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La centrale nucléaire de Civaux, la Vienne et le karst…

La centrale nucléaire de Civaux vue depuis la ville haute de ChauvignyAprès les incertitudes sur les cuves des deux réacteurs forgées au Japon, le 11 mars 2017, Centre presse et la Nouvelle République parlaient du béton fissuré de la centrale nucléaire de Civaux, révélé dans La farce cachée du nucléaire(Sortir du nucléaire, Éditions Yasnost), un problème connu de longue date et toujours minimisé par EdF, la commission locale d’information / CLI qui a eu lieu depuis a été apparemment agitée. Bientôt ils découvriront qu’elle est aussi installée dans un contexte géologique qui pose aussi problème, le karst, en gros des grottes partout autour et sans doute en-dessous de la centrale, comme avoué à moitié lors de la fuite de tritium de janvier 2012! L’occasion pour moi de rééditer un article publié ici en mars 2011. Et au passage, la première photo est prise depuis la cité médiévale de Chauvigny, des projets d’éoliennes viennent de se faire recaler parce qu’elles allaient gâcher le paysage de la cité médiévale, mais cela n’avait pas posé de problème pour implanter les tours de la centrale nucléaire!!! N’oubliez pas non plus que l’énergie nucléaire n’est pas une énergie sans carbone, il en faut pour construire les centrales, les entretenir, véhiculer chaque jour les milliers de travailleurs des centrales, extraire et transporter l’uranium (produit souvent sans protection des ouvriers en Afrique, ce n’est pas par hasard qu’une usine d’Areva avait été la cible de terroristes), couler les déchets dont on ne sait que faire dans des blocs de béton, etc…


Et pour rappel, avant de vous laisser relire mon ancien article sur le karst de Lussac-les-Châteaux, il est aujourd’hui possible d’acheter de l’énergie sans nucléaire, en devenant comme moi coopérateur chez Enercoop est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Un fournisseur plus cher qu’EdF… quoi que, à force, il va finir par être moins cher, puisque nous payons de l’énergie sans apport du nucléaire (qui financera la prolongation de durée de vie des centrales nucléaires, le juste prix pour l’uranium et le stockage des déchets produits, le « grand carénage, bidouillage pour prolonger la vie des centrales?), une énergie payée au juste prix de la production, visitez leur site, si vous ne souhaitez pas sauter le pas de changement de fournisseur d’énergie, actuellement, vous pouvez aussi participer à « l’aventure » en finançant de nouvelles unités de production d’énergie non nucléaire (biomasse, solaire, éolien, etc.)… Dans le département de la Vienne, ceux qui sont abonnés chez Sorégies et non chez EdF ne peuvent toujours pas changer d’opérateur.

Civaux, dessin humoristique sur le silicone de la centraleSur la centrale nucléaire de Civaux, vous pouvez aussi (re)lire mes autres articles sur ses problèmes avec la sécheresse, avec une petite crue de la Vienne (et une promenade imprévue de carburant radioactif), une fuite de tritium en janvier 2012, la suite de cette fuite (février 2012)

Article du 17 mars 2011

La centrale nucléaire de Civaux dans le département de la VienneJe vous ai déjà montré cette photographie de la centrale nucléaire de Civaux dans la Vienne à l’occasion d’une sortie sur les orchidées l’année dernière… (vous pouvez relire ces articles : liens vers le musée, sortie sur les orchidées (à retrouver sur le récapitulatif, sortie orchidées à Civaux (2) : Ophrys mouche, quelques orchidées (petites) araignées, plusieurs orchidées pyramidales (Orchis pyramidal ou Anacamptis pyramidalis), sortie orchidées à Civaux (3) : première orchidée bouc, Ophrys abeille, et côté petites bêtes, un clairon, sortie orchidées à Civaux (4) : orchis homme pendu, orchidées boucs, céphalentères à longues feuilles).

Je vous avais d’ailleurs signalé la disparition sur le coteau visité d’une des espèces présentes avant la construction de la centrale, l’hypothèse avancée par les spécialistes de la faune et la flore étant que la présence quasi permanente du panache de vapeur d’eau a modifié l’ensoleillement de ce coteau et pu entraîner cette disparition. Le site d’EDF présente cette centrale comme sûre, mais il y a deux inconnues majeures, le karst et la Vienne.

Quand je suis arrivée dans la région, en 1991, les fouilles archéologiques préventives s’achevaient (leurs résultats sont publiés en plusieurs volumes aux éditions de la société archéologique de Chauvigny). Ensuite, pendant des mois, le chantier a été retardé car il y avait des cavités naturelles dans le terrain… Quelle surprise ! Un karst est connu depuis toujours dans ce secteur, on rapporte la disparition de bêtes dans des trous qui ont pu s’ouvrir naturellement, etc. La présence de ce karst a d’ailleurs permis le développement de nombreuses grottes qui ont pu être occupées ou fréquentées au Paléolithique, certaines dès le Moustérien (Les Rochers de Villeneuve à Lussac-les-Châteaux, où a été trouvé un fémur de Néandertalien daté de 40 à 45.000 ans), d’autres avec des œuvres d’art pariétal (le réseau Guy Martin et la Font-Serein à Lussac-les-Châteaux – cette dernière a un réseau profond, terrain de jeu des spéléogues et qui contient une résurgence) ou mobilier (grottes de La Marche et des Fadets à Lussac-les-Châteaux, grotte de Loubressac à Mazerolles, grotte du Bois-Ragot à Gouex), tous ces sites et quelques autres (comme les Plumettes (aller pages 468-470), la grotte de la Tannerie ou Larrault / Laraux toujours à Lussac-les-Châteaux) ayant aussi livré de nombreux renseignements sur les habitats en grotte entre 28.000 et 10.000 ans avant notre ère. Vous pouvez en savoir plus au musée de préhistoire de Lussac-les-Châteaux, dont je vous ai parlé il y a quelques mois… Les liens sur les sites archéologiques renvoient vers diverses publications, pas toujours la plus récente, mais elles vous donneront déjà une petite idée de ces sites.

Sous la centrale nucléaire de Civaux se trouve donc un réseau karstique directement en liaison avec les nappes phréatiques… Si vous voulez tout savoir sur les karsts de manière assez claire (enfin, à mon avis, mais il y a quand même quelques notions de géologie), je vous invite à lire le dossier de l’école normale supérieure de Lyon sur le sujet, avec de nombreux schémas. Mais aucun risque, nous dit EDF, le karst a été comblé (sauf que tout géologue sait bien qu’un karst actif, ça peut continuer à soutirer, même des dizaines ou des centaines de mètres-cubes de béton ne sauraient suffire), et puis, pas de panique, l’enceinte de confinement passe aussi sous le réacteur… Ces enceintes de confinement ont seulement été calculées par des ingénieurs… Nous avons vu ces derniers jours qu’en grandeur nature au Japon, leur solidité et leur résistance ne sont peut-être pas aussi sûres. Et à Civaux, il n’y aura pas l’océan pour refroidir les réacteurs s’ils s’emballent : le débit de la Vienne est déjà insuffisant pour refroidir deux réacteurs fonctionnant normalement en été, il y en a toujours au moins un à l’arrêt (officiellement pour maintenance) pendant les mois chauds… quand ce ne sont pas des amibes tropicales qui pourraient se développer à cause du réchauffement de l’eau (c’est arrivé en 1998, sur la Loire, devant la centrale de Dampierre)… En 2011, c’est dès le printemps qu’elle connaît des problèmes avec la sécheresse. On nous dit qu’au moins, il n’y aura pas de tsunami… Mais il peut y avoir de grandes crues, comme celles que je vous ai montrées… en 1896 à Confolens ou celle de 1913 à Châtellerault… Civaux est juste entre ces deux villes, il paraît que les aménagements en amont doivent limiter l’impact de ces crues centenaires, mais qu’en sera-t-il si un barrage lâche ??? Si l’enceinte de confinement ne tient pas, la radioactivité pourra partir bien sûr dans l’air, mais aussi directement dans les nappes phréatiques via le système karstique, merci EDF (et les décideurs politiques de l’époque…). Sans oublier celle qui s’échappera dans l’atmosphère, chouette, j’habite à un peu plus de 30 km… hors du périmètre où chacun a reçu -au cas « hautement improbable » où un accident se produirait – des pastilles d’iode. On voit très bien les tours de la centrale depuis le CHU de Poitiers, c’est rassurant, non? Ah, une dernière chose, les gens d’EDF n’arrêtent pas de dire que Civaux n’est pas sur une faille… mais il y a tout un réseau de failles à environ 8km au sud-est. Certes, ce sont des failles qui n’ont pas bougé depuis longtemps, mais pourquoi ne pas le dire? Ce n’est pas difficile à vérifier, il suffit d’aller acheter une carte géologique du BRGM dans n’importe quelle bonne librairie ou sur le site du BRGM (la zone concernée est dans l’angle de quatre cartes, les 590, Chauvigny, 591, La Trimouille, 613, Gençay et 614, Montmorillon). Enfin, côté séismes, il ne semble pas avoir été pris en compte ceux de force supérieure à 6 (Poitiers en grande partie ravagée le 18 octobre 1018 et le 15 novembre 1083, puis à nouveau au 14e siècle notamment le 15 février 1318), séisme estimé à une force 7,5 le 6 octobre 1711 à Loudun. La carte des tremblements de terre de ces 300 dernières années est disponible sur le site de l’observatoire régional de l’environnement en Poitou-Charentes. Celui de 1711 a été étudié dans un rapport très détaillé du BRGM. Certes, ce n’est pas la même faille, mais cela montre que le risque existe aussi dans notre région.

[PS: pour le tremblement de terre de 1083, il est notamment rapporté dans la chronique de Saint-Maixent, voir la transcription du texte latin à la date de 1083 sur le site histoire passion. : « Eodem anno terrae motus factus est magnus, XV° kalendas novembris, in die natalis Sancti Lucae. Pars civitatis Pictavis magna cum ecclesia Sanctae Radegundis combusta est« . Dans la même chronique, des tremblements de terre sont signalés dans la région en 1097 (13 octobre), 1098 (4 octobre)].

Alors, ces derniers jours, la presse, la radio et la télé locales ont bien évoqué la question de la Vienne (pas assez d’eau pour refroidir en été, trop en cas d’inondation en hiver), mais personne n’a parlé de la question du réseau karstique… Un oubli, monsieur le directeur de la centrale de Civaux qui a tenté de justifier sa sécurité lundi dernier au journal régional de France-3?

Je sais bien qu’il est difficile de sortir du nucléaire, vus les choix faits en France… La gestion des déchets à longue durée de vie (cf. les laboratoires d’enfouissement) posait déjà problème, la question de la sécurité des enceintes de confinement mérite d’être posée, ainsi que les choix qui ont été faits par le passé pour l’implantation des centrales, plus guidés par des considérations politiciennes (donner de l’emploi à tel ou tel endroit, par exemple, la centrale de Civaux, petite avec deux réacteurs, emploie plus de 800 personnes) que des contraintes environnementales (présence de failles, de karst, de la mer avec ses tempêtes, de fleuves en crue en hiver ou à sec en été, etc.). Peut-être devrions-nous quand même réfléchir non pas à des énergies alternatives, pas forcément plus propres (il faut tout compter dans l’impact, y compris la production et le démantèlement voire la gestion des déchets à long terme), mais à de sérieuses économies d’énergie, à une fin du gaspillage, à une aide à l’isolation notamment des logements anciens, l’énergie la plus propre est celle que l’on ne consomme pas! Et si on interdisait vraiment l’éclairage nocturne des vitrines, la climatisation ou le chauffage des magasins portes grandes ouvertes??? Vous trouverez d’autres gestes simples ou plus compliqués (isolation, etc.) sur le site de l’association négaWatt.

Flux et exposition de Rainer Gross à Poitiers…

La cour pavée avec des marches du musée Sainte-Croix à PoitiersJ’avais initialement prévu pour aujourd’hui un article sur les problèmes d’accessibilité qui perdurent à Poitiers, mais l’inauguration d’hier m’a fait changer d’avis… quoique! La cour du musée et le musée Sainte-Croix à Poitiers restent complètement inaccessibles aux personnes à mobilité réduite avec les marches, les pavés,etc. Je dois néanmoins souligner le gros effort fait dans la nouvelle exposition Rainer Gross: contrairement à l’exposition  La licorne et le bézoard, cette fois, les difficultés visuelles des visiteurs ont été prises en compte! La salle d’exposition est claire, les textes écrits en noir sur blanc et assez gros, et le visiteur peut emporter un document avec le texte des cartels soit écrit en petit (bon pour l’environnement), soit écrit en plus gros (parfait pour ceux qui ont des problèmes de vue)! Merci beaucoup à Rainer Gross, artiste allemand résident en Belgique et qui a partagé sa passion dans un français parfait (il est aussi traducteur auprès des instances européennes, au passage, n’oubliez pas de voter!).

Flux de Rainer Gross à Poitiers, inauguration devant le baptistère Saint-JeanJe vous avais donc annoncé la semaine dernière la mise en place de Flux, …

rainer Gross lors de l'inauguration de Flux… de Rainer Gross. Il était présent hier (samedi 24 mai 2014) pour l’inauguration à la fois de cette œuvre éphémère (elle sera démontée après le 5 octobre 2014) et d’une exposition dans le musée qui présente de très belles photographies d’une quinzaine de ses réalisations (dont Toi(t) à terre et  Toi(t) en perspective à Chaumont-sur-Loire) et un ensemble de sculptures de plus petit format… A l’origine, il était sculpteur sur pierre! Il est aussi un excellent photographe, toutes les photos de l’exposition sont les siennes… Je vous parlerai en fin d’article des autres manifestations liées à cette inauguration, commençons la visite dans le sens de la journée d’hier… et donc la fin du Flux, qui, à défaut de jaillir de la cuve baptismale (suite au refus catégorique de la société des Antiquaires de l’Ouest, gestionnaire du site), vient se terminer contre le mur du baptistère Saint-Jean dont les portes étaient soigneusement closes pour cette cérémonie! Je ne comprends toujours pas pourquoi cette société savante a refusé cette installation (en 2006, Kôichi Kurita y était intervenu) et pourquoi l’Etat, propriétaire du site, n’a pas contraint le gestionnaire à accepter la présence d’un artiste qui est intervenu dans les jardins de Le Nôtre au musée d’archéologie nationale à Saint-Germaine-en-Laye, dans l’abbaye de Noirlac, dans le cloître du prieuré Saint-Michel-de-Grandmont à Saint-Privat, etc., mais « pas touche à mon baptistère »! Absurde et réac, messieurs des Antiquaires de l’Ouest (cette société reste majoritairement une assemblée de vieux savants où la parité et le rajeunissement sont encore des utopies)!!! Comme disait Philippe Baudelot l’autre jour, c’est un endroit « collector », peut-être l’un des derniers en France où l’on tente de vendre des diapositives aux visiteurs! (Glissez quand même la tête quand, par miracle, la porte est ouverte, vous y verrez de belles peintures romanes et gothiques). Est-ce que ce sera le refus de trop? L’Etat aura-t-il le courage un jour de transférer sa gestion au musée Sainte-Croix? Il est loin le temps (dans les années 1830… bientôt deux siècles) où des érudits qui fonderont ensuite la Société des Antiquaires de l’Ouest avaient réussi à convaincre Prosper Mérimée et permis d’éviter que ce bâtiment soit rasé pour percer une route (l’actuelle rue Jean-Jaurès, qui l’a finalement contourné). [PS: suite à une question reçue en privé, en cherchant dans les délibérations du conseil municipal de Poitiers pour 2013, j’ai trouvé une subvention de 18000 € pour l’édition du bulletin en mars, une subvention exceptionnelle de 3500 € en septembre pour l’édition des comptes de la ville au XVe siècle].

Flux de Rainer Gross à Poitiers, mai 2014, dans la cour du muséeLe flux en lattes de bois (peuplier) oscille dans la cour du musée, devant l’art du théâtre de Jonchère… passe en sous-sol…

Flux de Rainer Gross à Poitiers, dans le tilleul centenaire… et se retrouve de l’autre côté de la cour, s’emmêle dans le tilleul centenaire…

Flux de Rainer Gross à Poitiers, dans le tilleul et derrière des orchidées boucs… ouf! les orchidées boucs (en voir d’autres dans une sortie orchidées à Civaux) soigneusement sauvegardées par le service des espaces verts ont presque toutes survécu à l’inauguration… une seule a été piétinée, oups! par un ancien élu vert!

Flux de Rainer Gross à Poitiers, dans les branches du tilleul On voit bien ici les contrastes d’échelle, de lumière, d’occupation de l’espace voulus par l’artiste… même si le tilleul n’avait pas encore ses feuilles quand les lattes de bois ont été assemblées!

Flux de Rainer Gross à Poitiers, sur le dépôt lapidaireLe Flux sillonne ensuite au milieu du dépôt lapidaire qui a changé de place dans la cour du musée…

Flux de Rainer Gross à Poitiers, à travers la Minerve… jusqu’à traverser la Minerve!

Flux de Rainer Gross à Poitiers, dans les ruines romainesLe Flux jaillit des entrailles de la terre au milieu des ruines romaines du musée.

Flux de Rainer Gross à Poitiers, avec la cathédrale au fondRainer Gross aime jouer avec l’éphémère, les strates du temps, les hasards de l’installation… n’hésitez pas à jouer avec les perspectives possibles, ici avec la cathédrale au fond…

Le Rhône et la Saône de Vermare devant la bourse de Lyon, vue de trois quartsIl a parlé de la Grand’Goule, le dragon serpentiforme de Poitiers, parmi les collections du musée, j’aurais volontiers vu en clin d’œil le retour en salle de la maquette du Rhône et la Saône, par André Vermare: la sculpture est à Lyon, mais la maquette a été depuis fort longtemps reléguée aux oubliettes (pardon, dans les réserves) du musée de Poitiers et le visiteur n’a plus accès qu’aux « fiches » non illustrées de la base Joconde: la tête du Rhône (moulage grandeur nature) et le groupe sculpté réduit (maquette originale au tiers pour le projet d’édition de luxe du Rhône). Le mélange des eaux du Rhône et de la Saône sont un bel exemple de flux…

Flux de Rainer Gross à Poitiers, pupitre explicatifDommage que cette inauguration n’ait pas attiré un public plus nombreux et surtout plus varié… car y assistait surtout le « tout Poitiers culturel », professionnels surtout et auditeurs fidèles des conférences et aux concerts (du centre d’études supérieures de musique et de danse et du conservatoire) donnés au musée, à l’espace Mendès-France, à la médiathèque, abonnés au théâtre et auditorium… Il est certes agréable de se retrouver « entre soi », de poursuivre nos conversations d’événements en événements (c’était mon « grand retour » dans ce cercle), mais est-ce le but de ces inaugurations? Visiteurs de toutes origines, de tous milieux, n’hésitez pas à venir découvrir cette exposition. Si vous hésitez à pousser la porte du musée (gratuit le mardi et le premier dimanche de chaque mois), glissez-vous dans la cour, lisez en introduction les pupitres explicatifs… Bravo à Rainer Gross et aux commissaires de l’exposition, à Pascal Faracci, le nouveau directeur du musée, et surtout à Dominique Truco, qui organise toujours de belles manifestations d’art contemporain à Poitiers (et à Melle et ailleurs…). Il reste à patienter un bon mois, si j’ai bien compris, pour découvrir le catalogue qui accompagne cet événement.

Couverture de la Cathédrale de Poitiers par Claude AndraultLe week-end inaugural avait commencé par une conférence fort intéressante de Claude Andrault-Schmitt, autour des dernières découvertes et du livre qu’elle vient de diriger sur la cathédrale de Poitiers, La cathédrale Saint-Pierre. Enquêtes croisées, 2013, chez Geste éditions (416 pages, 55€). Mais pourquoi avoir choisi une police de caractères aussi petite? Du 4 ou du 5, à vue de nez! Complètement inaccessible pour moi avant fort longtemps (peut-être pour toujours s’il n’y a pas d’édition numérique), la reliure trop épaisse et les colonnes écrites trop près de la reliure rendent (ce qui est rare) le visio-agrandisseur inefficace sur les deux-tiers des pages! Je n’ai pas assisté au concert qui a suivi (trop tard encore pour moi), ni aux visites de la cathédrale et du quartier, mais ai assisté aussi à la projection publique de Cap Sud-ouest sur Poitiers sur France 3, de belles images grâce aux drones, mais qui sautent parfois, et un commentaire pas toujours au niveau (cf. en particulier l’arrivée du présentateur dans l’amphithéâtre romain), puis au « surprenant » concert donné par quatre étudiants de conservatoire, au violoncelle, avec Four de John Cage: chaque musicien choisi 12 « sons » qu’ils jouent selon une « partition » qui porte non les notes, mais le numéro des sons et les plages auxquelles ils doivent commencer et finir (avec des fourchettes de quelques secondes). Je n’en ai pas trouvé de version vraiment « audible » en ligne…

Voir ou revoir des articles sur des sujets voisins:

Chaumont-sur-Loire 2012, toit à terreVous pouvez revoir sur mon blog ses œuvres à Chaumont-sur-Loire,Toi(t) à terre

Chaumont-sur-Loire 2011, le parc, suite, 12, toit en perspective de Gross … et Toi(t) en perspective, à voir aussi dans cet article de 2011.

Poitiers, square de la République, avril 2013, oeuvre en placeL’opération Poitiers coeur d’agglomération, coeur de pagaille… a aussi été l’occasion d’une commande publique avec l’installation de Benoît-Marie Moriceau dans le nouveau square de la République raté

Poitiers, quartier du Pont-Neuf, oeuvre de Christian Robert-Tissot, vue généraleles messages de Radio-Londres par Christian Robert-Tissot dans la montée du faubourg du Pont-Neuf

Jardin du Puygarreau à Poitiers, 26 décembre 2013, obélisque brisé et premiers jeux installéset dans les jardins du Puygarreau, l’obélisque brisé de Didier Marcel,

Jardin du Puygarreau à Poitiers, photographies et aire de jeux de Pierre JosephAire, air, erre, ère de Pierre Joseph

Jardin du Puygarreau à Poitiers, Tourne-sol de Elisabeth Balletet les barreaux de prison, pardon, la grille « tourne-sol » d’Élisabeth Ballet.

Performance de Kôichi Kurita dans le bapstistère Saint Jean à Poitiers, 2006, cliché Christian Vignaud, musées de PoitiersL’artiste Kôichi Kurita à Poitiers en 2006… et sur l’île d’Oléron en 2013

Glen Baxter à Poitiers, été 2010, sur le mur en contrebas du TAP L’expédition Glen Baxter (juin à septembre 2010) : l’annonce de l’expédition du 12 juin 2010 et la sérigraphie du parking Effia, aperçu global de l’expéditionet la sérigraphie du 12 juin 2010, dans le quartier de Bellejouaneen centre-villeen centre-ville, la suite, le livre Le safari historico-gastronomique en Poitou-Charentes (dessins de Glen Baxter, texte d’Alberto Manguel).

Le Rhône et la Saône de Vermare devant la bourse de Lyon, vue de trois quartsLe Rhône et la Saône, par André Vermare, à Lyon et à Poitiers

Du chou et… des fleurs!

Un bouquet de choux et un bouquet d'orchidées Ah, vous avez cru que j’allais vous resservir du chou chinois et une autre part de poulet, comme la semaine dernière? Et bien non, je pense que ce chou là n’est pas comestible, il m’a été offert pour mon anniversaire.Je connaissais les choux décoratifs dans les jardns, à haute tige avec des feuilles blanches et vertes, je trouve que cela fait un bouquet original! le second bouquet, tout en orchidées, est joliment mis en scène par Coquelicot (en haut de la grand’rue à Poitiers), le temps de lui trouver un vase et j’ai pu lui enlever le papier qui faiait en même temps vase provioire… Merci à mes amis et collègues pour ces jolies fleurs!

Sortie orchidées à Civaux (4)

Civaux, le 23 mai 2010, orchidée homme pendu Je vous ai montré déjà plusieurs espèces d’orchidées de plus près (à revoir ici et ) ainsi qu’un montage de quelques photographies de la sortie orchidées à Civaux, organisée par le musée de Civaux (un grand merci à Hélène, la responsable du musée) et Vienne Nature sur des terrains appartenant au conservatoire des espaces naturels de Poitou-Charentes… C’était le 23 mai 2010. Nous continuons dans la prairie et tombons sur une première orchidée dite orchis homme pendu (Acera anthropophorum).

Civaux, le 23 mai 2010, orchidée homme pendu Nous avançons encore, une autre de la même espèce…

Civaux, le 23 mai 2010, orchidée homme pendu et orchidée bouc Et bientôt, un tapis avec des hommes pendus et des orchidées bouc pas encore fleuries (rappelons que nous étions fin mai, maintenant, elles sont bien fleuries partout où elles n’ont pas pourri à cause de la pluie persistante).

Civaux, le 23 mai 2010, orchidée bouc Encore d’autres orchidées boucs (Orchis bouc ou Himantoglossum hircinum (L) Sprengel), qui attendent de fleurir…

Civaux, le 23 mai 2010, plantanthère verdâtre Nous montons maintenant en lisière de bois. Juste avant le couvert, nous voyons une Platanthère verdâtre (Platanthera chloranta). Désolée pour le flou, il faisait beau ce jour là, mais un peu de vent…

Civaux, le 23 mai 2010, céphalentère à longues feuilles Enfin, dans le sous-bois, nous trouvons plusieurs céphalentères à longues feuilles (Cephalentera longifolia).

Civaux, le 23 mai 2010, céphalentère à longues feuilles, vue rapprochée des fleurs Voici les jolies fleurs blanches de plus près… et c’est fini pour les orchidées, mais j’ai encore quelques photographies de petites bêtes prises lors de la même sortie, je vais essayer de les mettre en forme aussi dans un article.

Récapitulatif de la sortie orchidées à Civaux

Sortie orchidées à Civaux (3)

Civaux, Vienne, orchidée bouc en bouton Je vous ai montré déjà trois espèces d’orchidées de plus près ainsi qu’un montage de quelques photographies de la sortie orchidées à Civaux, organisée par le musée de Civaux (un grand merci à Hélène, la responsable du musée) et Vienne Nature sur des terrains appartenant au conservatoire des espaces naturels de Poitou-Charentes… C’était le 23 mai 2010. Nous poursuivons la visite avec une première orchidée bouc (Orchis bouc ou Himantoglossum hircinum (L) Sprengel), pas encore fleurie, c’est un peu trop tôt dans la saison… Nous en reverrons d’autres plus loin sur le coteau…

Civaux, Vienne, orchidée abeille, début de floraison Un peu plus loin, nous voyons une jolie Ophrys abeille (Ophrys apifera)…

Civaux, Vienne, orchidée abeille, détail de la fleurla voici de plus près…

Civaux, Vienne, clairon des ruches Avant de poursuivre la tournée des orchidées, une petite bête… Je vous présente un joli coléoptère de la famille des cleridae, le clairon ou trichode des ruches (trichodes alvearius). Il est assez proche d’un autre clairon, le clairon ou trichode des abeilles (trichodes apiarius). Mais le premier a une bande noire le long des élytres quand elles sont repliées, ce qui est le cas ici (plus d’informations sur les six espèces de trichodes présentes en France dans cet article hébergé sur le site insectes.org). Gare aux abeilles sauvages… mais cette parcelle a sans doute trouvé un certain équilibre, même si le milieu a tendance à se refermer, la forêt mixte a tendance à coloniser vers le bas, nous avons vu de nombreux petits chênes, le conservatoire des espaces naturels fait un entretien et des débroussaillages. il y a cependant des problèmes avec certaines graminées qui tendent à dominer et nécessiteraient, d’après l’animateur, un pacage de moutons, bref (une quinzaine de jours) mais assez intensif au printemps, pour maintenir les nombreuses espèces de plantes et donc d’insectes et autres sur ce coteau.

Civaux, Vienne, à la recherche des orchidées sur le coteau Nous poursuivrons la promenade la semaine prochaine… en photos!

Récapitulatif de la sortie orchidées à Civaux

Sortie orchidées à Civaux (2)

La centrale nucléaire de Civaux dans le département de la VienneJe vous ai montré un montage de quelques photographies de la sortie orchidées à Civaux, organisée par le musée de Civaux (un grand merci à Hélène, la responsable du musée) et Vienne Nature sur des terrains appartenant au conservatoire des espaces naturels de Poitou-Charentes… C’était le 23 mai 2010. Rendez-vous au musée, petite visite de l’exposition, Nature au fil de la Vienne, puis direction les coteaux en face de la centrale nucléaire, de l’autre côté de la Vienne (la rivière trop petite pour pouvoir toujours refroidir la centrale en été, j’en ai reparlé ici). Nous la verrons peu, en lui tournant le dos.

Une partie du groupe à la recherche d'orchidées à Civaux Et nous voici à la recherche des précieuses orchidées, mais aussi à observer d’autres plantes, les insectes, les araignées, etc. Je me permets de laisser la photo sans plus de brouillage, le journal local en a publié d’autres… Au premier plan, Hélène, la responsable du musée, et au fond, l’animateur de Vienne Nature.

Une orchidée mouche à Civaux Mais passons à ces belles dames… Nous commençons par une orchidée ou Ophrys mouche (Ophrys insectifera L.).

Une orchidée araignée à Civaux Quelques mètres plus loin, nous trouvons quelques orchidées (petites) araignées ou Ophrys araneola, qui sont en fin de période de floraison. Nous en verrons d’autres plus loin, presque toutes avec diverses hybridations naturelles.

Une orchidée pyramidale à CivauxEn remontant le coteau, nous tombons sur plusieurs orchidées pyramidales (Orchis pyramidal ou Anacamptis pyramidalis), certaines petites…

Une autre orchidée pyramidale à Civaux, mieux formée … d’autres bien formées et bien développées. L’année dernière, à la même époque, près de Digne-les-Bains, j’en avais vu beaucoup (en recherchant, je m’aperçois que je ne vous ai jamais montré ces photos).

La suite au prochain numéro… En attendant, vous pouvez découvrir d’autres orchidées de Poitou-Charentes sur le site de la Société d’orchidophilie de Poitou-Charentes et Vendée (ils montrent aussi des orchidées exotiques à cultiver chez soi…).

Récapitulatif de la sortie orchidées à Civaux

VDB 10… orchidées…

Pour la dixième étape de son VDB, Petite fée Nougat proposait le thème du 10…

10 orchidées observées à Civaux le 23 mai 2010

Voici un petit photo-montage de quelques orchidées que nous avons trouvées dimanche dernier (23 mai 2010) à Civaux, dans la Vienne, je vous prépare un article détaillé pour les prochains jours, mais voici déjà une vue d’ensemble… En fait, nous avons trouvé seulement 8 espèces sur les 10 en théorie présentes sur le site, une n’y a pas été vue depuis des années, mais comme il y a des hybridations naturelles, la plupart des orchidées mouches et des orchidées (petites) araignées que nous avons trouvées étaient différentes. Affaire à suivre très vite, promis, si, si! En image de fond, une partie du groupe à l’action… Moins aligné et organisé que pour une prospection archéologique, mais efficace quand même. Encore merci au musée de Civaux et à Vienne Nature pour l’organisation de cette sortie, ainsi qu’au conservatoire des espaces naturels de Poitou-Charentes de nous avoir permis de pénétrer sur ses terres… Si vous passez par là, il y a aussi à voir la nécropole mérovingienne, l’église romane (fermée pour travaux), et jusqu’au 30 juin, l’exposition Nature au fil de la Vienne. J’oubliais, aussi une centrale nucléaire sur le karst [voir la suite : ses problèmes avec la sécheresse, avec une petite crue de la Vienne (et une promenade imprévue de carburant radioactif), une fuite de tritium en janvier 2012, la suite de cette fuite (février 2012)]

Récapitulatif de la sortie orchidées à Civaux

Les orchidées du Sénat…

Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010 Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010, exposition d'orchidées J’avais gardé en réserve ces photographies de l’exposition d’orchidées du sénat lors de ma dernière visite à Paris en février, elle avait lieu dans l’orangerie, quand j’y suis allée, il neigeait un peu et la queue encore modérée. Je devais aller voir des orchidées sauvages avec des professionnels dimanche, mais la sortie est reportée d’un mois, ces belles dames étant en retard sur le calendrier habituel. Ce week-end, vaporchidhoya / mes passions les orchidées et les hoyas est allée voir les floralies gantoises. Milkinise / Anne-Lise de son côté est allée au parc floral d’Orléans voir l’exposition d’orchidées Orchiflore

Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010, exposition d'orchidées Je vous montre donc aujourd’hui ces orchidées, dans des vues générales, et à la fin, une vue des arbustes, notamment des agrumes et les palmiers, mis à l’abri chaque année dans ce beau lieu en bordure du parc du Luxembourg à Paris. Je ne vous mets pas de photographies de détail, elles étaient autorisées seulement pour un usage privé… Bonne visite ! Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010, exposition d'orchidées Paris, l'orangerie du Sénat, février 2010, exposition d'orchidées

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Orchidée fleurie…

Orchidée fleurie, 8 février 2009 Orchidée fleurie, 16 février 2009 Dimanche en huit, j’ai reçu des amis chez moi. Ils m’ont apporté des livres (le volume 1 de l’intégrale du Chat du rabbin de Joann Sfar et La Mezzanine de Nicholson Baker, promis, je vous en parlerai), du thé (mmm…), un petit plateau avec un mini bol, et une très belle orchidée (une Phalaenopsis jaune). Ouf, elle se sent bien là où je l’ai installée, une nouvelle fleur s’ouvrait lundi soir, et aujourd’hui, elle est complètement épanouie.

Orchidée fleurie, 18 février 2009 Et pour une orchidée qui ne fane jamais, vous pouvez aller revoir mon magnifique marque-page brodé d’une orchidée. Des propos bien flagorneux ? Mais on n’ai jamais aussi bien servi(e) que par soi-même !

Un marque-page orchidée

Vous avez peut-être déjà vu cette finition chez Vivi / Jujuraph, c’est l’organisatrice qui est destinataire du colis… en janvier pour l’échange anniversaire. J’ai choisi de monter l’orchidée (modèle Les idées de Marianne n° 122, juillet-août 2006) comme le marque-page dragon, en cartonnage recouvert de du papier recyclé maison blanc.

Pour une photographie en situation sur un livre, voir l’article du marque-page dragon. Il permet de bien garder la page, même si le livre ne ferme pas (trop épais). Il peut aussi servir en petit cadre à suspendre. J’ai ajouté à l’envoi une carte.