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Le Pont de l’Alma à Paris…

De passage à Paris ce week-end (27 janvier 2018), comme des centaines (milliers ?) de badauds, je suis allée voir le Zouave du pont de l’Alma, dans l’eau jusqu’à mi-cuisse. Du coup, je réédite cet article déjà ancien, qui parle un peu plus de la statue 😉

Article du 28 décembre 2010

Paris, le pont de l'Alma, 1, le pont

Puisque la première petite crue du Clain à Poitiers n’a pas fait la une des journaux (le niveau de l’eau a déjà rebaissé, d’ailleurs…), mais que l’on parle beaucoup ces jours-ci du Zouave du pont de l’Alma qui a les pieds dans l’eau, je vous emmène aujourd’hui visiter ce pont. D’abord avec quelques photographies qui datent de début novembre 2010, avec une vue du pont entièrement reconstruit en 1970. Le Zouave est resté côté amont, mais est passé de la rive gauche vers la rive droite.

Paris, le pont de l'Alma, 2, le Zouave Sur les quatre statues qui s’y trouvaient à l’origine (voir plus bas), seul a été gardé le Zouave, œuvre de Georges Diebolt inaugurée en 1858.

Paris, le pont de l'Alma, 3, le barda du zouave A ses pieds (bon, il faudra attendre que l’eau baisse pour le voir par vous-même) se trouve tout son attirail, ses armes, son paquetage de soldat…

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, 1, vue en amont Retournons un peu en arrière avec cette carte postale ancienne. Le pont de l’Alma a été construit par l’ingénieur Gariel certes pour franchir la Seine, mais aussi pour célébrer la victoire des troupes franco-anglaises sur l’armée russe le 20 septembre 1854 à Alma lors de la guerre de Crimée, d’où la commande par l’empereur Napoléon III pour orner les piles du pont de quatre statues de 6m de haut de soldats en pied représentant les quatre armes qui avaient participé à cette bataille. Deux sculpteurs sont sollicités, Auguste Arnaud (né à La Rochelle en 1825, décédé en 1883) pour sculpter côté aval (vers la Tour Eiffel) l’Artilleur et le Chasseur à pied (je n’ai pas trouvé d’image ancienne) et Georges Diebolt (né à Dijon en 1816 et mort à Paris en 1861) pour réaliser le Grenadier (rive droite) et le Zouave (rive gauche) côté amont.

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, 2, le pont côté amont dans les années 1950 Sur la première carte postale, on voit 3 statues et quatre arches, y a-t-il eu un pont entre celui de 1855 et celui de 1970? Je n’ai pas eu le temps de chercher plus, et sur la carte plus récente, d’après la Seconde Guerre Mondiale, il n’y a plus que deux statues côté amont, qui sont bien le Grenadier et le Zouave [PS : à la réflexion, je pense qu’en dépit de la légende Pont de l’Alma, la première carte postale pourrait être un autre pont… les Invalides colleraient en nombre d’arches, mais la Tour Eiffel semble trop loin; les statues ne sont pas bien visibles, même avec une loupe, sur la carte postale].

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, 3, le grenadier voltigeur Pour ajouter à la confusion, cette carte postale a pour légende « Le voltigeur »… qui est en fait un autre nom du grenadier (c’est la même arme, en fait). Il se trouve aujourd’hui à Dijon, ville natale du sculpteur Georges Diebolt (face au lac de Kir où il est curieusement éclairé en bleu blanc rouge la nuit, voir sur le site de la ville de Dijon), alors que l’artilleur d’Auguste Arnaud se trouve à La Fère dans l’Aisne (ville où Louis XV avait créé la première école d’artillerie du royaume de France en 1719, à découvrir sur le site officiel de la commune) et que le Chasseur à pied du même Auguste Arnaud domine à Vincennes l’autoroute A4, à la redoute de Gravelle…

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, crue de 1910, 1, vue générale Passons à la crue de 1910… Le Zouave à de l’eau jusqu’aux épaules, la foule se presse sur le pont (je pense que si la crue avait cette ampleur aujourd’hui, le pont serait fermé…)…

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, crue de 1910, 2, le Zouave Voici le Zouave de plus près…

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, crue de 1910, 3, le chasseur à pied Et le chasseur à pied…

Paris, le Pont de l'Alma, carte postale ancienne, crue de 1910, 4, les arches du pont submergées Pour la route, une dernière vue générale, un jour où le pont était moins chargé en spectateurs. Ah si, une dernière précision, la hauteur du pont a un peu changé lors de sa reconstruction, je ne sais pas si les pieds du Zouave sont à la même hauteur qu’en 1910.

Pour aller plus loin : Je vous conseille d’aller lire le dossier sur les statues des ponts de Paris (vous pouvez télécharger le pdf, regarder la vidéo et découvrir les autres dossiers sur le patrimoine parisien sur le site de la ville de Paris).

La centrale nucléaire de Civaux, la Vienne et le karst…

La centrale nucléaire de Civaux vue depuis la ville haute de ChauvignyAprès les incertitudes sur les cuves des deux réacteurs forgées au Japon, le 11 mars 2017, Centre presse et la Nouvelle République parlaient du béton fissuré de la centrale nucléaire de Civaux, révélé dans La farce cachée du nucléaire(Sortir du nucléaire, Éditions Yasnost), un problème connu de longue date et toujours minimisé par EdF, la commission locale d’information / CLI qui a eu lieu depuis a été apparemment agitée. Bientôt ils découvriront qu’elle est aussi installée dans un contexte géologique qui pose aussi problème, le karst, en gros des grottes partout autour et sans doute en-dessous de la centrale, comme avoué à moitié lors de la fuite de tritium de janvier 2012! L’occasion pour moi de rééditer un article publié ici en mars 2011. Et au passage, la première photo est prise depuis la cité médiévale de Chauvigny, des projets d’éoliennes viennent de se faire recaler parce qu’elles allaient gâcher le paysage de la cité médiévale, mais cela n’avait pas posé de problème pour implanter les tours de la centrale nucléaire!!! N’oubliez pas non plus que l’énergie nucléaire n’est pas une énergie sans carbone, il en faut pour construire les centrales, les entretenir, véhiculer chaque jour les milliers de travailleurs des centrales, extraire et transporter l’uranium (produit souvent sans protection des ouvriers en Afrique, ce n’est pas par hasard qu’une usine d’Areva avait été la cible de terroristes), couler les déchets dont on ne sait que faire dans des blocs de béton, etc…


Et pour rappel, avant de vous laisser relire mon ancien article sur le karst de Lussac-les-Châteaux, il est aujourd’hui possible d’acheter de l’énergie sans nucléaire, en devenant comme moi coopérateur chez Enercoop est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Un fournisseur plus cher qu’EdF… quoi que, à force, il va finir par être moins cher, puisque nous payons de l’énergie sans apport du nucléaire (qui financera la prolongation de durée de vie des centrales nucléaires, le juste prix pour l’uranium et le stockage des déchets produits, le « grand carénage, bidouillage pour prolonger la vie des centrales?), une énergie payée au juste prix de la production, visitez leur site, si vous ne souhaitez pas sauter le pas de changement de fournisseur d’énergie, actuellement, vous pouvez aussi participer à « l’aventure » en finançant de nouvelles unités de production d’énergie non nucléaire (biomasse, solaire, éolien, etc.)… Dans le département de la Vienne, ceux qui sont abonnés chez Sorégies et non chez EdF ne peuvent toujours pas changer d’opérateur.

Civaux, dessin humoristique sur le silicone de la centraleSur la centrale nucléaire de Civaux, vous pouvez aussi (re)lire mes autres articles sur ses problèmes avec la sécheresse, avec une petite crue de la Vienne (et une promenade imprévue de carburant radioactif), une fuite de tritium en janvier 2012, la suite de cette fuite (février 2012)

Article du 17 mars 2011

La centrale nucléaire de Civaux dans le département de la VienneJe vous ai déjà montré cette photographie de la centrale nucléaire de Civaux dans la Vienne à l’occasion d’une sortie sur les orchidées l’année dernière… (vous pouvez relire ces articles : liens vers le musée, sortie sur les orchidées (à retrouver sur le récapitulatif, sortie orchidées à Civaux (2) : Ophrys mouche, quelques orchidées (petites) araignées, plusieurs orchidées pyramidales (Orchis pyramidal ou Anacamptis pyramidalis), sortie orchidées à Civaux (3) : première orchidée bouc, Ophrys abeille, et côté petites bêtes, un clairon, sortie orchidées à Civaux (4) : orchis homme pendu, orchidées boucs, céphalentères à longues feuilles).

Je vous avais d’ailleurs signalé la disparition sur le coteau visité d’une des espèces présentes avant la construction de la centrale, l’hypothèse avancée par les spécialistes de la faune et la flore étant que la présence quasi permanente du panache de vapeur d’eau a modifié l’ensoleillement de ce coteau et pu entraîner cette disparition. Le site d’EDF présente cette centrale comme sûre, mais il y a deux inconnues majeures, le karst et la Vienne.

Quand je suis arrivée dans la région, en 1991, les fouilles archéologiques préventives s’achevaient (leurs résultats sont publiés en plusieurs volumes aux éditions de la société archéologique de Chauvigny). Ensuite, pendant des mois, le chantier a été retardé car il y avait des cavités naturelles dans le terrain… Quelle surprise ! Un karst est connu depuis toujours dans ce secteur, on rapporte la disparition de bêtes dans des trous qui ont pu s’ouvrir naturellement, etc. La présence de ce karst a d’ailleurs permis le développement de nombreuses grottes qui ont pu être occupées ou fréquentées au Paléolithique, certaines dès le Moustérien (Les Rochers de Villeneuve à Lussac-les-Châteaux, où a été trouvé un fémur de Néandertalien daté de 40 à 45.000 ans), d’autres avec des œuvres d’art pariétal (le réseau Guy Martin et la Font-Serein à Lussac-les-Châteaux – cette dernière a un réseau profond, terrain de jeu des spéléogues et qui contient une résurgence) ou mobilier (grottes de La Marche et des Fadets à Lussac-les-Châteaux, grotte de Loubressac à Mazerolles, grotte du Bois-Ragot à Gouex), tous ces sites et quelques autres (comme les Plumettes (aller pages 468-470), la grotte de la Tannerie ou Larrault / Laraux toujours à Lussac-les-Châteaux) ayant aussi livré de nombreux renseignements sur les habitats en grotte entre 28.000 et 10.000 ans avant notre ère. Vous pouvez en savoir plus au musée de préhistoire de Lussac-les-Châteaux, dont je vous ai parlé il y a quelques mois… Les liens sur les sites archéologiques renvoient vers diverses publications, pas toujours la plus récente, mais elles vous donneront déjà une petite idée de ces sites.

Sous la centrale nucléaire de Civaux se trouve donc un réseau karstique directement en liaison avec les nappes phréatiques… Si vous voulez tout savoir sur les karsts de manière assez claire (enfin, à mon avis, mais il y a quand même quelques notions de géologie), je vous invite à lire le dossier de l’école normale supérieure de Lyon sur le sujet, avec de nombreux schémas. Mais aucun risque, nous dit EDF, le karst a été comblé (sauf que tout géologue sait bien qu’un karst actif, ça peut continuer à soutirer, même des dizaines ou des centaines de mètres-cubes de béton ne sauraient suffire), et puis, pas de panique, l’enceinte de confinement passe aussi sous le réacteur… Ces enceintes de confinement ont seulement été calculées par des ingénieurs… Nous avons vu ces derniers jours qu’en grandeur nature au Japon, leur solidité et leur résistance ne sont peut-être pas aussi sûres. Et à Civaux, il n’y aura pas l’océan pour refroidir les réacteurs s’ils s’emballent : le débit de la Vienne est déjà insuffisant pour refroidir deux réacteurs fonctionnant normalement en été, il y en a toujours au moins un à l’arrêt (officiellement pour maintenance) pendant les mois chauds… quand ce ne sont pas des amibes tropicales qui pourraient se développer à cause du réchauffement de l’eau (c’est arrivé en 1998, sur la Loire, devant la centrale de Dampierre)… En 2011, c’est dès le printemps qu’elle connaît des problèmes avec la sécheresse. On nous dit qu’au moins, il n’y aura pas de tsunami… Mais il peut y avoir de grandes crues, comme celles que je vous ai montrées… en 1896 à Confolens ou celle de 1913 à Châtellerault… Civaux est juste entre ces deux villes, il paraît que les aménagements en amont doivent limiter l’impact de ces crues centenaires, mais qu’en sera-t-il si un barrage lâche ??? Si l’enceinte de confinement ne tient pas, la radioactivité pourra partir bien sûr dans l’air, mais aussi directement dans les nappes phréatiques via le système karstique, merci EDF (et les décideurs politiques de l’époque…). Sans oublier celle qui s’échappera dans l’atmosphère, chouette, j’habite à un peu plus de 30 km… hors du périmètre où chacun a reçu -au cas « hautement improbable » où un accident se produirait – des pastilles d’iode. On voit très bien les tours de la centrale depuis le CHU de Poitiers, c’est rassurant, non? Ah, une dernière chose, les gens d’EDF n’arrêtent pas de dire que Civaux n’est pas sur une faille… mais il y a tout un réseau de failles à environ 8km au sud-est. Certes, ce sont des failles qui n’ont pas bougé depuis longtemps, mais pourquoi ne pas le dire? Ce n’est pas difficile à vérifier, il suffit d’aller acheter une carte géologique du BRGM dans n’importe quelle bonne librairie ou sur le site du BRGM (la zone concernée est dans l’angle de quatre cartes, les 590, Chauvigny, 591, La Trimouille, 613, Gençay et 614, Montmorillon). Enfin, côté séismes, il ne semble pas avoir été pris en compte ceux de force supérieure à 6 (Poitiers en grande partie ravagée le 18 octobre 1018 et le 15 novembre 1083, puis à nouveau au 14e siècle notamment le 15 février 1318), séisme estimé à une force 7,5 le 6 octobre 1711 à Loudun. La carte des tremblements de terre de ces 300 dernières années est disponible sur le site de l’observatoire régional de l’environnement en Poitou-Charentes. Celui de 1711 a été étudié dans un rapport très détaillé du BRGM. Certes, ce n’est pas la même faille, mais cela montre que le risque existe aussi dans notre région.

[PS: pour le tremblement de terre de 1083, il est notamment rapporté dans la chronique de Saint-Maixent, voir la transcription du texte latin à la date de 1083 sur le site histoire passion. : « Eodem anno terrae motus factus est magnus, XV° kalendas novembris, in die natalis Sancti Lucae. Pars civitatis Pictavis magna cum ecclesia Sanctae Radegundis combusta est« . Dans la même chronique, des tremblements de terre sont signalés dans la région en 1097 (13 octobre), 1098 (4 octobre)].

Alors, ces derniers jours, la presse, la radio et la télé locales ont bien évoqué la question de la Vienne (pas assez d’eau pour refroidir en été, trop en cas d’inondation en hiver), mais personne n’a parlé de la question du réseau karstique… Un oubli, monsieur le directeur de la centrale de Civaux qui a tenté de justifier sa sécurité lundi dernier au journal régional de France-3?

Je sais bien qu’il est difficile de sortir du nucléaire, vus les choix faits en France… La gestion des déchets à longue durée de vie (cf. les laboratoires d’enfouissement) posait déjà problème, la question de la sécurité des enceintes de confinement mérite d’être posée, ainsi que les choix qui ont été faits par le passé pour l’implantation des centrales, plus guidés par des considérations politiciennes (donner de l’emploi à tel ou tel endroit, par exemple, la centrale de Civaux, petite avec deux réacteurs, emploie plus de 800 personnes) que des contraintes environnementales (présence de failles, de karst, de la mer avec ses tempêtes, de fleuves en crue en hiver ou à sec en été, etc.). Peut-être devrions-nous quand même réfléchir non pas à des énergies alternatives, pas forcément plus propres (il faut tout compter dans l’impact, y compris la production et le démantèlement voire la gestion des déchets à long terme), mais à de sérieuses économies d’énergie, à une fin du gaspillage, à une aide à l’isolation notamment des logements anciens, l’énergie la plus propre est celle que l’on ne consomme pas! Et si on interdisait vraiment l’éclairage nocturne des vitrines, la climatisation ou le chauffage des magasins portes grandes ouvertes??? Vous trouverez d’autres gestes simples ou plus compliqués (isolation, etc.) sur le site de l’association négaWatt.

Home sweet home, 1, l’assemblage

Patchwork Home sweet Home, étape 1, l'assemblageComme annoncé vendredi, j’ai ressorti un kit acheté il y a fort longtemps, à Moncoutant en 2010, un coussin de porte « Home sweet home » des Boutis de Lucie. J’ai commencé, logiquement, en assemblant (à la main) les différents carrés du patchwork. J’ai respecté le modèle, pourtant, les dimensions données pour le grand « presque carré » (20 sur 21 cm) ne semblent pas correctes, ou alors les patrons des petits carrés sont un tout petit peu trop grands, mais ce n’est pas grave… Pour les petits carrés, j’ai choisi l’ordre des tissus de la photographie du kit et pas de la feuille de mode d’emploi.

Graphique de la crue du Clain, 15 février 2014Côté , où se trouve mon jardin (lien en juin 2012), cette fois, le niveau monte et atteint le niveau des crues annuelles habituelles, à 2m75 ce matin à 7h, mais la ville de Poitiers semble pessimiste (et prévoyante), les passerelles pour la circulation dans les rues les plus basses ont été montées hier. Voici le graphique sur les 3 derniers jours proposé par info crue. Le débit continue à monter, à un peu plus de 120m3/s (90 il y a trois jours, 60 la semaine dernière). Le trait bleu est le niveau maximum de la dernière crue de référence, une annuelle normale du 29 décembre 2012 (2m77, il était monté à 2m84 le 13 avril 2012, on est encore loin des 3,31m de décembre 2011 -une petite décennale- ou de la crue centenale de 1982, avec 5,60m le 21 décembre), la limite de débordement officielle est autour de 2m30 (le trait vert), avec le quai dans mon jardin, il déborde plutôt à 2m40 (le trait rouge). S’il ne pleut pas trop dans la journée (euh, pas gagné!), j’essayerai de passer voir.

Romantique, le nouveau défi photo de Bidouillette…

Pont sur la Boivre, noyé par la crueCela faisait longtemps que Monique / Bidouillette / Tibilisfil n’avait pas proposé de défi photo. Le principe, sortir s’aérer, marcher avec son appareil photo et illustrer le thème proposé, cette fois, « romantique »… Bon, depuis décembre, les perturbations atlantiques se succèdent les unes après les autres, et les éclaircies sont rares. Samedi (8 février 2014), après une grosse averse, apparition du soleil. Avec une amie, vite, nous filons en voiture jusque la route de la Cassette, vers les grottes de la Norée (sur la commune de Biard) pour faire une promenade en bord de , juste dans la continuité de cette précédente ballade au bord de la Boivre, mais sur la route, impossible de prendre les chemins en bord de rivière… Même ce petit pont d’habitude romantique est presque noyé. Mais il ne s’agit que d’une crue annuelle normale en hauteur, elle dure juste depuis des semaines au lieu de rester quelques jours. Après une petite heure de promenade, nous étions à 50m de la voiture quand les premières gouttes tombaient… pour se transformer quelques minutes plus tard en grosse averse avec de petits grêlons. Ouf, nous étions à l’abri de l’habitacle.

Vous pouvez (re)voir l’allégorie de la Boivre sur l’un des plafonds peints de Émile Bin dans la salle du blason de l’hôtel de ville de Poitiers.

Le Clain à Poitiers, graphique des niveaux d'eau sur 7 jour, 11 février 2014, source vigie crue graphique des niveaux d'eau Côté , l’autre rivière de Poitiers, où se trouve mon jardin (lien en juin 2012), ça déborde à peine mais c’est très plein dans le lit majeur, quelques pluies supplémentaires et ça déborde à nouveau, voici le graphique sur les 7 derniers jours proposé par info crue. Le trait bleu est le niveau maximum de la dernière crue de référence, une annuelle normale du 29 décembre 2012 (2m77, il était monté à 2m84 le 13 avril 2012, on est encore loin des 3,31m de décembre 2011 -une petite décennale- ou de la crue centenale de 1982, avec 5,60m le 21 décembre), la limite de débordement officielle est autour de 2m30 (le trait vert), avec le quai dans mon jardin, il déborde plutôt à 2m40 (le trait rouge).

Marre de la pluie!!!

Pluie en juin 2013, du 1er au 19, station de Poiters-Biard, d'après Météo FranceDès demain, les jours vont commencer à raccourcir et nous n’avons pas vu beaucoup le soleil en ce printemps… Certes, il y a eu un beau soleil, pour une fois, le week-end dernier, mais il avait beaucoup plu le jeudi précédent et depuis lundi, c’est un vrai déluge, comme le montre cette saisie d’écran de Météo France.

Le Clain au Pont Joubert à Poitiers le 20 juin 2013Pour la je ne sais combien de fois cette année (revoir la crue de mi avril 2013), le Clain déborde à nouveau à Poitiers. Le voici ce matin au niveau du pont Joubert… Je n’ai toujours pas fait le nettoyage de printemps de mon jardin (lien en juin 2012)… il n’a jamais eu le temps de sécher (il est à 1,2 km de chez moi). Contrairement à ces dernières années, je n’irai pas au festival des jardins de Chaumont-sur-Loire en juin cette année, inutile, ils sont ravagés par la pluie, pour ce qu’on m’en a dit. Peut-être en septembre, quand les foules de juillet-août seront parties?

La crue du Clain à Poitiers, 20 juin 2013Et le graphique de la nouvelle crue sur info crue. Le trait bleu est le niveau maximum de la dernière crue de référence, une annuelle normale du 29 décembre 2012 (2m77, il était monté à 2m84 le 13 avril), la limite de débordement officielle est autour de 2m30 (le trait vert), avec le quai dans mon jardin, il déborde plutôt à 2m40 (le trait rouge). Le débit s’est stabilisé depuis minuit autour de 90 m3/s. Bien sûr, c’est beaucoup moins grave que dans les Pyrénées ou même dans la zone au nord de Poitiers, mais ça commence à devenir lassant. Allez voir chez Philippe de Tout Poitiers, vous y verrez deux vidéos prises par hier après-midi pas très loin de ce pont, rue de la cueille aigüe, ou la zone commerciale du hier matin dans la presse locale.

Poitiers, le 21 juin 2011, 1, apéro au milieu du Clain au pont JoubertVous me direz qu’on n’est jamais content… Les années précédentes, nous nous étions tous plaints de la sécheresse (revoir alerte à la sécheresse au printemps 2011 et le Clain presque à sec en juin 2011), avec pour protester un apéritif au milieu de Clain… ici le 21 juin 2011, au même endroit que la photographie précédente.

Météo France, cumul des pluies et du soleil de janvier à mi juin 2013Voici quand même les données de Météo France pour Poitiers depuis le début de l’année, à gauche la pluie qui, sauf en janvier, est largement au-dessus des moyennes (les pointillés) et à droite, l’ensoleillement très en-dessous.

Le Clain à Poitiers, du 18 au 24 juin 2013PS: après cet article, il y a eu un petit rebond, puis le niveau a lentement commencé à baisser, comme le montre cette saisie d’écran de  info crue sur une semaine, du 17 au 24 juin 2013 (je n’ai pas remis les repères… mon jardin passe sous l’eau à 2m40).

Dans ma prairie fleurie, en route pour Nans-sous-Sainte-Anne 2013 (2)

Nans-sous-Sainte-Anne 2013, ma broderie, le début de l'arbreAprès la clôture, j’ai choisi pour ma broderie un arbre sur un modèle paru dans Les idées de Marianne n° 163 d’avril 2010. J’ai remplacé les nuances de vert du modèle initial par des fils DMC 25 (blanc neige), et du plus clair au plus foncé, 3078, 728, 435 et 801.

Le contexte : après les participations en 2011 avec un motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments et en 2012 avec des vaches rouges, ainsi que la broderie du village de Nans-sous-Sainte-Anne sur une grille de Marie-Thérèse Saint-Aubin/MTSA, le thème du concours de 2013 organisé par  était « dans ma prairie fleurie », avec pour contrainte une toile de 30 cm de côté et une zone brodée carrée de 20cm… J’ai trouvé chez Toto une chute de toile d’ameublement verte, 7 points/cm en hauteur, 6 points/cm en largeur, donc une toile qui déforme très peu, brodée en 1 fil sur un fil.

Rendez-vous à Nans-sous-Sainte-Anne les 4 et 5 mai (renseignements complémentaires chez Marlie), et ici dans les prochains jours pour découvrir la broderie que j’ai envoyée!

Poitiers, amorce de décrue le 14 avril 201313Et pour mon jardin, malgré le grand soleil d’hier, je n’y suis pas passée, mais ai profité du beau temps pour faire une grande promenade avec des amis. Je n’y suis pas passée, parce que le matin, le niveau de l’eau et le débit ne permettaient pas l’accès (2,72m ce matin et un débit à plus de 115m3/s, contre 25 les jours précédents). Sur le graphique ci-dessus, voici la saisie d’écran d’info crue hier à 19h avec les mêmes repaires que l’autre jour: le trait bleu est le niveau maximum de la dernière crue annuelle normale du 29 décembre 2012 (2m77, cette fois le maximum a été à 2m84), la limite de débordement officielle est autour de 2m30 (le trait vert), avec le quai dans mon jardin, il déborde plutôt à 2m40 (le trait rouge), c’est toujours limite.

De la météo… et de la rouelle de porc

Débit du Clain entre le 8 et le 12 avril 2013, source info crueMa semaine a été bien remplie, avec une très intéressante conférence de , salle comble, la conférence a déjà été mise en ligne par l’espace Mendès-France et une autre de Florence Chave-Mahir sur l’exorcisme du 8e au 14e siècles, dans le cadre d’un cycle de conférences de la maison du Moyen-Âge. Du coup, je n’ai pas beaucoup avancé mes différents projets… mais la météo et ses giboulées répétées depuis lundi m’ont fait pensé à … l’année dernière un petit mois plus tard! Après la parution de l’article  du 25 avril 2012 que je réédite ci-dessous (qui sera peut-être mon plat samedi…), le niveau du Clain avait continué à monter et mon jardin était sous l’eau le 1er mai 2012… Il doit l’être aussi presque l’être ce matin, hier, le débit a fortement augmenté tout au long de la journée et le Clain était au niveau de sa cote d’alerte (vigilance jaune, merci au site national info crue…). Sur le premier graphique, vous voyez l’évolution du débit à la station du Pont Neuf à Poitiers entre le 9 avril à  5h et le 12 avril à 5h, passé de 18 à 82 m3/s. Au petit matin, le débit se stabilise, mais de nouvelles pluies sont annoncées.

Niveau du Clain au pont Neuf à Poitiers du 9 au 12 avril 2013, source info cruesSur le graphique ci-dessus, le niveau du Clain aux mêmes heures (à 5h: 2m33), le trait bleu est le niveau maximum de la dernière crue annuelle normale du 29 décembre 2012 (2m77), la limite de débordement officielle est autour de 2m30 (le trait vert), avec le quai dans mon jardin, il déborde plutôt à 2m40 (le trait rouge), on n’est pas loin. Bon, et bien, même si la pluie s’arrête et que le soleil revient dimanche, le nettoyage de printemps du jardin ne sera pas pour ce week-end… je pourrai toujours me promener à la recherche de fritillaires. [Samedi 13 avril: entre 5 h à 8h du matin, le niveau s’est stabilisé à 2,84 m, avec un débit à 127 m3/s].

Poitiers, au pont Saint-Cyprien, la crue du Clain le 20 décembre 2011Pour la crue de décembre 2011 (la photo ci-contre, en grand dans l’article lié), il avait atteint 3,31m, le niveau le plus haut que j’ai vu depuis que j’ai mon jardin, une petite crue décennale. Nous sommes loin des alertes à la sécheresse (printemps 2011) et…

Poitiers, le 21 juin 2011, 1, apéro au milieu du Clain au pont Joubert… du Clain presque à sec (21 juin 2011, ci-contre, traversée à pieds quasi-secs organisée par Europe écologie les Verts)… Caprices de la nature dans le cas des crues, couplé pendant les périodes de sécheresse à trop de pompage pour les irrigations agricoles… Pour les visiteurs occasionnels, je vous rassure, il n’y a que mon jardin qui est au bord de l’eau, j’habite à 1,5 km, et pas au bord du Clain, mais en cas de crue centennale, comme en 1982 ou en 1904, le garage peut avoir un peu d’eau de la Boivre… comme je n’ai pas de voiture et que j’habite au deuxième étage, je ne crains pas grand chose.

Le plat de rouelle de porc

Article du 25 avril 2012…

Vue la météo et la poursuite des giboulées [fin avril 2012], un plat d’hiver était recommandé pour ce dimanche… Samedi, j’ai acheté une belle tranche de rouelle chez le charcutier… oui, sous les halles ici, le porc même frais est chez le charcutier, le bœuf et le mouton chez le boucher, le poulet chez le volailler ou les producteurs locaux…

Bon, alors, la rouelle, j’aime bien la faire mariner. Donc, dès le retour du marché, je prépare dans une grande cocotte en verre la marinade avec du vin blanc sec, un oignon, des clous de girofle (en fonction de votre goût, ne pas oublier de les compter pour les enlever en fin de cuisson et éviter que quelqu’un ne morde dedans, ce n’est pas agréable), un bouquet garni, une carotte, deux ou trois gousses d’ail pressées, un peu de poivre (et de sel pour ceux qui salent) le mélange doit juste couvrir la viande.

Le lendemain matin, dès 9h, dans le faitout, faire revenir dans un peu d’huile deux autres oignons, les réserver.

Enlever la viande de la marinade, la faire saisir à feu vif des deux côtés. Remettre les oignons, la marinade, ajouter quelques carottes.

Laisser cuire 4 heures à feu très doux, la viande est alors confite. Servir par exemple avec des pommes de terre à la vapeur ou des pâtes fraîches. Cette fois, j’avais prévu des pommes de terre et des pommes fruits, le tout cuit à la vapeur. Vous pouvez aussi réduire le jus de cuisson et le présenter avec un peu de crème fraîche, de mon côté, j’aime bien la manger avec une sauce blanche préparée pour moitié avec le jus de cuisson et pour moitié avec du lait.

Pour ma part, j’aime bien utiliser tout au long de la cuisson de la viande le bac à vapeur qui s’adapte sur mon faitout (à revoir sur cet article consacré à la carbonnade à la flamande), aussi, je cuis plusieurs légumes les uns après les autres pour en avoir dans la semaine ou au congélateur.

Du muguet… sous l’eau (au sens propre)

Crue du Clain le 30 avril 2012, 1, mon jardin sous 5 cm d'eau

Le mois de mars 2012 a été très sec à Poitiers, la rivière avait son niveau d’étiage de juin/juillet. Changement de programme en avril… Trois semaines de giboulées, 43 mm d’eau en plus samedi (et jusqu’à 55 mm en amont), et voici le Clain à nouveau en crue depuis dimanche… Une crue moins importante qu’en décembre 2011 (environ 80 cm en partie basse), mais là (photographies de lundi 29 vers 17h30), il y a quand même de l’eau en surface jusqu’au milieu du jardin… qui ressemble à une rizière bien verte… Impossible de couper l’herbe ou de désherber depuis les giboulées, du coup, ça pousse, il y a quelques centimètres d’eau sur les framboisiers (en bas) et plus de 5 cm je pense au-dessus du muguet, à l’arrière de mes carrés de potager qui surnagent…

Crue du Clain le 30 avril 2012, 2, les scilles Les scilles offerts par Jean-Marie et Marie-José sont encore bien fleuris, mais impossible d’aller cueillir un bouquet, même avec des bottes, ça s’enfonce trop… (à gauche de la photo, les perches de l’un des carrés, le muguet est un peu plus à gauche).

Crue du Clain le 30 avril 2012, 3, sous le pont de chemin de fer et jardin voisin Impossible aussi de passer sous le pont de chemin de fer et donc de remonter par le chemin de la Cagouillère, je prends donc le chemin de Traine-Bot au retour comme à l’aller (j’avais été prudente)… Et au passage, vue sur un jardin voisin du mien, un peu plus bas, artichauts et poireaux surnagent… Bon, il y aura du boulot à la décrue… Le pire, c’est que ça déborde, mais les nappes phréatiques ne se rechargent pas vraiment, les plantes absorbent l’essentiel de l’eau qui ne s’évacue pas directement vers la mer.

Crue et décrue? Des nouvelles de mon jardin et de la centrale nucléaire de Civaux

Poitiers, au pont Saint-Cyprien, la crue du Clain le 20 décembre 2011 Après la tempête de la nuit de jeudi à vendredi dernier et la crue de ces derniers jours, dimanche, il y avait un bon mètre d’eau sous le pont de chemin de fer qui permet l’accès à mon jardin, où le niveau du Clain était encore très très bas mi-octobre:on voyait à peine le haut des oreilles de l’éléphant, mais j’avais oublié mon appareil photo chez moi. Je suis passée hier midi (20 décembre 2011) au pont Saint-Cyprien… Le niveau à un peu baissé, mais reste nettement trop haut pour passer chez moi et voir s’il y a eu des dégâts avec la tempête… Il faudra attendre encore un peu pour aller voir ce qui s’y passe…

Une crue plus forte que celle de l’année dernière, mais beaucoup moins que la crue centenaire de 1904, à revoir dans cet article sur les crues du Clain : d’hier (février 1904) et aujourd’hui (décembre 2010). Vous y trouverez aussi des liens pour la crue de 1896 qui a surtout été forte sur la Vienne.

Par ailleurs, Grégory Vouhé m’a signalé ce article du dimanche 6 avril 1913 de L’avenir de la Vienne, qui montre sur la vue numérisée n° 11/51 la crue du Clain au pont Saint-Cyprien, à peu près au même endroit que la photographie ci-contre.

Défi photo, jardins, 2, Poitiers, pont Saint-Cyprien Pour mémoire, voici le même endroit que la photographie du haut prise en juillet 2011, c’était alors une période de sécheresse… L’eau montait encore hier plus haut que le haut de l’escalier…

Du côté de la centrale nucléaire de Civaux (sur la Vienne, et pas sur la Loire, comme l’a écrit le Canard enchaîné dans son dossier spécial nucléaire), il y a un mois, le niveau était toujours limite très bas, autour de 15 mètres-cubes par seconde, l’interruption est à 10 mètres-cubes, toujours très proche de la sécheresse, d’autant plus qu’il semble que tout l’été, EDF a calculé un débit surestimé par rapport à la réalité et à ce qui était mesuré en amont par le syndicat des eaux. Avec la pluie de la dernière quinzaine, il était remonté à près de 100 mètres-cubes par seconde. Samedi et dimanche, un pic a été atteint plus de 650 mètres-cubes par seconde en moyenne (voir les relevés sur le site d’EDF), avec un pic à plus de 850. Il a rebaissé en-dessous de 300, mais un réacteur a été coupé hier pour cause d’invasion d’algues dans les grilles… l’incident est reporté sur cette autre page d’EDF. Et oui, la jussie, même si elle n’est pas citée, ça semblait bien être elle sur le reportage de France 3 hier, s’en est donné à cœur joie cet été avec la sécheresse, elle étouffe peu à peu nos rivières, en couvrant la surface et en diminuant l’oxygénation de l’eau)… et finira peut-être par avoir la peau de la centrale???

Côté sécurité de cette centrale, ça devient limite… Il y a eu deux autres coupures en un mois pour dégagement de fumée (le 30 novembre et le 8 décembre 2011) suite au redémarrage de la tranche 1 après la visite décennale (réalisée 16 ans et non 10 après sa mise en service en 1995). Le 14 novembre, il y a eu un incident classé niveau 1 (les autres sont à zéro…) : un camion avait oublié de décharger sa remorque pleine de matières radioactives, pudiquement, pour EdF, ça s’appelle un déplacement non prévu de combustible. En juin, il y avait eu 4 autres incidents classés au niveau 1, si on ajoute celui du mois de janvier, ça fait beaucoup sur l’année 2011 (6 incidents de niveau 1, l’autorité de sûreté nucléaire n’a pas encore rendu son avis sur le classement des « anomalies » de décembre). La plupart sont présentés comme des erreurs humaines… Vive la sécurité renforcée des centrales après Fukushima!!!

Confolens et les crues…

Confolens, les crues de la Vienne, 1, la confluence de la Vienne et du Goire Confolens doit son nom à la confluence du Goire et de la Vienne, et justement, la voici au niveau du square Jules Halgand (où se trouve le monument aux morts). La Vienne coupe la ville en deux, chaque rive, au Moyen-Âge, dépendait d’un diocèse différent… La rive gauche, avec Saint-Barthélemy, au diocèse de Poitiers et la rive droite, avec Saint-Maxime, au diocèse de Limoges. La confluence était protégée par un rempart, dont on voit une tour arasée tout au bout du square (pour mieux comprendre cette organisation, voir le dossier des fortifications de la rive droite). Vous voyez aussi les halles (à droite de la photo) et le monument aux morts (le truc blanc qui dépasse des arbres taillés en têtard) au niveau de cette confluence.

Confolens, les crues de la Vienne, 2, une maison avec la mémoire des crues La Vienne est une rivière capricieuse. Sur cette maison sur le quai Alcide Pautrot sont reportées les hauteurs de crues. Pas d’inquiétude, au rez-de-chaussée, ce sont des dépendances, et l’habitation est à l’autre bout de la parcelle, bien plus haut (à voir ici).

Confolens, les crues de la Vienne, 3, marque de la crue de 1923 Heureusement, voyez le niveau atteint en 1923…

Et ce fut pire en 1896, comme on le voit sur cette carte postale ancienne. Vous trouverez d’autres images de cette crue sur les figures 63 à 66 de la présentation de la commune de Confolens.

Confolens, les crues de la Vienne, 4, près de la porte du Gué, tracées de la crue de mars 2010 Début mars 2010, je suis passée juste après une petite crue dont on voit la boue en train de sécher ici près de la porte du Gué (à découvrir ici porte du Gué en attendant de voir les photographies)… d’où l’on pouvait franchir la Vienne à gué l’été ou en bac quand il y avait plus d’eau. Pourtant, la Vienne disposait du Moyen-Âge jusqu’au 19e siècle d’un pont fortifié, dit le Vieux-Pont, puis d’un second, le pont Babaud-Larribière, construit dans les années 1850, il y avait aussi plusieurs ponts sur le Goire (pont Larréguy, pont de l’Écuyer, pont du Goire), mais promis, je vous reparlerai de ces ponts… Quant aux crues du Clain à Poitiers, vous pouvez revoir ici celles d’hier (février 1904) et aujourd’hui (décembre 2010) (toute petite, cette dernière).

Des violettes à Confolens, vues de prèsQuelques précisions : en mars 2010, j’ai profité d’une belle journée printanière à Confolens (pour un colloque) pour faire une série de photographies et partager avec vous quelques-une d’entre elles, comme ces violettes près de l’église Saint-Barthélemy (revoir ici sa façade). Pour plus d’informations sur Confolens et la communauté de communes du Confolentais, deux livres sont toujours en librairie, Parcours du patrimoine n° 325 consacré à Confolens, ou encore l’image du patrimoine Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin.