en tournée près de chez vous, surtout, n’hésitez pas à aller les voir, même si comme moi (la « ch’ti »), vous ne comprenez pas les paroles en langue d’Oc…

Et pour partager si vous avez la flemme de suivre les liens, voici sur Youtube la farandola dei barris mise en ligne par Ethnoambient Salona 2012…

Le haricot magique, 11, page 3, le paysage

Le haricot magique, page 3, le paysageJ’attaque maintenant la page 3 du haricot magique. Bon, pour le modèle, c’est la page 2 parce que l’auteure n’a pas compté la couverture, mais pour moi, impossible d’avoir une page de droite paire… Comme pour le paysage de la page 2, pas de patron. J’en ai bidouillé un en papier journal. Le fond de la page (40 cm de côté) est en tissu anis, le paysage et le sol en mauve, celui qui avait fait le fond de la page 1 et de la page 2. Je n’ai pas matelassé la page avant, puisque je veux pouvoir faire une partie à la machine. J’ai mis un molleton léger sous le « sol », pour donner du relief. Inutile de régulariser le haut, le bas et la partie droite, qui seront pris dans la couture et le molleton avec la page suivante. A suivre très bientôt avec l’étal des marchands.

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Convoi vers l’est de Claude Pauquet

Couverture de Convoi vers l'est de Claude PauquetLogo de pioché en bibliothèqueEn cherchant au rayon « histoire et témoignages de la deuxième guerre mondiale » (940.547) de la médiathèque un livre de Charlotte Delbo, je suis tombée sur Convoi vers l’Est et retour de Claude Pauquet, dont je vous ai parlé à propos de l’exposition Autour de Charlotte Delbo à Poitiers (voir aussi son site officiel).

Le livre: Convoi vers l’Est et retour, photographies de Claude Pauquet, texte de Daniel Dobbels, suivies d’un entretien avec Geneviève Pauquet, résistante déportée, réalisé par Claude-Alice Peyrottes, éditions Le Temps qu’il fait, 2002, 110 pages, ISBN 9782868533661.

La quatrième de couverture:

 » Le jour est le même – les yeux, blessés sous les heures mais étrangement indemnes, témoignent de ce recouvrement (d’une pellicule sur l’autre), de cette cicatrice aussi indue qu’un cil au centre de tous les regards (du sien : elle et lui). Cil insigne. Cil qui concentre la rage et le calme – à devenir fou, interdisant de devenir fou. » Daniel Dobbels

« J’ai réalisé en 1997 un travail sur l’itinéraire de déportation de ma mère, résistante détenue de 1943 à 1945 à Auschwitz, Birkenau (Pologne), Ravensbrück (Allemagne) et Mauthausen (Autriche). J’ai découpé sa déportation de 28 mois en deux époques : un voyage d’hiver vers l’enfermement et le retour en France au printemps, à la veille du défilé du ter mai 1945. En suivant l’itinéraire au plus près, arrivant à Auschwitz le 27 janvier, le  » même  » jour qu’elle, c’est un voyage vers l’Europe de l’Est que j’ai entrepris. La représentation connue de l’entrée du camp de Birkenau, long bâtiment noir aplati dans sa lumière de fond de neige, m’a décidé à photographier en utilisant une chambre panoramique, sur trépied, de façon frontale. Ce travail m’a permis d’explorer des problématiques constantes sur la démarche du photographe, la mienne étant certainement imprégnée de ses récits de déportation : le temps dans les images, ou son apparente absence ; la distance à trouver tout en restant au-dehors de l’horreur et la neutralité du cadrage ; en somme, le choix esthétique par lequel il conviendrait de transcrire (au mieux ?) autant d’éléments documentaires de témoignage. » Claude Pauquet

Mon avis: vous pouvez voir les photographies sur le site officiel de Claude Pauquet par ce lien direct. Je n’ai pas trop accroché au texte de Daniel Dobbels qui ouvre le livre. En revanche, le témoignage de Geneviève Pauquet (Pakula lors de son arrestation PS: elle est décédée en juillet 2015) est très intéressant et renforce ma décision d’arriver à lire Le convoi du 24 janvier, de Charlotte Delbo, presque 300 pages en petits caractères, cela reste très difficile pour moi. Dans son témoignage, Geneviève Pauquet évoque son arrestation, le fort de Romainville, son parcours en déportation (Auschwitz, Birkenau, le commando de Rajsko, Ravensbrück, Mauthausen), le rôle de quelques co-détenues, dont Charlotte Delbo, qui a organisé le montage d’une pièce de théâtre à Romainville et a réussi à garder sa montre à Birkenau, l’entrée au camp, la seule et unique fois que des prisonnières sont entrées en chantant (La Marseillaise). Je connaissais les photographies (vues en 2002 je pense et plus récemment en ce début 2014 dans le cadre de l’opération Autour de Charlotte Delbo), la lecture du livre est un complément indispensable.

Un mois après la fin de l’exposition au CRDP de Poitiers, le lien où ils avaient le dossier sur l’exposition (Centre régional de documentation pédagogique/ exposition convoi vers l’est et retour)  ne fonctionne déjà plus… Ils n’arrêtent pas de changer leurs adresses de liens, c’est exaspérant, pour un site qui est censé refléter l’action pédagogique du CNDP, rebaptisé pompeusement Canopé, censé améliorer l’espace numérique mais c’est de pire en pire, j’ai la flemme de chercher la nouvelle adresse s’ils ont archivé l’article, il n’y a même pas de moteur de recherche sur leur accueil.

Pour aller plus loin, suivre les liens vers les mots-clefs ci-dessous et notamment ceux sur les camps de concentration, et plus largement sur la deuxième guerre mondiale…

Quelques pistes de lecture:

– Le convoi du 24 janvier, La mémoire et les jours, Aucun de nous ne reviendra, Une connaissance inutile, Mesure de nos jours, de Charlotte Delbo

– Le wagon d’Arnaud Rykner, histoire d’un convoi parti de Compiègne pour Dachau

– Maus, de Art Spiegelman, tome 1 : mon père saigne l’histoire, et tome 2 : Et c’est là que mes ennuis ont commencé, témoignage en bande dessinée sur la déportation de ses parents

– La vie en sourdine de David Lodge, roman où il aborde un voyage à Auschwitz-Birkenau

Nans 2014, 11, la date de naissance et le cadre

Acte de naissance de Adorise Poplineau, née le 28 septembre 1870 à EchiréPour cette étape, il m’a fallu jongler un peu sur le site des archives départementales des Deux-Sèvres pour trouver la date de naissance d’Adorise… Ecotière de son nom de dame, mais Poplineau de son nom de jeune fille, retrouvée non pas à Cherveux, comme le pensait Maryse, son arrière petite-fille, mais à Echiré… Un peu de jonglerie entre les registres d’état civil (les tables décennales de naissance en première approche) et les registres de l’Insee (pour une fois bien rempli sur la commune de Cherveux), et je suis enfin tombée sur le bon acte… le 28 septembre 1870 à Echiré…

Nans 2014, étape 11, date de naissance d'Adorise et cadreEt… je me suis trompée en le brodant! J’ai mis VII au lieu de IX, en pensant à VIIbre que l’on lit souvent dans les actes pour septembre…

Nans 2014, étape 11, date de naissance d'Adorise corrigéeErreur corrigée in extremis avant d’envoyer le torchon (sur les vues générales jusqu’à la fin, vous aurez la version non corrigée…)! Pour les chiffres, j’ai fait « au pif », pour le cadre, j’ai choisi une grille de Toute une vie à broder de Sophie Delaborde et Sylvie Castellano, publié en 2006 chez Mango pratique (dans lequel j’ai déjà brodé Souvenirs d’hiver). J’ai enlevé quelques croix isolées, remplacées par des perles… Toujours en fil de soie d’Alger rouge acheté à la brocante et aussi utilisé pour un coussin magique. Le cadre mesure 16 cm de large sur 13 cm de haut.

Affiche pour le salon de Nans 2014Aventure à suivre jusqu’au salon de Nans-sous-Sainte-Anne 2014, les 3 et 4 mai prochains, voire au delà (articles programmés), pour le concours d’idées 2014. Vous trouverez chez Marlie un feuilleton autour de l’histoire du beau torchon ancien d’Irénée Gerriet. J’ai déjà participé à ce concours en 2011 avec un motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments, en 2012 avec des vaches rouges, en 2013 ma prairie fleurie, et aussi brodé le village de Nans-sous-Sainte-Anne sur une grille de Marie-Thérèse Saint-Aubin/MTSA.

Nans 2014, l'ensemble jusqu'à l'étape 11Revoir les étapes du torchon :

– le torchon brut

– la couture, pour ramener ses coutures à 53 sur 80 cm

– l’école sur une grille de Raquel Blasco trouvée dans Mains et merveilles n° 98, rêves d’automne, septembre/octobre 2013: le début avec enfants et chats, les autres enfants, l’école, les arbres et le banc

– Adorise, avec des lettres tirées de la grille l’atelier de couture de Pic et Pic et Petits points, parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le cadre sur une grille de Toute une vie à broder de Sophie Delaborde et Sylvie Castellano

– le lustre (Pampilles et cristal), grille d’Histoires de lin et parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le centre, la partie gauche, le lustre terminé.