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Les monuments aux morts de la vallée de la Gartempe, 13 septembre 2018

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler boulot… Pour les journées européennes du patrimoine 2018, la La Région Nouvelle-Aquitaine vous ouvre des portes (clic, clic pour le programme complet). Pour ma part, je serai accueillie dès jeudi soir par le pays d’art et d’histoire / communauté de communes Vienne et Gartempe pour une conférence autour des monuments aux morts de la vallée de la Gartempe (dans sa traversée du département de la Vienne), le centenaire de 1918 approche.

Je parlerai des monuments aux morts et autres plaques, affiches etc. commémorant la Première Guerre mondiale, et aussi des monuments plus anciens (1870-1871) et plus récents (notamment Deuxième Guerre mondiale) de Lathus-Saint-Rémy, Saulgé, Montmorillon, Pindray, Jouhet, Antigny, Saint-Savin, Saint-Germain, Nalliers, La Bussière, Saint-Pierre-de-Maillé, Vicq-sur-Gartempe, Angles-sur-l’Anglin et La Roche-Posay.

Rendez-vous jeudi 13 septembre à 18h30 à Montmorillon, maison des services publics (siège de la Communauté de communes, sur la rocade près du stade et du cimetière Saint-Martial)…

Mon diaporama est près, mais il sera mis en ligne après la conférence sur le site de l’inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine, site de Poitiers, vallée de la Gartempe 😉

La vallée de la Gartempe : Pindray et Jouhet

Affiche conférence sur Pindray et Jouhet, dans la Vienne, le 8 septembre 2016 à 18h[Article du 1er septembre 2016 actualisé]

Une fois n’est pas coutume, je vous parle « boulot », enfin la partie visible de mon travail! Ce soir (8 septembre 2016), avec Maxime Guichet, stagiaire qui vient de  découvrir pendant 5 mois le métier de l’inventaire du patrimoine culturel en étudiant la commune de Pindray, nous donnerons une conférence sur cette commune et Jouhet, qui lui fait face sur l’autre rive de la Gartempe, au nord de Montmorillon (sud-est du département de la Vienne).

Conférence « La vallée de la Gartempe : Pindray et Jouhet »

Jeudi 8 septembre 2016 à 18 heures

Mairie de Pindray, salle polyvalente

Libre et gratuit

Et pour ceux qui ne peuvent pas venir, un diaporama et un album photo sur Pindray vous décideront peut-être à revoir votre choix! Sur le site de la Région Nouvelle-Aquitaine (service du patrimoine, site de Poitiers) nous avons mis en ligne un livret téléchargeable sur le patrimoine de Pindray (au choix en version complète avec les images, en texte seul et bientôt à feuilleter) et avons publié les éléments du patrimoine étudiés de Pindray , à suivre sans doute aussi le diaporama complet que nous présenterons ce soir. Ensuite, il faudra patienter un peu, en octobre, sur le site internet, je parlerai des peintures murales romanes d’Antigny (en attendant les peintures du seigneur de Moussy), et les dossiers de Jouhet ainsi que le livret sur cette commune seront publiés en novembre.

Pour suivre l’actualité des dossiers et illustrations sur la vallée de la Gartempe, suivre le lien (clic, clic sur l’image)…

Consulter les dossiers, nouvelle fenêtre

Pour suivre l’actualité des découvertes sur la vallée de la Gartempe, c’est par ici!

Paysages et patrimoines de la vallée de la Gartempe

Affiche de la conférence sur la vallée de la Gartempe et son patrimoine à MontmorillonJe ne suis pas très présente en ce moment sur mon blog, je poursuis activement mes exercices de stimulation qui prennent beaucoup de temps et d’énergie. Une fois n’est pas coutume, je vous parle aujourd’hui « boulot » et promis, je reviens très vite pour du cinéma, des lectures et autres sujets…

Je suis invitée demain par le Pays d’art et d’histoire du Montmorillonnais et aurai le plus grand plaisir à vous retrouver

Samedi 28 novembre 2015
à 15h30
à la Maison des Services de Montmorillon

pour une conférence et la présentation de l’exposition  Paysages et patrimoines de la vallée de la Gartempe réalisée par la Région Poitou-Charentes (service du patrimoine). Pour les absents, suivez le lien, avec mes collègues, nous vous présentons déjà beaucoup de photographies et un premier dossier : 1914-1918 : les monuments aux morts de Montmorillon… A suivre, le retour à la « normale » passe par le retour à une activité professionnelle « normale », même si j’attends encore de pouvoir reprendre le volant 😉

Anaïs ou les gravières, de Lionel-Edouard Martin

Couverture de Anaïs ou les gravières, de Lionel-Edouard Martinpioche-en-bib.jpgN’ayant pas trouvé de nouveau livre qui me tentait au rayon « basse vision » de la médiathèque, j’ai fait une tentative au rayon de la littérature régionale, avec pour objectif de trouver un livre pas trop gros, avec une encre bien noire, un papier bien blanc mais non brillant (pour les contrastes) et si possible des interlignes assez gros. Des critères de choix un peu particuliers, c’est vrai… Mon choix s’est porté sur ce livre, qui répondait à peu près aux critères que je m’étais fixés, même si la quatrième de couverture, en caractères blancs sur fond orange, était complètement illisible encore ma vue. J’ai réussi à le lire, mais vraiment à petites doses, ça fatigue et devient vite flou… [depuis, j’ai aussi lu Nativité cinquante et quelques].

Le livre : Anaïs ou les gravières de Lionel-Edouard Martin, éditions du sonneur, 2012, 157 pages, ISBN 9782916136455.

L’histoire : de nos jours à M*** au sud de Poitiers, un journaliste de la presse locale, effondré par le deuil de sa compagne, Nathalie, décide d’enquêter sur le seul sujet un peu intéressant du moment, le meurtre au volant d’une lycéenne, Anaïs. Son enquête le mène à la ZUP de Poitiers, où vit sa mère, à L***, dans des carrières à proximité, à l’ombre de la centrale nucléaire de Civaux, il croise des personnages hauts en couleur, Petit Louis, le grand Mao, Toto Bauze, le Légionnaire…

Mon avis: ce roman se passe dans des lieux familiers pour moi, la ZUP de Poitiers (revoir le marché sous la neige, agora de la campagne municipale chaque dimanche ces dernières semaines), M*** pour , L*** pour Lussac-les-Châteaux, et sa centrale nucléaire, un lycée « à prénom et à nom de duchesse » (son nom, Aliénor d’Aquitaine, n’est jamais cité)… Le livre est classé en polar à cause de « l’alibi » d’un meurtre, mais il s’agit plutôt d’un roman sur une histoire de jeunesse, la démolition d’un immeuble, une relation sexuelle furtive dans une cave… et presque vingt ans plus tard, un meurtre et un suicide. L’obsession de la mort aussi, celle d’Anaïs qui fait écho chez le narrateur (à la première personne) à celle Nathalie. Un style élastique, passant de phrases très courtes à d’autres beaucoup plus longues, au gré de l’humeur du narrateur. Il s’agit d’ailleurs plus de reconstituer la vie (la conception plutôt que la courte vie) d’Anaïs que de trouver son meurtrier. Un style très original pour ce genre littéraire qu’est le polar.

Pour aller plus loin : voir le site personnel de Lionel-Edouard Martin.

L’enfance heureuse d’un petit paysan de Léon Pineau

pioche-en-bib.jpgCouverture de L'enfance heureuse d'un petit paysan de Léon PineauIl y a quelques semaines, l’un de mes fidèles et discrets lecteurs me conseillait en privé de parler un jour des contes du Poitou, du recteur Pineau… Je vous en parlerai bientôt, je les ai lu il y a des années et vient de les relire, mais j’ai aussi emprunté à la médiathèque le livre voisin, L’enfance heureuse d’un petit paysan. Quand je suis arrivée à Poitiers, il y a vingt ans, le recteur Pineau était pour moi une avenue du campus universitaire… jusqu’à ce que Pourquoi pas Poitiers sorte un article sur le décès à 104 ans de ce personnage qui avait fait la une de la presse locale. Léon Pineau donc est né à Moussac-sur-Vienne le 7 juillet 1861 et mort à Montmorillon le 26 septembre 1965, recteur de l’académie de Poitiers de 1914 à 1933.

Le livreL’enfance heureuse d’un petit paysan de Léon Pineau, éditions Brissaud à Poitiers, 1989, 179 pages, ISBN 2902170629 [première édition Delagrave, 1932].

L’histoire : dans les années 1860 dans un petit village de la Vienne (Moussac-sur-Vienne, non cité). Le petit Léon vit une enfance heureuse, chez ses parents qui tiennent une tuilerie tout en pratiquant une agriculture vivrière. L’écho du bruit des bottes de la guerre de 1870, et en particulier les combats sur la Loire, arrivent jusqu’au village, mais globalement, la vie y est paisible, à garder les bêtes dans la journée, se promener aux environs, participer à la veillée le soir, son père est un bon conteur. Quand un pensionnat ouvre au chef-lieu de canton voisin (Lussac-les-Châteaux), le petit Léon y est envoyé, en tant qu’externe, pas trop de frais pour sa famille. Quelques années plus tard, bon élève, il est repéré mais refuse la proposition d’entrer au séminaire.

Mon avis : j’ai beaucoup aimé la simplicité de ce récit, Léon Pineau avait déjà 60 ans lorsqu’il revient sur les années heureuses de son enfance, une époque où le gamin d’un petit artisan-paysan pouvait à la fois se promener dans la campagne, la forêt, surveiller les bêtes et étudier, découvrir la littérature dans un petit pensionnat rural, avant de faire des études brillantes au lycée de Poitiers puis de devenir professeur d’Allemand, mais c’est hors du champ du livre, même si dans les dernières pages, l’arrivée au pensionnat d’un surveillant suisse (Badois) détermine sa découverte de Goethe et Schiller et de la lange allemande.

Retrouvez sur mon blog quelques lieux présents dans le livre:

  • Lussac-les-Châteaux : la Sabline (musée de préhistoire et autre), les sites préhistoriques (il parle de la Font-Serin, de l’Ermitage, de l’étang de l’ancien château)
  • Civaux :
  • couverture du mémoire sur le Bois-Ragot, par Chollet et DujardinGouëx, La grotte du Bois-Ragot à Gouex (Vienne), Magdalénien et Azilien, essais sur les hommes et leur environnement, sous la direction d’André Chollet et de moi-même, Mémoire de la Société préhistorique française, 38, 428 p.
  • Il faudra que je vous montre un jour le cénotaphe de Chandoz, à Mazerolles et le dolmen de Loubressac…
  • un héros de la guerre de 1870 sur la Loire (à Blois): Villebois-Mareuil

 

 

 

Poitiers-Limoges, non à la LGV, mais…

Entre Le Dorat et Montmorillon, le 29 mai 2013, à bord d'un train au ralenti, grêle sur le talus.

Entre Le Dorat et Montmorillon, le 29 mai 2013, à bord d’un train au ralenti, grêle sur le talus.

Depuis jeudi dernier, 30 mai 2013, et jusqu’au 12 juillet s’est ouverte l’enquête publique pour la construction d’une ligne à grande vitesse (LGV) à voie unique sous concession privée entre Poitiers et Limoges, les registres sont ouverts dans les préfectures de la Vienne à Poitiers et de la Haute-Vienne à Limoges et sur les communes du trajet. Il va falloir que je réussisse à me libérer pur étudier de plus près au moins une partie de 5000 pages du dossier. Il y a 120 km par la route entre Poitiers et Limoges, il faut compter 1h45 quand il n’y a pas de bouchons et si les entrées de Poitiers et Limoges sont à peu près fluides. La route est très dangereuse avec des morts chaque année ou presque, des montées et des descentes, pas de visibilité, de nombreux camions, peu de zones à trois ou quatre voies. Le trajet en TER prend – en principe – 1h50, puis compter entre 1h45 et plus de 2h pour Paris (avec les travaux sur les voies), temps qui sera ramené à 1h30 quand la LGV Bordeaux-Tours sera ouvertes, d’ici 2017 au plus tôt.

La situation actuelle

Actuellement, les habitants de Limoges qui veulent aller à Paris ont le choix entre deux options: prendre le TER jusqu’à Poitiers puis le TGV (train à grande vitesse) Poitiers-Paris, soit prendre le POLT / Paris-Orléans-Limoges-Toulouse. Depuis les nouveaux horaires de la SNCF, il n’y a plus de correspondance possible avec le TGV pour Paris tôt le matin, un habitant de Lussac-les-Châteaux avait médiatisé le fait qu’il avait été obligé de renoncer au TER et obligé d’acheter une voiture pour prendre ce TGV, la SNCF avait répondu qu’elle donnait priorité aux travailleurs à Poitiers et que c’était pour cela que le TER arrivait quelques minutes plus tard…

L’expérience en TER du 29 mai 2013

La ligne TER Poitiers-Limoges est actuellement sur sa plus grande partie à voie unique, avec des croisements possibles seulement dans certaines gares. Au moindre grain de sable (ou grain atlantique chargé de grêle, ce que l’on voit sur le talus ci-dessus, vers le Dorat mercredi dernier, à bord du TER), les retards sont importants. Même en temps normal, les attentes en gare pour croisement (prévues dans les horaires) font enrager les passagers. Mercredi dernier donc, je devais rentrer en train de Limoges avec une collègue. TER 868012, départ de Limoges à 18h08, arrivée prévue à Poitiers à 19h56. Arrivés à Nantiat, on nous annonce qu’il y aura une attente d’une vingtaine de minutes pour croiser avec le train en provenance du Dorat, en retard…  Le train d’en face finit par passer, mais le signal ne repasse pas au vert… Appel du conducteur de train, il finit par passer au rouge à 30km/h jusqu’au Montmorillon. Là, le retard accumulé est déjà d’une bonne heure, nous devrions être arrivés depuis une dizaine de minutes… et on nous dit que l’on va encore attendre 10 minutes de plus pour laisser passer le train en provenance de Lussac-les-Châteaux. Nous finissons par arriver dans cette gare, les voyageurs y ont encore moins d’informations que nous: la gare est fermée, il y a bien un numéro d’appel -surtaxé!- pour un service d’assistance de la SNCF, mais ce service ferme à 19h30! Finalement, nous arrivons à Poitiers à 21h35, avec 1h45 de retard, sans excuse ni offre de remboursement (ceux-ci ne concernent pas les lignes régionales).

Le POLT

Actuellement, Limoges est à 3h de Paris par le POLT / Paris-Orléans-Limoges-Toulouse. Cette ligne dessert de nombreux territoires ruraux et préfectures de départements peu peuplés.

Le projet de LGV

Le tracé officiel du projet de LGV Poitiers-LimogesD’après le site officiel, le but de cette ligne nouvelle, privée mais avec des subventions publiques importantes, est de mettre Poitiers et Limoges à 35 minutes et Paris-Limoges à 2 heures. Le raccordement avec la ligne nouvelle en cours de construction (Paris)-Tours-Bordeaux se fera au sud de Poitiers, vers Vivonne (à Iteuil), il ne semble pas question de desservir la gare de Poitiers, l’embranchement est à 10km au sud de Poitiers, et si une gare nouvelle est prévue là-bas (ce qui n’est pas d’actualité, mais on a parlé d’une gare à côté de l’aéroport de Poitiers-Biard, juste à côté de l’ancien Fronstalag), il faudra au moins 20 minutes de trajet supplémentaire en voiture et 30 à 40 minutes en bus pour tenir compte des délais de correspondance. Des études ont été menées il y a une dizaine d’années, en 2004-2006, en 2007, le Grenelle Environnement la présentait comme une première étape vers une liaison à grande vitesse Nantes-Lyon. Le coût de la ligne (1,7 milliard d’euros) est en cours de discussion dans le cadre de la pertinence des investissements face à la crise économique: la « Commission Duron » aurait, nous a-t-on dit fin mars 2013, classé ce projet de LGV bon dernier au niveau de sa pertinence, mais l’enquête publique a été lancée à marche forcée (Tulle et la Corrèze ne sont pas loin de Limoges)…

Le massacre environnemental pour un gain de temps limité

Pour gagner à peine quelques minutes de plus que dans les solutions alternatives et pour un coût exorbitant à la charge des contribuables (et au profit du futur concessionnaire de la ligne), la vallée de la Vienne sera défigurée par la saignée de la ligne nouvelle: certes, il y a déjà la centrale nucléaire de Civaux sur le trajet, mais ce n’est pas une raison pour en ajouter. Si le trajet n’a pas évolué dans le détail depuis 2007, alors il passe à quelques dizaines de mètres de la grotte du Bois-Ragot à Gouex. Sans compter le nombre d’exploitations agricoles qui seront impactées, coupées en deux, avec encore moins de terres…

Un projet non rentable de l’aveu même de réseau ferré de France

De l’aveu même de Réseau ferré de France (RFF), le projet de LGV Poitiers-Limoges ne sera pas rentable. Le coût moyen de cette LGV est actuellement chiffré à 30 millions d’euros par kilomètre… 20% de moins qu’une ligne LGV classique parce qu’il s’agit… d’une LGV à voie unique (oui, vous avez bien lu, à voie unique, à la moindre panne, ça coincera comme pour le TER actuel). Le coût estimé est quand même actuellement de 1,7 milliard d’euros. Pour tenter de le rendre un peu plus rentable, RFF propose rien moins que de supprimer la moitié des liaisons du POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) dès maintenant… ce qui a eu pour effet de relancer les défenseurs de POLT dans leur combat.

Un TGV omnibus? La demande absurde de Montmorillon

Le maire de Montmorillon et les élus du sud de la Vienne proposent la construction d’une garde TGV dans leur secteur, pour les désenclaver… Vous avez déjà vu un TGV-Omnibus qui s’arrêterait tous les 50 km? Quand on sait la distance nécessaire à l’accélération et au freinage de ces trains, construire une ligne nouvelle pour gagner encore moins de temps est encore plus absurde! Pourquoi ne soutiennent-ils pas la modernisation du TER?

La position des élus a changé au fil des ans… Si le maire PS de Limoges, Alain Rodet, et le président PS du conseil régional du Limousin, Jean-Paul Denanot, poussent à l’accélération du projet de LGV, la position des élus de Poitou-Charentes a fluctué au fil des mois:
– Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne, était pour le projet. Les sénatoriales s’annonçant, et comme il a besoin des voix des maires du sud-Vienne, il est maintenant réservé sauf s’il y avait une gare dans ce secteur
– Ségolène Royal, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, plutôt défavorable jusqu’à présent, est maintenant favorable pour ne pas pénaliser Limoges, mais refuse l’engagement financier de la Région
– Alain Clayès, député-maire PS de Poitiers, est pour le projet, qui serait une opportunité pour Poitiers… sauf que les TGV en provenance de Limoges ne s’y arrêteront pas, puisque la gare est à dix kilomètres au sud.

Les alternatives

La modernisation du POLT

Le collectif Non à la LGV est en faveur de la modernisation du POLT, avec de très bons arguments:en dehors de Limoges, toutes les gares du trajet bénéficieraient d’une liaison améliorée. Il y a une vingtaine d’années, il avait été question de transformer cette voie pour accueillir un train pendulaire, la technologie retenue par l’Allemagne et beaucoup moins chère que les LGV/TGV. Actuellement, quelques aménagements limités (suppressions de passages  niveau) sont en cours. Pour un coût bien moindre que la LGV et une meilleure desserte des gares au-delà de Limoges, la modernisation du POLT pourrait mettre Limoges à 2h30 de Paris (3h actuellement) contre 2h10 avec le LGV par Poitiers et améliorerait aussi les dessertes des gares situées entre Toulouse et Paris (Châteauroux, Brive, Montauban, Cahors, etc.).

Le doublement de la ligne Poitiers-Limoges

Indépendamment de la modernisation du Polt, qui semble la solution la plus raisonnable pour une liaison Limoges-Paris mais aussi de toutes les gares entre Toulouse et Paris, la mise à deux voies du TER Poitiers-Limoges permettrait de réduire la durée du trajet entre Limoges et Poitiers, en se libérant de l’aléa des croisements en gare et des retards qui se répercutent d’un sens de circulation sur l’autre. En TER, il doit être possible de faire 120 km en bien moins qu’1h50!