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Bienvenue à Poitiers… suite!

Bienvenue aux touristes à Poitiers, campagne publicitaireIl y a trois semaines, je vous présentais la campagne Bienvenue aux touristes à Poitiers, poubelle devant la borne touristique de la gare etc. J’ai trouvé quelques photographies complémentaires, il y a quelque progrès à faire pour bien accueillir les touristes en ville, petit tour en images.

Bienvenue aux touristes à Poitiers, deux offices de tourismeQuand le touriste arrive à trouver l’office de tourisme, il en a deux!!! Devant Notre-Dame-la-Grande, à quelques dizaines de mètres. La maison du tourisme, qui dépend du conseil général de la Vienne, avec une billetterie des sites touristiques du département et de bons produits locaux, et l’office de tourisme de l’agglomération de Poitiers, avec à l’étage la salle du patrimoine, contre-partie du label ville d’art et d’histoire (qui impose un centre d’interprétation). La ville de Poitiers organise les polychromies de Notre-Dame (illumination de la façade) en été et à noël depuis 1995, mais son office de tourisme ferme à 19h (18h l’hiver). Heureusement pour les touristes, l’office du département (non organisateur de cette manifestation) reste lui ouvert jusqu’à 23! La séparation pourrait être remise en cause dans le cadre de négociations, même si les deux collectivités sont de bords politiques différents, ou de la réforme territoriale en cours…

Panneau publicitaire de l'office de tourisme de Poitiers bloquant le passage pour handicapésPour celui de l’agglomération, il y a parfois du relâchement et leur publicité empêche de passer sur la bande de roulement qui permet de circuler en fauteuil roulant, avec une charriot de marché, une poussette ou des talons hauts (à côté, les pavés sont irréguliers et inconfortables, inaccessibles en fauteuil roulant). En tout cas, ce n’est pas mieux que les voitures que vous pouvez voir à la fin de cet article de 2011 (Poitiers ville inaccessible), au même endroit.

Office de tourisme de Poitiers, affiche sous les informations collées sur la vitreLa vitrine aussi pose quelques problèmes de lecture… Lettres blanches collées sur la vitre et affiche avec d’autres informations derrière… Qui arrive à lire quelque chose???

En tout cas, il ne faudra pas que le touriste ait besoin de services publics ou d’établissements vivant des subventions publiques, économies obligent, cette année, peu de remplaçants recrutés donc on ferme! Et oui, maintenir ou baisser les impôts, cela a des conséquences. Je vous l’ai déjà dit pour le cinéma d’art et essai  TAP castille de 3 salles (le Dietrich reste ouvert avec son unique salle),  fermé pour la première fois depuis que je suis à Poitiers (1992), mais c’est aussi le cas pour:

Poitiers, affiche de fermeture de la poste Notre-Dame à Poitiers– la poste, celle de Notre-Dame est fermée, la centrale a des horaires très restreints…

Poitiers, horaires de la médiathèque, été 2014– la médiathèque (il faut viser juste et ne pas travailler l’après-midi ou y aller le samedi)

Poitiers, horaires de bus, été 2014– les bus, il faut d’ailleurs, suite à une polémique dans le journal, que j’envoie vite une lettre à Vitalis et à Grand Poitiers… qui disent qu’ils n’ont aucune plainte sur les horaires très restreints! Et j’ai souris quand, dans la presse locale, le propriétaire du camping de Saint-Benoît recommandait à ses clients d’utiliser les transports en commun. Lesquels? A chaque vacances scolaires, le bus 12 ne dessert plus le bourg de Saint-Benoît (seulement la Hune, un peu loin à pied du camping, avec une très longue côté à monter), il n’y a que des « p’tit bus », service sur réservation la veille pour des usagers inscrits, donc pas pour les touristes!

Boulangerie fermée à Poiteirs, été 2014Côté privé, ce n’est guère mieux… Comme chaque année, surtout entre le 1er et le 15 août, il est difficile de trouver une boulangerie ouverte « sur le plateau » (celle, toute petite et familiale, de la rue de la Cathédrale, pour information, ne fermera pas cet été). Les commerçants aussi devraient faire attention. Quelques exemples ces dernières semaines. Huit à 8, rue Magenta, un touriste étranger avec une carte visa sans puce devant moi, en fait, sa carte ne passait pas dans la fente pour lecture avec puce. La patronne: « Pas possible, je ne prends pas les cartes sans code », ça sert à quoi, alors, une carte visa? Et si le commerçant ne les prend pas toutes, il ne devrait pas mettre un avertissement comme pour le refus des chèques (à voir avec la répression des fraudes). Carrefour Market, rue Carnot: « Hep, à la caisse, votre sac » – « il y a mon appareil photo et mes papiers dedans » – « A la caisse, j’ai dit », « Au revoir! Je vais aller ailleurs ». Je vous rassure, il y a plein d’autres endroits où vous serez bien reçus (avec les noms usuels et les noms officiels des places)! Place d’Armes, café du Théâtre, rembarrés en terrasse par un serveur mal-aimable quand, après 15 minutes, nous lui demandons s’il peut prendre la commande, nous avons prévu une séance de cinéma. Pour boire un coup, je vous conseille Côté place (place d’Armes/Leclerc), à accompagner de quelques douceurs maison ou de pain, le café des Arts (place Notre-Dame/de Gaule), le Gambetta (place du Palais/Lepetit), etc.

Street art tricoté à PoitiersHeureusement, certains ont décidé d’égayer notre été avec des couleurs…

Street art tricoté à Poitiers…comme la maison de retraite Les jardins de Cibèle, qui a habillé il y a quelques semaines arbres et pylônes du centre-ville de carrés tricotés et cousus, cédant à la mode du street-art tricoté, dont des versions plus élaborées se multiplient ici et là (voir de beaux exemples avec des créations très originales chez Marlie).

Poitiers, été 2014, campagne de relevés topographiques des réseauxEt même les topographes ont choisi de mettre plein de couleurs! Partout apparaissent des traits à la bombe sur les trottoirs et chaussées, il s’agit de mettre à jour les plans des réseaux de la ville et, dans certains cas, de remplacer les canalisations.

Poitiers, croisement des anciens fils rouge, jeune et bleu pour le guidage des touristesS’ils n’ont pas prévu de les effacer, ils risquent de rester longtemps, comme les « fils » jaune, rouge et bleu qui il y a des années envoyaient les touristes visiter le patrimoine de la ville, une couleur par circuit, fils repeints avant chaque été, un système simple et efficace à défaut d’être très esthétique, et qui permet toujours, quand quelqu’un demande son chemin, de lui dire de suivre le trait dans tel sens… impossible de se perdre (enfin, pas repeint, il est en pointillé maintenant, et complètement effacé dans la zone touchée par Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…).

Poitiers, ajout d'un panneau interdit de tourner à gauche rue Renaudot et interdit de tourner à droite rue Victor-HugoAllez, on va accueillir gentiment les rares touristes, et si j’ai le temps, je les accompagne au lieu de leur indiquer juste le chemin. Et bonne nouvelle, la ville a réagi très vite, en voiture, il ne devrait plus s’engager en sens interdit rue Charles-Gide, il faut que j’ajoute vite des photographies dans l’article d’origine.

Bienvenue aux touristes à Poitiers? Meilleur accueil de M. Mouton!

Campagne bienvenue à PoitiersIl y a peu, la ville de Poitiers a lancé une campagne « Bienvenue aux touristes », relayée dans la presse locale. Cette campagne comprend un ensemble de visuels, mais je n’ai trouvé que cette image en bannière du site de la ville et de l’office de tourisme. Impossible de trouver les autres, même si j’en ai aperçu à la médiathèque. Sinon, le dispositif comprend aussi une relance de la campagne d’affichage dans le métro parisien (clic pour revoir mes commentaires l’année dernière), un clip sur l’art roman à Poitiers (idem, impossible de le trouver sur les deux sites officiels, un moteur de recherche l’a trouvé sur youtube), une location de vélos normaux ou à assistance électrique (déménagée par rapport à l’année dernière), et toujours trois bornes d’informations touristiques, entre l’office de tourisme et la médiathèque, au parking Carnot/Hôtel de ville et sur le parvis de la gare…

Poitiers, la borne pour touristes de la gare cachée derrière des poubellesPour cette dernière, bienvenue aux touristes! Elle est régulièrement coincée par les poubelles de la « tour », qui abrite entre autres pas mal de services municipaux! Cette photo a été prise hier samedi à 14h30, elles ont dû être ramassées le soir et remise par les éboueurs au même emplacement. Ce n’est pas comme si des touristes pouvaient, s’ils réussissaient à voir la borne, avoir envie de l’utiliser!!! (Bon, de toute façon, l’écran est en général illisible, en plein soleil, plein de reflets).

Poitiers, mouton et caravane, sur une affiche du zoo de BeauvalAlors, personnellement, je préfère les affichettes et les grandes affiches de M. Mouton. Il a renouvelé son affichage de départ en vacances en caravane! (revoir Les derniers moutons poitevins avant la rentrée?, avec le mouton mexicain, la première série et la suite ou encore ici…, et là en format environ A6/A5 ou beaucoup plus grands, et plein d’autres regroupés dans la synthèse…). Mais attention, là, il risque de se faire enfermer au zoo!

Poitiers, mouton caché dans une fouleMais il n’a pas peur de se retrouver coincé sur la plage ou tout seul au milieu du troupeau? Il a marqué sur sa « carte postale » où il se trouvait…

Poitiers, mouton caché dans une foule, derrière des barreaux… à moins que ce ne soit en prison?

Poitiers, un mouton qui réclame un câlinEn tout cas, il a besoin d’être câliné (« Give me a hug »).

Poitiers, un homme regarde deux moutons en vitrinePour les soldes, se complait-il à être observé en vitrine par ce monsieur?

Poitiers, mouton détournant le confort moderneIl détourne aussi le logo du confort moderne, devenu « conformisme moderne », à l’envers sous une potence, « adhérez ou pas » (voir des expositions dont j’ai parlées, On se bat toujours quelque part de Michael Portnoy et David Adamo, Insert du possible de Patrik Pion et Paule Combey, Davide Balula).

Poitiers, affiche de moutons sur la vitrine de la DRACAu rayon des affiches en grand format, celle-ci n’est restée que quelques heures sur la « vitrine » souvent vide de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC)… Pas mal, j’aurais bien vu aussi au même endroit un rebond sur le régime des intermittents du spectacle…

Poitiers, affiche de moutons sur la vitrine de la DRAC, détail gaucheEn tout cas, c’est un assemblage compliqué de machines sur fond noir…

Poitiers, affiche de moutons sur la vitrine de la DRAC, détail à droite… avec un charriot plein de moutons qui vont passer dans la broyeuse!

Poitiers, moutons poitevins dégoulinants en vitrine

Grégory a repéré ces deux affiches vers le pont Saint-Cyprien et avec moi rue Carnot (nous revenions de voir à nouveau la lucarne de l’hôtel de Jean Beaucé). Collage en diagonale adopté aussi pour plein de petites affichettes, ici souligné par les « fausses coulures » d’encre!

Poitiers, moutons qui s'interrogent sur la position de la ville face aux incroyables comestibles, repéré par GrégoryIl a aussi repéré plusieurs exemplaires de cette version qui s’interroge sur la réflexion d’une élue de la ville qui justifie dans un article de 7 à Poitiers (voir page 8, n° 223, 25 juin 2014) la destruction des jardins des incroyables comestibles (jardins ou jardinières avec des légumes à disposition de tous):

« Cela n’est pas conforme aux valeurs de la gauche, qui travaille justement à la cohésion sociale », avance Christine Burgeres ».

Poitiers, moutons qui s'interrogent sur la position de la ville face aux incroyables comestiblesJ’adhère aux ??? que M. Mouton a mis en marge, cela m’avait aussi interrogée quand j’avais lu l’article! J’avais aussi repéré cette affichette (A4 cette fois) rue des Vieilles-Boucheries (la photo).

Poitiers, mouton avec vidéo-surveillanceSinon, en grand format aussi, d’autres versions déjà vues en petit format. Ici avec un gros œil qui nous observe et une caméra de vidéo-surveillance…

La planète disneylandisée, de Sylvie Brunel

Couverture de La planète disneylandisée, de Sylvie Brunel

Ce livre m’a été prêté par une amie.

Le livre : La planète disneylandisée, chroniques d’un tour du monde de Sylvie Brunel, éditions Sciences humaines, 2006, 276 pages, ISBN 978-2912601391.

L’histoire : été 2005, autour du monde… Une famille (la mère, humanitaire et géographe, le père, qui veut en profiter pour des contacts pour son entreprise, deux ados et une pré-ado) profite de gros travaux d’adduction d’eau qui empêche l’accès à leur maison pour entreprendre un tour du monde en 40 jours. Nouvelle-Zélande, Australie, Tahiti, États-Unis, Canada, Brésil, Costa Rica… Quelques jours pour chaque escale, pour voir des merveilles de la nature, le plus souvent protégées par l’Unesco, mais toujours une nature mise en scène, aménagée pour le touriste, différemment selon l’endroit du monde où l’on se trouve. La nature mise en scène pour le touriste, mais n’y trouve-t-il pas son compte?

Mon avis : un récit enlevé, qui décrit avec humour certaines situations : les douaniers de Nouvelle-Zélande et d’Australie qui traquent toute entrée de plantes et d’animaux pour protéger les leurs, ceux des États-Unis complètement paranoïaque, les hôtels réservés à l’avance, parfois douteux comme à Los Angelès. La nature manipulée, comme ces geysers que l’on fait jaillir en Nouvelle-Zélande avec une poignée de lessive, la nature pour laquelle il faut payer, y compris le parking, la nature mise en scène, disneylandisée, vendue bien propre au touriste. Le passage sur la barrière de corail est savoureux… Le choix des Australiens est d’en sacrifier quelques points, usines à touristes (encadrés) et de protéger le reste. Et les populations locales? Ne seraient-elles parfois pas moins considérées que la faune et la flore à protéger absolument? Certains profitent de la manne des touristes (qui injectent plus d’argent que les ONG), beaucoup ne sont pas dupes du spectacle mis en scène, certains sont chassés de chez eux pour laisser la place aux touristes…

Touriste de Julien Blanc-Gras

Touriste par Julien Blanc-Gras livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com J’ai reçu ce livre dans le cadre d’une opération Masse critique organisée par Babelio.

Le livre : Touriste de Julien Blanc-Gras, éditions Au diable Vauvert, 2011, 260 pages, ISBN 9782846262958.

L’histoire : il y a des années en Angleterre, puis de nos jours à travers le monde… Obnubilé par la géographie, les cartes et les atlas, dès qu’il est majeur, le narrateur décide de partir en Angleterre avec son passeport tout neuf, sans être soumis à l’autorisation parentale de sortie du territoire. Entre étudiants et travail dans une usine de conditionnement de poissons à Hull, il découvre le monde entier sans bouger… Il a calculé qu’en restant 150 jours dans un pays, il pouvait tous les visiter dans sa vie.On le retrouve plus tard (il a une femme, des enfants, à peine signalés au détour d’une phrase), touriste professionnel, c’est-à-dire employé par des revues pour visiter un hôtel-club en Tunisie, suivre une équipe scientifique à Madagascar ou au Mozambique, etc. (en Israël et en Palestine, au Guatemala, en Chine…).

Mon avis : le nombre de fautes de typographie dessert sérieusement ce livre, voici quelques exemples, je n’ai pas tout noté, n’ayant pas toujours eu un stylo sous la main au fil de ma lecture : p. 35, vent pour veut, p. 46 du pour , p. 84, il a regard profonde de (manque le?), p. 94, le c de centaine sur la ligne précédente, p. 216, le symbole de la livre sterling £ s’est glissé en tête d’un mot, page 246, un et a perdu son e, p. 254, un é son accent (s’echappe), etc. Par ailleurs, je n’aime pas beaucoup ce style qui ressemble au langage parlé. Du routard au touriste professionnel, soulignant que le touriste est souvent mal vu – notamment l’allemandenshort (sic), qui n’est pas forcément allemand, le narrateur dénigre le touriste de base mais n’approfondit pas vraiment lui-même la vie des pays qu’il visite. Mon avis est donc assez mitigé…