Cent mille journées de prières (t. 2) de M. Sterckeman et Loo Hui Phang

pioche-en-bib.jpgLogo BD for WomenCouverture de Cent mille journées de prière (t. 2) de M. Sterckeman et Loo Hui PhangCe titre m’a été suggéré par un lecteur suite à mes articles sur plusieurs BD concernant le Cambodge (suivre le mot-clef ou les liens en fin d’article). J’ai emprunté les deux tomes à la médiathèque (voir mon avis sur le tome 1)

Le livre: Cent mille journées de prières, livre second de Michaël Sterckeman (dessins) et Loo Hui Phan (scénario), éditions Futuropolis, 2012, 112 pages, ISBN 9782754803809.

L’histoire: dans les années 1980, quelque part en France. Le canari et confident de Louis est mort, mais il continue à être l’intermédiaire qui lui permet de découvrir qui était son père. L’arrivée d’une famille cambodgienne amie de sa mère infirmière française avait entrouvert la porte de la révélation. Ayant interprété des éléments lacunaires, l’enfant craignait que son père, chirurgien, n’ait fait partie des bourreaux. Il va enfin découvrir sa « véritable » histoire…

Mon avis: comme dans le tome 1, le canari (enfin le cadavre du canari) est le médiateur indispensable entre la mère qui a enfoui un lourd secret et l’enfant qui a besoin de comprendre qui était son père. Chez lui (au cours d’une longue sieste agitée, transporté sur un champ de cendres), puis dans Phnom Penh aux heures sombres de 1975 et enfin par un retour des années plus tard au Cambodge (dans l’épilogue), le passé émerge peu à peu.  «Même avec cent mille journées de prières, on ne peut rien changer », dit le canari (page 77). Le dessin me plaît beaucoup, un dessin à la plume avec des fonds gris plus ou moins foncés qui délimitent les cases. Si j’avais regretté la non traduction des caractères khmers dans le premier tome, ici, les phrases censées être dans cette langue sont écrites en français mais avec une graphie qui fait bien comprendre que l’on change de langue (dans l’épilogue en particulier). Un album à découvrir! Les deux tomes sont un peu différents dans leur approche d’un même thème, sans doute la scénariste a-t-elle évolué en même temps qu’elle avançait dans cette histoire (personnelle?).

Pour aller plus loin sur l’histoire du Cambodge, voir aussi:

L’eau et la terre, Cambodge, 1975-1979 et Lendemains de cendres, Cambodge, 1979-1993, de Séra

Cent mille journées de prières de Michaël Sterckeman et Loo Hui Phang, tome 1 et tome 2

L’année du Lièvre de Tian, tome 1, Au revoir Phnom Penh, tome 2, Ne vous inquiétez pas

L’élimination de Rithy Panh

Kampuchéa de Patrick Deville.

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