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Les monuments aux morts de la vallée de la Gartempe, 13 septembre 2018

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler boulot… Pour les journées européennes du patrimoine 2018, la La Région Nouvelle-Aquitaine vous ouvre des portes (clic, clic pour le programme complet). Pour ma part, je serai accueillie dès jeudi soir par le pays d’art et d’histoire / communauté de communes Vienne et Gartempe pour une conférence autour des monuments aux morts de la vallée de la Gartempe (dans sa traversée du département de la Vienne), le centenaire de 1918 approche.

Je parlerai des monuments aux morts et autres plaques, affiches etc. commémorant la Première Guerre mondiale, et aussi des monuments plus anciens (1870-1871) et plus récents (notamment Deuxième Guerre mondiale) de Lathus-Saint-Rémy, Saulgé, Montmorillon, Pindray, Jouhet, Antigny, Saint-Savin, Saint-Germain, Nalliers, La Bussière, Saint-Pierre-de-Maillé, Vicq-sur-Gartempe, Angles-sur-l’Anglin et La Roche-Posay.

Rendez-vous jeudi 13 septembre à 18h30 à Montmorillon, maison des services publics (siège de la Communauté de communes, sur la rocade près du stade et du cimetière Saint-Martial)…

Mon diaporama est près, mais il sera mis en ligne après la conférence sur le site de l’inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine, site de Poitiers, vallée de la Gartempe 😉

Un nouveau monument commémoratif à Poitiers

Le monument aux morts de 1914-1918 à Nantes, vue actuelle (2012)Dans les villes chefs-lieux de préfectures, la liste des morts du conflit de 1914-1918 (souvent complétées de celles des conflits ultérieurs) occupe souvent une série de stèles, soit sur le monument aux morts principal comme ici à  Nantes (voir aussi à Lons-le-Saunier, La Rochelle, Cahors, Niort, Skikda (Philippeville) déplacé à Toulouse, etc.), soit sur un monument érigé par l’association du souvenir français dans un cimetière (voir dans le cimetière de Salonique à Toulouse).

Le monument auxmorts pour 1914-1918 à PoitiersCe n’est pas le cas à Poitiers où la liste des morts a été incluse dans une cartouche insérée dans le socle du monument aux morts de 1914-1918 (œuvre du sculpteur Aimé Octobre) et n’est donc pas visible par celui qui veut se recueillir.

 

Nouveau monument commémoratif à Poitiers, près de l'ancien théâtreIl y a déjà de longs mois (je dirais que ça fait plus de deux ans qu’on en parle), la ville de Poitiers a décidé de confier à deux artistes, Antonin Fourneau et Jean-Loup Bouvier, de réaliser un monument commémoratif (qu’il ne faut pas appeler monument aux morts, qu’ils disent….). Construit en « béton connecté », il est installé juste à côté de l’ancien théâtre (dont le grand miroir/verre églomisé de Pansart a été démonté), dans un secteur où les camions de livraison ont l’habitude de manœuvrer, ce ne sont sans doute pas les quatre potelets qui vont le protéger, il risque un accident de circulation!

Nouveau monument commémoratif à Poitiers, problème technique avant l'inaugurationIl doit faire défiler, grâce à 25000 leds, les « noms de 2107 poitevins morts pour la France », dit le communiqué officiel. En fait tous n’ont pas le statut de « morts pour la France », très réglementé, car la base de données inclut les victimes des bombardements de Poitiers, mais c’est pas mal de mettre les victimes de toutes les guerres, y compris les victimes récentes des régiments localisés à Poitiers. Ce qui est dommage, c’est que cette liste n’est pas accessible sur le site internet couplé à l’œuvre, on peut juste y chercher un nom.  Hier, quelques minutes avant l’inauguration, il avait les « tripes » (électroniques) à l’air et ne semblait pas fonctionner…

Nouveau monument commémoratif à Poitiers, noms qui défilent, peu lisibles

Luminous memento… tel est le titre de ce monument créé par . Luminous laisse rêveur… Là où il est placé, il est en pleine lumière quasi toute la journée, ce vendredi 11 novembre après-midi, la luminosité des leds était très insuffisante pour réussir à lire les noms qui défilent si si, là, sur cette photo, vous devez lire un nom!). En principe, à la date anniversaire du décès,  les noms des victimes décédées le jour concerné se figent le soir…

Nouveau monument commémoratif à Poitiers, en panne dès le 12 novembreLa technique n’a pas l’air très au point. Ce samedi matin vers 9h30, aucun nom ne s’affichait, j’ai attendu un peu, il y a un petit délai entre chaque nom, mais non, le monument était bien éteint ou « en rade »! Beaucoup de publicité de la ville pour « une première nationale », le « seul monument connecté de France », mais il va falloir que ça fonctionne pour les 100.000€ ponctionnés sur nos impôts. Et ça serait pas mal que la liste complète des victimes soit accessible quelque part pour tout le monde, sans devoir rester des milliers d’heures planté devant un totem noir.

 

Frantz, de François Ozon

Affiche de Frantz, de François OzonDimanche, je suis allée voir Frantz, de François Ozon, film inspiré – très librement d’après la critique – d’un drame peu connu d’Ernst Lubitsch, Broken Lullaby (L’homme que j’ai tué), 1932.

L’histoire : au printemps 1919, dans la petite ville de  Quedlinburg en Saxe-Anhalt. Alors qu’elle se rend sur la tombe de Frantz [Anton von Lucke] son fiancé tombé au combat en septembre 1918, Anna [Paula Bee] constate que la tombe a été fleurie… C’est un français, Adrien Rivoire [Pierre Niney] qui se présente le lendemain chez les parents inconsolables de Frantz, Magda [Marie Gruber] et le Dr Hoffmeister [Ernst Stötzner], chez qui loge Anna, en deuil et déprimée, refusant de céder aux avances de Kreutz [Johann von Bülow], militant nationaliste d’un certain âge qui a demandé sa main. Avant la guerre, Frantz, francophile et pacifiste, avait poursuivi ses études à Paris, Adrien Rivoire, riche héritier d’un château bourguignon, était violoniste dans l’orchestre de Paris. Adrien raconte la vie d’avant-guerre, leurs visites au Louvre, autour d’un tableau de Manet « montrant un homme renversé en arrière ».

Mon avis : le noir et blanc de ce film très travaillé (je trouve la scène nocturne dans le cimetière particulièrement réussie), entrecoupé de quelques scènes au couleurs plutôt sépias, quasi irréelles même pour l’apparition en rêve de la figure blessée de Frantz dans un rêve d’Anna (bon, ça passe mieux que le bébé aux ailes de poulet de Ricky). Il mêle aussi passages en français et en allemand, il est donc indispensable de le voir en version originale.

Le discours joue sur la difficulté, au lendemain de la guerre, pour un Français à apparaître dans la petite ville de Saxe ou une Allemande à Paris ou dans le château de Meursault (où l’on voit notamment les actrices Cyrielle Clair – la mère d’Adrien – et Alice de Lencquesaing – sa promise). La position du père évolue, lui qui a forcé son fils pacifiste à s’engager présente à ses amis de club qu’ils ont, comme les français, une responsabilité dans la mort de leurs fils, en les armant et en les envoyant à la boucherie. Un discours qui n’évite pas les clichés, Reiner Maria Rilke (tiens, pourquoi un Autrichien?) face à la poésie de Paul Verlaine (chanson d’automne… voir ci-dessous), une musique de film qui emprunte le thème de l’Ode à la joie de Beethoven, etc. En revanche, je ne connaissais pas le tableau Le suicidé, d’Édouard Manet, placé pour les besoins du film dans une galerie du Louvre et qui est d’une grande force.

Le charme du film repose aussi sur le charmant accent français de Paula Bee et sur l’accent allemand, comment dire, étrange, de Pierre Niney, j’ai entendu dans un entretien sur France Inter qu’il ne parlait pas allemand avant de tourner ce film… et il mélange curieusement certaines prononciations. Du coup, quand il aspire de « ch » dans « möchte » en [x] au lieu de [ç] , un peu à la bavaroise (« mokhte », quasi comme le prétérit mochte) , on hésite, qu’a-t-il voulu dire? Le sous-titre indique un conditionnel (« möchte » est un forme du subjonctif II qui correspond à notre conditionnel), mais le spectateur attentif a bien entendu [‘mOxt´], donc un prétérit (+/- passé)… Je ne suis pas si sûre qu’il s’agisse d’un simple détail, les dialogues en allemand m’ont paru très pauvres, et pas seulement à cause du scénario, les parents de Frantz qui apprennent à connaître Adrien Rivoire. S’il n’y avait des scènes en français dans la partie allemande, celle-ci serait sans doute très lassante, trop lente, trop pauvre.

Ceci étant, je vous conseille quand même ce film 😉

Pour aller plus loin :

– Voir le tableau Le suicidé, d’Édouard Manet, sur le site de la fondation Emil G. Buehrle à Zürich. Il s’agit d’une toile de moyen format (38 x 46 cm), peinte après 1877 et avant 1881, date de sa cession au cours d’une vente aux enchères organisée par le peintre Pierre Franc-Lamy au profit du compositeur Ernest Cabaner, alors au sanatorium.

– Voir le site de la ville de Quedlinburg en Saxe-Anhalt.

– Sur mon blog, voir quelques tombes du cimetière de Passy à Paris (où le cousin d’Adrien Rivoire est censé être enterré).

– Mes avis sur les précédents films de  François OzonUne nouvelle amie, Dans la maison, Ricky).

Chanson d’automne de Paul Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Souvenirs de guerre d’un légionnaire suisse

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, couvertureMaryse a retrouvé un ouvrage dans la bibliothèque familiale, en parfait accord avec cette grosse semaine sur 1914-1918 sur mon blog. La parole à Maryse! J’ai ajouté un lien pour le Triptyque La Guerre / Der Krieg d’Otto Dix, conservé au musée de
Dresde, j’ai choisi la page en anglais avec une très intéressante vidéo en Allemand (possibilité de sous-titrage allemand, ça aide à comprendre pour ceux qui ont un allemand un peu rouillé, pour les autres, euh, je ne suis pas sûre que les images parlent complètement sans commentaire intelligible).

Souvenirs de Guerre d’un Légionnaire Suisse

Le 1er Mystérieux, par G.-Jean Reybaz

Paris, André Barry, 12, quai des Célestins, 1932. Ouvrage illustré de 33 compositions de HAUTOT, dont 9 hors-texte, et d’un frontispice reproduisant le crayon noir de STEINLEN: « Le Légionnaire ».

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, dédicaceCet ouvrage retrouvé dans la bibliothèque de mes parents lors du déménagement de leur maison m’a surpris tant par le sujet que par la dédicace de son auteur:
« A Monsieur
Marcel Métayer,
en témoignage de reconnaissance
et de vive sympathie.
G.-Jean Reybaz »
Livre tiré à 5300 exemplaires (celui-ci porte le numéro 3785)

Marcel Métayer était mon arrière-grand oncle (le beau-frère d’Adorise pour ceux/celles qui ont suivi les péripéties du torchon de Véronique qu’elle a présenté au concours de  Nans-sous-Sainte-Anne cette année!).
Donc cet auteur peu connu* a dû connaître cet oncle par le biais de l’armée celui-ci étant gendarme. Supposition!

Ce livre, aussi inconnu que son auteur, vaut essentiellement par les gravures qui l’illustrent.
Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec tombes en bord de routeLes gravures hors-texte sont de belle facture et font penser à Otto Dix (Untermhaus, 1891 – Singen, 1969), peintre allemand associé au mouvement expressionniste qui a vu certaines de ses œuvres détruites par les nazis qui considéraient que c’était un « art dégénéré ». Ses eaux-fortes ont dû inspirer Georges Hautot (Colombes, 1887 – La Ferté-Allais, 1963), journaliste, caricaturiste et illustrateur de cet ouvrage, j’y reviendrai en détail dans un autre article, auteur d’affiches en général (et d’affiches de propagande, pendant la guerre, en particulier), etc.

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec soldats serrésL’histoire est un témoignage de ce soldat suisse d’origine qui s’est engagé dans la Légion étrangère lors la guerre 1914-1918. Elle raconte la vie du soldat, ses rencontres, ses angoisses, et décrit les affres de la guerre vécue au quotidien.

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec une tranchée et un soldat qui fumeL’écriture n’est pas géniale mais l’émotion et la sincérité lui donnent toute sa valeur.

L’introduction intitulée « Triptyque » n’est pas innocente et fait référence au « Triptyque » peint par Otto Dix sur le thème de La Guerre / Der Krieg, tout comme les gravures de Hautot.

Quelques citations issues de cette introduction sont très révélatrices des sentiments du « poilu »:

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec brancardage et scène de bataille à l'arrière« La guerre! Chez ceux qui l’ont connue, quelles résonances prolongent ce mot, que d’images il réveille… Images d’une horreur sans nom ou seulement misérables […], images, parfois, de choses grandes. »

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec soldat mort« La guerre, au panache à jamais envolé, la guerre des gaz et des bacilles, des sinistres oiseaux de nuit semant la mort et l’épouvante dans les cités… »

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec corvée de seaux« Notre époque se préoccupe de recueillir des témoignages sur ses origines et les à côté du grand événement qui l’a marquée. J’apporte le mien, très humble. »

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec vie des tranchées« Je me trouvais dans le Caucase dans l’été 1914 et je puis affirmer que les officiers russes et leurs familles, nombreux dans cette région […] ont accueilli la nouvelle de la déclaration de guerre par l’Allemagne avec un serrement au cœur. Aucune ruée vers la guerre fraîche et joyeuse! »

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec un soldatEt en fin de l’introduction comme un clin d’œil, il s’adresse à un poilu qui regarde son livre sur les étals des quais de Paris et lui dit:
« Prends-le,[…]. Sinon pour texte, pour les dessins (sans parler de Steinlen) qu’il a inspirés à Hautot. Ils sont très beaux. En t’en retournant, la pensée que tu pourras les contempler à ton gré te tiendra en joie […]. Prends-le vieux! »

Ces pages font penser aux lettres des poilus reproduites ici ou là, et pour cela elles sont intéressantes et émouvantes.

Illustration mystérieuseEt le titre reste…. mystérieux.

*Pour aller plus loin: De G. Jean Reybaz, il n’a été possible de retrouver qu’un article paru en février 1930 dans la Revue des Deux mondes, Pour le Centenaire de la Légion, la légion étrangère au front (1915) et un autre livre, dans des librairies spécialisées, Le maquis Saint-Séverin, ou comment fut libéré le quartier Saint-Michel‎, ‎Paris Maison du livre français [1945] 30 p. une planche en noir en frontispice in-8 Broché, couverture illustrée.

Voir le dossier consacré à Théophile-Alexandre Steinlen (Lausanne, 1859 – Paris, 1923) par le musée des arts décoratifs 

Voir un article consacré à Georges Hautot (Colombes, 1887 – La Ferté-Allais, 1963), en attendant de découvrir d’autres illustrations de ce livre.

Bleus horizons, de Jérôme Garcin

Logo de pioché en bibliothèqueCouverture de Bleus horizons, de Jérôme GarcinJ’ai emprunté ce livre à la médiathèque, au rayon large vision. De , je vous ai déjà parlé de Olivier.

L’histoire: décembre 1914. Sophie de la Ville de Mirmont, est venue à Paris pour tenter d’avoir des explications sur la mort au front de son fils Jean, mobilisé à Bordeaux le 8 septembre. Il fut fauché deux mois plus tard, enterré debout au milieu d’un déluge de feu au Chemin des Dames. Son camarade, Louis Gémon, au retour, n’a qu’un but: faire connaître et publier ce poète oublié, fut-ce au détriment de sa vie amoureuse ou de ses relations avec le monde extérieur…

Mon avis: Jean de la Ville de Mirmont n’a publié qu’un roman de son vivant, Les dimanches de Jean Dézert, et un recueil de poèmes, L’horizon chimérique, qui inspira une pièce sous le même titre à Gabriel Fauré. Jérôme Garcin publie ici à la fois une biographie et un roman historique à travers la vie (fictionnelle) d’un de ses camarades de tranchée. L’occasion, comme dans Une après-midi d’été, de Bruno Le Floc’h, d’aborder la question du retour et ici plus du « syndrome du survivant », Louis Gémon étant incapable de mener sa vie hors de celle qu’il essaye de reconstituer de Jean de la Ville de Mirmont. Au fil de sa quête, il lui fait croiser Gabriel Fauré (trop vieux pour avoir été mobilisé), François Mauriac (planqué), etc. Jérôme Garcin réussira-t-il son pari, une rue de Bordeaux portera-t-elle un jour le nom du poète fauché à la guerre dans un lieu si propice aux invasions, le chemin des Dames, entre Laon et Soissons dans l’Aisne : outre cette première bataille en 1914, puis le tristement célèbre épisode de l’offensive Nivelle d’avril à juin 1917, ce secteur vit aussi la défaite des Belges (au sens Gaulois du terme) face à Jules César en 57 avant notre ère autour de Berry-au-Bac, et en 1814, lors de la bataille de Craonne sur le plateau de Hurtebise, Napoléon vainquit les Prussiens et les Russes au prix de 5400 morts côté français… Pour revenir au livre, il se lit facilement (surtout en large vision pour moi!), mais ne me laissera sans doute pas le même souvenir à long terme que Olivier, sans doute parce que ce dernier racontait un drame personnel de .

Poitiers et ses morts pour la France…

Poitiers, le monument aux morts de 1914-1918, 2, la VictoireDepuis de longs mois, je suis relancée par un de mes lecteurs pour souligner l’absence de liste exhaustive des morts pour la France à Poitiers. Comme je le disais dans mon article sur le monument aux morts de 1914-1918 de Poitiers (centre-ville)  par Aimé Octobre et comme Grégory l’a rappelé dans le dernier numéro de L’actualité Poitou-Charentes n° 106, automne 2014 (Aimé Octobre, de la femme éplorée à la Victoire, page 24), « les listes des morts de la Vienne ont été déposées dans le socle du monument inauguré le 15 mars 1925 ». Des listes partielles se trouvent dans les différents lieux et plaques commémoratives (revoir le carré militaire de la Pierre Levée et monument aux morts allemands, la plaque commémorative de 1939-1945 au cimetière de la Pierre-Levée, les plaques commémoratives des déportées du lycée Victor-Hugo, le monument au réseau Louis Renard dans le cimetière de Chilvert, également à la gare, à l’université, dans les églises, aux Coloniaux, sur le monument du parc de la Roseraie, sur le monument commémoratif du stade poitevin), mais il n’existe  pas de liste complète des morts pour la France de Poitiers et cela est assurément en contradiction avec les différentes lois commémoratives et la dernière en date, la loi n° 2012-273 du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France qui précise dans son article 2: « Lorsque la mention « Mort pour la France » a été portée sur son acte de décès dans les conditions prévues à l’article L. 488 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, l’inscription du nom du défunt sur le monument aux morts de sa commune de naissance ou de dernière domiciliation ou sur une stèle placée dans l’environnement immédiat de ce monument est obligatoire ».

Je ne suis pas sûre que le futur monument qui inscrira virtuellement le nom des morts pour la France dans le « béton connecté », d’abord annoncé dans le parc de Blossac puis près de l’ancien printemps, réponde à cette obligation. Ne me demandez pas comment ça marche, ni si ça vieillira bien, je n’ai pas bien compris ce qui était annoncé dans la presse.

Accès au monument aux morts du parc de la Tête d'Or à Lyon, accès fermé en avril 2012A ce propos, le parc de Blossac a été « judicieusement » contourné par le secteur sauvegardé de Poitiers, sans doute pour permettre ce genre d’aménagement, mais il reste un site classé au sens de la loi de 1930, et donc soumis à des permis d’aménager. Cependant un grand monument dans un parc ne me choque pas, voir à Lyon dans le parc de la Tête d’Or, où il était malheureusement en cours de réhabilitation lors de mon dernier passage à Lyon en avril 2012.

Dans les chefs-lieux de département, les listes des morts peuvent être longues et nécessitent de dresser des stèles ou des plaques sur une grande longueur. Les monuments sont alors souvent aussi dédiés aux morts du département et non aux seuls morts de la ville.

Angers, monument aux morts, 3, le groupe sculpté de plus prèsComme Poitiers, certaines villes n’ont pas de listes de morts sur leurs monument aux morts principal, comme ici à Angers

Angoulême, monument aux morts de 1914-1918, 1, vue de loin et de la République… ou à Angoulême (liste à l’intérieur, non visible du public)…

Metz, le monument aux morts de 1914-1918, carte postale des années 1930… ou encore à Metz, mais les communes d’Alsace et Moselle sont soumises à d’autres réglementations.

Toulouse, le monument morts de Haute-Garonne, face principaleCertaines villes ont choisi de mettre ces stèles à l’écart. Ainsi, il n’y a pas de liste de morts sur le monument aux morts de Haute-Garonne à Toulouse.

Toulouse, monument aux morts de 1914-1918 au cimetière de SaloniqueMais les morts de la ville de Toulouse  figurent sur le monument aux morts du cimetière de Salonique.

Lons-le-Saunier, monument aux morts de 1914-1918, quatre vues de faceUne configuration en grand arc de cercle a aussi été retenu à Lons-le-Saunier.

Le monument aux morts de 1914-1918 à Nantes, vue actuelle (2012)Nantes a choisi de réaliser un grand mur de noms…

Cahors, monument aux morts de 1914-1918, 1, vue de faceDans des villes plus petites, la liste tient à l’avant, comme à Cahors

Niort, le monument aux morts de 1914-1918 par Poisson, 4, le monument à son nouvel emplacement… ou à Niort, …

Monument aux morts de La Rochelle, 02, vu de face… ou derrière le monument comme ici à La Rochelle.

Affaire à suivre…

PS: un généalogiste poitevin, Frédéric Coussay, publie chaque jour jusqu’à la fin de conflit et au-delà (les soldats ou soignants morts après 1918 de leurs blessures de guerre ont pu être reconnus morts pour la France plus tard) au minimum la fiche de Mémoire des hommes, à la date de leur décès, des soldats nés dans la Vienne. Il ajoute dans la mesure du possible aux « morts pour la France » les autres morts (de maladie sans lien avec le conflit, suicidés, fusillés, etc.). A voir sur son blog.

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, promis à la destruction?

Le monument aux morts de Salins-les-BainsEn attendant d’aller à Moncoutant demain (9 novembre 2014), je suis allée au printemps au salon de Nans-sous-Sainte-Anne. Marlie m’avait aussi permis de faire quelques dizaines de photographies à Salins-les-Bains dans le . Pour cette semaine consacrée à la première guerre mondiale, je vous présente aujourd’hui le monument aux morts, qui se trouve un peu à l’écart du centre-ville, vers la gare, au carrefour d’Ornans. Il a été érigé non loin du monument aux morts de 1870-1871, dont je vous parlerai prochainement. Situé à un carrefour où il n’est pas simple de se garer pour les cérémonies ni aux anciens combattants de s’asseoir (si, c’est ce qui est écrit dans le bulletin municipal), en 2011, la mairie lançait une consultation pour le déplacer « sur un autre emplacement – plat – accessible – paisible ». Par délibération du 27 mai 2013, décision était prise de le démolir et d’installer un nouveau monument aux morts (décidément c’est la mode, voir dimanche prochain à Poitiers) dans le parc des Cordeliers en lien avec le nouvel établissement thermal, mais une pétition avait été lancée. En mai 2014, il était toujours à son emplacement d’origine. D’autres villes (revoir AmboiseNiort, ou même le gigantesque monument aux morts de Skikda (Philippeville) déplacé à Toulouse) ont opté pour le déplacement du monument, pas pour sa destruction (sauf quand il y a eu destruction pendant la deuxième guerre mondiale comme à Metz pour le monument aux morts de 1914-1918 et le monument au Poilu libérateur) et remplacement par un monument neuf mieux placé.

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, dans son environnement sur une carte postale ancienneCe carrefour était un lieu tranquille dans les années 1920, si l’on en juge par cette carte postale ancienne.

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, carte postale ancienneIl est l’œuvre d’Eugène [Marie Joseph] Bourgouin (Reims, 1880 – Paris, 1924). Il porte les inscriptions « 1914-1918 / Salins / Bracon / à leurs morts / glorieux ». Il se présente sous la forme d’une très haute stèle. Sur l’avant, deux registres se superposent.

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, les deux soldatsEn bas, se tiennent deux soldats, tiens, comme à Amboise, mais dans une disposition très différente: ils sont ici à peine détachés du massif de pierre et se tiennent très droites, au garde à vous, en appui sur les longs fusils qu’ils tiennent devant eux.

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, la Victoire ou RépubliqueSur le registre supérieur se tient une allégorie de la République, très raide, sous les traits d’une dont les ailes sont juste gravées sur le fond de la pierre. Les bras tendus vers le bas (et non dressés vers le haut comme pour la République du monument aux morts d’Angoulême), elle tient des ses mains deux couronnes en bronze.

Toulouse, le monument morts de Haute-Garonne, Raynaud, Victoire Personnellement, je préfère la Victoire de Camille Raynaud à Toulouse, nue et grassouillette, qui avait fait scandale à l’époque…

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, palmes et dos du monumentPour revenir à Salins, le reste du décor se compose de palmes, traitées ici avec les feuilles et les grappes de fruits (régimes de dattes). Au dos du monument sont portés les noms des morts pour la France de 1914-1918, complétés par des plaques avec les victimes des conflits ultérieurs.

Photographies d’avril 2014

Une après-midi d’été, de Bruno Le Floc’h

pioche-en-bib.jpgCouverture de Une après-midi d'été, de Bruno Le Floc'hPour poursuivre cette semaine sur 1914-1918, j’ai choisi à la médiathèque un album qui se passe juste après la guerre. Il a reçu le Prix Bulles en Nord à Lys-lez-Lannoy (Nord) en 2006.

Le livre : Une après-midi d’été, de Bruno Le Floc’h (scénario et dessins), collection Mirages, éditions Delcourt, 2006, 95 pages, ISBN 978-2-7560-0210-1

L’histoire : 1919, dans un petit port breton. Avant la guerre, Nonna était fiancé à Perdrix, mais à son retour, il ne pense qu’à la guerre. Hanté par ses souvenirs, il se renferme dans le mutisme, sculpte des statuettes de Poilus sans pouvoir reprendre la mer. Un matin, Perdrix en a marre et décide d’aller le voir pour le mettre en demeure de l’épouser enfin…

Mon avis : cet album est la suite de Trois éclats blancs, que je n’ai pas lu. Il se positionne juste après la guerre, mais celle-ci est si présente dans les souvenirs que l’on voit sans doute plus la guerre que l’après-guerre, le « héros » étant littéralement hanté par ses souvenirs, moments durs de la vie dans les tranchées ou petits instants moins tendus avec l’arrivée de la popote, accompagnée des « nouvelles du front », vrai « téléphone arabe », ou la distribution du courrier et parfois des colis. Le graphisme est intéressant, avec des dominantes bleues pour la Bretagne, grises pour le front, même si j’ai un peu de mal avec l’image d’Épinal dont est affublée la pauvre Perdrix. L’ouvrage aborde surtout le problème du retour de la guerre, l’absence de prise en charge de ce que l’on appelait pas encore le stress post-traumatique et qui a été la cause de bien des souffrances pour ceux qui sont revenus notamment sans blessures physiques graves. Ce n’est pas mon préféré dans ma sélection d’albums sur 1914-1918, mais je vous le recommande néanmoins.

Couverture de La Grande Guerre, le premier jour de la bataille de la Somme, 1er juillet 1916, de Joe SaccoLe premier jour de la bataille de la Somme, 1er juillet 1916 de (une vraie « merveille » malgré le thème)

Couverture de Mauvais genre de Chloé Cruchaudet– Mauvais genre de Chloé Cruchaudet

Couverture de Les folies Bergères de Porcel et ZidrouLes folies Bergères de Porcel et Zidrou

Couverture de Crevaisons de Larcenet et CasanaveCrevaisons (Une aventure rocambolesque du Soldat inconnu, tome 5) de Manu Larcenet et Daniel Casanave

Couverture de Putain de guerre!, de Tardi et VerneyPutain de guerre! Tome 1: 1914, 1915, 1916, de Jacques Tardi

Logo top BD des bloggueurs Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Le monument aux morts d’Amboise

Amboise, le monument aux morts dans son environnement A Amboise, le monument aux morts de 1914-1918 s’est un peu promené… il est aujourd’hui situé sur le Mail (place du Général de Gaulle), côté Loire, à peu près en face de l’office de Tourisme et pas très bien mis en valeur!

Amboise, le monument aux mortsC’est un peu mieux si on traverse…

Amboise, le monument aux morts, carte postale ancienneIl ne se trouve là que depuis mai 1982. Il se trouvait avant sur une place arborée, devenue aujourd’hui square des Anciens d’Afrique du Nord, pas très loin, en fait presque de l’autre côté du boulevard, comme on peut le voir sur cette carte postale ancienne. il a été financé par souscription publique, subvention (au prorata du nombre de morts de la commune, rappelons-le) et des bénéfices sur la vente de poissons de Loire. Il y a été inauguré le 13 juillet 1924.

Amboise, le monument aux morts, carte postale ancienneCette autre carte porte comme mention « Angibault sculpt[eur], Garaud stat[uaire]. En fait, Gustave Angibault était marbrier à Amboise et n’a réalisé que les ornements annexes.

Amboise, le monument aux morts, signatures Angibault et Camille GarandOn retrouve les signatures sur le socle: « G. Angibault et Garand ». Ce dernier est Camille Garand (Nouans-les-Fontaines, 1879 – 1979), sculpteur tourangeau qui est l’auteur de plusieurs monuments aux morts dans le secteur.

Amboise, le monument aux morts, vue de profilLe monument se compose d’un haut socle en granite qui porte des listes de morts sur trois faces (deux pour 1914-1918, une pour les autres conflits) et au sommet, un groupe sculpté en calcaire.

Amboise, le monument aux morts, vue rapprochée du groupe sculptéCe groupe comprend deux soldats qui se recueillent devant la tombe d’un soldat mort (« pro patria »), avec une croix de guerre et recouverte du casque du défunt d’où semble s’échapper une pluie de roses. Une allégorie féminine couronnée (la ville d’Amboise dont elle porte les armoiries), qui tient une couronne, les abrite sous son bras tendu.

Amboise, le monument aux morts, les têtesVoici de plus près, je trouve que la couronne, faite de laurier (victoire) et de chêne (force) est plus une couronne de la Victoire qu’une couronne mortuaire comme j’ai pu le lire ici ou là [même si Grégory défend cette interprétation dans les commentaires ci-dessous].

Amboise, le monument aux morts, les soldatsLe soldat le plus âgé, moustachu et barbu, les yeux fermés, semblent plus affecté et tient, lui, une couronne mortuaire. Le jeune soldat semble lever les yeux vers l’avenir et tient son fusil au repos à sa droite.

Amboise, le monument aux morts, de dosVoici de dos. L’allégorie est vêtue à l’Antique alors que les soldats portent leurs diverses sacoches.

Amboise, stèle aux déportésIl est complété par des stèles aux conflits ultérieurs (Afrique du Nord notamment, voir la première vue) et une stèle aux déportés de la ville.

Amboise, deuxième monument aux morts par Paul DeryckeUn second monument, datant de 1971, se trouve sur l’île de la Loire, après l’auberge de jeunesse.

Amboise, deuxième monument aux morts par Paul Derycke, quatre vuesDe forme triangulaire, installé sur une butte, il se compose de grandes dalles de béton ajouré, avec sur le côté intérieur des listes de morts. La dédicace, « Mère voici tes fils qui se sont tant battus », n’est pas très explicite. Il s’agit d’une œuvre de [Henri] Paul Derycke (Ronq, 1928 – 1998, grand prix de Rome en 1952) est un dépôt de l’État.

D’autres monuments commémoratifs des guerres se trouvent à Amboise: un monument du Souvenir Français (aux morts de 1870-1871, érigé en 1913), les carrés militaires au cimetière, des stèles dans les églises, un monument au maréchal Leclerc par , une stèle au général de Gaulle.

Photographies août 2014

Un vitrail pour célébrer les morts pour la France de Dinan (église Saint-Malo)

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de DinanA Dinan, il y a bien sûr un monument aux morts public et tout ce qu’il y a de laïc comme le veut la loi du 25 octobre 1919 (symboles religieux interdits, la commission départementale créée en 1920 doit y veiller). Mais à côté de ces monuments publics (sordidement subventionnés en fonction du nombre de morts de la commune entre 1920 -loi de finance- et 1925 -suppression des aides), il existe des lieux de commémoration dans la plupart des églises, qui peuvent aller d’une simple plaque avec le nom des membres du clergé et des paroissiens morts pour la France à des monuments plus importants. Dans des cas plus rares, ce sont des vitraux (verrières pour mes collègues et au bureau) qui ont été commandés, c’est le cas dans l’église Saint-Malo, avec en-dessous une plaque avec les noms des morts.

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de DinanLe vitrail se compose de deux grandes parties: en bas un hommage aux soldats, au-dessus l’espoir (il faut y croire…) de l’Église. Et des motifs symboliques dans les lancettes.

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, signatures Magne et ChampigneulleIl porte la signature « H.M. Magne del(t) / Ch. Champigneulle pin(t) / Paris 1921 ». Il est donc l’œuvre de Henri Marcel (Urbain) Magne (Paris, 1877 – Paris, 1944), descendant d’une famille d’architectes, et de Charles Champigneulle, issu d’une grande famille de maîtres-verriers originaire de Metz à qui l’on doit de nombreux vitraux à travers toute la France et particulièrement en Bretagne (au passage, la généalogie de cette famille est complexe, sur de nombreux sites, les vitraux de 1917, 1919 (restauration de la Sainte-Chapelle et de Notre-Dame de Paris) à 1925 (monuments aux morts ou sujets religieux) sont attribués à Louis Charles Marie Champigneulle… fondateur de la Société artistique de peinture sur verre mais mort en 1905! (Il faut que je débrouille l’écheveau de la famille en plongeant dans de la documentation plus sérieuse).

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, partie inférieureBon, revenons à notre vitrail… la moitié inférieure, dédiée « aux enfants de Dinan morts pour la France », représente le champ de bataille et une scène d’enterrement.

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, soldats mortsAu milieu du champ de bataille et des pièces d’artillerie, un soldat semble mort et le porte-drapeau en mauvaise posture, « 94 » rappelle le sacrifice d’hommes jeunes (la classe 1894), même si bien sûr des soldats plus âgés ont aussi payé une lourde contribution à la guerre.

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, soldats survivants et priantsA gauche, les survivants, en uniforme bleu horizon, prient… encouragés par un homme en vareuse marron (l’aumônier?)…

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, tombeauSur la tombe fraîche, un prêtre célèbre les obsèques…

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, la mère, la femme et l'orpheline… face à la veuve, la mère et l’orpheline, un thème fréquemment représenté que je vous invite à (re)voir en sculpture à Angoulême, Confolens, Cahors, etc.

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, partie supérieure religieuseAu ciel, un bel aréopage attend les défunts dans la partie supérieure…

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, évêque et saint Michel un évêque (saint Malo, titulaire de l’église?), l’archange Saint-Michel (avec sa devise « Quis u [t] deus »),

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, Christ et Jeanne d'Arcle Christ et Jeanne d’Arc…

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, oriflamme de Jeanne d'Arc portant un oriflamme aux armes de la ville avec les noms « Jhesus Maria ».

 

Photographies d’octobre 2014