L’enfance heureuse d’un petit paysan de Léon Pineau

pioche-en-bib.jpgCouverture de L'enfance heureuse d'un petit paysan de Léon PineauIl y a quelques semaines, l’un de mes fidèles et discrets lecteurs me conseillait en privé de parler un jour des contes du Poitou, du recteur Pineau… Je vous en parlerai bientôt, je les ai lu il y a des années et vient de les relire, mais j’ai aussi emprunté à la médiathèque le livre voisin, L’enfance heureuse d’un petit paysan. Quand je suis arrivée à Poitiers, il y a vingt ans, le recteur Pineau était pour moi une avenue du campus universitaire… jusqu’à ce que Pourquoi pas Poitiers sorte un article sur le décès à 104 ans de ce personnage qui avait fait la une de la presse locale. Léon Pineau donc est né à Moussac-sur-Vienne le 7 juillet 1861 et mort à Montmorillon le 26 septembre 1965, recteur de l’académie de Poitiers de 1914 à 1933.

Le livreL’enfance heureuse d’un petit paysan de Léon Pineau, éditions Brissaud à Poitiers, 1989, 179 pages, ISBN 2902170629 [première édition Delagrave, 1932].

L’histoire : dans les années 1860 dans un petit village de la Vienne (Moussac-sur-Vienne, non cité). Le petit Léon vit une enfance heureuse, chez ses parents qui tiennent une tuilerie tout en pratiquant une agriculture vivrière. L’écho du bruit des bottes de la guerre de 1870, et en particulier les combats sur la Loire, arrivent jusqu’au village, mais globalement, la vie y est paisible, à garder les bêtes dans la journée, se promener aux environs, participer à la veillée le soir, son père est un bon conteur. Quand un pensionnat ouvre au chef-lieu de canton voisin (Lussac-les-Châteaux), le petit Léon y est envoyé, en tant qu’externe, pas trop de frais pour sa famille. Quelques années plus tard, bon élève, il est repéré mais refuse la proposition d’entrer au séminaire.

Mon avis : j’ai beaucoup aimé la simplicité de ce récit, Léon Pineau avait déjà 60 ans lorsqu’il revient sur les années heureuses de son enfance, une époque où le gamin d’un petit artisan-paysan pouvait à la fois se promener dans la campagne, la forêt, surveiller les bêtes et étudier, découvrir la littérature dans un petit pensionnat rural, avant de faire des études brillantes au lycée de Poitiers puis de devenir professeur d’Allemand, mais c’est hors du champ du livre, même si dans les dernières pages, l’arrivée au pensionnat d’un surveillant suisse (Badois) détermine sa découverte de Goethe et Schiller et de la lange allemande.

Retrouvez sur mon blog quelques lieux présents dans le livre:

  • Lussac-les-Châteaux : la Sabline (musée de préhistoire et autre), les sites préhistoriques (il parle de la Font-Serin, de l’Ermitage, de l’étang de l’ancien château)
  • Civaux :
  • couverture du mémoire sur le Bois-Ragot, par Chollet et DujardinGouëx, La grotte du Bois-Ragot à Gouex (Vienne), Magdalénien et Azilien, essais sur les hommes et leur environnement, sous la direction d’André Chollet et de moi-même, Mémoire de la Société préhistorique française, 38, 428 p.
  • Il faudra que je vous montre un jour le cénotaphe de Chandoz, à Mazerolles et le dolmen de Loubressac…
  • un héros de la guerre de 1870 sur la Loire (à Blois): Villebois-Mareuil

 

 

 

5 réflexions au sujet de « L’enfance heureuse d’un petit paysan de Léon Pineau »

  1. Emmanuelle

    ça m’évoque les Mémoires de mon grand-père, qui a lui aussi décrit son enfance heureuse passée à la campagne, ses études à l’école puis au lycée, plein de bons souvenirs.

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