Sang chaud, nerfs d’acier, de Arto Paasilinna

Couverture de Sang chaud, nerfs d'acier, de Arto Paasilinna

pioche-en-bib.jpgJ’ai beaucoup lu de livres d’Arto Paasilinna … avant d’ouvrir ce blog… mon préféré reste le Lièvre de Vatanen. Quand Zazimuth a parlé de ce titre paru il y a un peu plus d’un an, je me suis précipitée pour l’emprunter à médiathèque.

Le livre : Sang chaud, nerfs d’acier de Arto Paasilinna, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, collection Et d’ailleurs, éditions Denoël, 2010, 215 pages, ISBN 9782207261927.

L’histoire : automne 1917, dans la baie de Botnie en Finlande. Linnea Lindeman, chasseuse de phoques, pêcheuse de harengs, matrone expérimentée à défaut d’avoir eu une formation de sage-femme, a une vision : Antti Kokkoluoto naîtra en janvier prochain (le sixième de sa fratrie) et vivra jusqu’en 1990. Après l’accouchement, Antti grandit, son père, Tuomas, est commerçant, sa mère Hanna pêche… et trafique avec lui, alors qu’il est encore enfant, de l’alcool de contrebande. Quand il grandit et devient adolescent, c’est avec son père qu’il pratique ce trafic, est formé au commerce: son père, qui a quelques fonds, profite de la crise de 1929 pour acheter à bas prix toutes sortes de marchandises (y compris des fermes, des moissonneuses, etc.) qu’il réussit à revendre avec un bon bénéfice. Puis c’est la montée du fascisme, la famille, qui aide les pauvres parfois (par intérêt plus que par conviction) est classée parmi les communistes, Tuomas et son père échappent de peu à un enlèvement, s’entraînent bientôt au tir sur un de leurs terrains… jusqu’à ce qu’éclate la Seconde guerre mondiale, terrible.

Mon avis : dans un style léger et plein d’humour, Arto Paasilinna revisite l’histoire du 20e siècle de la Finlande et notamment sa résistance à la grande Russie voisine, qui a failli la ré-annexer après la Révolution d’Octobre, puis la seconde guerre mondiale terrible, faute de préparation des finnois, inféodés aux nazis. Le tout avec la débrouille et l’ingéniosité d’une famille qui vit d’abord de pêche et d’un petit commerce de proximité, le fils devant lui aussi faire son trou en commençant comme docker (et en finissant chef d’une grande entreprise portuaire). Les quarante années suivantes (des années 1950 au jour fixé pour sa mort par la prédiction) sont traitées plus rapidement. J’ai dévoré ce livre!

logo tour du monde en lecture Ce livre entre dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre de la Finlande.

2 réflexions au sujet de « Sang chaud, nerfs d’acier, de Arto Paasilinna »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *