Alerte à la crue à Poitiers (et ailleurs…)

Poitiers, la crue de 1904, 1, vers le pont Saint-Cyprien

Avec le retour de l’hiver et des crues, les rivières montent, rien de plus normal… Nous sommes en alerte jaune, je vous disais mardi que lors de la promenade nocturne, le Clain était assez haut. Le même jour, l’hebdomadaire gratuit de Poitiers, 7 à Poitiers parlait des crues page 17… Soit l’expert, soit le journaliste qui a transcrit l’information est tombé sur la tête… C’est sûr qu’il n’y a aucun risque d’une remontée de la marée comme à Cherbourg… Vu que l’eau du Clain, qui prend sa source à Hiesse (vous trouverez une photographie sur ce dossier documentaire), ne voit la mer qu’à Saint-Nazaire après être passée par la Vienne et la Loire… Cependant, il y a des crues qui peuvent être très sérieuses avec les rues basses bloquées, je l’ai vu deux années de suite à mon arrivée ici, en 1993 puis plus sérieusement en 1994, la même année, Courcoury, près de Saintes, a dû être ravitaillé par les véhicules amphibies de l’armée… À chaque retour de petite crue, mes amis Poitevins parlent de la crue de 1982. Côté cartes postales anciennes, voici quelques vues de la crue de février 1904… Et en 1896, ce fut aussi assez terrible sur la Vienne, à Confolens (voir dans cet article et les figures 63 à 66 de la présentation de la commune de Confolens) comme à Châtellerault. Dans l’ordre, les cartes postales vous montrent donc les maisons près du pont Saint-Cyprien (je pense que c’est le toit du lavoir qui dépasse tout juste de l’eau…),

Poitiers, la crue de 1904, 2, pont Saint-Cyprien et maréchaussée la maréchaussée de l’autre côté du pont recouvert d’eau,

Poitiers, la crue de 1904, 3, près de Sainte-Radegonde dans le même secteur, à côté de l’église Sainte-Radegonde,

Poitiers, la crue de 1904, 4, chemin de Tison et enfin plus dans les zones de jardin, en bas du chemin de Tison…

Poitiers, la crue le 24 décembre 2010, 1, le chemin de Trainebot En ce moment donc, nous en sommes loin de là… même si la ville a quand même prépositionné les passerelles métalliques et communiqué sur l’inscription au service d’alertes aux crues. Ne sachant pas si je pouvais passer par le chemin de la Cagouillère et surtout sous le pont de chemin de fer, je suis descendue par le chemin de Trainebot, encore un qui descend bien… et que je ne vous avais pas encore montré (ici dans le sens montée…).

Poitiers, la crue le 24 décembre 2010, 2, en bas des sables Arrivée à mi pente, je prends une petite vue, pas de doute, le Clain monte doucement et prend ses aises…

Poitiers, la crue le 24 décembre 2010, 3, mon jardin Arrivée à mon jardin, il est au sec… J’en profite quand même pour rassembler quelques outils que j’avais laissés dans la cabane et les remonter chez moi…

Poitiers, la crue le 24 décembre 2010, 4, le quai de mon jardin Il n’y a que la partie du quai qui est un peu sous l’eau.

Poitiers, la crue le 24 décembre 2010, 5, sous le chemin de fer Je repars avec mes affaires dans ma charrette de marché, et vais voir si ça passe sous le pont de chemin de fer… Le chemin principal est sous l’eau, mais le petit chemin surélevé (qui sert de siège en été aux jeunes qui viennent y boire de la bière et fumer pas toujours que du tabac) est encore praticable. Depuis, le niveau est stable ou légèrement en décrue, à ce que j’ai entendu…

16 réflexions au sujet de « Alerte à la crue à Poitiers (et ailleurs…) »

  1. odine

    Il s’en passe des choses à Poitier; pense à prendre des cuissardes bientôt, si l’eau monte encore, mais souhaitons que non.

    Passe de belles fêtes Véronique.

    Gros bisous.

    odine

     

     

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    1. Véronique D

      Il a commencé à baisser, et puis, c’est normal en cette saison… J’ai juste récupérer des outils que j’avais laissés sur place, parce que si les débordements commencent doucement maintenant, on ne sait jamais pour février et mars! Kiva, cela fait un moment que j’ai un petit dépôt chez eux…

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  2. Amaryllis

    Pas drôle pour ceux qui vivent ces inondations mais quand tu parles de Confolens tu me rappelles des souvenirs qui n’ont rien de tristes…. une page de bonheur de ma vie ! Merci pour cela

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  3. Bidouillette/Tibilisfil

    Je sais que beaucoup de gens subissent des crues, et que ce n’est mais alors pas du tout amusant! Mais quand on voit les dégats que faisaient les grands fleuves, les cours d’eau, avant, on est quand même loin de çà! Sais-tu que depuis 1958 voir un cours d’eau aussi eau, çà me fait peur, comme quoi çà laisse des traces!

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  4. guimard yves

    Bonjour,

    je viens de parcourir votre blog, dispns que ça fait deux heures que je m’y promène, particulièrement sur les sujets de Poitiers. Y ayant vécu une quinzaine d’années, mais n’y étant pas retourné depuis dix ans, certaines photos des aménagements m’ont fait bondir. Que dire de plus que j’ai toujours pensé les projets pour cette ville étaient inadaptés, que les scandales enterrés laissaient comme une odeur de magouille derrières eux, et que la sauvegarde du patrimoine n’entrait que très secondairement dans les ambitions des élus. Et pourtant, il y a de quoi faire. J’ai visité Poitiers des heures durant, m’introduisant parfois dans certaines demeures abandonnées, dont l’Hôtel Pelisson, si je ne me trompe, qui comprend un réseau de souterrains ralliant d’autres maisons alentour. J’ai aussi découvert une salle souterraine de la Cathédrale, très profondément enfouie, dont l’entrée se situe dans le bâtiment de conservation du musée. Tout cela lors de la destruction du couvent qui jouxtait la cathédrale pour faire place à l’Espace Mendes France, etc….Que de scandales! Bref, pour l’heure, l’inscription à l’Unesco n’est pas pour demain. Je vis à Arles, ville inscrite elle depuis bientôt vingt ans. Ici, tout est préservé, quasiment toute la ville. On ne peut pas faire le moindre travail extérieur ou intérieur sans autorisation. C’est l’ inverse. ceci dit, ce n’est pas très propre et dees magouilles, il y en a aussi.

    En tout cas merci pour votre travail!!

    Cordialement, Yves.

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