A part deux week-end à Mouchin, en octobre 2013 et janvier 2014, je ne suis guère sortie de chez moi ces derniers mois… Après avoir longuement hésité (serai-je capable de changer plusieurs fois de train? pas trop fatiguée?), j’ai décidé de répondre favorablement à l’invitation de Marlie, et je suis allée passer le pont du 1er mai à Nans-sous-Sainte-Anne, dans le Doubs, pour le 7e salon Les aiguilles se mettent au vert. Je n’ai pas encore fini de vous dévoiler les diverses étapes de la confection de mon torchon pour le concours d’idées 2014,organisé autour du torchon ancien d’Irénée Gerriet (la première photographie, à gauche l’original et à droite la réplique brodée par Mady) Je ne vous montrerai pas les vues rapprochées qui vous permettraient de l’identifier! Encore merci à Marlie, Mady, Hélène, François, Alain, sans oublier M. Geere (Francis, pas Richard, LOL!), mon logeur anglais, et tous ceux, bénévoles, visiteurs et exposants, avec qui j’ai pu échanger tout au long de ces quatre jours! Je suis rentrée fatiguée (merci au réveil du portable, qui m’a réveillé à quelques kilomètres de Poitiers), mais contente de cette escapade!
A vos aiguilles, le concours d’idées 2015 est déjà lancé, autour du marquoir d’Artémise que vous aviez aperçu sur ce blog en 2012 à Gigny-sur-Suran! Tous les renseignements sont chez Marlie, et je vous en reparle très vite!
Arrivée donc sous la pluie et dans la brume… qui s’est poursuivie le samedi, quoique à la vue du reportage de France 3 (réalisé samedi, mais avec une partie des images prises quelques jours plus tôt), on pourrait croire qu’il a fait beau!
Du coup, les bénévoles avaient protégé l’ombrelle en dentelle de cette fontaine décorée…
… mais présentée au public dès le samedi.
Les autres fontaines étaient tout aussi décorées!
Vendredi, angoisse pour Marlie, est-ce que la grande lessive (81 torchons) tiendra sur les fils mis en place par ces messieurs???
Révélation samedi matin (9h32, selon mon appareil photo), tout devrait rentrer! Et il pleut, il fait froid, mais les premiers visiteurs seront là dès 10h!
Et dimanche matin (ils ont été enlevés pour la nuit), ça tient encore, dans un autre ordre! Le soleil est revenu (si, si) mais il fait frisquet (5° à 9h) avec une bise froide qui fait de temps à autre vriller les torchons sur leurs fils…
Avant l’ouverture, quelques exposants (Marie-Thérèse Saint-Aubin/MTSA à gauche, fidèle de Nans, qu’elle a même « grillé », voir mon interprétation) avaient profité du calme pour faire un petit tour de cloître, tandis que Sabine Divoux Gaunet (à droite) termine d’installer son stand avec ses torchons brodés au fil des saisons et ses tricoboules…
Partout dans le village (ici samedi), les torchons décorés au pochoir par les habitants de Nans et les ballons guident les visiteurs vers les différents lieux qui accueillent les visiteurs: exposition dans la petite bibliothèque, prieuré, salle de convivialité, granges, théâtre des sources, garage… une vraie invasion!
A suivre pour mes achats… modérés, si, si, et d’autres photographies prises au cours du salon. Et j’ai aussi rapporté quelques photographies de Salins-les-Bains (entre deux averses!).
J’ai choisi aujourd’hui de vous présenter le monument aux morts de 1914-1918, du souvenir français et de la ville de Metz car il a connu une histoire liée aussi à la seconde guerre mondiale (pour cette dernière, revoir le monument en
A l’origine, ce monument,
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, dès 1940, les Allemands suppriment les reliefs sculptés pour ne conserver que l’allégorie féminine et le soldat mort. Cette carte postale porte pour légende « Metz, das Deutsche Denkmal » (le monument allemand) et sur la stèle martelée, on peut lire l’inscription en lettres gothiques qui a remplacé les bas reliefs: « Sie starben für das Reich » (ils sont morts pour l’Empire).
L’inscription allemande a été enlevée dès la fin de la guerre. Le monument ne conserve que le groupe sculpté central composé d’une mère et d’un soldat mort. Une figuration très allégorique du deuil, avec la mère représentée assise, pieds nus et habillée d’une longue robe drapée à l’Antique. Elle porte sur ses genoux le soldat figuré nu, tête et pieds en appui sur les massifs qui l’encadrent. Sans uniforme, impossible de savoir que ce soldat a combattu dans les rangs allemands, puisque la Moselle était allemande depuis 1871.
L’inscription qui a été ajoutée à la base du socle est désormais « Aux morts de la guerre », sans préciser laquelle… En bas à droite, il reste toujours l’inscription d’origine « érigé par le Souvenir français ».
Voici un détail des têtes de la mère, avec les cheveux tressés ramenés sur le front, et du soldat mort.
Mon torchon était bien arrivé pour le 
Revoir les étapes du torchon :
Après l’exposition
Après le
Et voilà le résultat d’ensemble, cette troisième page me plaît bien! Je vais pouvoir attaquer la double page suivante, au milieu du « livre ».
Les poupées : le
Page 1 :
Page 2 : le
Pages 4 et 5: le
Page 6: le
Pages 3 à 6: l’
Les poupées: le
Dans le cimetière de Chilvert au sud de Poitiers se trouve un carré militaire dominé par une République (dont je vous parlerai une autre fois) et le monument commémoratif du réseau Louis Renard…
Comme le proclame l’inscription principale: « A la mémoire des 52 agents / du réseau Louis Renard / morts pour la France ».
Sur la grande dalle sont posées 11 plaques commémoratives avec les dates de naissance et de décès (décapités le 3 déc. 1943, sauf pour le chanoine Georges Duret, décédé le 23 mai 1943). Au fond et de gauche à droite: Jacques Moreau, Paul Préaux, Aimé Lambert, Clément Péruchon, Jacques Levrault. Au premier rang et de gauche à droite: Théodore Lefèvre, Louis Cartan, Louis Renard, Louis Toussaint, Pierre Pestureau, Georges Duret. Le
Comme
Place Bellecour à Lyon, il n’y a pas que la
Il porte la signature du sculpteur lyonnais Georges Salendre (
Le monument, surnommé « le Veilleur de pierre », se compose au premier plan d’un grand personnage masculin représenté debout, nu et s’appuyant sur un grand bouclier triangulaire frappé de la croix de Lorraine et du bonnet phrygien.
A l’arrière de la sculpture, dans le pan coupé du mur, sous une frise composée de croix de Lorraine et de bonnets phrygiens, une plaque donne le nom des jeunes abattus (« Albert Chambonnet / Pierre Chirat / Gilbert Dru / Léon Pfeiffer / René Bernard / 27 juillet 1944 »), une exhortation aux passants (« passant va dire au monde / qu’ils sont morts / pour la liberté ») et une longue liste de lieux d’arrestation dans le Rhône, de camps d’internement en France et de camps de concentration partout en Europe. Les cinq fusillés avaient été arrêtés et détenus avant l’attentat et n’en sont donc pas les auteurs.
Pas d’inquiétude… Le salon de
Revoir les étapes du torchon :
Un livre acheté à la librairie BD
Mon avis: extra!!! L’objet en lui-même est un petit bijou (à prix très raisonnable: 25€), à parcourir soit d’une seule vision (déplié en entier, cela fait les deux tiers de la largeur de mon appartement, illustration ci contre dans les deux sens!), soit en dépliant l’accordéon au fur et à mesure, ou par plusieurs morceaux. Le dessin à la plume foisonne de détails, et sans les textes intéressants mais qui « encombrent » parfois les albums de 