J’étais très en retard pour l’anniversaire de Cloeti, la poste a pour une fois un peu rattrapé les choses en le livrant en 24h! J’ai choisi un modèle dont j’ai déjà réalisé deux variantes, un porte tickets de métros (ou autre) et un autre porte-cartes…, au format cartes de visites ou autres cartes de fidélité, cartes bancaires, tickets de bus ou de métro… Comme Cloeti nous avait montré quelques ours de sa collection il y a quelque temps, cette fois, je n’ai pas mis d’appliqué mais utilisé un tissu aux nounours. Le modèle vient du livre Kawaï, jeu de fil, de Christine Nivet, paru en 2009 aux éditions Le temps apprivoisé, qui m’a également inspirée pour la finition d’une broderie..
Archives de l’auteur : Véronique Dujardin
Tour du monde en lecture
Par l’intermédiaire de Schlabaya, qui organisait le challenge du 1 % rentrée littéraire en 2010, j’ai découvert ce défi organisé par Livresque. Il s’agit de lire, dans un temps non limité, au moins 50 livres d’auteurs de nationalités différentes.
Comme le défi inclut les livres déjà chroniqués, j’ai fait un petit tour rapide dans mes lectures publiées sur le blog et ai rassemblé ici déjà dépassé l’objectif de 50 pays, puisque j’en suis désormais à 55 pays et poursuis le parcours… avec quelques « arrangements » quand les écrivains changent de nationalité… Pour les pays dont j’ai lu plusieurs auteurs, j’ai fait un choix très subjectif! En piochant dans la liste des prix Nobel de littérature (que je continue à lire ou relire), je peux rapidement compléter cette liste dans les prochains mois… que vous pourrez retrouver sur cette page, Tour du monde en lecture.
- Afghanistan : Les demeures sans nom et autres nouvelles de Spôjmaï Zariâb
- Afrique-du-Sud : L’été de la vie de J. M. Coetzee
- Algérie : Le village de l’Allemand de Boualem Sansal ; La part du mort de Yasmina Khadra
- Allemagne : Lettre à un jeune catholique ; Lettre à un jeune non-catholique de Heinrich Böll ; Le poisson mouillé de Volker Kutcher
- Argentine : L’aiguille dans la botte de foin, d’Ernesto Mallo ; Façons de
perdre de Julio Cortázar (même s’il a beaucoup vécu en France et est mort français) ; - Australie : Le dernier rêve de la colombe Diamant, d’Adrian Hyland ; La ceinture de feuille de Patrick White
- Autriche : Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer
- Belgique : Silex, la tombe du chasseur, de Daniel De Bruycker
- Bosnie : Freelander de Miljenko Jergovic
- Cameroun : Les honneurs perdus de Calixthe Beyala
- Canada (bon, cet auteur a aujourd’hui la nationalité canadienne…, je l’ai mis ici, mais il est très cosmopolite!) Chez Borges de Alberto Manguel ; j’ai lu un autre livre 100% canadien : Mon vieux et moi de Pierre Gagnon
- Chine : La montagne de l’âme de Gao Xingjian (auteur français d’origine chinoise, pour un livre écrit en chinois), A la recherche de Shanghai de WANG Anyi
- Colombie : Douze contes vagabonds de Gabriel García Márquez ; Au commencement était la mer de Tomàs Gonzàlez ;
- Congo : Lumières de Pointe-Noire de Alain Mabanckou
- Corée du Sud : Le puits de mon âme de CHOI In-Seok
- Croatie : Tito est mort de Marica Bodrožic
- Cuba : Le navigateur endormi de Abilio Estévez
- Danemark : Sincères condoléances de Erling Jepsen
- Égypte : Le voleur et les chiens de Naguib Mahfouz
- Érythrée (auteur né en Érythrée, réfugié en Arabie Saoudite) : Les Amants de la mer Rouge, de Sulaiman Addonia
- Espagne : Le dernier homme qui parlait catalan de Carles Casajuana ; L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón
- États-Unis : Vieil homme et la mer de Ernest Hemingway
- Finlande : Sang chaud, nerfs d’acier de Arto Paasilinna
- France : Princesse de Clèves, de Madame de Lafayette
- Grande-Bretagne : L’étrange disparition d’Esme Lennox de Maggie O’Farrell ; Les chemins de Saint-Jacques, Les routes du pèlerinage médiéval à
travers la France et l’Europe, de Derry Brabbs ; - Grèce : Les Analogies de la lumière de Odysséas Elýtis
- Hongrie : L’héritage d’Esther de Sándor Márai
- Inde : Mangue amère de Bulbul Sharma ;
- Iran : Je ne suis pas celle que je suis de Chahdortt Djavann
- Irlande : Le gros coup, une enquête des inspecteurs Roberts & Brant (R&B, tome 1) de Ken Bruen
- Islande : La femme en vert de Arnaldur
Indridason ; Rosa Candida de Audur Ava Ólafsdóttir - Israël : Meurtre au kibboutz de Batya Gour ; Une histoire d’amour et de ténèbres de Amos Oz
- Italie : La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano ; Mystère bouffe, jonglerie populaire de Dario Fo
- Japon : Out de Natsuo Kirino; La formule préférée du professeur de Yoko Ogawa
- Liban : Nos si brèves années de gloire de Charif Majdalani
- Mali : L’assassin du Banconi suivi de L’honneur des Keïta de Moussa Konaté
- Maroc : Le jeu de l’oubli de Mohammed Berrada
- Mexique : Jours de combat de Paco Ignacio Taibo II (auteur espagnol émigré au Mexique sous Franco, de nationalité mexicaine); La fête de l’ours de Jordi Soler
- Mozambique : Le fil des Missangas de Mia (Ontonio Leite) Couto
- Niger : Les génies sont fous de Boureima Gazibo
- Norvège : Noël sanglant de Kjetil Try
- Pays-Bas : La nuit viennent les renards de Cees Nooteboom
- Pologne : L’estivant de Kazimierz Orlos
- Portugal : Pérégrinations portugaises de José Saramago
- Roumanie (auteure allemande d’origine roumaine) : La convocation de Herta Müller
- Russie : Repas de morts de Dmitri Bortnikov
- Rwanda : Cœur tambour de Scholastique Mukasonga
- Sénégal : Le baobab fou de Ken Bugul
- Serbie : Sous un ciel qui s’écaille de Goran Petrovic
- Slovénie : Visage slovène de Brina Svit
- Somalie : Black Mamba Boy de Nadifa Mohamed
- Suède : Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède de Selma Lagerlöf ; Le tailleur de pierre de Camilla Läckberg ; Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti
- Suisse : Brésil, des hommes sont venus… de Blaise Cendrars pour la partie francophone, Une autre époque de Alain Claude Sulzer pour la partie germanophone ;
- Togo : Lettre ouverte à l’Afrique cinquantenaire de Edem Kodjo
- Tunisie : Opium Poppy de Hubert Haddad
- Turquie : Neige de Orhan Pamuk
- Yemen : Le beau juif de Ali Al-Muqri
Carbonnade à la flamande
Marre des plats cuisinés industriels? Pas envie de boire du vin aux pesticides? Je vous propose une recette déjà montrée en octobre 2011 (voir plus bas), mais j’ajoute une petite réflexion préalable…
Des pesticides ont été trouvés dans la quasi totalité des bouteilles analysées, y compris des produits interdits depuis longtemps, dans une enquête relayée par Rue 89, seuls les vins bios sont épargnés. Avec 3% des surfaces cultivées, la vigne concentre 20% du tonnage de produits phytosanitaires… L’enquête de GÉNÉRATIONS FUTURES sur les cheveux des vignerons et des riverains des vignes en Médoc, relayée par Médiapart, est encore plus inquiétante, elle témoigne de l’imprégnation sur plusieurs mois (temps de vie du cheveu) de ces produits. Même si l’échantillon étudié est faible, les résultats sont sans appel. Il y a quelques années, l’équipe de Gilles-Eric Séralini avait retrouvé des pesticides après traitement dans les champs non seulement dans l’urine des agriculteurs (qui s’étaient pourtant protégés, changés et douchés en rentrant chez eux), mais aussi, avec un pic légèrement décalé, dans celle de leurs enfants, qui n’avaient pas été en contact direct avec les produits. Certains cancers spécifiques, des maladies apparentées à Parkinson se multiplient chez les agriculteurs, qui peinent à les faire reconnaître en maladie professionnelle (voir notamment le rapport de l’assemblée nationale et du sénat d’avril 2010, pesticides et santé, p. 128 et suivantes, et le rapport au sénat de Mme Bonnefoy en octobre 2012). Les pubertés précoces (dès 6 ou 7 ans) notamment chez les fillettes de vignerons notamment, et les malformations uro-génitales des garçons d’agriculteurs (deux fois plus que dans la population générale) n’ont encore jamais été reconnues comme maladie professionnelle (normal, ce sont de jeunes enfants, pas des agriculteurs…), et pourtant, plusieurs endocrinologues ont tenté de tirer la sonnette d’alerte.

La recette
Alors, pour une alimentation plus saine, voici une recette toute simple, à faire avec du bon bœuf (bio et local si vous pouvez)! Et à la bière, pour éviter le vin (euh… pas sûre que la bière soit beaucoup plus exempte de résidus que le vin).
Article du 16 octobre 2011
Pour cet Octobre, le mois Fritissime, une recette s’imposait, la carbonnade à la flamande… Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une sorte de daube à la bière. Au passage, je vous ai mis une photographie de mes casseroles… En bas, faitout, au-dessus, le compartiment vapeur, ici avec les pommes de terre…
Bon, alors, je change toujours un peu la recette en faisant un mixte entre plusieurs recettes découpées dans des magazines et en fonction des ingrédients que j’ai sous la main…
J’ai fait revenir dans du beurre (vous pouvez aussi utiliser de l’huile… mais nous sommes en pays de beurre) de la viande de bœuf à bourguignon, plus ou moins un kilo et des oignons (3 et demi… parce qu’il m’en restait un demi de mes bouchées aux lentilles roses). Bien faire dorer, ajouter de la farine pour envelopper la viande. Mouiller pour recouvrir entièrement de bière (j’ai mis de la Saint-Omer, mais mettez ce que vous avez, plutôt en blonde, et si vous pouvez en bio). Ajouter une carotte coupée en minces rondelles, un bouquet garni (au moins du laurier et du thym), saler (pas moi), poivrer, et mettre deux cuillères à soupe de cassonade. Au bout d’une heure, ajouter deux tranches de pain d’épices rassis et enduit de moutarde forte (il va se dissoudre dans la sauce à la cuisson). Ajouter un peu d’eau si le niveau a baissé. Au début de la troisième heure, j’ai commencé à éplucher les pommes de terre. Je les ai mises dans le compartiment vapeur du haut, elles prennent ainsi le bon goût du plat, mais vous pouvez aussi les cuire à part… Au bout de 3h (plus ou moins, plus, c’est mieux… ça peut aussi se cuire en deux fois, d’abord deux heures la veille, puis réchauffer doucement et finir la cuisson le jour du déjeuner), c’est prêt, un plat salé/sucré très savoureux…
Pour l’accompagnement, pas de problème, j’avais du choix en bières!
Cet article entre dans le cadre de Octobre, le mois Fritissime, organisé par Schlabaya / Scriptural et Élisabeth Bennet, à retrouver sur Facebook : Le lion des Flandres, Tintin, Max Havelaar : vive le mois des 17 provinces! Il s’agit au cours du mois de parler de tout ce que l’on veut en rapport avec les 17 anciennes provinces annexés par Charles Quint et les états de Bourgogne… et qui constituent aujourd’hui à peu près le Nord-Pas-de-Calais, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.
Damien Guillon chante Scarlatti, Vivaldi et Tartani au TAP
C’était il y a déjà un mois, j’ai vu au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP le concert proposé par le banquet céleste, avec à sa tête le contre-ténor Damien Guillon. Vous pouvez suivre ici ma saison 2012-2013.
Le spectacle : Damien Guillon et son ensemble ont choisi un programme de musique baroque alternant des cantates et des morceaux sans voix, dont la très belle sonate pour violon de Giuseppe Tartini (1692-1770), compositeur que j’ai découvert ce soir-là.
Mon avis : les voix des contre-ténors, comme celles plus rares des hautes-contre, ne me laissent jamais indifférentes. Le répertoire choisi (Giuseppe Tartini, Antonio Vivaldi, Domenico Scarlatti), proposé avec une traduction dans le programme remis aux spectateurs, sublime les chants d’amour plus ou moins tristes.
Pour aller plus loin : voir un extrait sur le site du TAP.
Bannière de Baume-les-Messieurs (1), le matériel
C’est parti pour ma participation à deux nouvelles bannières brodées (voir ci-dessous) lancées par Marlie, cette fois, elles iront à Baume-les-Messieurs, dans le Jura. Je me suis engagée pour deux rosaces, j’ai reçu la toile et les grilles, une clef de voûte, pour laquelle je peux choisir les couleurs à l’intérieur de la rosace, et les armoiries de Claude 1er Morel, abbé de Baume de 1484 à 1488… Aïe, je n’ai jamais été très douée en héraldique, j’hésite sur la traduction de ces trois losanges blancs disposés en bande sur un fond noir entre « de sable à trois losanges d’argent en fasce » et « de sable, à trois fusées d’argent posées en fasce »… avec une petite préférence pour la deuxième solution, les losanges sont très allongés.
C’est de l’abbaye de Baume-les-Messieurs que l’abbé Bernon et quelques moines sont partis en 909 pour fonder Cluny… J’y suis allée l’été dernier (juillet 2012), merveilleusement accueillie par Marlie…
Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny
– avec les grilles parues dans le livre Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici)
- Un motif brodé (personnage) finitionné en tablier
- un motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments pour le concours d’idées de Nans-sous-Saint-Anne (organisé par Marlie) et les cadeaux reçus
- un motif brodé d’un personnage et sa finition en pochette à navettes pour le concours d’idées de Gigny (revenue avec de petits cadeaux)
- un oiseau terminé en sac
– avec les grilles réalisées pour des projets supplémentaires
- pour Ruffey-sur-Seille: une charrette pour la bannière et le P pour l’oriflamme (et le cadeau en retour)
- pour la bannière de Gigny : l’inscription Bernon et l’église
- pour les oriflammes de Kutzenhausen : le U et le N
– Voir la présentation des bannières à Bouchemaine et à Ruffey-sur-Seille.
Les petits de Frédérique Clémençon (prix du livre Poitou-Charentes 2012)

Vendredi dernier (15 février 2013) était remis le prix du livre en Poitou-Charentes 2012 (oui, il est remis tard!) à Frédérique Clémençon pour Les petits et le prix de la voix des lecteurs à Patricia Cottron-Daubigné pour Croquis-démolition (aux éditions La Différence). Chacune a très bien parlé de son livre… et de celui de l’autre. J’avais offert à noël Les petits à mon frère, mais ne l’avais pas lu, la librairie ayant fait un joli paquet, j’ai sorti l’exemplaire de la médiathèque, qui n’a pas encore à son catalogue le livre de Patricia Cottron-Daubigné. Je vous ai déjà parlé d’un certain nombre de ces livres, à retrouver sur cet article, les prix du livre en Poitou-Charentes.
Le livre : Les petits, de Frédérique Clémençon, éditions de l’Olivier, 2011, 200 p., ISBN 9782879297279.
L’histoire : dans des lieux indéfinis à des dates non précisées… Huit nouvelles qui mettent toutes en scène des enfants, sauf la dernière, Personne d’autre, où une jeune femme stérile, professeure certifiée d’histoire géographie dans un collège de banlieue, ne supporte plus son mari maître de conférences et ses amis normaliens… Les autres histoires mettent en scène un père divorcé éloigné de sa famille par ses beaux-parents (Le bannissement de Jean), un garçon qui souffre de la dépression de sa mère après le départ de son père (Les mains de maman), une mère qui voudrait que sa fillette qui poursuive l’apprentissage du piano dont elle-même a été privée (Les pianistes), un jeune homosexuel scolarisé au lycée de centre-ville maltraité par ses anciens compagnons (Deux tu l’auras), une grand-mère qui prend peu à peu la place de la mère qui n’aime pas ses enfants (Les petits), une fillette qui se prend d’affection pour un marginal près d’une centrale nucléaire en cour d’agrandissement (Le rêve de Lazare), un garçonnet qui tente d’agresser sa voisine de devant au lieu de suivre le cour de français (La guerre).
Mon avis : des histoires plutôt sombres et pas très optimistes sur les enfants et leur famille… pas désagréable à lire, même si parfois les phrases sont interminables… jusqu’à plus d’une page pour ds nouvelles de 10 à 20 pages, est-ce bien raisonnable, même si ces phrases sont rythmées par des incises? Le contraste est fort avec d’autres phrases beaucoup plus courtes, ce qui donne des changements de rythme. Les lexiques et les registres de langage varient également sans cesse, passant du soutenu au très familier dans certains dialogues. La plupart des nouvelles ne sont pas linéaires, avec de nombreux retours dans le passé ou le futur par rapport au présent des histoires. Tout cela pour un tableau d’un monde violent… parfois jusqu’à l’insoutenable, comme dans Deux tu l’auras. Les chutes laissent généralement le lecteur sur sa fin, ou sur un libre interprétation de la suite de l’histoire.
Si l’école d’autrefois m’était contée (8)
Je poursuis ma broderie du 1er janvier… J’ai choisi cette année une grille achetée au salon de Moncoutant… en 2010, Si l’école d’autrefois m’était contée, de Annick Abrial / les fils de morphée. J’ai brodé les petits motifs dispersés parmi l’alphabet en majuscules avec le fil rubis étoilé de Annick Abrial / les fils de morphée pour le rouge vif, acheté en même temps que la grille.
Voici l’ensemble… je dois en être à peu près au quart, quand je vous disais que c’est un projet à long terme…
Au fil du temps, l’entrée de la rue Victor-Hugo à Poitiers
Je vous ai déjà un peu parlé de ce secteur de la place Leclerc, toujours désignée sous son ancien nom de place d’Armes, à Poitiers… Nous sommes à l’entrée de la rue Victor-Hugo, à l’opposée de l’hôtel de ville, aujourd’hui (enfin, je n’ai pas retrouvé de photographies plus récente, celle-ci date de deux ans, en novembre 2010, en plein chantier de cœur d’agglomération, cœur de pagaille…). Au fond, vous avez le cinéma Castille (qui accueille aussi à prix fort de location le TAP cinéma devenu TAP Castille, trois salles d’art et essai à côté du cinéma commercial), le crédit de l’Ouest qui a perdu sa coupole depuis longtemps, l’entrée de la rue Victor-Hugo avec la préfecture au fond, la verrue du printemps, où les travaux ne semblent pas avancer (le désamiantage a été réalisé, le promoteur semble avoir du mal à trouver des clients pour ses surfaces commerciales), et, hors photographie, sur la droite, l’ancien théâtre avec son grand miroir en verre églomisé de Pansart, qui a été l’objet d’une manifestation (250 à 300 personnes) hier contre sa privatisation et sa transformation en galerie marchande après la parodie de concertation la semaine précédente… J’ai un peu fouillé dans mes cartes postales anciennes pour vous montrer ce secteur au cours du dernier siècle, vous y verrez l’arrivée du Crédit de l’Ouest (avec une coupole aujourd’hui disparue), l’ancien théâtre puis celui qui lui a succédé e, 1954, les galeries qui ont été détruites par un violent incendie en 1961 (remplacées par le Printemps), ainsi que la station de tramway (n’en déplaise à l’un de mes lecteurs qui a laissé un commentaire il y a quelques mois, c’était bien un tramway sur rails et non un trolley-bus au début du 20e siècle)… Allez, on remonte le temps! Au passage, je ne regrette pas que les voitures aient été chassées de cette place… Voyez plutôt…
Après 1964…

Vers 1960…

Après la construction du Crédit de l’Ouest

Une vue un peu plus large…

Avant la construction du crédit de l’ouest…

Une vue un peu plus large…

… et la station de tramway devant les nouvelles galeries parisiennes…

PS: Grégory m’a fait parvenir deux clichés plus anciens. Les deux premiers sont extraits du catalogue Un Louvre pour Poitiers (catalogue d’exposition du Musée Sainte-Croix, 2011, par Anne Benéteau-Péan et Grégory Vouhé) et ont été prises en 1864 (avant le percement de la rue Victor-Hugo) et 1884. La chapelle des Augustins est encore en place sur ces deux vues.

La vue de la carte double a été prise vers 1910, et est tirée de l’article de Grégory Vouhé, la place d’armes rénovée, paru dans l’actualité Poitou-Charentes, n° 95 (janvier 2012), p. 46-47.
Nouvel an chinois de Capucine
Ces dernières semaines, Capucine O a été très prise par le départ de son fiston pour le Canada… Elle m’a envoyé un joli cadeau pour le nouvel an chinois… Une ATC tout en chinois rangée dans une pochette du célèbre Tang frères…
Elle a aussi confectionné une belle pendouille à ciseaux, en forme de bobine de fil, qui peut aussi servir de pique-aiguilles, je pense… J’aime beaucoup les deux fonds personnalisés (un transfert?).
Au fil de ces dernières semaines, j’ai aussi reçu plusieurs envois de cartes à publicité…

Voici la suite…

Et encore celle-ci! Un grand merci à toi, Capucine O!

Les désastres de la guerre de Goya, à Bordeaux
Voici les derniers jours pour voir l’exposition sur les Désastres de la guerre de Francisco de Goya (Fuendetodos, près de
Saragosse, 1746 – Bordeaux, 1828), gratuite au centre Jean Moulin jusqu’au 24 février 2013. Cette exposition est réalisée en partenariat avec le musée d’Aquitaine (j’étais allée à Bordeaux pour y voir l’exposition Au temps des Gaulois), la chalcographie nationale de Madrid et l’Institut Cervantès.
L’exposition : l’exposition présente un ensemble célèbre de 82 gravures (Los Désastres de la Guerra) réalisées par Goya entre 1810 et 1820, montrant notamment les exactions des troupes françaises napoléoniennes après le soulèvement du Dos de Mayo et la guerre d’indépendance espagnole (1808–1814). Le parti de l’exposition est de présenter les gravures par thèmes et non dans l’ordre initial de la série. On y voit les exactions des troupes françaises, les « violes de guerre », l’humiliation et les exécutions sommaires des prisonniers, la souffrance des civils, le rôle ambigu de l’Église et des ecclésiastiques.
Le musée : au rez-de-chaussée du centre Jean-Moulin, juste à côté de la cathédrale de Bordeaux, est retracée l’histoire de la Résistance et de la libération de la France… dans une muséographie qui mériterait d’être reprise (ainsi que cela l’a été l’année dernière pour le musée de Limoges, que je n’ai pas encore vu « en vrai »). A Bordeaux, les objets s’accumulent, avec des textes « bidouillés » avec les moyens du bord (collages approximatifs qui ont mal vieilli). Je n’ai rien vu sur les grandes rafles de Bordeaux (voir Sauve-toi, la vie t’appelle de Boris Cyrulnik), l’information est peut-être cachée dans le fouillis…