Nans 2014, ma visite au salon!

Le torchon d'Irénée Gerriet, original et réplique par MadyA part deux week-end à Mouchin, en octobre 2013 et janvier 2014, je ne suis guère sortie de chez moi ces derniers mois… Après avoir longuement hésité (serai-je capable de changer plusieurs fois de train? pas trop fatiguée?), j’ai décidé de répondre favorablement à l’invitation de Marlie, et je suis allée passer le pont du 1er mai à Nans-sous-Sainte-Anne, dans le Doubs, pour le 7e salon Les aiguilles se mettent au vert. Je n’ai pas encore fini de vous dévoiler les diverses étapes de la confection de mon torchon pour le  concours d’idées 2014,organisé autour du torchon ancien d’Irénée Gerriet (la première photographie, à gauche l’original et à droite la réplique brodée par Mady) Je ne vous montrerai pas les vues rapprochées qui vous permettraient de l’identifier! Encore merci à Marlie, Mady, Hélène, François, Alain, sans oublier M. Geere (Francis, pas Richard, LOL!), mon logeur anglais, et tous ceux, bénévoles, visiteurs et exposants, avec qui j’ai pu échanger tout au long de ces quatre jours! Je suis rentrée fatiguée (merci au réveil du portable, qui m’a réveillé à quelques kilomètres de Poitiers), mais contente de cette escapade!

Gigny-sur-Suran, exposition autour du fil 2012, 3, marquoir de 1867A vos aiguilles, le concours d’idées 2015 est déjà lancé, autour du  marquoir d’Artémise que vous aviez aperçu sur ce blog en 2012 à Gigny-sur-Suran! Tous les renseignements sont chez Marlie, et je vous en reparle très vite!

Nans-sous-Sainte-Anne 2014, pré derrière le prieuré et reculées dans la brumeArrivée donc sous la pluie et dans la brume… qui s’est poursuivie le samedi, quoique à la vue du reportage de France 3 (réalisé samedi, mais avec une partie des images prises quelques jours plus tôt), on pourrait croire qu’il a fait beau!

Nans-sous-Sainte-Anne 2014, fontaine décorée avec protection de l'ombrelleDu coup, les bénévoles avaient protégé l’ombrelle en dentelle de cette fontaine décorée…

Nans-sous-Sainte-Anne 2014, fontaine décorée avec l'ombrelle, découverte et détail… mais présentée au public dès le samedi.

Nans-sous-Sainte-Anne 2014, deux fontaines décoréesLes autres fontaines étaient tout aussi décorées!

Nans-sous-Sainte-Anne 2014, cloître du prieuré avant installation des torchonsVendredi, angoisse pour Marlie, est-ce que la grande lessive (81 torchons) tiendra sur les fils mis en place par ces messieurs???

Nans-sous-Sainte-Anne 2014, cloître du prieuré, torchons en cours d'installation le samedi matinRévélation samedi matin (9h32, selon mon appareil photo), tout devrait rentrer! Et il pleut, il fait froid, mais les premiers visiteurs seront là dès 10h!

Nans-sous-Sainte-Anne 2014, cloître du prieuré, torchons en place le dimanche matinEt dimanche matin (ils ont été enlevés pour la nuit), ça tient encore, dans un autre ordre! Le soleil est revenu (si, si) mais il fait frisquet (5° à 9h) avec une bise froide qui fait de temps à autre vriller les torchons sur leurs fils…

Nans-sous-Sainte-Anne 2014, cloître du prieuré, torchonsplace le dimanche matin, installation de Sabine Divoux Gaunet et visite de MTSAAvant l’ouverture, quelques exposants (Marie-Thérèse Saint-Aubin/MTSA à gauche, fidèle de Nans, qu’elle a même « grillé », voir mon interprétation) avaient profité du calme pour faire un petit tour de cloître, tandis que Sabine Divoux Gaunet (à droite) termine d’installer son stand avec ses torchons brodés au fil des saisons et ses tricoboules…

Nans-sous-Sainte-Anne 2014, exposition dans la petite bibliothèque, mairie et torchons au pochoirPartout dans le village (ici samedi), les torchons décorés au pochoir par les habitants de Nans et les ballons guident les visiteurs vers les différents lieux qui accueillent les visiteurs: exposition dans la petite bibliothèque, prieuré, salle de convivialité, granges, théâtre des sources, garage… une vraie invasion!

A suivre pour mes achats… modérés, si, si, et d’autres photographies prises au cours du salon. Et j’ai aussi rapporté quelques photographies de Salins-les-Bains (entre deux averses!).

Le monument aux morts de 1914-1918 de Metz

Metz, le monument aux morts de 1914-1918, au milieu des travaux en 2012J’ai choisi aujourd’hui de vous présenter le monument aux morts de 1914-1918, du souvenir français et de la ville de Metz car il a connu une histoire liée aussi à la seconde guerre mondiale (pour cette dernière, revoir le monument en hommage aux Hommes de fer). Il se trouve square Gallieni, près de la Porte serpenoise… et était, au moment de mes photographies en août 2012, noyé au milieu de travaux.

Metz, le monument aux morts de 1914-1918, carte postale des années 1930A l’origine, ce monument, inauguré en 1935, célébrait la réunification de l’Alsace et de la Lorraine (en fait de la Moselle) à la France en 1918. Il est l’œuvre du sculpteur Paul [François] Niclausse (Metz, 1879 – Paris en 1958) et non Paul Miclaux comme indiqué en légende de la carte postale. Du même Paul Niclausse, je dois avoir quelque part les photographies de l’Orpheline, présentée dans le parc Tassart à Cahors et le buste d’Albert Ier roi des Belges à Metz. Outre les personnages centraux, le monument comportait à l’origine un relief central dominant le groupe sculpté, avec une représentation allégorique de la famille laissée par le soldat envoyé au front: une mère portant son nourrisson dans les bras, encadrée par les grands-parents. Sur les côtés prenaient place deux reliefs représentant chacun un Poilu.

Le sculpteur Niclausse a donc ajouté trois hauts-reliefs : deux montrent les libérateurs de la ville, en uniforme de poilus, et l’autre une scène de famille, représentant les femmes, les vieillards, un bébé, toutes les victimes civiles de la guerre. Si l’énorme pietà est figée, le relief de la famille – les parents, l’épouse et l’enfant qui ont perdu un être cher – est criant de détresse. – See more at: http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=643#sthash.f8I3w36j.dpuf
Le sculpteur Niclausse a donc ajouté trois hauts-reliefs : deux montrent les libérateurs de la ville, en uniforme de poilus, et l’autre une scène de famille, représentant les femmes, les vieillards, un bébé, toutes les victimes civiles de la guerre. Si l’énorme pietà est figée, le relief de la famille – les parents, l’épouse et l’enfant qui ont perdu un être cher – est criant de détresse. – See more at: http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=643#sthash.f8I3w36j.dpuf

Metz, le monument aux morts de 1914-1918, carte postale pendant la Deuxième guerre mondialePendant la Deuxième Guerre mondiale, dès 1940, les Allemands suppriment les reliefs sculptés pour ne conserver que l’allégorie féminine et le soldat mort. Cette carte postale porte pour légende « Metz, das Deutsche Denkmal » (le monument allemand) et sur la stèle martelée, on peut lire l’inscription en lettres gothiques qui a remplacé les bas reliefs: « Sie starben für das Reich » (ils sont morts pour l’Empire).

Metz, le monument aux morts de 1914-1918, en 2012, de face et de trois quartsL’inscription allemande a été enlevée dès la fin de la guerre. Le monument ne conserve que le groupe sculpté central composé d’une mère et d’un soldat mort. Une figuration très allégorique du deuil, avec la mère représentée assise, pieds nus et habillée d’une longue robe drapée à l’Antique. Elle porte sur ses genoux le soldat figuré nu, tête et pieds en appui sur les massifs qui l’encadrent. Sans uniforme, impossible de savoir que ce soldat a combattu dans les rangs allemands, puisque la Moselle était allemande depuis 1871.

Metz, le monument aux morts de 1914-1918, inscriptionL’inscription qui a été ajoutée à la base du socle est désormais « Aux morts de la guerre », sans préciser laquelle… En bas à droite, il reste toujours l’inscription d’origine « érigé par le Souvenir français ».

Metz, le monument aux morts de 1914-1918, détail des têtes de l'allégorie féminine et du soldatVoici un détail des têtes de la mère, avec les cheveux tressés ramenés sur le front, et du soldat mort.

Voir aussi l’histoire compliquée du monument au Poilu libérateur de la Moselle, également à Metz

Photographies d’août 2012.

Nans 2014, 17, rêve de roses

Nans 2014, étape 17, rêve de rosesMon torchon était bien arrivé pour le concours d’idées 2014, je continue à vous montrer mon avancée pas à pas avec des articles programmés! Après le petit couple, j’ai terminé la grille Rêve de roses, de Rachida Collewette pour 123 Citrouille, paru dans Mains et merveilles n° 90, mai/juin 2012. J’ai surtout changé la couleur du texte pour utiliser la soie d’Alger rouge… Motif de 11 cm de large et 10 cm de haut.

Affiche pour le salon de Nans 2014Aventure à suivre jusqu’au salon de Nans-sous-Sainte-Anne 2014, les 3 et 4 mai prochains, et au delà (articles programmés), pour le concours d’idées 2014. Vous trouverez chez Marlie un feuilleton autour de l’histoire du beau torchon ancien d’Irénée Gerriet. J’ai déjà participé à ce concours en 2011 avec un motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments, en 2012 avec des vaches rouges, en 2013 ma prairie fleurie, et aussi brodé le village de Nans-sous-Sainte-Anne sur une grille de Marie-Thérèse Saint-Aubin/MTSA.

Nans 2014, l'ensemble jusqu'à l'étape 17Revoir les étapes du torchon :

– le torchon brut

– la couture, pour ramener ses coutures à 53 sur 80 cm

– l’école sur une grille de Raquel Blasco trouvée dans Mains et merveilles n° 98, rêves d’automne, septembre/octobre 2013: le début avec enfants et chats, les autres enfants, l’école, les arbres et le banc

– Adorise, avec des lettres tirées de la grille l’atelier de couture de Pic et Pic et Petits points, parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le cadre sur une grille de Toute une vie à broder de Sophie Delaborde et Sylvie Castellano

– le lustre (Pampilles et cristal), grille d’Histoires de lin et parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le centre, la partie gauche, le lustre terminé.

– Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny : le laboureur et le semeur (grilles de Christiane Vo-Ha),  la cuve à fouler et les vendangeurs (grille de Marie-Jeanne Lambert)

– Rêve de roses, grille de Rachida Collewette pour 123 Citrouille, parue dans Mains et merveilles n° 90, mai/juin 2012: le petit couple, l’ensemble

Le convoi du 24 janvier de Charlotte Delbo

Logo de pioché en bibliothèqueCouverture de Le convoi du 24 janvier de Charlotte DelboAprès l’exposition Autour de Charlotte Delbo à Poitiers et la lecture de Aucun de nous ne reviendra, j’ai choisi de poursuivre la découverte de Charlotte Delbo avec Le convoi du 24 janvier, trouvé à la médiathèque [depuis, j’ai aussi lu La mémoire et les jours, la suite en fin d’article].

Le livre: Le convoi du 24 janvier de Charlotte Delbo, éditions de Minuit, 1965, 303 pages, ISBN 2707316385.

La quatrième de couverture:

 » Venues de toutes les régions de France et de tous les horizons politiques, issues de toutes les couches sociales, représentant toutes les professions, d’âges mêlés mais où dominait la jeunesse, deux cent trente femmes quittaient Compiègne pour Auschwitz, à trois jours et trois nuits de train dans les wagons à bestiaux verrouillés, le 24 janvier 1943.
Sur deux cent trente, quarante-neuf reviendraient, et plus mortes que vives.
La majorité d’entre elles étaient des combattantes de la Résistance, auxquelles était mêlée la proportion habituelle de “ droit commun ” et d’erreurs judiciaires.
Nous disons “ proportion habituelle ” parce qu’il est apparu que deux cent trente individus constituaient un échantillon sociologique, de sorte que ce livre donne une image de tous les convois de déportés, montre tous les aspects de la lutte clandestine et de l’occupation, toutes les souffrances de la déportation. »

Mon avis: le livre s’organise en trois parties, une introduction d’une vingtaine de pages sur les conditions de l’arrestation, l’histoire reconstituée des 229 femmes du convoi (et un bref paragraphe sur la dernière, restée anonyme), et enfin des documents et des statistiques. Plusieurs amies rescapées ont aidé C. Delbo à reconstituer toutes ces histoires, qui s’accompagnait aussi d’un récolement avec les photographies anthropométriques faites à l’arrivée à Auschwitz-Birkenau (elles étaient présentées dans l’exposition Autour de Charlotte Delbo). Chacune des déportées, majoritairement des résistantes communistes, suivies des gaulistes, quelques femmes qui n’avaient rien fait et même deux délatrices. A Charlotte Dudach, Charlotte Delbo raconte son parcours à la première personne, elle qui est revenue en France en septembre 1941 alors qu’elle était en tournée en Argentine avec Louis Jouvet. Les parcours de ces 230 femmes, dont 49 sont revenues, sont variés, toutes se sont retrouvées au fort de Romainville, parties de Compiègne, destination Birkenau (et Auschwitz à 2 km pour l’anthropométrie), la quarantaine, les kommandos (sections de travail), le revier (Krankenrevier / quartier des malades, pour celles qui sont incapables de tenir debout avec le typhus, les œdèmes, etc.) dont l’on ressort assez rarement vivante, le block 25 de celles qui sont « sélectionnées » (pour la chambre à gaz), les appels interminables, une terrible course en février 1943, les coups, et pour celles qui survivront (Marie-Claude Vaillant-Couturier, Maria-Elisa Normann, une ingénieure chimiste amie de France Bloch-Sérazin, Geneviève Pakula, la mère de Claude Pauquet, etc.), nouvelle quarantaine, assouplissement des conditions d’internement à Rajsko (chauffage, pas d’appel interminable, quelques lettres et colis), puis évacuation avec des parcours qui vont les mener, selon les cas, à Ravensbrück, Mauthausen, les mines de sel de Beendorf, et pour certaines la mort dans des bombardements en déblayant des voies ferrées ou dans les bateaux de Lübeck. Elle parle aussi du difficile retour, les maladies et la fatigue récurrente, la difficulté à se faire reconnaître comme déportée résistante et pas comme victime civile, le manque de reconnaissance de la Nation, les pensions dérisoires. Reconstituer tous ces parcours a été un énorme travail pour Charlotte Delbo et ses amies, Hélène Bolleau, Cécile (Christiane Charua) et Lulu Thévenin (Geneviève Pakula a parlé de ces dernières dans Convoi vers l’est et souligné leur rôle dès le fort de Romainville), Madeleine Doiret, Hélène Fournier, Gilberte Tamisé, Marie-Elisa Nordmann, Hélène Avenin, Olga Wormser, pour établir un livre qui est un grand mémorial de ce convoi.

Pour aller plus loin:

Voir le site de l’Association « Les Amis de Charlotte Delbo »

Revoir mon article sur l’exposition Autour de Charlotte Delbo à Poitiers, les mots-clefs ci-dessous et notamment ceux sur les camps de concentration, et plus largement sur la deuxième guerre mondiale… Revoir aussi L’empereur d’Atlantis, un opéra écrit dans un camp de concentration de Terezin, écrit par Viktor Ullmann avec un livret de Peter Kien, et de nombreux liens dans mon article sur Parce que j’étais peintre de Christophe Cognet, sur la peinture dans les camps de concentration.

Quelques pistes de lecture:

– Le convoi du 24 janvier, La mémoire et les jours, Aucun de nous ne reviendra, Une connaissance inutile, Mesure de nos jours, de Charlotte Delbo

– Maus, de Art Spiegelman, tome 1 : mon père saigne l’histoire, et tome 2 : Et c’est là que mes ennuis ont commencé, témoignage en bande dessinée sur la déportation de ses parents

– Le wagon d’Arnaud Rykner, histoire d’un convoi parti de Compiègne pour Dachau

– La vie en sourdine de David Lodge, roman où il aborde un voyage à Auschwitz-Birkenau

Le haricot magique, 15, page 3, les tonneaux et l’assemblage

Haricot magique, la page 3, détail des tonneaux et des légumesAprès le paysage et le montage des étals des marchands et du stand de tissus et les légumes, j’ai commencé par fixer les marchands… Puis j’ai ouvert un atelier de tonnellerie (démonstration par Franck Doré, voir en fin d’article)… Euh, des chutes de tissu orange à aspect velours et de simili cuir marron foncé ont fait l’affaire, oups, le patron du fond n’avait pas le bon diamètre, mais cette fois, je me suis prudemment avancée, en mesurant le diamètre de l’ovale pour ajuster la largeur du « tonneau ». Ensuite, rembourrage et fixation aux point invisibles. Puis j’ai fixé les fruits (en ajoutant les feuilles aux pommes) et légumes. Il manquait le patron de la corbeille des aubergines, faites en languettes de feutrine sur la photo quand on regarde de près. J’ai bidouillé une sorte de « nid » en tissu, avec un peu de rembourrage.

Haricot magique, la page 3 terminéeEt voilà le résultat d’ensemble, cette troisième page me plaît bien! Je vais pouvoir attaquer la double page suivante, au milieu du « livre ».

Et dans un autre genre, vous pouvez aussi revoir ma dînette au tricot: l’ananas, la banane, la pastèque, le trognon de pomme, le petit pois, le poireau, le panais, l’aubergine, le poivron, la figue, la tomate , le chou-fleur et les cerises.

Page de 40 sur 40 cm.

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Et pour ceux qui veulent changer de la couture, voici la vidéo de l’atelier de tonnellerie

Le monument au réseau Louis Renard, cimetière de Chilvert à Poitiers

Le monument au réseau Louis Renard, cimetière de Chilvert à PoitiersDans le cimetière de Chilvert au sud de Poitiers se trouve un carré militaire dominé par une République (dont je vous parlerai une autre fois) et le monument commémoratif du réseau Louis Renard…

Le monument au réseau Louis Renard, cimetière de Chilvert à Poitiers, inscriptionComme le proclame l’inscription principale: « A la mémoire des 52 agents / du réseau Louis Renard / morts pour la France ».

Le monument au réseau Louis Renard, cimetière de Chilvert à Poitiers, les stèlesSur la grande dalle sont posées 11 plaques commémoratives avec les dates de naissance et de décès (décapités le 3 déc. 1943, sauf pour le chanoine Georges Duret, décédé le 23 mai 1943). Au fond et de gauche à droite: Jacques Moreau, Paul Préaux, Aimé Lambert, Clément Péruchon, Jacques Levrault. Au premier rang et de gauche à droite: Théodore Lefèvre, Louis Cartan, Louis Renard, Louis Toussaint, Pierre Pestureau, Georges Duret. Le VRID / Vienne, Résistance, Internement, Déportation consacre une série d’articles au réseau Louis Renard. Louis Renard avait fondé son réseau dès août 1940. Le réseau complet se composait de 72 agents P1, 92 agents P2 et 10 occasionnels. Devenu chef de chef de l’Armée Volontaire du Poitou, Louis Renard est arrêté le 30 août 1942 (les premières arrestations avaient commencé le 27 à Niort et à Poitiers et se sont poursuivies les semaines suivantes), transféré à Fresnes le 12 février 1943 avec 29 hommes de son réseau. Ils sont déportés le 18 février à Trèves puis le lendemain au camp de Hinzert (Louis Bordas et Joseph Riedinger y meurent sous les coups). Ils sont transférés le 19 avril à Wolfenbüttel, où ils sont jugés. Dix (voir plus haut) sont condamnés à mort le 13 octobre 1943 et seront guillotinés le 3 décembre 1943. Les derniers survivants du groupe (voir leurs noms sur le site du VRID) sont déportés à Gross Rosen et affectés au kommando de Kletendorf. Transférés à Dachau, les rares survivants sont libérés le 29 avril 1945. Parmi ceux qui sont morts en déportation se trouvent Raymond Charpentier, qui avait aidé Marthe Cohn et sa famille, et Gaston Hulin, député de 1924 à 1928 et de 1932 à 1936, sous-secrétaire d’État à la Guerre du 31 janvier au 3 juillet 1933 (clic sur biographie pour développer sa fiche sur le site de l’assemblée nationale).

D’autres membres du réseau ont été fusillés sur la butte de Biard: le monument a été déplacé l’année dernière de quelques dizaines de mètres pour permettre le passage de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, il faut que j’aille refaire des photographies. Au total, 52 membres de sont réseau sont morts pour la France.

Pour aller plus loin:

Voir le livre de Jean-Henri Calmon, La Chute du réseau Renard, Poitiers 1942. Le SS, le Préfet et le Résistant, Geste éditions, 2013.

Il y a d’autres monuments commémoratifs à Poitiers (université, gare, églises, carré militaire du cimetière de Chilvert, parc de la roseraie, monument de la déportation à Blossac, à la prison), je les réserve pour d’autres articles, j’ai aussi déjà parlé de ceux-ci:

Photographies d’août 2013.

Un M pour DMC

Un M pour DMCComme annoncé lundi, j’ai choisi de participer au concours pour entrer dans l’histoire de DMC. Les contraintes: DMC rouge 321, carré blanc ou écru de 15cm sur 15 et une initiale… J’ai choisi une toile blanche d’ameublement, légère (déjà beaucoup utilisée pour broder), et une initiale pas trop chargée en points, pour pouvoir la faire en deux étapes de 20 minutes maxi… Mon choix s’est porté sur une grille parue dans Les idées de Marianne, n° 123, septembre 2006. Un numéro qui m’a déjà beaucoup inspirée! Revoir:

Il me reste à repasser et envoyer cette initiale! Vite, date limite le 12 mai, mais si je la laisse traîner, je risque d’oublier!

Monument de la Résistance dit le Veilleur de pierre, place Bellecour à Lyon

Lyon, place Bellecour, Monument de la Résistance dit le Veilleur de pierre, par Georges SalendrePlace Bellecour à Lyon, il n’y a pas que la statue équestre de Louis XIV. A l’angle de la rue Gasparin, a été érigé en 1948 un monument dédié à cinq jeunes résistants (voir plus bas) fusillés par la Gestapo le 27 juillet 1944 à cet endroit où se trouvait le Moulin-à-vent, café-restaurant où un attentat avait été commis la veille sans faire de victime.

Lyon, place Bellecour, Monument de la Résistance dit le Veilleur de pierre, parsignatures de Georges Salendre et Thomas architecteIl porte la signature du sculpteur lyonnais Georges Salendre (Hautecourt-Romanèche, 1890 – Lyon, 1985) et de l’architecte Louis Thomas (Lyon, 1882 – Lyon, 1989): « G. Salendre sculpt. / L. Thomas arch. ». Je vous reparlerai de ce sculpteur notamment pour les sculptures de la poste, à l’opposé de la place.

Lyon, place Bellecour, Monument de la Résistance dit le Veilleur de pierre, par Georges Salendre, détail de la sculptureLe monument, surnommé « le Veilleur de pierre », se compose au premier plan d’un grand personnage masculin représenté debout, nu et s’appuyant sur un grand bouclier triangulaire frappé de la croix de Lorraine et du bonnet phrygien.

Lyon, place Bellecour, Monument de la Résistance dit le Veilleur de pierre, la niche mémorielleA l’arrière de la sculpture, dans le pan coupé du mur, sous une frise composée de croix de Lorraine et de bonnets phrygiens, une plaque donne le nom des jeunes abattus (« Albert Chambonnet / Pierre Chirat / Gilbert Dru / Léon Pfeiffer / René Bernard / 27 juillet 1944 »), une exhortation aux passants (« passant va dire au monde / qu’ils sont morts / pour la liberté ») et une longue liste de lieux d’arrestation dans le Rhône, de camps d’internement en France et de camps de concentration partout en Europe. Les cinq fusillés avaient été arrêtés et détenus avant l’attentat et n’en sont donc pas les auteurs.

Sur le site de l’INA, voir un extrait d’un reportage sur Georges Salendre (clic sur le lien pour la version complète, payante dans la boutique)

Nans 2014, 16, le début du rêve de roses

Nans 2014, étape 16, rêve de roses, le couplePas d’inquiétude… Le salon de Nans-sous-Sainte-Anne 2014 commence aujourd’hui (et se poursuivra demain), mais mon torchon est bien arrivé pour le concours d’idées 2014, je continue à vous montrer mon avancée pas à pas avec des articles programmés! J’ai poursuivi avec une grille de Rachida Collewette pour 123 Citrouille, Rêve de roses, paru dans Mains et merveilles n° 90, mai/juin 2012. J’ai commencé par le petit couple… Motif de 4 cm de large et 5 cm de haut.

Affiche pour le salon de Nans 2014Aventure à suivre jusqu’au salon de Nans-sous-Sainte-Anne 2014, les 3 et 4 mai prochains, et au delà (articles programmés), pour le concours d’idées 2014. Vous trouverez chez Marlie un feuilleton autour de l’histoire du beau torchon ancien d’Irénée Gerriet. J’ai déjà participé à ce concours en 2011 avec un motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments, en 2012 avec des vaches rouges, en 2013 ma prairie fleurie, et aussi brodé le village de Nans-sous-Sainte-Anne sur une grille de Marie-Thérèse Saint-Aubin/MTSA.

Nans 2014, l'ensemble jusqu'à l'étape 16Revoir les étapes du torchon :

– le torchon brut

– la couture, pour ramener ses coutures à 53 sur 80 cm

– l’école sur une grille de Raquel Blasco trouvée dans Mains et merveilles n° 98, rêves d’automne, septembre/octobre 2013: le début avec enfants et chats, les autres enfants, l’école, les arbres et le banc

– Adorise, avec des lettres tirées de la grille l’atelier de couture de Pic et Pic et Petits points, parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le cadre sur une grille de Toute une vie à broder de Sophie Delaborde et Sylvie Castellano

– le lustre (Pampilles et cristal), grille d’Histoires de lin et parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le centre, la partie gauche, le lustre terminé.

– Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny : le laboureur et le semeur (grilles de Christiane Vo-Ha),  la cuve à fouler et les vendangeurs (grille de Marie-Jeanne Lambert)

– Rêve de roses, grille de Rachida Collewette pour 123 Citrouille, parue dans Mains et merveilles n° 90, mai/juin 2012: le petit couple,

1er juillet 1916, de Joe Sacco

Couverture de La Grande Guerre, le premier jour de la bataille de la Somme, 1er juillet 1916, de Joe SaccoUn livre acheté à la librairie BD Bulles d’encre à Poitiers. Je vous ai déjà parlé des reportages de guerre de : Gaza 1956,  Palestine, une nation occupée, Goražde et Šoba.

Le livre: La Grande Guerre, le premier jour de la bataille de la Somme, 1er juillet 1916, de Joe Sacco (dessins et explications) et Adam Hochschild (contextualisation), éditions Futuropolis, 1 coffret, 2014, ISBN 9782754810296.

L’objet et l’histoire: le coffret rigide se compose d’une bande dessinée (au sens propre, dessin sans texte) de 7m de long pliée en accordéon et protégée par deux pages cartonnées rigides et d’un livret souple bilingue français/allemand comprenant:

– une introduction de Joe Sacco, qui explique pourquoi il s’est inspiré de la Tapisserie de Bayeux, et aussi de Manhattan Unfurled de Matteo Pericoli et pourquoi il a choisi de présenter cette journée du point de vue des Anglais

– une analyse de la journée du 1er juillet 1916 par l’historien Adam Hochschild, journée qui a fait 21000 morts (plus de 19000 morts sur le champ de bataille, les autres de leurs blessures) et 37000 blessés anglais

– une explication scène par scène, les légendes commençant alternativement par le texte français ou le texte allemand.

La Grande Guerre, le premier jour de la bataille de la Somme, 1er juillet 1916, de Joe Sacco, déplié dans mon appartementMon avis: extra!!! L’objet en lui-même est un petit bijou (à prix très raisonnable: 25€), à parcourir soit d’une seule vision (déplié en entier, cela fait les deux tiers de la largeur de mon appartement, illustration ci contre dans les deux sens!), soit en dépliant l’accordéon au fur et à mesure, ou par plusieurs morceaux. Le dessin à la plume foisonne de détails, et sans les textes intéressants mais qui « encombrent » parfois les albums de (revoir Gaza 1956, Goražde et Šoba). Je l’ai acheté il y a une quinzaine de jours et le regarde tous les jours, découvrant toujours de nouveaux détails! Le choix de changer d’échelle en fonction des besoins, comme sur la Tapisserie de Bayeux, est très efficace pour la narration (en images seules, je le rappelle). Les scènes se déplacent, de la chapelle de Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais) aux environs d’Albert (dans la Somme), au cœur de la bataille puis à l’évacuation des blessés. Du 1er au 18 novembre 1916, la bataille de la Somme a fait, toutes armées confondues, plus d’un million de victimes dont 442.000 morts ou disparus.

Pour aller plus loin,

– le projet sera présenté aux rencontres de la BD d’Amiens le 7 et 8 juin 2014 (j’espère qu’il le sera aussi à Angoulême en janvier 2015!)

-voir une conférence de Joe Sacco sur son projet de La grande guerre(en anglais/USA bien sûr)

– voir l’historial de la Grande Guerre à Péronne, au cœur des champs de bataille de la Somme

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