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Bienvenue à Poitiers… suite!

Bienvenue aux touristes à Poitiers, campagne publicitaireIl y a trois semaines, je vous présentais la campagne Bienvenue aux touristes à Poitiers, poubelle devant la borne touristique de la gare etc. J’ai trouvé quelques photographies complémentaires, il y a quelque progrès à faire pour bien accueillir les touristes en ville, petit tour en images.

Bienvenue aux touristes à Poitiers, deux offices de tourismeQuand le touriste arrive à trouver l’office de tourisme, il en a deux!!! Devant Notre-Dame-la-Grande, à quelques dizaines de mètres. La maison du tourisme, qui dépend du conseil général de la Vienne, avec une billetterie des sites touristiques du département et de bons produits locaux, et l’office de tourisme de l’agglomération de Poitiers, avec à l’étage la salle du patrimoine, contre-partie du label ville d’art et d’histoire (qui impose un centre d’interprétation). La ville de Poitiers organise les polychromies de Notre-Dame (illumination de la façade) en été et à noël depuis 1995, mais son office de tourisme ferme à 19h (18h l’hiver). Heureusement pour les touristes, l’office du département (non organisateur de cette manifestation) reste lui ouvert jusqu’à 23! La séparation pourrait être remise en cause dans le cadre de négociations, même si les deux collectivités sont de bords politiques différents, ou de la réforme territoriale en cours…

Panneau publicitaire de l'office de tourisme de Poitiers bloquant le passage pour handicapésPour celui de l’agglomération, il y a parfois du relâchement et leur publicité empêche de passer sur la bande de roulement qui permet de circuler en fauteuil roulant, avec une charriot de marché, une poussette ou des talons hauts (à côté, les pavés sont irréguliers et inconfortables, inaccessibles en fauteuil roulant). En tout cas, ce n’est pas mieux que les voitures que vous pouvez voir à la fin de cet article de 2011 (Poitiers ville inaccessible), au même endroit.

Office de tourisme de Poitiers, affiche sous les informations collées sur la vitreLa vitrine aussi pose quelques problèmes de lecture… Lettres blanches collées sur la vitre et affiche avec d’autres informations derrière… Qui arrive à lire quelque chose???

En tout cas, il ne faudra pas que le touriste ait besoin de services publics ou d’établissements vivant des subventions publiques, économies obligent, cette année, peu de remplaçants recrutés donc on ferme! Et oui, maintenir ou baisser les impôts, cela a des conséquences. Je vous l’ai déjà dit pour le cinéma d’art et essai  TAP castille de 3 salles (le Dietrich reste ouvert avec son unique salle),  fermé pour la première fois depuis que je suis à Poitiers (1992), mais c’est aussi le cas pour:

Poitiers, affiche de fermeture de la poste Notre-Dame à Poitiers– la poste, celle de Notre-Dame est fermée, la centrale a des horaires très restreints…

Poitiers, horaires de la médiathèque, été 2014– la médiathèque (il faut viser juste et ne pas travailler l’après-midi ou y aller le samedi)

Poitiers, horaires de bus, été 2014– les bus, il faut d’ailleurs, suite à une polémique dans le journal, que j’envoie vite une lettre à Vitalis et à Grand Poitiers… qui disent qu’ils n’ont aucune plainte sur les horaires très restreints! Et j’ai souris quand, dans la presse locale, le propriétaire du camping de Saint-Benoît recommandait à ses clients d’utiliser les transports en commun. Lesquels? A chaque vacances scolaires, le bus 12 ne dessert plus le bourg de Saint-Benoît (seulement la Hune, un peu loin à pied du camping, avec une très longue côté à monter), il n’y a que des « p’tit bus », service sur réservation la veille pour des usagers inscrits, donc pas pour les touristes!

Boulangerie fermée à Poiteirs, été 2014Côté privé, ce n’est guère mieux… Comme chaque année, surtout entre le 1er et le 15 août, il est difficile de trouver une boulangerie ouverte « sur le plateau » (celle, toute petite et familiale, de la rue de la Cathédrale, pour information, ne fermera pas cet été). Les commerçants aussi devraient faire attention. Quelques exemples ces dernières semaines. Huit à 8, rue Magenta, un touriste étranger avec une carte visa sans puce devant moi, en fait, sa carte ne passait pas dans la fente pour lecture avec puce. La patronne: « Pas possible, je ne prends pas les cartes sans code », ça sert à quoi, alors, une carte visa? Et si le commerçant ne les prend pas toutes, il ne devrait pas mettre un avertissement comme pour le refus des chèques (à voir avec la répression des fraudes). Carrefour Market, rue Carnot: « Hep, à la caisse, votre sac » – « il y a mon appareil photo et mes papiers dedans » – « A la caisse, j’ai dit », « Au revoir! Je vais aller ailleurs ». Je vous rassure, il y a plein d’autres endroits où vous serez bien reçus (avec les noms usuels et les noms officiels des places)! Place d’Armes, café du Théâtre, rembarrés en terrasse par un serveur mal-aimable quand, après 15 minutes, nous lui demandons s’il peut prendre la commande, nous avons prévu une séance de cinéma. Pour boire un coup, je vous conseille Côté place (place d’Armes/Leclerc), à accompagner de quelques douceurs maison ou de pain, le café des Arts (place Notre-Dame/de Gaule), le Gambetta (place du Palais/Lepetit), etc.

Street art tricoté à PoitiersHeureusement, certains ont décidé d’égayer notre été avec des couleurs…

Street art tricoté à Poitiers…comme la maison de retraite Les jardins de Cibèle, qui a habillé il y a quelques semaines arbres et pylônes du centre-ville de carrés tricotés et cousus, cédant à la mode du street-art tricoté, dont des versions plus élaborées se multiplient ici et là (voir de beaux exemples avec des créations très originales chez Marlie).

Poitiers, été 2014, campagne de relevés topographiques des réseauxEt même les topographes ont choisi de mettre plein de couleurs! Partout apparaissent des traits à la bombe sur les trottoirs et chaussées, il s’agit de mettre à jour les plans des réseaux de la ville et, dans certains cas, de remplacer les canalisations.

Poitiers, croisement des anciens fils rouge, jeune et bleu pour le guidage des touristesS’ils n’ont pas prévu de les effacer, ils risquent de rester longtemps, comme les « fils » jaune, rouge et bleu qui il y a des années envoyaient les touristes visiter le patrimoine de la ville, une couleur par circuit, fils repeints avant chaque été, un système simple et efficace à défaut d’être très esthétique, et qui permet toujours, quand quelqu’un demande son chemin, de lui dire de suivre le trait dans tel sens… impossible de se perdre (enfin, pas repeint, il est en pointillé maintenant, et complètement effacé dans la zone touchée par Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…).

Poitiers, ajout d'un panneau interdit de tourner à gauche rue Renaudot et interdit de tourner à droite rue Victor-HugoAllez, on va accueillir gentiment les rares touristes, et si j’ai le temps, je les accompagne au lieu de leur indiquer juste le chemin. Et bonne nouvelle, la ville a réagi très vite, en voiture, il ne devrait plus s’engager en sens interdit rue Charles-Gide, il faut que j’ajoute vite des photographies dans l’article d’origine.

Art contemporain officiel et officieux à Poitiers

Flux de Rainer Gross à Poitiers, installation en cours en avril 2014Depuis quelques années, Poitiers présente quelques artistes contemporains en ville (revoir par exemple Kôichi Kurita en 2006 ou Glen Baxter en 2010). Pour cet été, une œuvre de Rainer Gross, Flux, a été installée ces dernières semaines et sera inaugurée samedi prochain (du 24 mai au 5 octobre 2014), à l’intérieur et à l’extérieur du musée.

Flux de Rainer Gross à Poitiers, mai 2014, dans la cour du muséeComme la quasi totalité des œuvres de Rainer Gross (voir à Chaumont-sur-LoireToi(t) à terre et  Toi(t) en perspective), celle-ci se compose d’un assemblage de lattes de bois (peuplier) qui s’adaptent au lieu. Ici, le « flux » part du sous-sol du musée, dans les salles de préhistoire, sort dans la cour du musée (vous voyez au fond l’art du théâtre de Jonchère)…

Flux de Rainer Gross à Poitiers, mai 2014, devant le baptistère… pour « traverser » une fenêtre et finir devant le baptistère Saint-Jean. Initialement, le flux devait achever (ou commencer?) sa course à l’intérieur de celui-ci, dans la cuve baptismale, dommage que cela n’ait pas pu se faire (d’après la presse locale, problème d’autorisation de la société des Antiquaires de l’Ouest, gestionnaire du site), cela aurait été l’occasion de faire entrer un peu plus de visiteurs dans cet édifice qui appartient à l’État (il n’a aucun contrôle sur le gestionnaire dans cette affaire?), et conserve de très belles peintures romanes et gothiques… Espérons que cela attire néanmoins quelques touristes jusqu’au musée, beaucoup n’osent pas descendre du « Plateau » (l’hyper-centre de Poitiers).

Art graphique rue Carnot à Poitiers, avril 2014, 2e édition du festival FarsDébut avril s’est tenu le festival FARS (arts de la rue et de la scène, organisé par l’école de commerce), voir le reportage de Coccinelle à Poitiers (avec tous les liens utiles)! En dehors des spectacles sur la place d’Armes (place Leclerc), une œuvre graphique a été apposée sur une vitrine abandonnée de la rue Carnot (le cartel avec le nom de l’auteur a presque immédiatement disparu, je ne retrouve pas où je l’avais noté, je compléterai si quelqu’un me le met en commentaire…).

Poitiers, un mouton-papillon géant avenue de la LibérationEn parlant de vitrines, des « moutons-papillons géants » (revoir la première série et la suite ou encore ici…, en format environ A5, et plein d’autres regroupés dans la synthèse…). J’ai d’abord repéré celui-ci avenue de la Libération en avril…

Poitiers, quatre moutons-papillons géants… puis beaucoup d’autres en ville et sur les boulevards. Lors d’un déplacement vers la zone commerciale au nord de la ville, j’ai aussi vu une file de moutons géants à la queue-leu-leu sous un pont, mais impossible d’arrêter le bus!

Mouton poitevin, recherché mort ou vifMonsieur Mouton joue à nouveau sur la légalité ou non de sa démarche… Ces affichettes sont juste enduites de colle et délivrent un message qui généralement fait plutôt sourire les passants! Après le colleur d’affiche de précédentes séries, cette fois, le message dit « Wanted dead or alive » (recherché mort ou vif) et « Ce criminel particulièrement dangereux est recherché pour causes d’affichage libre et de libre expression ».

Pochoir sur l'art préhistorique et le vandalisme du street art, vu à Poitiers en mars 2013 et mars 2014Il répond à ce tag au pochoir qui persiste depuis fort longtemps près de l’, photographié en haut en mars 2013 et en bas en mars 2014. Un homme préhistorique qui tague une caverne, c’est de l’art, un artiste de rue sur un mur, c’est du vandalisme (sauf sur les lieux autorisés, mais ça, ça sera pour un autre article!)…

Mouton à Poitiers, sur l'enlèvement ou non des autocollantsLe service de la ville nettoie-t-il sélectivement? C’est ce que croit M. Mouton avec ce nouveau message: « De racistes stickers peuvent rester 10 jours collés porte de Paris, ceux de Mr Mouton moins de 24 heures, pourquoi? ». C’est vrai pour les autocollants racistes, moins pour les moutons, il y en a un au revers d’un panneau près de chez moi depuis plusieurs mois! Et une bonne partie de ceux collés (en abondance) ce samedi matin (17 mai 2014) à travers la zone centrale du Plateau étaient toujours là dimanche soir…

Mouton poitevin regardant un tableau d'art dégénéréIl a aussi de l’humour sur sa production: « Ceci est de l’art dégénéré » (écriture façon Ben / Benjamin Vautier) devant un tableau…

See, sex and sun, trois séries de moutons à PoitiersParmi eux, une série « Sex, sea and sun » (et un « tous consomment » avec « sexe » discrètement écrit en rose très pâle en haut à gauche… Clin d’œil à la marche des fiertés qui avait lieu le même jour?

Trois variantes des moutons loups / chiensLe mouton-loup que nous avions déjà vu s’enrichit d’un message: « espèce envahissante » et se décline avec un « Ki mange ki » (une copie ou un mouton authentique? Le style est différent sauf le mouton de droite) et un mouton avec un os entre les dents!

Mouton à Poitiers, chute de pierreDans la série des panneaux routiers, il y a aussi eu cette variante chute de pierres, avec le message « jusqu’ici tout va bien ».

Moutons à Poitiers, regardant une affiche publicitaireLa consommation reste au centre des préoccupations de Mr Mouton, avec à nouveau un panneau publicitaire (qui est ce monsieur? 11090973 se retrouvait déjà sur des codes barres précédents, 11 septembre 1973, ça vous dit quelque chose?)… [Merci à Nini 79 et à Dalinele, c’est Salvador Allende et la date de son suicide suite au putsch d’Augusto Pinochet].

Mouton avec une tapette à souris, message consomme… un ce « consomme » façon morceau de fromage sur une tapette à souris!

Mouton à Poitiers, message mystérieuxEnfin, ce dernier reste mystérieux. Il était déformé quand je l’ai trouvé et je n’en ai pas trouvé d’autre sur le même modèle… Feu rouge? Vidéo-surveillance? Qu’en pensez-vous?

 

Voir ou revoir des articles sur des sujets voisins:

Chaumont-sur-Loire 2012, toit à terreVous pouvez revoir sur mon blog ses œuvres à Chaumont-sur-Loire, Toi(t) à terre

Chaumont-sur-Loire 2011, le parc, suite, 12, toit en perspective de Gross … et Toi(t) en perspective, à voir aussi dans cet article de 2011.

Poitiers, square de la République, avril 2013, œuvre en placeL’opération Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille… a aussi été l’occasion d’une commande publique avec l’installation de Benoît-Marie Moriceau dans le nouveau square de la République raté

Poitiers, quartier du Pont-Neuf, oeuvre de Christian Robert-Tissot, vue généraleles messages de Radio-Londres par Christian Robert-Tissot dans la montée du faubourg du Pont-Neuf

Jardin du Puygarreau à Poitiers, 26 décembre 2013, obélisque brisé et premiers jeux installéset dans les jardins du Puygarreau, l’obélisque brisé de Didier Marcel,

Jardin du Puygarreau à Poitiers, photographies et aire de jeux de Pierre JosephAire, air, erre, ère de Pierre Joseph

Jardin du Puygarreau à Poitiers, Tourne-sol de Elisabeth Balletet les barreaux de prison, pardon, la grille « tourne-sol » d’Élisabeth Ballet.

Performance de Kôichi Kurita dans le bapstistère Saint Jean à Poitiers, 2006, cliché Christian Vignaud, musées de PoitiersL’artiste Kôichi Kurita à Poitiers en 2006… et sur l’île d’Oléron en 2013

Glen Baxter à Poitiers, été 2010, sur le mur en contrebas du TAP L’expédition Glen Baxter (juin à septembre 2010) : l’annonce de l’expédition du 12 juin 2010 et la sérigraphie du parking Effia, aperçu global de l’expédition et la sérigraphie du 12 juin 2010, dans le quartier de Bellejouane, en centre-ville, en centre-ville, la suite, le livre Le safari historico-gastronomique en Poitou-Charentes (dessins de Glen Baxter, texte d’Alberto Manguel).

Les moutons au blackwork complètement brodés Et des moutons en tout genre!

Un nouveau mouton poitevin me fait réfléchir sur EELV…

Un mouton poitevin, devant un panneau publicitaire pour une centrale nucléaireLes mystérieux colleurs de moutons poitevins (revoir la première série et la suite, et encore par là après cet article, et plein d’autres regroupés dans la synthèse…) continuent à nous proposer leurs messages… Parmi la nouvelle livraison, ce mouton qui regarde un panneau publicitaire avec une centrale nucléaire… Une version montrait déjà des moutons devant un panneau publicitaire… Désolée, la photo est déformée, j’ai trouvé ce mouton derrière un panneau routier mais impossible de le photographier en face.

La centrale nucléaire de Civaux vue depuis la ville haute de ChauvignyCette fois, elle m’invite à vous renvoyer à mes précédents articles sur ma centrale nucléaire préférée (Civaux, sur la photographie ci-contre, vue depuis la ville haute de en juillet 2012), construite sur le karst, ses problèmes avec la sécheresse, avec une petite crue de la Vienne, une fuite de tritium en janvier 2012, la suite de cette fuite (février 2012), etc.

Elle me remémore aussi une information relayée il y a quelques jours sur son compte facebook par  Enercoop, mon fournisseur d’électricité, le seul à garantir une énergie électrique sans apport du nucléaire. Qu’y ai-je lu? La transcription d’un extrait de l’émission Tous politiques sur France Inter où la nouvelle secrétaire nationale d’Europe écologie les verts déclarait (à écouter par le premier lien ou le petit outil en fin d’article):

– « Qu’est-ce qui n’est pas écologique chez vous ? Dans vos comportements par exemple ? […] »
– Emmanuelle Cosse (secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts) « Je ne suis pas encore abonnée à Enercoop pour payer mon électricité et je devrais le faire ! »

Civaux, dessin humoristique sur le silicone de la centraleDonc « on » peut toujours se clamer contre l’énergie nucléaire mais continuer à être abonné à l’énergie nucléaire d’EdF même en zone accessible à Enercoop (dans le département de la Vienne, ceux qui sont abonnés chez Sorégies et non chez EdF ne peuvent toujours pas changer d’opérateur), comme « on » peut être député(e) ou sénateur(trice) EELV (Europe écologie les verts) et se plaindre de quitter un gouvernement favorable aux OGM, à l’exploitation des gaz de schiste, à l’Airault-port et à la prolongation de la vie des centrales nucléaires. Pour information, Enercoop est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Un fournisseur plus cher qu’EdF… quoi que, à force, il va finir par être moins cher, puisque nous payons de l’énergie sans apport du nucléaire (qui financera la prolongation de durée de vie des centrales nucléaires, le juste prix pour l’uranium et le stockage des déchets produits?), une énergie payée au juste prix de la production, visitez leur site, si vous ne souhaitez pas sauter le pas de changement de fournisseur d’énergie, actuellement, vous pouvez aussi participer à « l’aventure » en finançant de nouvelles unités de production d’énergie non nucléaire (biomasse, solaire, éolien, etc.)…

Et n’oubliez pas que l’électricité la moins chère est celle que l’on ne consomme pas, éteignez les lumières inutiles, débranchez vos chargeurs quand ils ne servent pas (le transformateur consomme de l’énergie), éteignez vos appareils électriques au lieu de les mettre en veille (une multiprise à interrupteur est bien pratique), sortez le linge dehors plutôt qu’utiliser le sèche-linge (bien plus énergivore que la machine à laver)… Vous trouverez d’autres gestes simples ou plus compliqués (isolation, etc.) sur le site de l’association négaWatt.

Deux moutons poitevins, élevé pour l'abattage et aux dents de loupJ’ai aussi repéré deux autres moutons « nouvelles versions », un « élevé pour l’abattage » (Pâques approche, les agneaux mâles vont passer à la casserole… comme les électeurs qui gobent couleuvres sur couleuvres) et un autre aux dents de loup! Il me fait penser au Loup et l’agneau, brodé il y a quelques années… En commentaire du précédent article, Véro bis me rappelait que je lui avais envoyé il y a déjà un bon moment une pochette avec un mouton en blackwork. Suivez le mot-clef mouton, vous y trouverez plein d’autres congénères, en broderie, en sculpture, en autocollants…

Ci-dessous, l’émission de France Inter:

De nouveaux moutons ont envahi Poitiers!

Moutons sur des gouttières à Poitiers, avec le message risque de traversée de troupeauAlors que les éleveurs de mouton ont envahi le Louvre la semaine dernière, de nouveaux moutons sont apparus sur les gouttières et panneaux poitevins… Des moutons déjà vus dans les séries précédentes, mais aussi de nouveaux [D’autres moutons sont arrivés depuis en ville, voir encore ici… et par là et plein d’autres regroupés dans la synthèse…]. Mon préféré est celui-ci, surtout pour son message (« risque de traversée de troupeau ») qui « colle bien » à son emplacement, entre l’arrière de l’hôtel de ville et le jardin du Puygarreau qui jouxte une annexe de la mairie. Il est situé sur un passage de nos édiles réélues… Au fond, vous apercevez l’hôtel de Jean Beaucé.

Moutons sur des gouttières à Poitiers, série de quatre panneaux routiers détournésIl s’intègre dans une nouvelle série organisée autour de panneaux routiers avec, à côté de ce « risque de traversée de troupeau », un mouton sur un passage protégé avec le message « reste à ta place », deux autres avec « jusqu’ici tout va bien », l’un en bord de quai et l’autre sur une pente à 3% (j’aurais plutôt mis 13,5%, la chute du maire entre son élection de 2008 et celle de 2014) 😉

Moutons sur des gouttières à Poitiers, avec une cible devant un mesage anti-racismeLe dernier est un mouton avec une cible, devant une affichette « Assez de racisme ».

Des moutons sur des gouttières à Poitiers, contre la vidéosurveillanceIl se rapproche de celui avec le colleur d’affiche que je vous ai montré dans cette série précédente autour de la vidéo-surveillance (qui est aussi revenu en centre-ville ces derniers jours). Je l’avais peut-être raté lors de mes précédentes promenades…

A saute-mouton sur les gouttières poitevines?

Un mouton à Poitiers, Votez moutonComment cela? Vous n’avez pas encore voté? Vite, allez-y ce dimanche et aussi la semaine prochaine! C’est Monsieur Mouton qui vous le dit… Monsieur Mouton? Je vous ai présenté la semaine dernière l’un de ses congénères, le mouton-papillon.

Des moutons sur du mobilier urbain à PoitiersDepuis plusieurs mois (mes premières photographies datent d’octobre 2013, les dernières de la semaine dernière) des moutons fleurissent sur le mobilier urbain et sur les gouttières de Poitiers…

Messages politiques sur du mobilier urbain, montages de photographies prises entre octobre 2013 et mars 2014…où ils entrent en concurrence avec divers messages plus politiques (je n’ai pas mis ceux d’extrême droite, qui ont d’ailleurs vite été retirés…). Lutte contre le racisme, pour les sans papier, contre les centres de rétention, l’Ayraultport Notre-Dame-des-Landes, l’exploitation des gaz de schiste… les messages sont variés.

Message politique sur une gouttière à Poitiers

Le message est parfois curieux, comme celui-ci qui réclame la régie publique de l’eau… alors que l’eau est à Poitiers en régie depuis toujours! (Ceci dit, réclamer ailleurs la régie publique de l’eau est un combat à mener).

Moutons sur des gouttières à Poitiers, avec un message anti-consommationRevenons à nos moutons… Ils ont en gros un format A6 le plus souvent, mais il y en a aussi eu à plus grand format, carrément de la taille d’un conteneur à poubelles. Monsieur Écho en a parlé en octobre puis en décembre 2013. Ils ne sont pas signés ni revendiqués (à ma connaissance, je complèterai si je reçois des informations), mais portent clairement un message anti-consommation, ou du moins avec une invitation à consommer autrement: mouton rayé d’un code-barre,  plusieurs variantes avec le message « Achète consomme », un mouton devant un panneau publicitaire ou un autre à la pompe à essence. [PS: 11091973 / 11 septembre 1973, sur le code barre, repris plus tard sur un autre mouton, c’est la date du putsch d’Augusto Pinochet au Chili et du décès de Salvador Allende, merci à Nini 79 et à Dalinele, voir aussi la synthèse… de tous les moutons!].

Des moutons sur des gouttières à Poitiers, contre la vidéosurveillanceUne autre série porte sur un rejet de la vidéo-surveillance, au programme de la quasi-totalité des candidats aux municipales à Poitiers, même le maire actuel (candidat et 18e cumulard de France) qui se dit de gauche… Après un colleur d’affiches (au mouton bien sûr) avec une cible sur le front et un mouton avec une caméra braquée sur lui, des caméras de surveillance ont fait leur apparition avec les messages « Bientôt votre nouvelle série sur Poitiers TV sécurité », « Question de sécurité. Qui couche avec qui? », « Question de sécurité. Qui va au pub le mardi? », « Surveille ton prochain comme tu voudrais qu’il te surveille ».

Des moutons sur des gouttières à PoitiersD’autres moutons ont des messages qui sont moins clairs, simplement poétiques (??) pour le mouton-papillon? Que dire du mouton-labyrinthe ou du mouton dégoulinant (en deux vues, les gouttières sont courbes…) avec le message « Je tu il nous… »? « Brûle ta télé » ou le mouton juché sur une terre branchée se rapproche de la série contre la consommation façon moutons…

Différents autocollants sur des gouttières et du mobilier urbain à PoitiersAu rayon des affichettes petits formats et des autocollants qui se disputent les gouttières, j’aurai aussi pu vous en montrer d’autres, voici un petit panel…

Un panneau interdit aux vélos avec un autocollant détournéJ’ai bien aimé aussi celui-ci, qui s’ajuste pile à la roue du vélo… avec une publicité fantaisiste « Une plongée documentaire dans l’univers des accords du vinyle » et un site internet qui n’existe pas plus que le jardin électrique de la série précédente. Des jeux qui s’apparentent au  et aux panneaux détournés que je vous ai montrés ici et là.

Poitiers, des pylônes couverts d'affichettes près de Saint-Jean-de-MontierneufPrès de l’ et du cinéma Le Dietrich, les pylônes des lampadaires sont littéralement couverts de messages…

PS: D’autres moutons sont arrivés depuis en ville, voir:  la suite ou encore ici… et par là, et plein d’autres regroupés dans la synthèse…

Photographies d’octobre 2013, février et mars 2014.

Art dans la rue (street art) à Nantes et Paris…

Nantes, art dans la rue, 10, des mosaïques Je vous ai déjà montré de l’art dans la rue (street art) à Nantes. Au fil des rues, j’ai aussi repéré une quinzaine de personnages de jeux vidéos ou formes diverses, réalisées en mosaïque ou en grosses briques de légo, collés sur un support lui même posé sur le mur avec du mastic… En cherchant un peu ici et là en ligne, il semble que les personnages Nintendo (Mario Bros, Zelda, etc.) ont été posés par « Waldo », les fantômes en mosaïque issus du jeu Pac-Man par « Chili RV » (je n’en ai pas trouvé cette fois), et les sapins en brique de légo par « Mr Sapin ». Une sorte de jeu, moins salissant et plus rigolo que les tags sauvages, qui peuvent facilement s’enlever…

Lors de mon nouveau voyage en octobre 2012, j’en ai trouvé quelques autres, en haut, des mosaïques probablement posées par Waldo (j’ai mis le lien sur la catégorie avec les bonhommes en mosaïque, n’hésitez pas à visiter le reste de son blog), un nouveau sapin en légo, et, en bas, des monstres (série serpents à plumes) sur autocollants signés Oré (vous pouvez en voir d’autres dans cet album).

Nantes, art dans la rue, 11, un lion Je n’ai pas résisté à photographier aussi ce lion (dans un quartier de Nantes découvert grâce à Mamazerty)… dont je n’ai pas identifié l’auteur (mine de rien, cet article m’a demandé par mal de recherches, surtout pour la suite…). J’ai aussi pris quelques murs peints supplémentaires à Nantes, mais cela sera pour un autre article…

Art dans la rue au nord-est de Paris, 01, mosaïques … car je vous emmène maintenant au nord-est de Paris, en gros entre la Butte du Chapeau-Rouge (où se trouve la Femme au bain de Couvègnes), le parc des Buttes Chaumont et le cimetière du Père-Lachaise (photographies prises en novembre 2012), soit un peu plus que le quartier de Ménilmontant. Je commence avec une série de mosaïques… dans la famille des Space invaders, qui ont même leur communauté mondiale! Les figures « militaires » relèvent d’une autre série, de Lil Soldia (voir d’autres oeuvres ici)… Je ne sais pas de qui est le dernier personnage en bas à droite…Il ressemble un peu aux personnages genre Zelda à Nantes (voir l’art dans la rue à Nantes).

Art dans la rue au nord-est de Paris, 2, plaques collées

Je continue avec une série d’autocollants (plaques préparées à base d’autocollants). Les deux en bas à gauche porte la signature de Bastek, dont vous trouverez beaucoup d’autres œuvres sur ce blog. Celui en bas à droite ressemble à la série des serpents à plume de Oré (voir plus haut à Nantes), mais avec un texte en arabe, cela pourrait quand même bien être de lui, voir sur ce site, il y en a un assez similaire avec ce genre de texte. Les pieuvres (les trois à gauche sur la ligne du milieu) et peut-être aussi la version « robotisée » pourraient être de Gz’Up (voir une interview de l’artiste ici). Je n’ai pas réussi à identifier les auteurs de la première ligne…

Art dans la rue au nord-est de Paris, 3, papiers collés Dans ce quartier, il y a aussi beaucoup d’œuvres sur papier collé, éphémères, souvent à moitié déchirées… J’en ai sélectionné trois. Celui de gauche est probablement une œuvre de Philippe Hérard, dont j’ai trouvé d’autres œuvres similaires, avec une terre composée à partir de journaux et un homme en équilibre, dans le même quartier de Ménilmontant. Il est aussi l’auteur d’une autre série, l’homme à la bouée

Les deux à droite sont de Fred le Chevalier, dont on peut lire la signature sous le personnage de droite, vous pouvez lire ici une interview qui montre sa technique.

Art dans la rue au nord-est de Paris, 4, mur peint et sparadrap géant Enfin, je n’ai pas résisté à vous montrer ce mur peint en 1995 par Jérôme Mesnager, de l’art « officiel » cette fois. Et j’ai rigolé en voyant ce sparadrap géant collé sur une fissure bouchée au ciment. J’en ai trouvé un autre sur ce blog, mais l’auteur n’y est pas identifié.Un autre blog en montre deux (ici et ) et donne pour auteur un certain Jim… hypothèse confirmée après quelques minutes de recherche… voir le site de Jim! Il en a aussi posé à Manhattan, à Berlin… et à Bruxelles: Monique / Bidouillette / Tibilisfil, tu en as vus (il ne donne pas les adresses sur son site, mais tu reconnaîtras peut-être)???

Sur des sujets voisins, voir:

– mon premier article sur l’art dans la rue à Nantes

– un space invader à Chauvigny

– des panneaux détournés à Poitiers, ici et

– des tags à Poitiers

Art dans la rue à Poitiers… (et Chauvigny)

Les Expressifs 2012 à Poitiers, 5 octobre 202 au matin

Ce week-end, le festival des Expressifs (organisé par Poitiers jeunes) bat son plein, très beau temps jeudi et vendredi photographie de vendredi matin), ça s’est gâté depuis… mais au programme cet après-midi, musiques, arts de la rue, rencontres etc.

Poitiers, un stop relooké, septembre 2012 L’art dans la rue, ce sont aussi ces panneaux transformés au pochoir ou avec des autocollants (le cas ici)… Il y a quelque temps, un lecteur m’a envoyé sur un site pour identifier où avait été prise la photographie… Comme la ville nettoie ces panneaux dès qu’ils sont signalés, j’ai mis le lien sur la page générale et ai pris une photographie plus serrée… Au moins trois semaines que ce panneau est encore « décoré », le nettoyage ne viendra pas par ma faute, j’espère… [PS: il est resté ainsi jusque début décembre 2012].

Dans la même série, voir celui-ci, signalé en premier par Monsieur Echo de Centre presse, qui en a repéré deux autres, tous des œuvres de CLET ?

PS: il y en a des dizaines à Paris, mais ici à Poitiers, c’est assez nouveau.

Art dans la rue à Chauvigny, mi juillet 2012 En restant dans le domaine des arts de la rue et dans le même esprit que ceux que j’avais photographiés à Nantes, dans l’esprit de Waldo, j’en ai trouvé un autre sur un mur de Chauvigny (dans la Vienne), mi juillet 2012…

Poitiers, square de la République, du mur peint aux piquets Revenons à Poitiers, avec de l’art officiel cette fois-ci. Dans le cadre de Poitiers coeur d’agglomération, coeur de pagaille… et du « réaménagement (plutôt massacre) du square de la République, une rue a été construite le long du mur du lycée, là où, depuis 1895, se trouvait un bel ensemble verdoyant créé par le paysagiste Édouard André ( voir les articles de Grégory Vouhé, Edouard André et Jean-Camille Formigé. Le square de la République, L’Actualité Poitou-Charentes n° 95, janvier 2012, p. 45 et Edouard André, jardins pour Poitiers, L’Actualité Poitou-Charentes n° 96, avril 2012, p. 42-44).

Depuis quelques années, le mur du fond était livré à des grapheurs (tagueurs officiels). Au cours de l’été, l’enduit a été décapé puis refait, et des mâts ont été posés… Il s’agit d’une commande publique de la ville à l’artiste Benoît-Marie Moriceau, qui ne semble pas avoir de site personnel (deux autres artistes doivent intervenir en ville et faire l’objet d’une exposition au musée, voir ici).

Poitiers, square de la République, installation des piquets C’est bizarre, il y a un trou à un tiers vers la droite, et sur la gauche, mais les protections noires ont commencé à être enlevées en fin de semaine. Ces poteaux sont triangulaires, rouge et bleu côté place (on ne peut plus parler de square) et vert côté mur… Ce qui m’étonne, c’est qu’ils sont aussi loin du mur, cela fait une belle surface tentante pour les tagueurs… Et côté civilité, les voitures que vous voyez là ne sont pas autorisées, mais vendredi en fin d’après-midi, il y avait le marché bio et les expressifs… et plus de place pour les piétons, vive le cœur de ville rendu aux piétons qui ont encore plus de difficultés qu’avant dans certains secteurs!

Mon voyage à Nantes (12), street art / art dans la rue…

Nantes, art dans la rue, 01, sur l'île, oeuvres de Persu, Rame, Pedro et Kazy-k

Allez, c’est reparti pour le VAN / Voyage à Nantes (site officiel), pour revoir les autres épisodes, voir les liens en fin d’article ou chez Mamazerty… N’hésitez pas non plus à suivre les liens vers les sites des artistes ou autres… J’y étais par un week-end pluvieux, du 6 au 8 juillet 2012, et ai déjà participé à la manifestation Estuaire 2007 (je n’avais pas pu y aller en 2009).

Je vous montre cette fois une toute petite partie des graphes (graffitis officiels), regroupés par Pick Up Production et Plus de Couleurs sous le titre Over the wall (suivre le lien pour les voir tous…) et réalisés dans une dizaine de lieux à Nantes : le lieu unique, la rue des Cap–Horniers, la rue de l’Héronnière, le Point Bar, la halle Alstom / Cluster Quartier de la Création (SAMOA), La Fabrique / Trempolino, le Hangar 12 / Grand Port Maritime Nantes Saint-Nazaire, la Grue Titan Grise / Grand Port Maritime Nantes Saint Nazaire et de nombreux stores et vitrines du centre ville. D’après le site du Voyage à Nantes, ils ont été « par une trentaine de graffeurs locaux et internationaux de renom : Moko, Ryngar, Korsé, Ador, Sémor, Mokë, Arnem, Moner, Meyer, Wize, Mache, Rayzyn, Persu, Rame, Pedro, Kryo, Zoer, Shure, B612, Osmoze, Kazy–K, Quorky, Gripa, Ashe, Sine, Nosika et Web’s ».

Je n’en ai pris que quelques-uns en photographie…Sur l’île de Nantes, ce gros chien sur le mur du Point bar réalisé par Persu et Pedro (à gauche) et le chat par Kazy-k sur le mur de la Fabrique (à droit)…ces deux là ont aussi été présentés par lien direct chez Mamazerty.

Nantes, art dans la rue, 02, sur l'île, oeuvre de Osmoze … et au centre de l’île, près du hangar Halstom, cette création de Ozmoze

Nantes, art dans la rue, 03, grande oeuvre collective ur le hangar 12 devant les HBM … ou encore le grand mur du Hangar 12, Grand Port Maritime, devant les HBM (habitations à bon marché, voir l’explication dans mon article sur la cité Gabillet à Poitiers), réalisé par Quorky, Gripa, Ashe, Sine, Nosika et Web’s…

Nantes, art dans la rue, 04, des chaussures sur des fils En dehors du voyage à Nantes, au fil des rues, il y a aussi des chaussures suspendues à des câbles… Ce genre de nouveau rituel estudiantin (suspendre des chaussures dans un but pas très clair) m’avait intrigué il y a quelques mois à Poitiers, mais il s’avère que c’est généralisé dans les villes notamment universitaires, et que ça pose des problèmes avec des courts-circuits ou des ruptures de lignes électriques ou téléphoniques. Vous pouvez en apercevoir une autre sur ma photographie du « fantôme » de l’hôtel Pommeray (à revoir ici).

Nantes, art dans la rue, 05, de petits personnages en mosaïque ou en légo Au fil des rues, j’ai aussi repéré une quinzaine de personnages de jeux vidéos ou formes diverses, réalisées en mosaïque ou en grosses briques de légo… En cherchant un peu ici et là en ligne, il semble que les personnages Nintendo (Mario Bros, Zelda…) ont été posés par « Waldo », les fantômes en mosaïque issus du jeu Pac-Man par « Chili RV », les autocollants (j’en ai vu qu’un à moitié décollé) par le jeune fils de celui-ci, et les sapins en brique de légo par « Mr Sapin ». Une sorte de jeu, moins salissant et plus rigolo que les tags sauvages, qui peuvent facilement s’enlever… j’ai un petit faible pour l’ange à l’angle de l’église Sainte-Croix. Plus d’informations sur le blog de Waldo (j’ai mis le lien sur la catégorie avec les bonhommes en mosaïque, n’hésitez pas à visiter le reste de son blog)…[PS: voir la suite en octobre 2012].

Nantes, art dans la rue, 06, rue de la pisse... Ah si, au passage, aussi cette fausse plaque de rue… Une « rue de la pisse » qui pourrait hélas s’appliquer à beaucoup de rues dans toutes les villes!

Mon voyage à Nantes en 2012:

– un premier aperçu,

– croisière de Nantes à Saint-Nazaire : le début et la fin du trajet

– à Saint-Nazaire

– ça grimpe : trois plates-formes et le mont Gerbier de Jonc

– au jardin des plantes : avec des plantes et des œuvres contemporaines

– sur l’île de Nantes : à l’ouest et au centre

– en ville : le début et la suite du parcours, de l’art dans la rue

– le mémorial de l’esclavage

Poitiers, un peu d’actualité…

Poitiers, fin mai 2012, 1, contournement de borne place d'Armes Les voitures ne pourront plus contourner la borne de la rue du Marché, comme je vous l’avais montré dans « est-ce l’effet du printemps 2012? ». J’avais aussi envoyé la photographie au service Pictavie, des poteaux empêchent désormais la manœuvre… Bravo à la ville pour la réactivité sur ce point (ce contournement était dangereux pour les piétons…).

Poitiers, fin mai 2012, 2, panneau rigolo en haut de la Grand'Rue Et juste à côté, à la limite avec le haut de la grand’rue, ce panneau routier qui a été agrémenté d’un bonhomme en autocollant à la manière (ou est-ce un original?) de CLET (et d’un autocollant de parti politique)… Plutôt rigolo, j’avoue que ce n’est pas moi qui l’ai vu le premier, mais Monsieur Écho de Centre presse, qui en a repéré deux autres, un sens interdit emporté par le bonhomme et un autre qui traverse la rue avec sa guitare…

Poitiers, fin mai 2012, 3, voiture ventouse sur le trottoir rue des Trois-Rois Le stationnement anarchique (voir dans le même article sur l’effet du printemps 2012 ou précédent article). Ainsi, un ami m’a envoyé cette photographie: la voiture est restée à l’angle de la rue des Trois-Rois pendant tout le week-end de l’Ascension, sans aucun PV… Il faut quand même être honnête, dans certaines rues, par exemple rue Magenta, les PV pleuvent, mais sans grand effet sur les incivilités des stationnements sur les trottoirs pour l’instant…

Poitiers, fin mai 2012, 6, panneaux rue carnot Toujours au rayon incivilité (et automobilistes exaspérés par Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille… depuis presque deux ans), de nombreux automobilistes décident de s’engager malgré les panneaux dans la rue Carnot certes, il y en a beaucoup sur deux carrefours successifs, mais en zone de travaux, on va au pas, on peut regarder, et un sens interdit (sauf riverains) et un panneau d’impasse (photo du bas), ça devrait être clair. Pourtant, de nombreuses voitures (plutôt des grosses et des 4 x 4, qui doivent se sentir plus forts que les autres) s’engagent, encore ce soir, alors que ça fait un presque un mois qu’on ne peut pas passer au bout, les paveurs sont à l’œuvre… Du coup, les voitures font demi-tour dans deux propriétés riveraines au bout…

Poitiers, fin mai 2012, 4, pharmacie Carnot avec façade défoncée … voir carrément dans la belle façade de la pharmacie, que j’ avais montrée dans cet article sur les façades en bois…

Poitiers, fin mai 2012, 5, deux détails de la pharmacie Carnot avec façade défoncée La partie droite est déboîtée, et nécessitera l’intervention d’un ébéniste plutôt spécialisé en monuments historiques pour être correctement réparée… Et les pharmacies semblent être particulièrement visées… je n’ai pas pris de photo, mais l’enseigne clignotante (verte et moche) de la pharmacie de la rue Magenta a été à moitié emportée par un camion…

Poitiers, fin mai 2012, 7, chapelle Saint-Louis, rampe peinte en blanc puis en gris La rampe blanche (en fin d’article) mise en place devant la chapelle Saint-Louis a été repeinte en gris… pas parfait comme intégration, mais plus discret…

Poitiers, fin mai 2012, 8, fontaine derrière l'hôtel de ville Enfin, derrière l’hôtel de ville, côté rue de Puygarreau (non loin de l’hôtel de Jean Beaucé daté de 1554), le mécanisme de la fontaine (qui sera aussi ridicule que son alter ego sur la place d’Armes) a été mis en place… dans la fontaine antique qui a été découverte à l’occasion des travaux (après deux semaines de fouilles et la préservation partielle des vestiges, conformément à la prescription archéologique).

Dragons pictons

Graph sous le pont de chemin de fer, Poitiers, 30 août 2008 Plusieurs d’entre vous m’ont fait remarqué que je parle des lieux que je visite, mais pas de Poitiers, où je vis. Ce n’est pas tout à fait vrai : je vous ai montré la copie de la statue de la Liberté et parlé de l’exposition Davide Balula qui se termine bientôt au Confort Moderne. Mais pour répondre à votre attente, vous trouverez désormais chaque dimanche à midi un article sur Poitiers. Pas question de visite conventionnelle, mais d’impression, de petits détails, etc.

Je commence pour vous tous, mais aussi pour surprendre les amateurs et amatrices de dragon, et plus particulièrement Zazimuth, Cath / Cathdragon et Faby /Fil de dragon… La première image, je ne suis pas sûre que l’animal à gauche soit vraiment un dragon (je suis même sûre que non), mais c’est un très joli graph qui est actuellement sur la pile centrale du pont de chemin de fer près de mon jardin. Si quelqu’un en connaît l’auteur, je l’ajouterai ici.

Graph sous le pont de chemin de fer, détail de la bête verte, Poitiers, 30 août 2008 Je n’aime pas les tags, mais les graphs comme celui-ci, sur des piles de pont ou les murs autorisés de Poitiers me plaisent parfois beaucoup.

Le dragon le plus célèbre de Poitiers est la Grand’Goule. Nous avons ici une sainte saurochtone… J’adore ce mot ! Plus simplement, sainte Radegonde a chassé le dragon de cette bonne ville. Une effigie de ce dragon était promené à travers les rues pour la procession des Rogations (trois jours avant l’Ascension). Puis en 1677, elle a été réalisée sur commande en bois (57 x 17,5 x 70 cm) par le maître-sculpteur Jean Gargot. Elle est aujourd’hui conservée au musée Sainte-Croix. Pour respecter les droits à l’image, je vous invite à aller voir sur le site du musée la page qui lui est consacrée ou à charger le dossier qui figure sur les fiches de la salle où elle est présentée. Mais il était avant dans l’ancien musée dans l’hôtel de ville. Pour les plus curieux, vous pouvez aussi lire un article très sérieux de Paul Verdier paru dans le Bulletin de la Société de Mythologie Française en 1992 et reproduit à cette adresse. Et pour les plus joueurs, vous pouvez acheter à la boutique du musée une maquette à monter en carton ou des carnets à dessin avec sa reproduction. Le site officiel de la ville a quant à elle classé la Grand’Goule dans la mythologie et l’office de tourisme… tout simplement elle parmi les personnages célèbres !

Stalles de la cathédrale de Poitiers, un lion terrasse un dragon Stalles de la cathédrale de Poitiers, deux dragons dos à dos Mais des dragons se cachent aussi dans la cathédrale (je vous reparlerai une autre fois de la cathédrale). Où ? Pas loin de griffons, de personnages, d’un coq, de scènes bibliques… Toujours pas d’idée ? Ne trichez pas avec les info-bulles des images… Ils sont sur les plus vieilles stalles conservées en France. Le lion terrassant le dragon est sur la rangée sud, le deuxième en partant de l’est (à gauche donc si vous faites face aux stalles sud). Les deux dragons affrontés sont sur les stalles nord, le deuxième en partant de l’est.

L’article est déjà long, je vous montrerai une prochaine fois saint Michel terrassant le dragon sur le mur de l’église Saint-Hilaire.

Je vous montrerai aussi bien sûr l’église Sainte-Radegonde…(voir ici par exemple le chapiteau avec Daniel dans la Fosse aux lions et la Tentation d’Adam et Ève) et toutes les autres de la ville, les parcs, les jardins, les chemins, les petites rues, les quartiers modernes, les édifices publics, des statues, il y a de quoi tenir un bon moment !