Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Index des films dont j’ai parlé

Enseigne du TAP cinéma à Poitiers Déjà une centaine d’articles consacrés au cinéma, il était temps de faire un index, si cela peut intéresser quelqu’un…

J’ai fait un tri par ordre alphabétique des réalisateurs…

SAL les petites affaires du Père Noël, neuvième étape

SAL petites affaires du Père Noël 2012, étape 9, détail Pour cette neuvième étape du SAL des petites affaires du Père-Noël, Marquise la Vache (un grand merci à elle) nous a proposé la bordure du tour… Un vert sans numéro et du 666 pour le rouge pour moi… Et voilà le résultat… Plus qu’une étape avant la finition (proposée aussi en groupe…).

SAL petites affaires du Père Noël 2012, étape 9, l'ensemble Revoir toutes les étapes :


Les mains rouges de Jens Christian Grøndahl

Couverture de Les mains rouges de Jens Christian Grøndahl

pioche-en-bib.jpgUn livre trouvé à la médiathèque dans une sélection de livres nordiques dans le cadre de l’opération Passeurs de monde(s) organisé par le centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes.

Le livre : Les mains rouges de Jens Christian Grøndahl, traduit du danois par Alain Gnaedig, éditions Gallimard, 2009, 204 pages, ISBN 9782070782055.

L’histoire : 1977, à Copenhague. Alors qu’il travaille à l’accueil de la gare de Copenhague, le narrateur, étudiant, aide une jeune femme, Randi, à trouver un hôtel à proximité. Il la retrouve dans cet hôtel mais elle reste mystérieuse (sur ses papiers, elle s’appelle Sonja) quand le lendemain, elle lui confie une clef de consigne avant de disparaître. Dans la consigne, un sac en plastique plein de billets, il remet la clef anonymement à la police. Quinze ans plus tard, il est marié, croise par hasard l’inconnue dans la rue… Après des hésitations, il reprend contact, elle finit par lui raconter au fil des mois son histoire, qui commence quelques semaines avant leur rencontre, alors qu’elle terminait à Francfort un contrat de fille au pair…

Mon avis : un roman qui nous plonge dans le passé trouble de l’Allemagne. Après l’assassinat par la police de Benno Ohnesborg le 2 juin 1967 lors d’une manifestation pacifiste contre une visite du shah d’Iran en Allemagne, certains groupes d’étudiants se sont radicalisés jusqu’à former la fraction armée rouge. L’amie du narrateur s’est retrouvée « accidentellement » mêlée aux faits d’armes de l’un de ces groupes et n’a jamais été identifiée. Plus que sur l’histoire de ce mouvement d’extrême gauche, le livre aborde la question des remords et de l’hésitation perpétuelle de l’étudiante devenue une « honorable femme mariée » à parler de son histoire de quelques semaines voire à se dénoncer. En mettant l’ensemble du récit dans la bouche du narrateur, l’auteur prend plus de recul, l’histoire de Sonja est rapportée indirectement, difficile pour le narrateur de prendre parti, depuis la seule nuit qu’ils ont passé ensemble, il est secrètement épris de Sonja, mais tous deux sont mariés depuis longtemps quand ils se retrouvent. Ni le narrateur, ni l’auteur ne semblent prendre parti pour ou contre le terrorisme et le banditisme pour parvenir à ses fins politiques…

L’église de Gigny (1) : l’église

L'église de Gigny brodée, étape 1, l'église Pour faire une surprise à Marlie, un petit groupe de brodeuses a comploté cet été (lors de la rencontre à Ruffey-sur-Seille). En plus des enveloppes brodées, nous lui avons confectionné une mini bannière… pour ma part, j’ai choisi la grille de l’église de Gigny, parue dans Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici). La toile est une toile de lin, broderie en deux fils sur deux fils, dans les couleurs DMC préconisées. J’ai ajouté sur la photographie les fils possibles pour le fond…

Voir la suite : la rosace, le sol, l’ensemble terminé.

Bannières brodées pour ClunyBannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny

– avec les grilles parues dans le livre Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici)

– avec les grilles réalisées pour des projets supplémentaires

Du mieux et du dangereux pour les piétons à Poitiers…

Poitiers, novembre 2012, 01, nouvelle passerelle

Je vous avais montré cette nouvelle passerelle il y a quelques semaines, alors que son tablier était juste posé… Elle est ouverte maintenant depuis une quinzaine de jours aux piétons de franchir le Clain entre le quartier de Montbernage (et la rue de la cueille aigüe) et le centre-ville en passant par la rue des Pouples. Très pratique et déjà bien fréquentée, malgré ses abords boueux (mini-crue il y a une dizaine de jours quand j’ai pris la photographie).

Poitiers, novembre 2012, 02, nouvelle passerelle dans les deux sens

Elle s’intègre bien dans le paysage, une rampe de chaque côté et des barres antidérapantes au sol permettent son accès à tous les handicaps… quand les abords seront aussi achevés…

Poitiers, novembre 2012, 03, aménagements aux abords de la nouvelle passerelle L’évacuation d’eau pluviale, qui parfois ressemblait à un égout ou un dépotoir à ciel ouvert, est également en cours d’aménagement…

Poitiers, novembre 2012, 04, l'ancienne vespasienne disparue près de l'ancienne passerelle … mais les vespasiennes (photographiées en avril 2012) en ont fait les frais… Y aura-t-il des WC publics dans ce secteur prochainement? Si la promenade devient agréable aux bords du Clain avec les aménagements réalisés depuis un an, un petit coin « pause pipi » serait le bienvenu…Je ne vous mets pas de nouvelles photographies de la passerelle des Rocs, le puzzle continue à s’assembler doucement au sol…

Poitiers, novembre 2012, 05, arrêt de bus à la ZUP, danger pour les piétons

En revanche, pour les piétons, le marché de la ZUP du dimanche (photographies prises dimanche dernier, 11 novembre 2012, mais c’est ainsi depuis plusieurs semaines) est un vrai danger pour ceux qui y viennent (nombreux) en bus. Il n’y a aucun passage laissé libre de chaque côté de l’arrêt de bus, les marchands ne laissent pas le moindre espace pour rejoindre les allées… En théorie, il faudrait prendre le trottoir vers l’arrière (puisque devant, il y a des massifs… pas encore fleuris). Mais le trottoir est envahi par les camionnettes des marchands, la seule issue pour les piétons est de passé sur la chaussée jusqu’au passage protégé plus loin (derrière la voiture qu’on aperçoit à droite). cet aménagement est un beau ratage et pas du tout prévu pour les piétons et ceux qui prennent le bus!!!

Poitiers, novembre 2012, 06, borne du marché de la ZUP

Par ailleurs, des bornes ont été posées pour les branchements en eau et en électricité… Ce qui fait qu’il y a des câbles qui trainent partout, et à chaque fois, j’y vois des personnes âgées, qui ont parfois du mal à lever les pieds, trébucher…

Poitiers, novembre 2012, 07, voitures sur les trottoirs en ville Retour en centre-ville, toujours dimanche dernier, mais c’était la même chose les dimanches précédents et quasiment tous les soirs en semaine depuis que les bistrots ont rangé leurs terrasses. Rue Carnot, le trottoir est devenu un vaste parking, sans aucun PV en vue le dimanche (j’en ai vu quelques-uns en semaine)… Il y avait pourtant des places au parking juste en face, à 50 centimes la demi-journée le dimanche ou après 19h en semaine… Quant à la rue du Petit-Bonneveau, avant cœur d’agglomération, cœur de pagaille, il y avait d’étroits trottoirs, du stationnement et la chaussée, mais les piétons pouvaient passer sur les trottoirs… Maintenant, il y a de larges trottoirs qui servent de parking et une chaussée qui sert… de trottoir! Place Lepetit, la fontaine devant le palais de justice fait fonction de laverie automatique presque chaque soit et chaque dimanche, sans compter le lavage des voitures de police et de gendarmerie en semaine!

Quant aux autres points noirs de stationnement sauvages que je vous ai montrés ces derniers mois, ils existent toujours… Est-il possible de faire quelque chose, mesdames et messieurs les élus, pour que les piétons (dont je suis en permanence, je n’ai pas de voiture) trouvent en sécurité la place qui leur était promise avec Cœur d’agglo??? Que fait la police pour faire respecter les trottoirs, les passages protégés, etc. ?

Pour revoir des voitures garées n’importe où, voir le stationnement anarchique, ou encore là (avec un bilan sur plusieurs autres points), ou l’effet du printemps 2012

L’Alcazar à Angers

L'Alcazar à Angers, 1, les deux façades Chose promise, chose due, après le monument aux morts de 1914-1918 aux Sables-d’Olonne, voici l’Alcazar à Angers (en attendant le Palace, également à Angers), dont la sculpture est également l’œuvre de Maurice Legendre, situé à l’angle de la rue Saint-Laud et de la rue Claveau. Il s’agit d’un ancien café-concert ouvert en 1902, construit avec une façade sur chaque rue et une entrée dans l’angle en pan coupé.

L'Alcazar à Angers, 2, signatures de l'architecte, du statuaire, de l'entrepreneur, du sculpteur

Il porte les signatures suivantes : « O. David ent. / L. André sculp. / 1901 / G. Réchin arch. / M. Legendre stat. / 1902 ». Nous avons donc un bâtiment conçu par l’architecte Gaston Réchin et construit par l’entrepreneur Olivier David, un décor dessiné par le statuaire Maurice Legendre et exécuté par le sculpteur Louis André.

L'Alcazar à Angers, 3, bacon et sculpture au-dessus de la porte

L’entrée principale est surmontée d’un balconnet en pierre. Deux têtes monumentales souriantes encadrent la porte, au milieu d’un décor végétal foisonnant de feuilles et de fleurs.

Carte postale ancienne montrant l'alcazar à Angers avec encore son bow-window rue Claveau Sur les façades latérales lui répondaient des bow-windows détruits dans les années 1930, que l’on peut voir sur cette carte postale ancienne.

L'Alcazar à Angers, 4, verrière à gauche

Les baies « art nouveau » du rez-de-chaussée ont été préservées sur les deux façades.

L'Alcazar à Angers, 5, sculptures de la façade gauche

Sous la corniche du dernier niveau, dans les angles, des femmes en buste, aux seins nus, attendent le client, alors que de grandes marguerites ont pris place entre les fenêtres du troisième étage. Voici trois détails sur la rue Claveau…

L'Alcazar à Angers, 6, sculptures de la façade droite … et les deux dames de la rue Saint-Laud. Les quatre femmes ramènent l’une de leur main sous le menton ou contre l’une de leur joue.

Pour aller plus loin:

Voir le dossier documentaire établi par le service régional de l’inventaire des Pays-de-la-Loire, vous y trouverez notamment les plans de l’architecte qui a modifié les façades en 1932/1933 et d’autres vues anciennes.

Avec une courge butternut… (et expo de quilt)

Courge butternut, 1, entière Je n’avais pas mon appareil photo avec moi mercredi soir quand j’ai visité avec l’exposition du Quilt pictave (jusqu’à demain dimanche 18 novembre 2012 dans la chapelle Saint-Louis à Poitiers): si vous passez dans le secteur, allez admirer les merveilles qu’elles ont réalisées, et un avant-goût sur cet article de Coccinelle

Au marché la semaine dernière, une courge butternut,je ne l’ai pas pesée, mais elle n’était pas très grosse, la planche dessous est une planche à découper la viande, pour vous donner une idée. J’ai choisi d’en faire deux plats… en commençant par la cuire, pas question de la râper crue comme le voulait la première recette, c’est trop dur y compris à éplucher, alors que une fois cuite, la peau part toute seule.

Première étape donc, j’ai coupé la courge en trois (après un bon nettoyage à l’eau et à la brosse, ah ces produits non traités et non lavés, LOL!): un morceau avec la moitié du côté le plus étroit, et j’ai recoupé la partie la plus large en deux dans l’autre sens. Hop, dans le faitout grand format, de l’eau à ras du légume, et du gingembre frais (environ deux centimètres vers un bout étroit) coupé en tout petits morceaux. Laisser cuire jusqu’à ce que la chair soit tendre (environ 1/2 heure pour moi). Laisser tiédir (inutile de se brûler les doigts), enlever la peau (elle part toute seule) et les graines avec une cuiller.

Courge butternut, 2, cake

Pour le cake, j’ai donc modifié la recette trouvée dans un magazine…

200 g de chair cuite de courge (au lieu des 200g cru et râpés)

200g de farine

175g de beurre ramolli

50 g de graines grillées (de courge -je vous montre bientôt les miennes, ou pignons)

3 oeufs

2 pincées de thym

1//2 sachet de levure chimique (la prochaine fois, je mettrai un paquet, c’était un peu trop compact)

80g de parmesan râpé (ou autre fromage à votre goût)

5 cl de Noilly (j’ai mis du cognac)

poivre, (sel), un peu de thym

Mélanger les ingrédients comme pour tout cake… (pour ma part, je mets tout dans le bol du robot et le laisse bien mélanger)

Cuire 45 minutes à 180° (th. 6) dans un moule à cake pas trop grand.

Courge butternut, 3, soupe butternut et gingembre

Avec le reste de la courge, j’ai préparé de la soupe… J’ai fait revenir un oignon. Puis j’ai mixé avec la courge, le jus de cuisson avec le gingembre et la courge. A vous de voir la quantité de liquide de cuisson pour une consistance qui vous plaît, mettre moins de gingembre si vous n’aimez pas trop relevé (de mon côté, j’adore, surtout que je ne sale pas). Remettre à température (ou comme moi, en congeler une partie en portion individuelle pour les soirs de grande flemme), vous pouvez ajouter une cuiller de crème fraîche au moment de servir dans chaque assiette…

Un oiseau médiéval (2)

Carreau médiéval avec un oiseau, 2, marron et vert Il y a quelques semaines, Flo m’a offert une grosse enveloppe qui contenait notamment Sacs brodés au point de croix, motifs de carreaux de faïence, de Catherine Auguste et Odile Baudron chez Edisud. J’ai commencé à broder l’oiseau qui se trouve en quatrième de couverture, inspiré d’un carreau d’Avignon. Après le marron, voici le vert (DMC 563 comme recommandé), pour ce motif de 55 points de côté. J’ai prévu de remplir le fond en beige.

Fluffy en Sicile, de Simone Lia

Couverture de Fluffy en Sicile, de Simone Lia

Logo BD for Womenpioche-en-bib.jpgPour trouver des BD avec des auteures féminines, j’ai décidé de cibler la collection Traits féminins des éditions de l’An 2 (à l’origine, c’était un éditeur charentais), à la médiathèque. J’y ai trouvé la suite de Fluffy.

Le livre : Fluffy en Sicile de Simone Lia (scénario et dessin), traduit de l’anglais par Jean-Paul Jennequin, collection Traits féminins, éditions de l’An 2, 2006, 102 pages, ISBN 9782848560694.

L’histoire : de nos jours à Catane en Sicile. Michael, le « papa » de Fluffy le lapin est arrivé en Sicile pour voir sa famille et fuir l’institutrice, Mrs Owers. Mais pas reposantes, les vacances… La mère de Michael a viré bigote et est obsédée par Jésus. Et voilà que Fabrizio, l’ami de Rosetta, la sœur de Michel, disparaît… S’agit-il d’un enlèvement? Quant à Mrs Owers, elle n’arrête pas d’appeler au téléphone, aux heures de repas, Michael n’ose pas l’envoyer promener… ce qui fait qu’elle finit par débarquer en avion…

 Mon avis : un format assez inhabituel, carré un peu allongé horizontalement, pour cette bande dessinée. Un style bien particulier, avec des décors assez détaillés mais des personnages très simplifiés, le tout avec des aplats gris ocrés. Le lapin est un peu moins présent que dans le premier tome, ici, il est plus question des relations de Michael avec sa mère et l’institutrice qui le poursuit…

Pour aller plus loin : voir le site officiel de Simone Lia.

Logo 2012 du Top BD des blogueurs, nouvelle version Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Niort, les ponts et le monument Main

Niort, les ponts Main vus de plus près Thomas Hippolyte Main (1797-1860), industriel enrichi dans le commerce des peaux avec le Canada et la chamoiserie, légua sa fortune à l’hôpital-hospice et à la ville de Niort à la condition qu’elle construise un pont sur la Sèvre, à la place d’un passage par passeur, pour éviter de faire le tour par les Vieux Ponts. Ce pont ou plutôt ces ponts, qui franchissent la Sèvre niortaise et sa dérivation, devaient avoir un trottoir. Le quartier du port était ainsi relié directement au centre-ville. Le projet définitif de construction des ponts est arrêté en juillet 1865, après un premier projet abandonné dans le prolongement de la rue de l’abreuvoir.

Niort, le monument aux morts de 1914-1918 par Poisson, 1, vue ancienne avec les ponts On les voit bien depuis le donjon, par exemple sur cette carte postale ancienne avec le monument aux morts de 1914-1918 à son ancien emplacement.

Niort, les ponts Main depuis le donjon A peu près du même endroit, cela donne maintenant ceci…

Niort, le socle du monument Main Sur le terre-plein entre les deux ponts se trouvaient un buste en bronze de Thomas Hippolyte Main. Il a été fondu (ou au moins a disparu) en 1942 et il en reste aujourd’hui le socle. Les photographies datent du 13 juillet 2011, suite à la sécheresse du printemps, la ville avait décidé de ne pas fleurir les parterres.

Niort, le socle du monument Main, détail de l'inscription Le socle porte les inscriptions « Main / 1777 – / 1860 », ce qui peut être ambigu avec l’oncle du donateur, Thomas Jean Main, qui alla espionner les anglais pour en rapporter le secret des peaux chamoisées.

Niort, le monument Main sur une carte postale ancienne Il reste des cartes postales anciennes qui le montrent en place. Il s’agissait d’un buste réalisé par Pierre-Marie Poisson (dont je vous ai parlé à Niort pour le monument à Liniers, le monument aux morts de 1914-1918 et la collection au musée Bernard-d’Agesci, dans l’ancien lycée de jeunes filles). Il avait été inauguré en 1903.