Meurtre à l’université de Batya Gour

Meurtre à l'université, de Batya Gour Le livre : Meurtre à l’université de Batya Gour, Folio policier n° 455, 443 pages, ISBN 978-2-07-033921-1. Batya Gour était une auteure israëlienne, décédée en 2005.

L’histoire : le livre s’ouvre par un étrange séminaire de poésie à l’université hébraïque de Jérusalem. Ido Doudaï, étudiant en thèse qui rentre d’un mois d’études aux États-Unis, « tue le père », c’est-à-dire critique violemment son directeur de thèse, Tirosh, et un poète soviétique mort en camp, qu’il avait fait connaître, Ferber. Le problème, c’est que pendant le week-end suivant, Doudaï meurt au cours d’un stage de plongée (l’air de sa bouteille a été replacé par du monoxyde d’azote), et Tirosh est retrouvé la tête explosée à coups de statuette dans son bureau. Quand en plus, on apprend que Tirosh était un coureur de jupon et avait trompé Doudaï avec sa jeune épouse pendant son absence, que lors de son stage, Doudaï avait rencontré un autre professeur de l’université en congé d’un an aux États-Unis et rentré à Jérusalem pendant le même week-end, le commissaire Michaël Ohayon ne manque pas de pistes…

Mon avis : un polar bien ficelé. Avec cependant une absente de marque : la Palestine… Il n’y a guère qu’un balayeur arabe, un soupçon d’attentat parce que Tirosh était militant de La Paix maintenant (comme Amos Oz, l’auteur dont je vous a parlé de Une histoire d’amour et de ténèbre. En plus, ce livre est plein de références en arrière-plan : Samuel Yosef Agnon, prix Nobel de littérature en 1966, dont Amos Oz parle aussi beaucoup dans son livre, mais dont je n’ai pas trouvé de livre chez mon libraire, grrrr…., mais seulement six de ses livres ont semble-t-il été traduits en français), la musique de Janacek avec une œuvre que je ne pense pas avoir entendue, la messe glagolithique (celle là existe dans plusieurs enregistrements, je devrais pouvoir trouver, surtout que j’aime bien sa musique), etc.

Cela me donne envie de lire la série, si j’ai bien compris tous des enquêtes du commissaire Michaël Ohayon, en la reprenant dans l’ordre :

3 réflexions au sujet de « Meurtre à l’université de Batya Gour »

  1. ubucatpatch

    je dois aller à la bibliothèque demain pour refaire le plein de polars …………….  et je note

    je ne connais pas l’auteur et j’aime aller visiter et découvrir d’autres cultures à travers les polars , bien plus faciles pour mon neurone !!!!!!!

    merciiiiiiiiiiiiiiiiiii

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    1. Véronique D

      C’est une super idée! Je dois avoir dans une boîte des tas de papier de ce genre, que je gardais au cas où… Pour Hunger, c’est vraiment très violent. La bande annonce ne rend pas compte du tout de cet aspect du film… mais c’est aussi une réalité de la lutte contre l’IRA particulièrement inhumaine et contraire aux droits de l’Homme sous Thatcher. Home, d’où je sors, est l’exact inverse… trop mièvre je trouve.

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