Peaux de tigre et de pouilleux… à Poitiers!

L'hôtel de ville de Niort, 4, le blason Après un colloque consacré à Michel Foucault (né à Poitiers) en 2012 et un sur le genre, Miroir d’Éros, en 2013 (dans lequel le dernier film de François Ozon que j’ai vu hier aurait eu toute sa place), le théâtre et auditorium / TAP et l’université de Poitiers récidivent en organisant du 12 au 16 novembre 2014 avec Peaux de tigre et de pouilleux. Du colonisé à l’étranger. Un titre qui peut paraître mystérieux mais qui renvoie à la une du journal pour l’inauguration de l’exposition coloniale de 1931. Colloque, films, spectacle, conférences se répartiront sur ces 4 jours, en partie gratuits (attention, il faut réserver sa place pour les conférences de Lilian Thuram – au nom de sa fondation pour l’éducation contre le racisme – et de Christiane Taubira – comme ministre de la Justice PS: elle sera finalement absente).

Ils reviendront en partie sur le thème des zoos humains, un sujet que j’avais abordé à l’occasion de Exhibitions, exposition au musée du quai Branly à Paris en 2012 et qui m’avait un peu laissée perplexe dans son traitement.

Pour ma part, j’irai sans doute voir l’exposition dans le hall du TAP (tirée en partie de Exhibitions si j’ai bien compris) et j’ai une place, dans le cadre de ma saison 2014-2015 au  théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, pour Exhibit B de Bett Bailey (en 12 tableaux humains), un spectacle qui fait polémique surtout lorsqu’il n’a pas été mis dans son contexte (faire réfléchir sur l’exposition d’êtres humains), interdit à Londres et qui fait l’objet de pétitions pour sa suspension à Paris. Je vous en reparle très vite. Le reste du programme est alléchant, mais en journée, je travaille (et oui, j’ai repris plus ou moins à plein temps) et le soir… je dors très tôt (mon cerveau réclame encore beaucoup de sommeil même si cela fait presque un an jour pour jour que j’ai été opérée d’un méningiome). Voir le programme complet sur le site de l’université de Poitiers.

Paris, le palais des colonies de l'exposition coloniale de 1931Pour rebondir, je vous parlerai samedi prochain de la cité de l’immigration et du palais des colonies créé pour l’exposition coloniale de 1931 (devenu musée des arts africains et océaniens puis cité de l’immigration, avec aquarium au sous-sol) aux portes de Vincennes.

Couverture de Cacaouettes et bananes, de Jean-Richard BlochParu dans les mêmes années (1929), le livre Cacaouettes [sic] et bananes, de l’intellectuel communiste Jean-Richard Bloch, m’a surprise il y a quelques semaines par ses positions sur les « bienfaits du colonialisme ».

Illustration en tête de cet article : les armoiries de l’hôtel de ville de Niort.

Sur le site de l’INA, voir ce petit film sur l’exposition coloniale de 1931 à Vincennes

Un coussin tricoté sur le thème du Canada

Pour accompagner avec la couverture en appliqué, j’avais aussi tricoté en 2004 un coussin avec le même thème de la feuille d’érable sur chaque face, en négatif l’une par rapport à l’autre. Je réédite l’article du 17 mars 2008 avec des photographies de 2010 récemment retrouvées sur un carte mémoire!

Le modèle : dans Marie-Claire Idées n° 54, septembre 2004, comme la couverture.

Les matériaux : de la laine Bergère de France (je ne sais plus en quelle qualité), rouge, en deux tons, rouge vif et bordeaux.

La réalisation : en suivant la grille jacquard.

Souvenirs de guerre d’un légionnaire suisse

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, couvertureMaryse a retrouvé un ouvrage dans la bibliothèque familiale, en parfait accord avec cette grosse semaine sur 1914-1918 sur mon blog. La parole à Maryse! J’ai ajouté un lien pour le Triptyque La Guerre / Der Krieg d’Otto Dix, conservé au musée de
Dresde, j’ai choisi la page en anglais avec une très intéressante vidéo en Allemand (possibilité de sous-titrage allemand, ça aide à comprendre pour ceux qui ont un allemand un peu rouillé, pour les autres, euh, je ne suis pas sûre que les images parlent complètement sans commentaire intelligible).

Souvenirs de Guerre d’un Légionnaire Suisse

Le 1er Mystérieux, par G.-Jean Reybaz

Paris, André Barry, 12, quai des Célestins, 1932. Ouvrage illustré de 33 compositions de HAUTOT, dont 9 hors-texte, et d’un frontispice reproduisant le crayon noir de STEINLEN: « Le Légionnaire ».

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, dédicaceCet ouvrage retrouvé dans la bibliothèque de mes parents lors du déménagement de leur maison m’a surpris tant par le sujet que par la dédicace de son auteur:
« A Monsieur
Marcel Métayer,
en témoignage de reconnaissance
et de vive sympathie.
G.-Jean Reybaz »
Livre tiré à 5300 exemplaires (celui-ci porte le numéro 3785)

Marcel Métayer était mon arrière-grand oncle (le beau-frère d’Adorise pour ceux/celles qui ont suivi les péripéties du torchon de Véronique qu’elle a présenté au concours de  Nans-sous-Sainte-Anne cette année!).
Donc cet auteur peu connu* a dû connaître cet oncle par le biais de l’armée celui-ci étant gendarme. Supposition!

Ce livre, aussi inconnu que son auteur, vaut essentiellement par les gravures qui l’illustrent.
Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec tombes en bord de routeLes gravures hors-texte sont de belle facture et font penser à Otto Dix (Untermhaus, 1891 – Singen, 1969), peintre allemand associé au mouvement expressionniste qui a vu certaines de ses œuvres détruites par les nazis qui considéraient que c’était un « art dégénéré ». Ses eaux-fortes ont dû inspirer Georges Hautot (Colombes, 1887 – La Ferté-Allais, 1963), journaliste, caricaturiste et illustrateur de cet ouvrage, j’y reviendrai en détail dans un autre article, auteur d’affiches en général (et d’affiches de propagande, pendant la guerre, en particulier), etc.

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec soldats serrésL’histoire est un témoignage de ce soldat suisse d’origine qui s’est engagé dans la Légion étrangère lors la guerre 1914-1918. Elle raconte la vie du soldat, ses rencontres, ses angoisses, et décrit les affres de la guerre vécue au quotidien.

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec une tranchée et un soldat qui fumeL’écriture n’est pas géniale mais l’émotion et la sincérité lui donnent toute sa valeur.

L’introduction intitulée « Triptyque » n’est pas innocente et fait référence au « Triptyque » peint par Otto Dix sur le thème de La Guerre / Der Krieg, tout comme les gravures de Hautot.

Quelques citations issues de cette introduction sont très révélatrices des sentiments du « poilu »:

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec brancardage et scène de bataille à l'arrière« La guerre! Chez ceux qui l’ont connue, quelles résonances prolongent ce mot, que d’images il réveille… Images d’une horreur sans nom ou seulement misérables […], images, parfois, de choses grandes. »

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec soldat mort« La guerre, au panache à jamais envolé, la guerre des gaz et des bacilles, des sinistres oiseaux de nuit semant la mort et l’épouvante dans les cités… »

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec corvée de seaux« Notre époque se préoccupe de recueillir des témoignages sur ses origines et les à côté du grand événement qui l’a marquée. J’apporte le mien, très humble. »

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec vie des tranchées« Je me trouvais dans le Caucase dans l’été 1914 et je puis affirmer que les officiers russes et leurs familles, nombreux dans cette région […] ont accueilli la nouvelle de la déclaration de guerre par l’Allemagne avec un serrement au cœur. Aucune ruée vers la guerre fraîche et joyeuse! »

Reybaz, le 1er mystérieux illustré par Hautot, illustration avec un soldatEt en fin de l’introduction comme un clin d’œil, il s’adresse à un poilu qui regarde son livre sur les étals des quais de Paris et lui dit:
« Prends-le,[…]. Sinon pour texte, pour les dessins (sans parler de Steinlen) qu’il a inspirés à Hautot. Ils sont très beaux. En t’en retournant, la pensée que tu pourras les contempler à ton gré te tiendra en joie […]. Prends-le vieux! »

Ces pages font penser aux lettres des poilus reproduites ici ou là, et pour cela elles sont intéressantes et émouvantes.

Illustration mystérieuseEt le titre reste…. mystérieux.

*Pour aller plus loin: De G. Jean Reybaz, il n’a été possible de retrouver qu’un article paru en février 1930 dans la Revue des Deux mondes, Pour le Centenaire de la Légion, la légion étrangère au front (1915) et un autre livre, dans des librairies spécialisées, Le maquis Saint-Séverin, ou comment fut libéré le quartier Saint-Michel‎, ‎Paris Maison du livre français [1945] 30 p. une planche en noir en frontispice in-8 Broché, couverture illustrée.

Voir le dossier consacré à Théophile-Alexandre Steinlen (Lausanne, 1859 – Paris, 1923) par le musée des arts décoratifs 

Voir un article consacré à Georges Hautot (Colombes, 1887 – La Ferté-Allais, 1963), en attendant de découvrir d’autres illustrations de ce livre.

Un poussin pour l’ogre! (haricot magique 38)

Haricot magique, le châteauÇa fait un moment que je n’ai pas avancé mon projet de haricot magique, bloqué au niveau du château… vide.

Détail du château de l'ogre, intérieurIl faut dire que je continue à me débattre avec des explications vraiment pas claires… J’ai eu du mal à comprendre qu’au centre, il y a une table et un dossier de chaise… et donc 4 pieds. Sur la table, un plat avec des œufs et un poulet découpé en feutrine; il doit aussi y avoir une bougie. Quand à la partie droite, je ne sais absolument pas de quoi il s’agit. J’allais prendre une option de broderie des accessoires, mais après en avoir discuté avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise, elle m’a proposé un coupon avec des poussins!

Carte et tissu avec des poussinsEt voilà, le plat est prêt… et accompagné d’une carte de circonstance, LOL! Emmanuelle / le Marquoir d’Élise a trouvé une carte de Pâques (aux tisons… comme hier!) avec de mignons petits poussins. Maintenant, il n’y a plus qu’à (préparer la table de l’ogre, préparer les feuilles du haricot magique, assembler avec les nuages, faire les 3 poupées… puis attaquer Boucle d’or et continuer le petit chaperon rouge)! Un grand merci à toi, Emmanuelle / le Marquoir d’Élise, et vous, fidèles lecteurs, n’hésitez pas à aller aussi sur son blog de cuisine, parmi ses dernières recettes, une confiture de pommes et courgettes vanillée!

Pages de 40 sur 40 cm.

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Bleus horizons, de Jérôme Garcin

Logo de pioché en bibliothèqueCouverture de Bleus horizons, de Jérôme GarcinJ’ai emprunté ce livre à la médiathèque, au rayon large vision. De , je vous ai déjà parlé de Olivier.

L’histoire: décembre 1914. Sophie de la Ville de Mirmont, est venue à Paris pour tenter d’avoir des explications sur la mort au front de son fils Jean, mobilisé à Bordeaux le 8 septembre. Il fut fauché deux mois plus tard, enterré debout au milieu d’un déluge de feu au Chemin des Dames. Son camarade, Louis Gémon, au retour, n’a qu’un but: faire connaître et publier ce poète oublié, fut-ce au détriment de sa vie amoureuse ou de ses relations avec le monde extérieur…

Mon avis: Jean de la Ville de Mirmont n’a publié qu’un roman de son vivant, Les dimanches de Jean Dézert, et un recueil de poèmes, L’horizon chimérique, qui inspira une pièce sous le même titre à Gabriel Fauré. Jérôme Garcin publie ici à la fois une biographie et un roman historique à travers la vie (fictionnelle) d’un de ses camarades de tranchée. L’occasion, comme dans Une après-midi d’été, de Bruno Le Floc’h, d’aborder la question du retour et ici plus du « syndrome du survivant », Louis Gémon étant incapable de mener sa vie hors de celle qu’il essaye de reconstituer de Jean de la Ville de Mirmont. Au fil de sa quête, il lui fait croiser Gabriel Fauré (trop vieux pour avoir été mobilisé), François Mauriac (planqué), etc. Jérôme Garcin réussira-t-il son pari, une rue de Bordeaux portera-t-elle un jour le nom du poète fauché à la guerre dans un lieu si propice aux invasions, le chemin des Dames, entre Laon et Soissons dans l’Aisne : outre cette première bataille en 1914, puis le tristement célèbre épisode de l’offensive Nivelle d’avril à juin 1917, ce secteur vit aussi la défaite des Belges (au sens Gaulois du terme) face à Jules César en 57 avant notre ère autour de Berry-au-Bac, et en 1814, lors de la bataille de Craonne sur le plateau de Hurtebise, Napoléon vainquit les Prussiens et les Russes au prix de 5400 morts côté français… Pour revenir au livre, il se lit facilement (surtout en large vision pour moi!), mais ne me laissera sans doute pas le même souvenir à long terme que Olivier, sans doute parce que ce dernier racontait un drame personnel de .

Une couverture sur le thème du Canada, en appliqué

(Article du 10 mars 2008, avec de nouvelles photographies, retrouvées sur une carte photo de 2010, j’ai aussi mis à jour les photographies du coussin au tricot sur le même thème)

J’ai réalisé et offert cette couverture en 2004 [et oui, dix ans déjà!], mais je vous la montre en attendant de pouvoir prendre une photographie de mon meuble à loisirs créatifs, qui est en cours de séchage après les travaux d’hier et quelques modifications ce soir.

Le modèle
: dans Marie-Claire Idées n° 54, septembre 2004.

Couverture en appliqué sur le thème du Canada, détail du motif centralLes matériaux : le fond de la couverture est en polaire marron (au mètre chez Toto), pour les appliqués, plein de tissus différents…

La réalisation : mises à part les coutures de la couverture, j’ai réalisé la plupart des appliqués à la main, je ne maîtrise pas assez ma machine à coudre pour ces petits appliqués…

Post scriptum : cette couverture était accompagnée d’un coussin au tricot sur le même thème.

Poitiers et ses morts pour la France…

Poitiers, le monument aux morts de 1914-1918, 2, la VictoireDepuis de longs mois, je suis relancée par un de mes lecteurs pour souligner l’absence de liste exhaustive des morts pour la France à Poitiers. Comme je le disais dans mon article sur le monument aux morts de 1914-1918 de Poitiers (centre-ville)  par Aimé Octobre et comme Grégory l’a rappelé dans le dernier numéro de L’actualité Poitou-Charentes n° 106, automne 2014 (Aimé Octobre, de la femme éplorée à la Victoire, page 24), « les listes des morts de la Vienne ont été déposées dans le socle du monument inauguré le 15 mars 1925 ». Des listes partielles se trouvent dans les différents lieux et plaques commémoratives (revoir le carré militaire de la Pierre Levée et monument aux morts allemands, la plaque commémorative de 1939-1945 au cimetière de la Pierre-Levée, les plaques commémoratives des déportées du lycée Victor-Hugo, le monument au réseau Louis Renard dans le cimetière de Chilvert, également à la gare, à l’université, dans les églises, aux Coloniaux, sur le monument du parc de la Roseraie, sur le monument commémoratif du stade poitevin), mais il n’existe  pas de liste complète des morts pour la France de Poitiers et cela est assurément en contradiction avec les différentes lois commémoratives et la dernière en date, la loi n° 2012-273 du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France qui précise dans son article 2: « Lorsque la mention « Mort pour la France » a été portée sur son acte de décès dans les conditions prévues à l’article L. 488 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, l’inscription du nom du défunt sur le monument aux morts de sa commune de naissance ou de dernière domiciliation ou sur une stèle placée dans l’environnement immédiat de ce monument est obligatoire ».

Je ne suis pas sûre que le futur monument qui inscrira virtuellement le nom des morts pour la France dans le « béton connecté », d’abord annoncé dans le parc de Blossac puis près de l’ancien printemps, réponde à cette obligation. Ne me demandez pas comment ça marche, ni si ça vieillira bien, je n’ai pas bien compris ce qui était annoncé dans la presse.

Accès au monument aux morts du parc de la Tête d'Or à Lyon, accès fermé en avril 2012A ce propos, le parc de Blossac a été « judicieusement » contourné par le secteur sauvegardé de Poitiers, sans doute pour permettre ce genre d’aménagement, mais il reste un site classé au sens de la loi de 1930, et donc soumis à des permis d’aménager. Cependant un grand monument dans un parc ne me choque pas, voir à Lyon dans le parc de la Tête d’Or, où il était malheureusement en cours de réhabilitation lors de mon dernier passage à Lyon en avril 2012.

Dans les chefs-lieux de département, les listes des morts peuvent être longues et nécessitent de dresser des stèles ou des plaques sur une grande longueur. Les monuments sont alors souvent aussi dédiés aux morts du département et non aux seuls morts de la ville.

Angers, monument aux morts, 3, le groupe sculpté de plus prèsComme Poitiers, certaines villes n’ont pas de listes de morts sur leurs monument aux morts principal, comme ici à Angers…

Angoulême, monument aux morts de 1914-1918, 1, vue de loin et de la République… ou à Angoulême (liste à l’intérieur, non visible du public)…

Metz, le monument aux morts de 1914-1918, carte postale des années 1930… ou encore à Metz, mais les communes d’Alsace et Moselle sont soumises à d’autres réglementations.

Toulouse, le monument morts de Haute-Garonne, face principaleCertaines villes ont choisi de mettre ces stèles à l’écart. Ainsi, il n’y a pas de liste de morts sur le monument aux morts de Haute-Garonne à Toulouse.

Toulouse, monument aux morts de 1914-1918 au cimetière de SaloniqueMais les morts de la ville de Toulouse  figurent sur le monument aux morts du cimetière de Salonique.

Lons-le-Saunier, monument aux morts de 1914-1918, quatre vues de faceUne configuration en grand arc de cercle a aussi été retenu à Lons-le-Saunier.

Le monument aux morts de 1914-1918 à Nantes, vue actuelle (2012)Nantes a choisi de réaliser un grand mur de noms…

Cahors, monument aux morts de 1914-1918, 1, vue de faceDans des villes plus petites, la liste tient à l’avant, comme à Cahors…

Niort, le monument aux morts de 1914-1918 par Poisson, 4, le monument à son nouvel emplacement… ou à Niort, …

Monument aux morts de La Rochelle, 02, vu de face… ou derrière le monument comme ici à La Rochelle.

Affaire à suivre…

PS: un généalogiste poitevin, Frédéric Coussay, publie chaque jour jusqu’à la fin de conflit et au-delà (les soldats ou soignants morts après 1918 de leurs blessures de guerre ont pu être reconnus morts pour la France plus tard) au minimum la fiche de Mémoire des hommes, à la date de leur décès, des soldats nés dans la Vienne. Il ajoute dans la mesure du possible aux « morts pour la France » les autres morts (de maladie sans lien avec le conflit, suicidés, fusillés, etc.). A voir sur son blog.

Le cake aux clémentines confites et chocolat de Maryse

Cake aux clémtines confites et au chocolat de Maryse

Introduction… Anosmie et agueusie

J’ai toujours de gros problèmes d’anosmie (absence d’odorat) et d’agueusie (absence de goût), pour passer il y a quasiment un an et atteinte le méningiome qui écrasait mon nerf optique, le neurochirurgien était obligé de pousser l’ethmoïde et notamment sa plaque criblée pour atteindre le jugum du sphénoïde (… poétiques, les noms des os du crâne). Ce faisant, il a soit étiré, soit rompu les petites terminaisons du nerf olfactif, qui ne conduit plus l’information. L’ORL dit que tout n’est pas perdu, j’ai de très rares sensations olfactives depuis quelques semaines mais inconstantes et à de fortes concentrations. Plus de goût (sauf acide, sucré, salé et amer) ni d’odorat, plus de plaisir pour préparer les repas ou manger… Maryse essaye d’y remédier et de me stimuler! J’ai réussi à sentir l’odeur du baeckeoffe à la sortie du four, et pour le cake, les mélanges de textures sont agréables à défaut de pouvoir reconnaître les ingrédients les yeux cachés… Voici donc la recette de Maryse, inutile de vous dire qu’il est impossible de vous en envoyer un bout par les « tuyaux virtuels »!

Cake aux clémentines confites et chocolat

Ingrédients pour un cake 10 personnes environ:
5 gros œufs
150 g beurre demi-sel
150 g sucre
250 g farine
1/3 sachet levure
8 clémentines confites
100 g chocolat 70°/° (j’ai utilisé des grosses pastilles de chocolat pour celui-ci, mais sinon je le râpe)

Préchauffer le four à 240°
Mettre le beurre en pommade dans un saladier, ajouter le sucre en mélangeant bien avec une cuillère en bois. Incorporer les œufs un à un en continuant à bien mélanger. Puis ajouter la farine et la levure jusqu’à obtenir un pâte onctueuse.
Couper les clémentines en petits morceaux (on peut les fariner mais je trouve que ça ne sert à rien, s’ils ont décidé de tomber au fond du moule, ils tombent). Râper le chocolat grossièrement.
Beurrer un moule à cake. Puis verser un peu de la préparation, mettre la moitié des clémentines et du chocolat, verser le reste de la préparation puis les clémentines et le chocolat dessus en les tassant légèrement. C’est ce qui donne le meilleur résultat pour que tout ne se retrouve pas au fond.
Mettre au four et baisser à 180° pendant 40/45′ selon les fours.
Et bon appétit.

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, promis à la destruction?

Le monument aux morts de Salins-les-BainsEn attendant d’aller à Moncoutant demain (9 novembre 2014), je suis allée au printemps au salon de Nans-sous-Sainte-Anne. Marlie m’avait aussi permis de faire quelques dizaines de photographies à Salins-les-Bains dans le . Pour cette semaine consacrée à la première guerre mondiale, je vous présente aujourd’hui le monument aux morts, qui se trouve un peu à l’écart du centre-ville, vers la gare, au carrefour d’Ornans. Il a été érigé non loin du monument aux morts de 1870-1871, dont je vous parlerai prochainement. Situé à un carrefour où il n’est pas simple de se garer pour les cérémonies ni aux anciens combattants de s’asseoir (si, c’est ce qui est écrit dans le bulletin municipal), en 2011, la mairie lançait une consultation pour le déplacer « sur un autre emplacement – plat – accessible – paisible ». Par délibération du 27 mai 2013, décision était prise de le démolir et d’installer un nouveau monument aux morts (décidément c’est la mode, voir dimanche prochain à Poitiers) dans le parc des Cordeliers en lien avec le nouvel établissement thermal, mais une pétition avait été lancée. En mai 2014, il était toujours à son emplacement d’origine. D’autres villes (revoir Amboise, Niort, ou même le gigantesque monument aux morts de Skikda (Philippeville) déplacé à Toulouse) ont opté pour le déplacement du monument, pas pour sa destruction (sauf quand il y a eu destruction pendant la deuxième guerre mondiale comme à Metz pour le monument aux morts de 1914-1918 et le monument au Poilu libérateur) et remplacement par un monument neuf mieux placé.

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, dans son environnement sur une carte postale ancienneCe carrefour était un lieu tranquille dans les années 1920, si l’on en juge par cette carte postale ancienne.

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, carte postale ancienneIl est l’œuvre d’Eugène [Marie Joseph] Bourgouin (Reims, 1880 – Paris, 1924). Il porte les inscriptions « 1914-1918 / Salins / Bracon / à leurs morts / glorieux ». Il se présente sous la forme d’une très haute stèle. Sur l’avant, deux registres se superposent.

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, les deux soldatsEn bas, se tiennent deux soldats, tiens, comme à Amboise, mais dans une disposition très différente: ils sont ici à peine détachés du massif de pierre et se tiennent très droites, au garde à vous, en appui sur les longs fusils qu’ils tiennent devant eux.

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, la Victoire ou RépubliqueSur le registre supérieur se tient une allégorie de la République, très raide, sous les traits d’une dont les ailes sont juste gravées sur le fond de la pierre. Les bras tendus vers le bas (et non dressés vers le haut comme pour la République du monument aux morts d’Angoulême), elle tient des ses mains deux couronnes en bronze.

Toulouse, le monument morts de Haute-Garonne, Raynaud, Victoire Personnellement, je préfère la Victoire de Camille Raynaud à Toulouse, nue et grassouillette, qui avait fait scandale à l’époque…

Le monument aux morts de Salins-les-Bains, palmes et dos du monumentPour revenir à Salins, le reste du décor se compose de palmes, traitées ici avec les feuilles et les grappes de fruits (régimes de dattes). Au dos du monument sont portés les noms des morts pour la France de 1914-1918, complétés par des plaques avec les victimes des conflits ultérieurs.

Photographies d’avril 2014

Mon kimono pour Moncoutant, terminé…

Mon kimono pour Moncoutant, terminéÇa y est, le salon de Moncoutant dans les Deux-Sèvres a lieu ce week-end, 8 et 9 novembre 2014, tous les renseignements sont sur le site officiel Moncoutant/création autour des fils. Je remercie tou(te)s celles et ceux qui m’ont encouragés, mon kimono n’a aucune chance d’être récompensé je pense, l’originalité ne paye pas dans ces concours! Je ne peux pas dire que j’ai pris du plaisir à le réaliser, au vu de mes difficultés visuelles, ni qu’il correspond exactement à ce que je souhaitais réaliser, mais je suis fière d’être arrivée à ce résultat et d’avoir remis ma participation dans les temps!

Réédition de mon article du 27 octobre

Mon kimono pour Moncoutant, fixation du croquetJ’ai terminé mon kimono pour Moncoutant et il est arrivé à bon port en attendant le concours de Moncoutant/création autour des fils qui aura lieu les 8 et 9 novembre 2014! Il me reste à trouver une solution de co-voiturage depuis Poitiers, puisque je ne peux toujours pas conduire… J’y vais dimanche avec Maryse! J’ai d’abord fixé à la main du croquet vert foncé, puis assemblé le dos et le devant à la machine…

Mon kimono pour Moncoutant, fixation de la frivolité et défautsC’est là que j’ai un peu dérapé sans m’en apercevoir (un an après, je ne vois toujours pas parfaitement) et manqué de précision… J’ai fixé, toujours à la main, la frivolité rouge.

Mon kimono pour Moncoutant, terminéBon, comme je n’aime pas les imperfections, j’ai rafistolé à la main les dérapages, et voici le kimono dans le cintre fourni, juste avant son départ.

Une souris grise au tricotUn grand merci à ma collègue qui l’a déposée à bon port à la mercerie de Bressuire! Comme elle adore les chats… et mes souris, je lui en ai offert une pour la peine 😉

Revoir les étapes de cette année:

PS:

Concours de Moncoutant 2012, 8, la boîte fermée, les quatre faces et le toit Pour Moncoutant 2012 : le matériel, les contours, la première, la deuxième, la troisième et la quatrième faces, le toit, l’intérieur, la finition en boîte, mes achats

Le tablier pour Moncoutant, de retour avec les cadeaux Pour Moncoutant 2010 : vous pouvez maintenant voir les préparatifs le tablier lors du concours, le tablier à son retour et la pendouille à ciseaux… ainsi que mes achats.

Ma participation au concours de MoncoutantPour Moncoutant 2008 : la broderie pour le concours et mes achats. [il faudrait que je refasse une photo!]