Une après-midi d’été, de Bruno Le Floc’h

pioche-en-bib.jpgCouverture de Une après-midi d'été, de Bruno Le Floc'hPour poursuivre cette semaine sur 1914-1918, j’ai choisi à la médiathèque un album qui se passe juste après la guerre. Il a reçu le Prix Bulles en Nord à Lys-lez-Lannoy (Nord) en 2006.

Le livre : Une après-midi d’été, de Bruno Le Floc’h (scénario et dessins), collection Mirages, éditions Delcourt, 2006, 95 pages, ISBN 978-2-7560-0210-1

L’histoire : 1919, dans un petit port breton. Avant la guerre, Nonna était fiancé à Perdrix, mais à son retour, il ne pense qu’à la guerre. Hanté par ses souvenirs, il se renferme dans le mutisme, sculpte des statuettes de Poilus sans pouvoir reprendre la mer. Un matin, Perdrix en a marre et décide d’aller le voir pour le mettre en demeure de l’épouser enfin…

Mon avis : cet album est la suite de Trois éclats blancs, que je n’ai pas lu. Il se positionne juste après la guerre, mais celle-ci est si présente dans les souvenirs que l’on voit sans doute plus la guerre que l’après-guerre, le « héros » étant littéralement hanté par ses souvenirs, moments durs de la vie dans les tranchées ou petits instants moins tendus avec l’arrivée de la popote, accompagnée des « nouvelles du front », vrai « téléphone arabe », ou la distribution du courrier et parfois des colis. Le graphisme est intéressant, avec des dominantes bleues pour la Bretagne, grises pour le front, même si j’ai un peu de mal avec l’image d’Épinal dont est affublée la pauvre Perdrix. L’ouvrage aborde surtout le problème du retour de la guerre, l’absence de prise en charge de ce que l’on appelait pas encore le stress post-traumatique et qui a été la cause de bien des souffrances pour ceux qui sont revenus notamment sans blessures physiques graves. Ce n’est pas mon préféré dans ma sélection d’albums sur 1914-1918, mais je vous le recommande néanmoins.

Couverture de La Grande Guerre, le premier jour de la bataille de la Somme, 1er juillet 1916, de Joe Sacco– Le premier jour de la bataille de la Somme, 1er juillet 1916 de (une vraie « merveille » malgré le thème)

Couverture de Mauvais genre de Chloé Cruchaudet– Mauvais genre de Chloé Cruchaudet

Couverture de Les folies Bergères de Porcel et Zidrou– Les folies Bergères de Porcel et Zidrou

Couverture de Crevaisons de Larcenet et Casanave – Crevaisons (Une aventure rocambolesque du Soldat inconnu, tome 5) de Manu Larcenet et Daniel Casanave

Couverture de Putain de guerre!, de Tardi et Verney– Putain de guerre! Tome 1: 1914, 1915, 1916, de Jacques Tardi

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Encore plein d’étoiles… en broderie suisse

Le dernier motif pour la housse de coussin en broderie suisse (kit de Brigitte Rainglet acheté à Moncoutant en 2008) est à nouveau à base de points étoilés (revoir le premier motif, j’avais commencé puis fini trois longues lignes de points étoilés, deux lignes de couronnes).

J’ai ensuite ajouté les carrés, très rapides puisqu’une seule ligne à réaliser, et contrairement aux couronnes, il n’y a pas de « tirets » à préparer auparavant…

Et voilà l’ensemble terminé! Il me reste maintenant à coudre l’ensemble avec les autres éléments du kit (toile de lin et dentelle) pour avoir une housse de 40cm de côté.

Le monument aux morts d’Amboise

Amboise, le monument aux morts dans son environnement A Amboise, le monument aux morts de 1914-1918 s’est un peu promené… il est aujourd’hui situé sur le Mail (place du Général de Gaulle), côté Loire, à peu près en face de l’office de Tourisme et pas très bien mis en valeur!

Amboise, le monument aux mortsC’est un peu mieux si on traverse…

Amboise, le monument aux morts, carte postale ancienneIl ne se trouve là que depuis mai 1982. Il se trouvait avant sur une place arborée, devenue aujourd’hui square des Anciens d’Afrique du Nord, pas très loin, en fait presque de l’autre côté du boulevard, comme on peut le voir sur cette carte postale ancienne. il a été financé par souscription publique, subvention (au prorata du nombre de morts de la commune, rappelons-le) et des bénéfices sur la vente de poissons de Loire. Il y a été inauguré le 13 juillet 1924.

Amboise, le monument aux morts, carte postale ancienneCette autre carte porte comme mention « Angibault sculpt[eur], Garaud stat[uaire]. En fait, Gustave Angibault était marbrier à Amboise et n’a réalisé que les ornements annexes.

Amboise, le monument aux morts, signatures Angibault et Camille GarandOn retrouve les signatures sur le socle: « G. Angibault et Garand ». Ce dernier est Camille Garand (Nouans-les-Fontaines, 1879 – 1979), sculpteur tourangeau qui est l’auteur de plusieurs monuments aux morts dans le secteur.

Amboise, le monument aux morts, vue de profilLe monument se compose d’un haut socle en granite qui porte des listes de morts sur trois faces (deux pour 1914-1918, une pour les autres conflits) et au sommet, un groupe sculpté en calcaire.

Amboise, le monument aux morts, vue rapprochée du groupe sculptéCe groupe comprend deux soldats qui se recueillent devant la tombe d’un soldat mort (« pro patria »), avec une croix de guerre et recouverte du casque du défunt d’où semble s’échapper une pluie de roses. Une allégorie féminine couronnée (la ville d’Amboise dont elle porte les armoiries), qui tient une couronne, les abrite sous son bras tendu.

Amboise, le monument aux morts, les têtesVoici de plus près, je trouve que la couronne, faite de laurier (victoire) et de chêne (force) est plus une couronne de la Victoire qu’une couronne mortuaire comme j’ai pu le lire ici ou là [même si Grégory défend cette interprétation dans les commentaires ci-dessous].

Amboise, le monument aux morts, les soldatsLe soldat le plus âgé, moustachu et barbu, les yeux fermés, semblent plus affecté et tient, lui, une couronne mortuaire. Le jeune soldat semble lever les yeux vers l’avenir et tient son fusil au repos à sa droite.

Amboise, le monument aux morts, de dosVoici de dos. L’allégorie est vêtue à l’Antique alors que les soldats portent leurs diverses sacoches.

Amboise, stèle aux déportésIl est complété par des stèles aux conflits ultérieurs (Afrique du Nord notamment, voir la première vue) et une stèle aux déportés de la ville.

Amboise, deuxième monument aux morts par Paul DeryckeUn second monument, datant de 1971, se trouve sur l’île de la Loire, après l’auberge de jeunesse.

Amboise, deuxième monument aux morts par Paul Derycke, quatre vuesDe forme triangulaire, installé sur une butte, il se compose de grandes dalles de béton ajouré, avec sur le côté intérieur des listes de morts. La dédicace, « Mère voici tes fils qui se sont tant battus », n’est pas très explicite. Il s’agit d’une œuvre de [Henri] Paul Derycke (Ronq, 1928 – 1998, grand prix de Rome en 1952) est un dépôt de l’État.

D’autres monuments commémoratifs des guerres se trouvent à Amboise: un monument du Souvenir Français (aux morts de 1870-1871, érigé en 1913), les carrés militaires au cimetière, des stèles dans les églises, un monument au maréchal Leclerc par , une stèle au général de Gaulle.

Photographies août 2014

L’hiver arrive, Maryse a prévu les snoods!

Aujourd’hui, je confie les clefs du blog à Maryse!

Snoods en folie pour automne frisquet

Laine rouge pour le snoodChangement de laine pour ces snoods version 2014. Toujours en laine Katia mais en Love Wool (85°/° laine vierge, 15°/° alpaga). Une pelote et demi pour chaque snood.

Le snood rouge de MaryseDonc le premier je l’ai fait tout rouge et pour le second, j’ai acheté une pelote noire pour varier. Le truc c’est l’alternance du point mousse et du jersey. Pour le rouge j’ai respecté le modèle et pour le noir j’ai modifié le rythme des points. Une petite couture pour fermer et le tour est joué. Je l’ai faite au crochet en mailles coulées.

Snood noir et rouge de MaryseLe rouge et noir peut se porter recto ou verso car ça donne un effet différent.

Petits cadeaux en perspective pour les fêtes. Et comme je le faisais remarquer à Véronique, il va falloir que je fasse preuve d’organisation car j’en ai déjà offerts l’an dernier pour la saison 2013 (dont un pour elle). Il ne faut pas que je me répète.

Un vitrail pour célébrer les morts pour la France de Dinan (église Saint-Malo)

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de DinanA Dinan, il y a bien sûr un monument aux morts public et tout ce qu’il y a de laïc comme le veut la loi du 25 octobre 1919 (symboles religieux interdits, la commission départementale créée en 1920 doit y veiller). Mais à côté de ces monuments publics (sordidement subventionnés en fonction du nombre de morts de la commune entre 1920 -loi de finance- et 1925 -suppression des aides), il existe des lieux de commémoration dans la plupart des églises, qui peuvent aller d’une simple plaque avec le nom des membres du clergé et des paroissiens morts pour la France à des monuments plus importants. Dans des cas plus rares, ce sont des vitraux (verrières pour mes collègues et au bureau) qui ont été commandés, c’est le cas dans l’église Saint-Malo, avec en-dessous une plaque avec les noms des morts.

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de DinanLe vitrail se compose de deux grandes parties: en bas un hommage aux soldats, au-dessus l’espoir (il faut y croire…) de l’Église. Et des motifs symboliques dans les lancettes.

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, signatures Magne et ChampigneulleIl porte la signature « H.M. Magne del(t) / Ch. Champigneulle pin(t) / Paris 1921 ». Il est donc l’œuvre de Henri Marcel (Urbain) Magne (Paris, 1877 – Paris, 1944), descendant d’une famille d’architectes, et de Charles Champigneulle, issu d’une grande famille de maîtres-verriers originaire de Metz à qui l’on doit de nombreux vitraux à travers toute la France et particulièrement en Bretagne (au passage, la généalogie de cette famille est complexe, sur de nombreux sites, les vitraux de 1917, 1919 (restauration de la Sainte-Chapelle et de Notre-Dame de Paris) à 1925 (monuments aux morts ou sujets religieux) sont attribués à Louis Charles Marie Champigneulle… fondateur de la Société artistique de peinture sur verre mais mort en 1905! (Il faut que je débrouille l’écheveau de la famille en plongeant dans de la documentation plus sérieuse).

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, partie inférieureBon, revenons à notre vitrail… la moitié inférieure, dédiée « aux enfants de Dinan morts pour la France », représente le champ de bataille et une scène d’enterrement.

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, soldats mortsAu milieu du champ de bataille et des pièces d’artillerie, un soldat semble mort et le porte-drapeau en mauvaise posture, « 94 » rappelle le sacrifice d’hommes jeunes (la classe 1894), même si bien sûr des soldats plus âgés ont aussi payé une lourde contribution à la guerre.

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, soldats survivants et priantsA gauche, les survivants, en uniforme bleu horizon, prient… encouragés par un homme en vareuse marron (l’aumônier?)…

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, tombeauSur la tombe fraîche, un prêtre célèbre les obsèques…

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, la mère, la femme et l'orpheline… face à la veuve, la mère et l’orpheline, un thème fréquemment représenté que je vous invite à (re)voir en sculpture à Angoulême, Confolens, Cahors, etc.

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, partie supérieure religieuseAu ciel, un bel aréopage attend les défunts dans la partie supérieure…

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, évêque et saint Michel un évêque (saint Malo, titulaire de l’église?), l’archange Saint-Michel (avec sa devise « Quis u [t] deus »),

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, Christ et Jeanne d'Arcle Christ et Jeanne d’Arc…

Vitrail aux morts pour la France, église Saint-Malo de Dinan, oriflamme de Jeanne d'Arc portant un oriflamme aux armes de la ville avec les noms « Jhesus Maria ».

 

Photographies d’octobre 2014

Merci à Capucine!

Capucine O en octobre, cartes à publicité et marque-pageJ’ai reçu de nouveaux envois de Capucine O, avec cartes à publicité et des marque-pages. Le jaune et l’ocre seraient-ils à la mode en ce moment chez les graphistes? La grue qui annonce l’exposition sur le Japon au fil des saisons…

Capucine O en octobre, cartes à publicitéAh non, il y a aussi toujours beaucoup de bleu!

Capucine O en octobre, cartes à publicité, avec les bandes d'envoiCapucine O, merci à toi pour les cartes, mais aussi pour les mises en scène toujours soignées avec les bandes assorties aux cartes ou au thème, etc….

Capucine O en octobre, cartes à publicitéLa journée de la céramique m’aurait bien tentée!

Capucine O en octobre, cartes à publicité, IVT dépliéLa pomme a un format carte postale mais peut se déplier, jusqu’à ce qu’il ne reste que le trognon, et au dos se trouve le programme de l’International Visual Theatre / IVT, un théâtre dirigé par Emmanuelle Laborit et qui s’organise autour de la langue des signes… retour à l’article de dimanche pour ceux qui ne l’ont pas lu!

Cartes à publicité de Capucine O en novembre 2014Enfin, dans la dernière série, on reste dans la rubrique « monuments aux morts » avec l’exposition Bande dessinées Charley’s war au musée de la Grande Guerre à Meaux (elle me tente bien, jusqu’au 4 janvier!!!), la carte suivante aussi, avec Mutin!, une pièce de Luc Tartar autour des mutineries de la grande guerre (à Arcueil). L’exposition sur Charles Nodier au musée de la vie romantique à Paris (4e carte en haut, j’ai habité juste à côté pendant deux ans) est aussi tentante!

Le monument au Poilu libérateur de la Moselle à Metz

Metz, le Poilu de Bouchard, nouvelle versionJe vous ai déjà montré plusieurs monuments commémoratifs des guerres à (revoir : monument aux morts de 1914-1918, hommage aux Hommes de fer, Albert Ier roi des Belges). Aujourd’hui, je vous présente le Poilu libérateur, qui se dresse au bout de l’Esplanade. Et vous allez avoir trois monuments aux morts (voire quatre monuments avec Guillaume Ier) pour le prix d’un! Comme pour les autres monuments de Metz, il a eu une histoire mouvementée.

Metz, le Poilu de Bouchard, première version, 1919Le sculpteur Henri Bouchard (Dijon, 1875 – Paris, 1960), grand prix de Rome en 1901 [revoir le monument à Audouin-Dubreuil à Saint-Jean d’Angély], était lieutenant à Nancy, où il fabriquait des arbres de camouflage [renvoi l’exposition 1917 qui abordait le sujet] et rejoint Metz pour l’entrée des Poilus libérateurs le 19 novembre avec le maréchal Pétain à leur tête. En secret, il réalise entre le 2 et le 7 janvier 1919 ce monument à la façon d’un maquette grandeur nature, en bandes plâtrées (serpillières trempées dans le plâtre) posées sur une armature en fer et grillage, prêt pour la grande parade sur l’emplacement du monument à Guillaume Ier dont il a gardé une partie du socle en remplaçant l’inscription allemande « On les a ». Fragile, le monument n’est jamais fondu en bronze et ne résiste pas aux intempéries mais plusieurs cartes postales l’ont immortalisé.

Metz, monument à Guillaume Ier et Poilu de HannauxUne carte postale propose même un «avant» (monument à Guillaume Ier) et après (monument aux Poilus) qui ne correspond pas au monument de Henri Bouchard mais le suivant…

Metz, Poilu de HannauxSuite à des bisbilles, la municipalité avait en effet décidé de ne pas faire couler en bronze (avec le matériau récupéré des statues allemandes déboulonnées) le Poilu de Bouchard mais de passer commande à un sculpteur local, Emmanuel Hannaux (Metz, 1855 – 1934). Sa maquette est définitivement choisie en 1921 et c’est son Poilu libérateur, inauguré le 5 juin 1922, que l’on peut voir sur cette carte postale et qui sera détruit pendant la Deuxième Guerre mondiale, fondu dès 1940. Il est composé d’un haut socle sur lequel pose un soldat et à sa base, une allégorie de la France victorieuse les bras levés…

Henri Bouchard n’avait toujours pas renoncé à son Poilu et il avait été retenu en 1937 pour le monument aux morts place du Trocadéro (cimetière de Passy). La Deuxième guerre mondiale en décida autrement et ce fut après guerre le projet de Paul Landowski qui fut retenu à Passy…

En 1945, le Souvenir français aurait voulu voir ériger une nouvelle œuvre dédiée aux poilus mais la municipalité se contente d’une stèle. Henri Bouchard est recontacté. En 1956, suite à une souscription publique, le monument d’Henri Bouchard est réalisé par le fondeur Hohwiller et inauguré par le maréchal Juin.

Metz, le Poilu de Bouchard, nouvelle version, trois vuesIl s’agit d’une version un peu différente : alors que le Poilu de 1919 écrasait du pied droit un casque à pointe allemand, il est désormais représenté les deux pieds au sol, une partie du barda et de l’armement (grenade notamment) posé par terre…

Metz, le Poilu de Bouchard, nouvelle version, détail de dos et au sol… ainsi que deux casques, mais dans une position moins « écrasante » par rapport au vaincu…

Metz, le Poilu de Bouchard, nouvelle version, signatureLa signature de Bouchard est bien visible et l’inscription sur le socle fixe le titre: « Au Poilu libérateur – Le Souvenir Français de la Moselle 1918 ».

Le modèle en ciment-pierre qui a servi à cette fonte se trouve à Maizières-lès-Metz.

Pour aller plus loin : Voir l’article en ligne de Jean-Claude Jacoby, Le Poilu libérateur, l’œuvre messine du sculpteur Henri Bouchard

Photographies août 2012.

Emmanuelle a assorti de jolies couleurs!

Ensemble envoyé par Emmanuelle pour mon anniversaire, l'ensembleJ’ai reçu une grosse enveloppe dodue de la part d’Emmanuelle / le Marquoir d’Élise pour mon anniversaire! La carte de recette fait écho à la carte électronique qu’elle m’avait envoyé… un peu de gourmandise (en attendant que je retrouve le goût et l’odorat, et donc le plaisir de manger et cuisiner)!

Ensemble envoyé par Emmanuelle pour mon anniversaire, le sac, recto et versoVoici le devant et le derrière du joli sac en patchwork aux couleurs soigneusement choisies!

Ensemble envoyé par Emmanuelle pour mon anniversaire, doublure du sac et crochets au bambou d'une amie chinoiseDes détails parfaits et une doublure à pois rouges. Je pense que je vais y ranger mes nouveaux crochets, ah oui, une collection complète en bambou arrivée de Chine (merci Y.!), en attendant que je me mette vraiment à cette technique! J’ai largement la place pour une ou deux pelotes et un modèle!

Ensemble envoyé par Emmanuelle pour mon anniversaire, trois jolis cahiersTrois jolis cahiers accompagnent l’ensemble. Un grand merci à toi, Emmanuelle / le Marquoir d’Élise!

 

Putain de guerre!, de Tardi et Verney

pioche-en-bib.jpgPour cette semaine sur la première guerre mondiale, au rayon bande dessinée, j’ai emprunté à la médiathèque cet album de Tardi, mais vous pouvez aussi (re)lire:

Couverture de La Grande Guerre, le premier jour de la bataille de la Somme, 1er juillet 1916, de Joe Sacco– Le premier jour de la bataille de la Somme, 1er juillet 1916 de (une vraie « merveille » malgré le thème)

– Mauvais genre de Chloé Cruchaudet

Couverture de Les folies Bergères de Porcel et Zidrou– Les folies Bergères de Porcel et Zidrou

Couverture de Crevaisons de Larcenet et Casanave – Crevaisons (Une aventure rocambolesque du Soldat inconnu, tome 5) de Manu Larcenet et Daniel Casanave

Couverture de Putain de guerre!, de Tardi et VerneyLe livre: Putain de guerre! Tome 1: 1914, 1915, 1916, de Jacques Tardi (scénario et dessins) et Jean-Pierre Verney (dossier historique), éditions Casterman, 2008, 69 pages (dont un dossier d’une vingtaine de page), ISBN 9782203017399.

L’histoire: 1914. Un jeune ouvrier tourneur parisien est mobilisé.Train, manœuvres, et le voici sur le front, popote en fer blanc qui brille et tenue rouge et bleue, belle cible pour l’ennemi allemand, mieux armé, mieux préparé, plus rigoureux dans la construction des tranchées. Mais la guerre s’enlise, peu de permissions, et bientôt Verdun…

Mon avis: Paru à l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice de 1918, cet album, devenu un classique étudié en classe, revient d’actualité pour le centenaire de 1914. Il était d’abord paru comme le journal de bord d’un soldat, en livrets avec 15 pages de bandes dessinées et 5 de textes illustrés par des archives photographiques (regroupées en fin d’ouvrage). Je ne pouvais que le lire enfin. Je l’avais déjà feuilleté et n’avais pas été séduite par le dessin. L’usage de l’argot dans les bulles et les légendes, censé rendre le texte plus prêt de la réalité du soldat, je suppose, pour moi nuit à la lecture.

 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Un groupe pour le prix des lecteurs Poitou-Charentes 2014… verdict!

Mise à jour du 19 janvier 2015 : Vendredi dernier (16 janvier 2015), les lecteurs de Poitou-Charentes ont élu Paola Pigani, 4e Voix des lecteurs en Poitou-Charentes pour N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, paru aux éditions Liana Levi… Il était aussi sorti premier de notre groupe.

Article du 3 novembre 2014

Une semaine de prix littéraires s’annonce… notre petit groupe mené par Grégory pour le prix du livre en Poitou-Charentes a rendu son verdict, LOL! Je réédite cet article, avec le résultat de notre groupe à la fin!

30 juin 2014

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises du prix du livre en Poitou-Charentes (suivre le lien pour les lauréats des années précédentes et retrouver ceux que j’ai lus), dédoublé en Prix du livre et prix des lecteurs en 2011 puis transformé en seul prix, la voix des lecteurs, en 2013. La sélection est faite par un jury professionnel, puis des groupes de 5 lecteurs (ou plus) lisent les livres prêtés. Chaque groupe débat pour aboutir au vote pour un livre.

Grégory, qui a vu l’annonce à paraître dans le prochain numéro de L’Actualité Poitou-Charentes (image illustrant l’article), a constitué avec une grande efficacité un groupe composé de Florence, Jenny, Michèle, lui et moi, est allé retirer les livres au Centre du Livre et de la lecture en Poitou-Charentes et les a répartis entre nous!

Voici donc la sélection :

Profanes, de Jeanne Benameur, éditions Actes sud
Composite, de Denis Bourgeois, éditions Ego comme X
Petites scènes capitales, de Sylvie Germain, éditions Albin Michel
Nativité cinquante et quelques de Lionel-Edouard Martin, éditions Le Vampire actif
N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, Paola Pigani, éditions Liana Levi

Premières impressions: je vous ai déjà parlé de trois des auteurs sélectionnés, voir ou revoir Laver les ombres de Jeanne Benameur (prix du livre en Poitou-Charentes en 2009), Rendez-vous nomades et Hors champ de Sylvie Germain (prêtés par Grégory) et Anaïs ou les gravières de Lionel-Edouard Martin.

Nous avons quelques mois pour lire ces livres, heureusement, car j’ai encore une autonomie de lecture limitée pour des livres « normaux », mais Grégory m’a choisi les plus faciles -d’un point de vue typographique- pour commencer. Je sens que nous aurons d’intéressantes discussions entre nous pour aboutir à un consensus, je vous tiendrai au courant de l’avancée de mes lectures et du résultat final du groupe… puis de l’ensemble des lecteurs!

31 octobre 2014: And the winner is…

Pour notre groupe, Grégory a décidé d’attribuer pour chaque lecteur 5 points au premier choisi, 4 points au 2e etc…

Nous ne savons pas encore qui recevra le prix de la voix des lecteurs Poitou-Charentes 2014 (synthèse de tous les votes de tous les groupes, une voix par groupe), mais nous cinq avons choisi à l’unanimité N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, de Paola Pigani, davantage pour l’histoire que pour le style.

Voici le détail des points attribués:

1er. 25 points pour N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, de Paola Pigani

2e. 17 points pour Petites scènes capitales, de Sylvie Germain

3e. 13 points pour Profanes, de Jeanne Benameur

4e et 5e ex-aequo: 10 points pour Nativité cinquante et quelques de Lionel-Edouard Martin et Composite, de Denis Bourgeois