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La centrale nucléaire de Civaux, la Vienne et le karst…

La centrale nucléaire de Civaux vue depuis la ville haute de ChauvignyAprès les incertitudes sur les cuves des deux réacteurs forgées au Japon, le 11 mars 2017, Centre presse et la Nouvelle République parlaient du béton fissuré de la centrale nucléaire de Civaux, révélé dans La farce cachée du nucléaire(Sortir du nucléaire, Éditions Yasnost), un problème connu de longue date et toujours minimisé par EdF, la commission locale d’information / CLI qui a eu lieu depuis a été apparemment agitée. Bientôt ils découvriront qu’elle est aussi installée dans un contexte géologique qui pose aussi problème, le karst, en gros des grottes partout autour et sans doute en-dessous de la centrale, comme avoué à moitié lors de la fuite de tritium de janvier 2012! L’occasion pour moi de rééditer un article publié ici en mars 2011. Et au passage, la première photo est prise depuis la cité médiévale de Chauvigny, des projets d’éoliennes viennent de se faire recaler parce qu’elles allaient gâcher le paysage de la cité médiévale, mais cela n’avait pas posé de problème pour implanter les tours de la centrale nucléaire!!! N’oubliez pas non plus que l’énergie nucléaire n’est pas une énergie sans carbone, il en faut pour construire les centrales, les entretenir, véhiculer chaque jour les milliers de travailleurs des centrales, extraire et transporter l’uranium (produit souvent sans protection des ouvriers en Afrique, ce n’est pas par hasard qu’une usine d’Areva avait été la cible de terroristes), couler les déchets dont on ne sait que faire dans des blocs de béton, etc…


Et pour rappel, avant de vous laisser relire mon ancien article sur le karst de Lussac-les-Châteaux, il est aujourd’hui possible d’acheter de l’énergie sans nucléaire, en devenant comme moi coopérateur chez Enercoop est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Un fournisseur plus cher qu’EdF… quoi que, à force, il va finir par être moins cher, puisque nous payons de l’énergie sans apport du nucléaire (qui financera la prolongation de durée de vie des centrales nucléaires, le juste prix pour l’uranium et le stockage des déchets produits, le « grand carénage, bidouillage pour prolonger la vie des centrales?), une énergie payée au juste prix de la production, visitez leur site, si vous ne souhaitez pas sauter le pas de changement de fournisseur d’énergie, actuellement, vous pouvez aussi participer à « l’aventure » en finançant de nouvelles unités de production d’énergie non nucléaire (biomasse, solaire, éolien, etc.)… Dans le département de la Vienne, ceux qui sont abonnés chez Sorégies et non chez EdF ne peuvent toujours pas changer d’opérateur.

Civaux, dessin humoristique sur le silicone de la centraleSur la centrale nucléaire de Civaux, vous pouvez aussi (re)lire mes autres articles sur ses problèmes avec la sécheresse, avec une petite crue de la Vienne (et une promenade imprévue de carburant radioactif), une fuite de tritium en janvier 2012, la suite de cette fuite (février 2012)

Article du 17 mars 2011

La centrale nucléaire de Civaux dans le département de la VienneJe vous ai déjà montré cette photographie de la centrale nucléaire de Civaux dans la Vienne à l’occasion d’une sortie sur les orchidées l’année dernière… (vous pouvez relire ces articles : liens vers le musée, sortie sur les orchidées (à retrouver sur le récapitulatif, sortie orchidées à Civaux (2) : Ophrys mouche, quelques orchidées (petites) araignées, plusieurs orchidées pyramidales (Orchis pyramidal ou Anacamptis pyramidalis), sortie orchidées à Civaux (3) : première orchidée bouc, Ophrys abeille, et côté petites bêtes, un clairon, sortie orchidées à Civaux (4) : orchis homme pendu, orchidées boucs, céphalentères à longues feuilles).

Je vous avais d’ailleurs signalé la disparition sur le coteau visité d’une des espèces présentes avant la construction de la centrale, l’hypothèse avancée par les spécialistes de la faune et la flore étant que la présence quasi permanente du panache de vapeur d’eau a modifié l’ensoleillement de ce coteau et pu entraîner cette disparition. Le site d’EDF présente cette centrale comme sûre, mais il y a deux inconnues majeures, le karst et la Vienne.

Quand je suis arrivée dans la région, en 1991, les fouilles archéologiques préventives s’achevaient (leurs résultats sont publiés en plusieurs volumes aux éditions de la société archéologique de Chauvigny). Ensuite, pendant des mois, le chantier a été retardé car il y avait des cavités naturelles dans le terrain… Quelle surprise ! Un karst est connu depuis toujours dans ce secteur, on rapporte la disparition de bêtes dans des trous qui ont pu s’ouvrir naturellement, etc. La présence de ce karst a d’ailleurs permis le développement de nombreuses grottes qui ont pu être occupées ou fréquentées au Paléolithique, certaines dès le Moustérien (Les Rochers de Villeneuve à Lussac-les-Châteaux, où a été trouvé un fémur de Néandertalien daté de 40 à 45.000 ans), d’autres avec des œuvres d’art pariétal (le réseau Guy Martin et la Font-Serein à Lussac-les-Châteaux – cette dernière a un réseau profond, terrain de jeu des spéléogues et qui contient une résurgence) ou mobilier (grottes de La Marche et des Fadets à Lussac-les-Châteaux, grotte de Loubressac à Mazerolles, grotte du Bois-Ragot à Gouex), tous ces sites et quelques autres (comme les Plumettes (aller pages 468-470), la grotte de la Tannerie ou Larrault / Laraux toujours à Lussac-les-Châteaux) ayant aussi livré de nombreux renseignements sur les habitats en grotte entre 28.000 et 10.000 ans avant notre ère. Vous pouvez en savoir plus au musée de préhistoire de Lussac-les-Châteaux, dont je vous ai parlé il y a quelques mois… Les liens sur les sites archéologiques renvoient vers diverses publications, pas toujours la plus récente, mais elles vous donneront déjà une petite idée de ces sites.

Sous la centrale nucléaire de Civaux se trouve donc un réseau karstique directement en liaison avec les nappes phréatiques… Si vous voulez tout savoir sur les karsts de manière assez claire (enfin, à mon avis, mais il y a quand même quelques notions de géologie), je vous invite à lire le dossier de l’école normale supérieure de Lyon sur le sujet, avec de nombreux schémas. Mais aucun risque, nous dit EDF, le karst a été comblé (sauf que tout géologue sait bien qu’un karst actif, ça peut continuer à soutirer, même des dizaines ou des centaines de mètres-cubes de béton ne sauraient suffire), et puis, pas de panique, l’enceinte de confinement passe aussi sous le réacteur… Ces enceintes de confinement ont seulement été calculées par des ingénieurs… Nous avons vu ces derniers jours qu’en grandeur nature au Japon, leur solidité et leur résistance ne sont peut-être pas aussi sûres. Et à Civaux, il n’y aura pas l’océan pour refroidir les réacteurs s’ils s’emballent : le débit de la Vienne est déjà insuffisant pour refroidir deux réacteurs fonctionnant normalement en été, il y en a toujours au moins un à l’arrêt (officiellement pour maintenance) pendant les mois chauds… quand ce ne sont pas des amibes tropicales qui pourraient se développer à cause du réchauffement de l’eau (c’est arrivé en 1998, sur la Loire, devant la centrale de Dampierre)… En 2011, c’est dès le printemps qu’elle connaît des problèmes avec la sécheresse. On nous dit qu’au moins, il n’y aura pas de tsunami… Mais il peut y avoir de grandes crues, comme celles que je vous ai montrées… en 1896 à Confolens ou celle de 1913 à Châtellerault… Civaux est juste entre ces deux villes, il paraît que les aménagements en amont doivent limiter l’impact de ces crues centenaires, mais qu’en sera-t-il si un barrage lâche ??? Si l’enceinte de confinement ne tient pas, la radioactivité pourra partir bien sûr dans l’air, mais aussi directement dans les nappes phréatiques via le système karstique, merci EDF (et les décideurs politiques de l’époque…). Sans oublier celle qui s’échappera dans l’atmosphère, chouette, j’habite à un peu plus de 30 km… hors du périmètre où chacun a reçu -au cas « hautement improbable » où un accident se produirait – des pastilles d’iode. On voit très bien les tours de la centrale depuis le CHU de Poitiers, c’est rassurant, non? Ah, une dernière chose, les gens d’EDF n’arrêtent pas de dire que Civaux n’est pas sur une faille… mais il y a tout un réseau de failles à environ 8km au sud-est. Certes, ce sont des failles qui n’ont pas bougé depuis longtemps, mais pourquoi ne pas le dire? Ce n’est pas difficile à vérifier, il suffit d’aller acheter une carte géologique du BRGM dans n’importe quelle bonne librairie ou sur le site du BRGM (la zone concernée est dans l’angle de quatre cartes, les 590, Chauvigny, 591, La Trimouille, 613, Gençay et 614, Montmorillon). Enfin, côté séismes, il ne semble pas avoir été pris en compte ceux de force supérieure à 6 (Poitiers en grande partie ravagée le 18 octobre 1018 et le 15 novembre 1083, puis à nouveau au 14e siècle notamment le 15 février 1318), séisme estimé à une force 7,5 le 6 octobre 1711 à Loudun. La carte des tremblements de terre de ces 300 dernières années est disponible sur le site de l’observatoire régional de l’environnement en Poitou-Charentes. Celui de 1711 a été étudié dans un rapport très détaillé du BRGM. Certes, ce n’est pas la même faille, mais cela montre que le risque existe aussi dans notre région.

[PS: pour le tremblement de terre de 1083, il est notamment rapporté dans la chronique de Saint-Maixent, voir la transcription du texte latin à la date de 1083 sur le site histoire passion. : « Eodem anno terrae motus factus est magnus, XV° kalendas novembris, in die natalis Sancti Lucae. Pars civitatis Pictavis magna cum ecclesia Sanctae Radegundis combusta est« . Dans la même chronique, des tremblements de terre sont signalés dans la région en 1097 (13 octobre), 1098 (4 octobre)].

Alors, ces derniers jours, la presse, la radio et la télé locales ont bien évoqué la question de la Vienne (pas assez d’eau pour refroidir en été, trop en cas d’inondation en hiver), mais personne n’a parlé de la question du réseau karstique… Un oubli, monsieur le directeur de la centrale de Civaux qui a tenté de justifier sa sécurité lundi dernier au journal régional de France-3?

Je sais bien qu’il est difficile de sortir du nucléaire, vus les choix faits en France… La gestion des déchets à longue durée de vie (cf. les laboratoires d’enfouissement) posait déjà problème, la question de la sécurité des enceintes de confinement mérite d’être posée, ainsi que les choix qui ont été faits par le passé pour l’implantation des centrales, plus guidés par des considérations politiciennes (donner de l’emploi à tel ou tel endroit, par exemple, la centrale de Civaux, petite avec deux réacteurs, emploie plus de 800 personnes) que des contraintes environnementales (présence de failles, de karst, de la mer avec ses tempêtes, de fleuves en crue en hiver ou à sec en été, etc.). Peut-être devrions-nous quand même réfléchir non pas à des énergies alternatives, pas forcément plus propres (il faut tout compter dans l’impact, y compris la production et le démantèlement voire la gestion des déchets à long terme), mais à de sérieuses économies d’énergie, à une fin du gaspillage, à une aide à l’isolation notamment des logements anciens, l’énergie la plus propre est celle que l’on ne consomme pas! Et si on interdisait vraiment l’éclairage nocturne des vitrines, la climatisation ou le chauffage des magasins portes grandes ouvertes??? Vous trouverez d’autres gestes simples ou plus compliqués (isolation, etc.) sur le site de l’association négaWatt.

Centrale nucléaire de Civaux, juillet 2016, record de rejets dans la Vienne!

La centrale nucléaire de Civaux dans le département de la VienneCela fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de la centrale nucléaire, installée sur un karst, de ses problèmes avec la sécheresse, de crue de la Vienne (et une promenade imprévue de carburant radioactif), de ses fuites de tritium en janvier 2012, la suite de cette fuite (février 2012)…

Un entrefilet, hier, dans la presse locale, m’a alertée:

« État des rejets dans la Vienne, de la Centrale de Civaux

La centrale de Civaux est située sur le bassin de la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (en amont) et de Cubord (en aval). La station de Cubord est la station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la centrale. Selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire, « l’exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l’aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m ». Au cours du mois de juillet, il est à noter que différents seuils de rejets ont été dépassés. Au total, le seuil de rejets chimiques a été franchi sur 22 jours, et huit jours pour le seuil de rejets radioactifs (avec dérogation) » (Centre presse, 10 août 2016).

Direction le site de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour vérification, mais je n’y ai pas trouvé l’information… le dernier avis d’incident date de juillet 2015 (pas à jour??? dernier arrêt de réacteur signalé en 2015 alors qu’il y en a eu plusieurs en 2016) et les lettres de suite d’inspection du 27 juillet 2016, mais cela ne concerne pas les rejets. Rien non plus sur celui de la commission locale d’information (CLI)…  En cherchant bien, j’ai fini par trouver les chiffres des rejets de juin 2016 sur le site d’EDF (dans la lettre d’information de juillet), mais pas ceux du mois dernier. Ils sont tous en vacances? Pourtant, 22 jours sur 31 de dépassement des rejets chimiques, et à nouveau des rejets radioactifs en dehors de la norme (encore du tritium? pire?), ça ne devrait pas être ainsi caché! Le dernier twitt de la centrale concerne… l’attentat de Nice, ils feraient mieux de surveiller ce qu’ils balancent à la rivière, d’autant qu’avec l’été, il y a des gens qui se baignent en aval…

Déjà en janvier 2016, les rejets de tritium liquide dans la Vienne avaient atteint 19 terrabecquerels (TBq), soit 21,5 % d’autorisation annuelle accordée à la centrale. A fin juin 2016, ils en étaient à 62,153 TBq sur 90 autorisés annuellement (70%). A suivre!

Patinoire COP’patible???

Poitiers, ça patauge à la patinoire, 29 novembre 2015Petite promenade en ville aujourd’hui… 13h10, avant d’aller au cinéma (Les Suffragettes, en VO), petit tour sur la place voisine… Le responsable de la pataugeoire (oups, il paraît que c’est une patinoire) écope avec une bouteille d’eau, la presse avait dit que le système de refroidissement avait eu des ratés vendredi, ça ne semble pas réglé, à moins que la douceur (à l’abri de la bise) ne fasse réchauffer la glace? En pleine COP’21, tous ces congélateurs à ciel ouvert me posent de sérieuses questions, pourquoi ne jamais discuter ici de la possibilité d’une patinoire artificielle? [je vous en ai déjà parlé… en 2011 avec des liens notamment vers celle de Namur]

les anti-COP'21 autour de la patinoire, Poitiers, 29 novembre 2015Quelques heures plus tard, ce qui se veut le chef de file du consumérisme (marché de noël riquiqui, 35 chalets) de fin d’année est envahi par… les militants anti-cop’21 (21e « conference of the parties »), altermondialistes qui ne rechignent pas à acheter au passage un gobelet de vin chaud, militants des droits de l’homme, une partie des « verts », des « rouges », …

les anti-COP'21 devant l'hôtel de ville, Poitiers, 29 novembre 2015… quelques jeunes et un groupe de percussionnistes… globalement à part ces derniers, un peu toujours les mêmes militants, pas de voiture de police (mais au moins un « RG » même s’ils ont changé de nom, avec un appareil photo). Pas un mot sur l’absurdité de la patinoire. Les badauds n’ont sans doute même pas compris qu’il y avait une manif’ mais cru à une animation sympa de Poitiers le Centre devant… les panneaux officiels de la COP’21. Au moins, certains ont quand même bravé l’interdiction de manifester, l’état d’urgence a bon dos!

Le miel 2014 de Parrains d’abeilles!

Miel, récolte 2014, 10 kgSamedi, j’ai fait la connaissance « en vrai » d’Ammaria (et Monsieur… je vous montre rapidement les gros cadeaux qu’ils ont apportés) et nous sommes partis par les routes, direction plein est au départ de Poitiers, en passant par , Saint-Savin (voir la voûte), puis dans l’Indre Le Blanc (aux portes du parc naturel de la Brenne), nous passons à deux pas de Ciron où sont morts Spinelli et Sivel, puis d’Argenton-sur-Creuse (avec le site antique d’Argentomagus) et Saint-Marcel et sa grotte préhistorique de La Garenne… et arrivons dans un petit hameau de Chavin où se niche l’exploitation agricole de parrains d’abeilles, où j’ai parrainé une ruche comme en 2013 (voir dans cet article pourquoi j’ai arrêté le parrainage antérieur  avec un toit pour les abeilles).

Miel, variété des couleurs de la récolte 2014Nous avons été très gentiment accueillis avec du pain d’épice et une dégustation de miels de cette année, dont celui du printemps, très blanc (plus blanc que l’année dernière), fleurs de forêt, de prairie ou à dominante de sarrasin (le plus foncé). L’année n’a pas été facile, avec un printemps pluvieux puis juillet et août encore pires. Chaque ruche n’a donné que 12 kg de miel au lieu d’une vingtaine habituellement… mais nous sommes revenues avec 15,5kg de miel, 5,5 pour Ammaria, autant pour moi et 9 pots de 500g de plus pour des amis (dont Maryse -qui écrit désormais régulièrement ici- et Olivier). Nous avons visité l’installation d’extraction à froid (extracteur, maturateur). Je ne manquerai pas de tester les nonettes dont la recette était jointe à la récolte!

Cire d'abeille, récolte 2014Et j’ai aussi pris de la cire d’abeille (brute, juste fondue en pain, avec quelques impuretés), je vais pouvoir tester les recettes de crème cosmétique de Flore de Saintonge!

Allez vite découvrir le travail de parrains d’abeilles, et n’hésitez pas à participer à l’opération en 2015! Pré-financement (participatif donc) de la récolte en février/mars, livraison en octobre/novembre.

Un nouveau mouton poitevin me fait réfléchir sur EELV…

Un mouton poitevin, devant un panneau publicitaire pour une centrale nucléaireLes mystérieux colleurs de moutons poitevins (revoir la première série et la suite, et encore par là après cet article, et plein d’autres regroupés dans la synthèse…) continuent à nous proposer leurs messages… Parmi la nouvelle livraison, ce mouton qui regarde un panneau publicitaire avec une centrale nucléaire… Une version montrait déjà des moutons devant un panneau publicitaire… Désolée, la photo est déformée, j’ai trouvé ce mouton derrière un panneau routier mais impossible de le photographier en face.

La centrale nucléaire de Civaux vue depuis la ville haute de ChauvignyCette fois, elle m’invite à vous renvoyer à mes précédents articles sur ma centrale nucléaire préférée (Civaux, sur la photographie ci-contre, vue depuis la ville haute de en juillet 2012), construite sur le karst, ses problèmes avec la sécheresse, avec une petite crue de la Vienne, une fuite de tritium en janvier 2012, la suite de cette fuite (février 2012), etc.

Elle me remémore aussi une information relayée il y a quelques jours sur son compte facebook par  Enercoop, mon fournisseur d’électricité, le seul à garantir une énergie électrique sans apport du nucléaire. Qu’y ai-je lu? La transcription d’un extrait de l’émission Tous politiques sur France Inter où la nouvelle secrétaire nationale d’Europe écologie les verts déclarait (à écouter par le premier lien ou le petit outil en fin d’article):

– « Qu’est-ce qui n’est pas écologique chez vous ? Dans vos comportements par exemple ? […] »
– Emmanuelle Cosse (secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts) « Je ne suis pas encore abonnée à Enercoop pour payer mon électricité et je devrais le faire ! »

Civaux, dessin humoristique sur le silicone de la centraleDonc « on » peut toujours se clamer contre l’énergie nucléaire mais continuer à être abonné à l’énergie nucléaire d’EdF même en zone accessible à Enercoop (dans le département de la Vienne, ceux qui sont abonnés chez Sorégies et non chez EdF ne peuvent toujours pas changer d’opérateur), comme « on » peut être député(e) ou sénateur(trice) EELV (Europe écologie les verts) et se plaindre de quitter un gouvernement favorable aux OGM, à l’exploitation des gaz de schiste, à l’Airault-port et à la prolongation de la vie des centrales nucléaires. Pour information, Enercoop est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Un fournisseur plus cher qu’EdF… quoi que, à force, il va finir par être moins cher, puisque nous payons de l’énergie sans apport du nucléaire (qui financera la prolongation de durée de vie des centrales nucléaires, le juste prix pour l’uranium et le stockage des déchets produits?), une énergie payée au juste prix de la production, visitez leur site, si vous ne souhaitez pas sauter le pas de changement de fournisseur d’énergie, actuellement, vous pouvez aussi participer à « l’aventure » en finançant de nouvelles unités de production d’énergie non nucléaire (biomasse, solaire, éolien, etc.)…

Et n’oubliez pas que l’électricité la moins chère est celle que l’on ne consomme pas, éteignez les lumières inutiles, débranchez vos chargeurs quand ils ne servent pas (le transformateur consomme de l’énergie), éteignez vos appareils électriques au lieu de les mettre en veille (une multiprise à interrupteur est bien pratique), sortez le linge dehors plutôt qu’utiliser le sèche-linge (bien plus énergivore que la machine à laver)… Vous trouverez d’autres gestes simples ou plus compliqués (isolation, etc.) sur le site de l’association négaWatt.

Deux moutons poitevins, élevé pour l'abattage et aux dents de loupJ’ai aussi repéré deux autres moutons « nouvelles versions », un « élevé pour l’abattage » (Pâques approche, les agneaux mâles vont passer à la casserole… comme les électeurs qui gobent couleuvres sur couleuvres) et un autre aux dents de loup! Il me fait penser au Loup et l’agneau, brodé il y a quelques années… En commentaire du précédent article, Véro bis me rappelait que je lui avais envoyé il y a déjà un bon moment une pochette avec un mouton en blackwork. Suivez le mot-clef mouton, vous y trouverez plein d’autres congénères, en broderie, en sculpture, en autocollants…

Ci-dessous, l’émission de France Inter:

La triste fin… des sapins de Noël (exemple poitevin)

Le sapin de noël 2013 devant le palais de justice de PoitiersNoël est déjà loin, il faut songer à se débarrasser des sapins de noël (pas pour moi, j’utilise mes plantes vertes, enfin, pas cette année, mais vous pouvez revoir mon ficus de noël dans une version précédente). Alors que de nombreuses villes organisent des points de collecte des sapins pour les recycler, en les broyant, ou pour les utiliser pour stabiliser les dunes après les dégâts de la tempête associée à la houle début janvier (si, si, voir le reportage de France 3 Aquitaine), rien de ce genre à Poitiers et dans son agglomération, il faut rapporter son sapin à la déchetterie (faire faire une carte d’accès d’abord à la mairie, etc.), bizarre, pourquoi rien n’est prévu pour les sapins de noël (ou alors je n’ai pas vu passer l’information) alors que des rendez-vous de broyage de déchets verts sont régulièrement organisés en différents points du territoire au printemps et à l’automne. Du coup, un peu comme partout, les sapins abandonnés sur les trottoirs étaient nombreux ces deux dernières semaines. Mais en me promenant dimanche dernier, j’ai découvert une manière plus « originale » (mais tout à fait aussi incivique) de s’en débarrasser: il suffit de les « planquer » sous un plus grand sapin, ici celui de la place Lepetit devant le palais de justice (terrain d’une spectaculaire évasion l’année dernière). Au passage, vous remarquerez qu’il n’a plus aucune décoration à portée de main des passants…

Le sapin de noël 2013 devant le palais de justice de Poitiers, les sapins planqués par les riverains à son piedVoici de plus près ces « cadavres » de sapins, il y en a même un qui est emballé dans un sac à sapin, certes « biodégradable » (c’est marqué dessus), mais quand même… ce n’est pas sa place!

Livraison du miel 2013

Livraison du miel 2013 de Parrains d'abeilles
Après parrainage d’une ruche avec un toit pour les abeilles en 2010 (voir ici pourquoi j’ai arrêté ce projet), en 2013, j’ai choisi de parrainer une autre ruche chez un couple d’apiculteurs, parrains d’abeilles, qui sont installés pas très loin de chez moi, dans l’Indre, à deux pas de sites archéologiques que je connais bien (la grotte préhistorique de Saint-Marcel et le site antique d’Argenton-sur-Creuse/Argentomagus). Comme je ne peux pas conduire actuellement, une grande chaîne s’est organisée avec des amis et des amis d’amis… et les 5,5 kg de miel sont arrivés jusque chez moi! Sept variétés de miel, récolté entre mai et septembre 2013…

Allez vite découvrir le travail de parrains d’abeilles, et n’hésitez pas à participer à l’opération en 2014!

Saison brune de Philippe Squarzoni

Couverture de Saison brune de Philippe Squarzoni

pioche-en-bib.jpgUne bande dessinée trouvée dans les bacs de la médiathèque.

Le livre : Saison brune de Philippe Squarzoni (scénario et dessin), éditions Delcourt, 2012, 476 pages, ISBN 978-2756018089.

L’histoire : 2006, dans les Alpes près de Grenoble. Philippe Squarzoni décide, après un voyage dans son Ardèche natale, de comprendre le réchauffement climatique. Il va se lancer dans des entretiens avec de nombreux spécialistes de la question (dont plusieurs membres du GIEC) et en rendre compte. Il pointe du doigt la surconsommation et finit par hésiter à partir pour l’Asie, où il vient de recevoir une offre de résidence: d’un côté, il s’agit d’un travail rémunéré, mais de l’autre, il lui faut prendre l’avion… Comment mettre en concordance les recommandations des experts au niveau individuel?

Mon avis : un long reportage graphique très bien documenté, mais je trouve que cela manque un peu de recommandations concrètes, la décroissance reste abstraite pour beaucoup de gens, et à part les interrogations sur les voyages en avion, il n’y a pas beaucoup d’exemples concrets, ce qui laissera facilement la possibilité aux adversaires de crier au « retour à la bougie »! Les cases sont organisées de manière très rigoureuses, à partir d’un découpage de chaque page en six cases, qui peuvent être regroupées, mais qui ont toujours le même module assez rigide. Il n’y a un passage sur le sur-éclairage des villes visible depuis l’espace, mais pas une seule case sur l’une des solutions, qui est d’interdire l’éclairage inutile (bureaux, vitrines) la nuit, et pas seulement à partir de 1h du matin avec de multiples dérogations comme le prévoit un récent décret en application du Grenelle de l’environnement. Il y a bien un petit passage sur l’énergie la moins chère est celle que l’on de consomme pas, mais pas une case sur le gaspillage d’énergie par les milliers de lampes qui restent allumées à longueur de journée sur les lieux de travail (c’est le cas dans mon bureau, éclairage par le plafond aux néons tous les jours, toute l’année, bureau au nord avec des vitres teintées qui absorbent la lumière et aucune étude pour un éclairage individuel efficace), la chasse au gaspillage permettrait de réduire sérieusement les factures d’énergie et par voie de conséquence la production inutile de cette même énergie… Bref, un livre pointu sur les constats du réchauffement climatique et le lien avec notre mode de consommation, sur ses conséquences, mais pas assez sur les remèdes possibles…

Pour rebondir sur mon blog, voir:

voitures électriques et méthane du pôle nord, je suis énervée!!!

avec des épluchures et autres… dans ma cuisine et au jardin

Tous cobayes de Jean-Paul Jaud

– une fuite de tritium dans ma centrale nucléaire préférée (Civaux).

Logo du top BD des blogueurs 2013 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Les « Verts » partiront seuls aux municipales à Poitiers

Europe écologie les Verts lance le journal de campagne pour les municipales 2014 à PoitiersEn 2014, dans la plupart des grandes villes, Europe écologie les Verts / EELV (et aussi les groupes de la Vienne) partira seul au premier tour des élections municipales. A Poitiers, ils siègent au conseil municipal avec la majorité socialiste depuis 1989. Ils lançaient hier dans leur local devant la presse et quelques blogueurs et ce matin au marché leur journal de campagne, Transition, au vert citoyen(ne)s. En couverture, un petit bonhomme asexué, qui symbolise la stricte parité dans leur parti: les têtes de listes seront dans chaque ville, jusqu’à l’automne, un doublet homme/femme élu par les militants, puis il y aura une harmonisation nationale pour qu’il y ait autant de têtes de listes hommes que femmes à l’échelle régionale et nationale. De même, ils s’appliquent le non-cumul des mandats et la limitation à trois mandats électifs consécutifs, pour favoriser le renouvellement des élus.

Ils souhaitent construire leur programme de manière participative (co-construction du programme), et ont déjà organisé des réunions d’information et des rencontres dans les différents quartier de la ville. La prochaine aura lieu centre-ville (au biblio café, rue de la cathédrale, le 18 avril 2013 à 20h). Ces rencontres vont déboucher sur des soirées thématiques, dans un lieu à définir le 29 avril autour de la sortie du nucléaire, le 2 mai à la maison du Peuple sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Et pour ceux qui sont intéressés, ils sont réunis depuis ce matin (samedi 13 avril 2013) pour une grande journée de rencontre ouverte à tous dans l’amphithéâtre de la faculté de droit place du Général de Gaulle (place du marché) autour du thème « La transition énergétique dans l’habitat: une opportunité pour l’emploi? ». Vous pouvez les rejoindre cet après-midi!

Le programme des différentes rencontres sera mis à jour sur le site des groupes EELV de la Vienne.

EELV envisage la campagne au niveau de l’agglomération de Poitiers: les délégués à l’agglomération resteront désignés par les différents conseils municipaux, or c’est à l’échelle de l’agglomération que se négocient les enjeux de déplacement, d’emploi, etc.

L’humain sera au cœur de leurs actions, il s’agira de montrer que le « vivre ensemble » et la sobriété (énergétique entre autre) peuvent être gais!  La « conversion écologique de l’économie » sera une source d’emploi…

Et puisque nous sommes en période de grande « transparence politique », j’ai demandé où ils en étaient à titre personnel sur la transition énergétique (moins grande consommation individuelle, sortie du nucléaire, possible par exemple avec Enercoop, le fournisseur que j’ai choisi, production d’eau chaude solaire)… Et oui, comment encourager la reconversion énergétique si on ne l’applique pas soi-même… Bonne nouvelle, si aucun(e) des présents n’a quitté le « fournisseur nucléaire national », certain(e)s y réfléchissent;

– l’un(e) [pour respecter le neutre…] tente de poser des panneaux solaires chez lui, mais se heurte de manière inexplicable à l’architecte des bâtiments de France, bien qu’habitant en secteur sauvegardé, il devrait y avoir des solutions acceptables à trouver pour utiliser le soleil sans nuire au patrimoine…

– un(e) autre a renoncé à la voiture individuelle: quand on habite et travaille en ville, c’est faisable. De mon côté, je me débrouille très bien depuis 20 ans entre la marche à pied, les bus et la location occasionnelle de voiture, simplifiée encore depuis quelques années avec l’auto-partage;

– l’isolation des habitations, pourtant pas toujours simple dans le bâti ancien, est en bonne voie chez chacun(e), et prônée dans le programme: elle permet de réduire les dépenses en énergie et donc de récupérer du pouvoir d’achat…

– l’un(e) a choisi un réseau bancaire de l’économie sociale et solidaire (crédit coopératif),

– tous sont cyclistes, le vélo semble même poser un problème dans leur local, une affichette recommande de les « laisser à l’extérieur » ;-),

– etc…

A suivre… leur journal de campagne est mensuel!

Petit complément très personnel (non abordé dans la conférence de presse, mais puisque, aujourd’hui, je parle politique…): je me moque bien des déclarations de patrimoine des élus, les conflits d’intérêts sont plus importants (avocats d’affaire et lobbyiste, médecin ou pharmacien conseillant l’industrie pharmaceutique et.), mais soigneusement évités dans le débat actuel. Un(e) « vert(e) » en 4×4 me choque autant qu’un(e) « vert(e) » (comme Mme Duflot il y a quelques mois) en voiture électrique tant que celle-ci est alimentée en énergie nucléaire avec des batteries extrêmement polluantes à produire et éliminer… Mais j’en ai déjà parlé dans cet article

 

De la météo… et de la rouelle de porc

Débit du Clain entre le 8 et le 12 avril 2013, source info crueMa semaine a été bien remplie, avec une très intéressante conférence de , salle comble, la conférence a déjà été mise en ligne par l’espace Mendès-France et une autre de Florence Chave-Mahir sur l’exorcisme du 8e au 14e siècles, dans le cadre d’un cycle de conférences de la maison du Moyen-Âge. Du coup, je n’ai pas beaucoup avancé mes différents projets… mais la météo et ses giboulées répétées depuis lundi m’ont fait pensé à … l’année dernière un petit mois plus tard! Après la parution de l’article  du 25 avril 2012 que je réédite ci-dessous (qui sera peut-être mon plat samedi…), le niveau du Clain avait continué à monter et mon jardin était sous l’eau le 1er mai 2012… Il doit l’être aussi presque l’être ce matin, hier, le débit a fortement augmenté tout au long de la journée et le Clain était au niveau de sa cote d’alerte (vigilance jaune, merci au site national info crue…). Sur le premier graphique, vous voyez l’évolution du débit à la station du Pont Neuf à Poitiers entre le 9 avril à  5h et le 12 avril à 5h, passé de 18 à 82 m3/s. Au petit matin, le débit se stabilise, mais de nouvelles pluies sont annoncées.

Niveau du Clain au pont Neuf à Poitiers du 9 au 12 avril 2013, source info cruesSur le graphique ci-dessus, le niveau du Clain aux mêmes heures (à 5h: 2m33), le trait bleu est le niveau maximum de la dernière crue annuelle normale du 29 décembre 2012 (2m77), la limite de débordement officielle est autour de 2m30 (le trait vert), avec le quai dans mon jardin, il déborde plutôt à 2m40 (le trait rouge), on n’est pas loin. Bon, et bien, même si la pluie s’arrête et que le soleil revient dimanche, le nettoyage de printemps du jardin ne sera pas pour ce week-end… je pourrai toujours me promener à la recherche de fritillaires. [Samedi 13 avril: entre 5 h à 8h du matin, le niveau s’est stabilisé à 2,84 m, avec un débit à 127 m3/s].

Poitiers, au pont Saint-Cyprien, la crue du Clain le 20 décembre 2011Pour la crue de décembre 2011 (la photo ci-contre, en grand dans l’article lié), il avait atteint 3,31m, le niveau le plus haut que j’ai vu depuis que j’ai mon jardin, une petite crue décennale. Nous sommes loin des alertes à la sécheresse (printemps 2011) et…

Poitiers, le 21 juin 2011, 1, apéro au milieu du Clain au pont Joubert… du Clain presque à sec (21 juin 2011, ci-contre, traversée à pieds quasi-secs organisée par Europe écologie les Verts)… Caprices de la nature dans le cas des crues, couplé pendant les périodes de sécheresse à trop de pompage pour les irrigations agricoles… Pour les visiteurs occasionnels, je vous rassure, il n’y a que mon jardin qui est au bord de l’eau, j’habite à 1,5 km, et pas au bord du Clain, mais en cas de crue centennale, comme en 1982 ou en 1904, le garage peut avoir un peu d’eau de la Boivre… comme je n’ai pas de voiture et que j’habite au deuxième étage, je ne crains pas grand chose.

Le plat de rouelle de porc

Article du 25 avril 2012…

Vue la météo et la poursuite des giboulées [fin avril 2012], un plat d’hiver était recommandé pour ce dimanche… Samedi, j’ai acheté une belle tranche de rouelle chez le charcutier… oui, sous les halles ici, le porc même frais est chez le charcutier, le bœuf et le mouton chez le boucher, le poulet chez le volailler ou les producteurs locaux…

Bon, alors, la rouelle, j’aime bien la faire mariner. Donc, dès le retour du marché, je prépare dans une grande cocotte en verre la marinade avec du vin blanc sec, un oignon, des clous de girofle (en fonction de votre goût, ne pas oublier de les compter pour les enlever en fin de cuisson et éviter que quelqu’un ne morde dedans, ce n’est pas agréable), un bouquet garni, une carotte, deux ou trois gousses d’ail pressées, un peu de poivre (et de sel pour ceux qui salent) le mélange doit juste couvrir la viande.

Le lendemain matin, dès 9h, dans le faitout, faire revenir dans un peu d’huile deux autres oignons, les réserver.

Enlever la viande de la marinade, la faire saisir à feu vif des deux côtés. Remettre les oignons, la marinade, ajouter quelques carottes.

Laisser cuire 4 heures à feu très doux, la viande est alors confite. Servir par exemple avec des pommes de terre à la vapeur ou des pâtes fraîches. Cette fois, j’avais prévu des pommes de terre et des pommes fruits, le tout cuit à la vapeur. Vous pouvez aussi réduire le jus de cuisson et le présenter avec un peu de crème fraîche, de mon côté, j’aime bien la manger avec une sauce blanche préparée pour moitié avec le jus de cuisson et pour moitié avec du lait.

Pour ma part, j’aime bien utiliser tout au long de la cuisson de la viande le bac à vapeur qui s’adapte sur mon faitout (à revoir sur cet article consacré à la carbonnade à la flamande), aussi, je cuis plusieurs légumes les uns après les autres pour en avoir dans la semaine ou au congélateur.