Un peu d’actualité poitevine

Problème résolu rue Charles-Gide

Poitiers, rue Renaudot, nouveau panneau interdit de tourner à gaucheAprès l’article sur la rue Charles-Gide, j’ai aussi envoyé des photographies au service Pictavie, qui permet à chacun de signaler (par téléphone ou messagerie) des problèmes, je l’utilise assez souvent pour des trous ou des obstacles dans la chaussée, lampadaires grillés en donnant le numéro, etc. Ils m’ont rappelée et mise en relation avec le responsable de la voirie. Nous avons discuté en même temps d’autres problèmes, et il a vite résolu celui de la rue Charles-Gide, et d’autres (voir cet article), il réfléchit aussi à la question du « couloir d’avalanches ». Pour l’automobiliste qui se présente par la rue Renaudot, il y a désormais un interdit de tourner à gauche et le sens interdit sauf ayant-droits a été tourné et est bien visible.

Poitiers, rue Charles-Gide, panneaux rue Victor-HugoPour celui qui arrive par la rue Victor-Hugo, pas de problème, le premier sens interdit était bien visible, le second moins mais ne lui est pas destiné.

Poitiers, ajout d'un panneau interdit de tourner à gauche rue Renaudot et interdit de tourner à droite rue Victor-HugoSi donc il a raté ces avertissements, arrivé au bout de la rue Victor-Hugo (photo de droite), il a un tout nouveau interdit de tourner à droite. Le sens interdit (la flèche) reste peu visible, il pourrait aussi être un peu tourné.

Poitiers, rue Victor-Hugo, trois voitures bloquées par les bornesEn tout cas, ce dimanche (10 août 2014), vers 10h30, trois voitures en quelques minutes se sont engouffrées en connaissance de cause rue Victor-Hugo sans avoir les autorisations requises: le premier au fond, en train de faire demi-tour, m’a demandé sa route. Je lui ai demandé pourquoi il s’était engagé en sens interdit, il pensait qu’il pourrait passer quand même (« sauf ayant-droits »), qu’il n’y aurait pas la police un dimanche… Oui, pas la police, mais des bornes. En tout cas, il n’a pas pris le sens interdit, ni les suivants. Et je l’ai accompagné en voiture dans le bon sens jusqu’au parking Carnot / hôtel de ville, pour 50 centimes, il est garé correctement pour rejoindre la banque sur la place… traversée un peu plus tôt en travers par un anglais avec une voiture et une remorque!!! Il sortait de l’hôtel voisin, ils auraient pu lui indiquer le chemin à suivre sans traverser la place piétonne, mais l’hôtelier ne parlait sans doute pas anglais…

Comme rue Carnot, je ne vois pas comment empêcher que des gens s’engagent rue Victor-Hugo dans la zone réservée aux riverains et fassent demi-tour plus ou moins dangereusement une fois bloqués par les bornes, sauf à mettre des policiers plus souvent. Rue Carnot, ils ont pourtant la possibilité d’aller dans le parking aérien au lieu de faire leur dangereuse manœuvre.

Poitiers, rue Charles-Gide, emplacement du problème finalEn tout cas, il devrait y en avoir moins à la sortie en sens interdit de la rue Charles-Gide, entre les bornes de la rue Carnot et de la rue Saint-Nicolas.

Grilles d'évacuation d'eau place d'armes à Poitiers, danger pour les aveuglesLes services de Grand-Poitiers ont aussi repositionné les collecteurs d’eau de pluie de la place d’Armes (revoir Poitiers ville accessible??? L’APF doit avoir la berlue…). Le système de serrage que l’on voit sur la photographie du bas a tendance à glisser avec le passage des camions (manifestations festives, livraisons) ou les voitures égarées, mais sauf à changer de système, je ne vois pas comment c’est possible de remédier à ce problème sauf à changer le système.

Il y a aussi eu une nouvelle campagne de remplacement des pavés qui explosent (revoir De quoi souffrent les nouveaux pavés poitevins?), mais cela se reproduira sans aucun doute sur les zones de fortes contraintes. Il sera difficile de ne plus faire glisser les pavés quand il pleut, entraînant chutes et glissades de bus, choix inapproprié du cabinet de Yves Lion dans le cadre de Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…. Peut-être installer une bande de circulation sécurisée???

Poitiers, rue du Petit-Bonneveau, 3 août 2014, voitures sur les trottoirsLe choix d’urbanisme, très bien pour les piétons, qui n’ont plus de dénivelé entre le trottoir et la chaussée, nécessite un peu de sévérité de la part de la police! Comme chaque dimanche, le 3 août 2014, les trottoirs de la rue du Petit-Bonneveau sont envahis de voitures, revoir le même endroit en juin 2014, et déjà en novembre 2012 (et d’autres trottoirs envahis en mars 2012, en avril 2012. Contre l’incivilité, je ne vois qu’un vol de PV et des interventions de la police le soir et le dimanche notamment!

Poitiers, rue Charles-Gide, panneaux rue Victor-HugoRevenons sur cette photographie un peu plus haut dans l’article… Outre les trois voitures en infraction, il n’y a rien qui vous choque?

Rue Victor-Hugo, câcle électrique orange à travers le portail des AugustinsEt oui, le portail des Augustins, protégé monument historique et en secteur sauvegardé, est contourné par un inélégant tuyau orange depuis des semaines et sans doute pour longtemps: il s’agit d’amener de l’électricité depuis le transformateur de l’hôtel Ibis (qui m’avait précisé il y a qu’il dépendait de centre presse et pas de lui) au chantier de réhabilitation de la verrue du printemps. Il n’y avait pas moyen de faire autrement et plus discret???

Poitiers, rue Victor Gugo, câbles électriques sur la façade de centre presseJuste à côté, sur l’immeuble de Centre-Presse justement (ils ont déménagé, je ne sais pas s’ils ont mis en vente ou en location leurs locaux, inoccupés pour l’instant), l’accrochage des câbles électriques pourrait être plus discret.

Poitiers, hôtel de Beaucé, disgrâcieuse boîte de répartition téléphoniqueCôté câbles, déplaçons-nous de quelques dizaines de mètres. Sur le côté à l’arrière de l’hôtel de ville, voilà l’hôtel de Jean Beaucé (1554) et sa belle lucarne révélée par la restauration (article de Grégory), mais un gros câble traverse la cour et sur la tour d’escalier est apposée une très vilaine boîte en plastique d’où sortent des fils (téléphoniques?). C’est vraiment dommage d’avoir mis autant de moyens (publics surtout, un peu privés de la part des copropriétaires) pour gâcher l’ensemble avec des câbles et cette boîte, alors qu’il existe des solutions plus discrètes et en accord avec l’effacement des réseaux en secteur sauvegardé.

Poitiers, bd Pont Achard, orage du 8 août 2014, passage d'un bus et d'une voitureSi on retourne au rayon « travaux », passons un peu plus loin, boulevard Pont-Achard, je ne sais pas ce qui peut être fait. Depuis que des ralentisseurs ont été mis avant le tunnel, c’est mieux au quotidien pour la vitesse des véhicules et la sortie des véhicules de pompiers, mais en cas d’orage, ils font « digue » pour l’eau qui descend du boulevard. Les voitures continuaient vers le tunnel, même une moto, lors du gros orage du 8 août 2014 (je vous avais montré, enfin, si on peut dire, de nuit, le même endroit avec un orage le 2 mai 2011). Si au moins, les automobilistes étaient raisonnables, ne prenaient pas le tunnel et s’arrêtaient en amont de la zone inondée…

Poitiers, bd Pont Achard, orage du 8 août 2014, les égouts évacuent l'eau peu à peuA chaque fois, il faut un certain temps pour que les égouts finissent par évacuer cette eau.

Tsunami de Stéphane Piatzszek et Jean-Denis Pendanx

pioche-en-bib.jpgCouverture de Tsunami de Stéphane Stéphane Piatzszek et Jean-Denis PendanxUn album trouvé parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque. Il y a quelques mois, Yaneck / Les chroniques de l’invisible en avait parlé ici, avec un avis mitigé.

Le livre : Tsunami de Stéphane Stéphane Piatzszek (scénario) et Jean-Denis Pendanx (dessins et couleur), éditions Futuropolis, 2013, 112 pages, ISBN 9782754809771.

L’histoire: 2013, sur l’île de Sumatra en Indonésie. Il y a neuf ans, Romain Mataresse avait 15 ans, sa sœur Elsa 32, elle était médecin, était partie aider après le grand tsunami de 2004 et n’est jamais revenue. Sa dernière lettre date de 2005, elle disait vouloir souffler avant de rentrer. Aujourd’hui électricien, Romain part à sa recherche pour tenter d’apaiser sa mère. Avec ténacité, il réussit à renouer le lien et découvrir son dernier périple sur l’archipel des Banyak.

Mon avis: le récit est plutôt original. Par cette sorte de voyage initiatique, Romain va être amené à accepter le choix de sa sœur pour sa fin de vie en cheminant dans ses pas, guidé par un vieux sage (vieux fou? tout dépend du point de vue). Le dessin est très détaillé, avec de superbes dessins, que ce soit de la ville de Banda Aceh encore stigmatisée par le tsunami de 2004 ou les îles isolées et paisibles, avec quelques pleines pages de toute beauté. Un coin de paradis, voilà une belle alternative pour des directives anticipées! Pas de soin (ou arrêt des traitements devenus inutiles), du repos sur une belle île, pas de souci quotidien et des plantes locales en guise de soins palliatifs et d’antalgiques.

Logo top BD des bloggueurs Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Petite pause…

Trousse avec une miniature rouge pour Mamazerty  Il y a très peu de lecteurs sur les articles des derniers jours… même si l’activité globale du blog sur les articles anciens (liens extérieurs, moteurs de recherche) est assez stable… Je préfère donc suspendre les publications pour une quinzaine de jours, histoire de pouvoir partager avec mes habitués les créations, les lectures, etc. Je laisse juste les articles programmés en BD le vendredi (car j’ai pas mal de BD programmées en avance) et l’article d’actualités poitevines programmé pour dimanche prochain, dont certains sujets ne seraient plus d’actualité une ou deux semaines plus tard… A très bientôt, je passe de toute façon régulièrement faire un petit coucou à celles et ceux qui publient ces jours-ci.

La gare de La Rochelle, 17, le vieux port avec la tour de la Chaîne et la tour Saint-NicolasNon, je ne pars pas en vacances à , mais j’ai trouvé que cette photo des tours, illustrait bien la pause estivale! Photographie de fin juin 2011, où il faisait bien meilleur que cet « été »! A bientôt, j’ai une quarantaine d’articles en réserve, pré-programmés, je vais en profiter pour mettre à jour mes différents index (peu fait depuis un an sauf lecture et cinéma) et les liens entre les articles.

Revers de fortune, par Antoni Lenormand

Couverture de Revers de fortune, par Antoni LenormandIl y a déjà un moment que j’ai acheté le deuxième roman d’Antoni Lenormand / passion livres, qui mène avec brio depuis plusieurs années le défi God save the livre. Bien qu’écrit en assez gros (police 14 pour la version papier, il est d’abord sorti en version numérique), il était arrivé chez moi avant mon visioagrandisseur maison, je l’ai donc lu en « tronçons » de 20 à 30 minutes… Pour ceux qui me posent la question, non, la tablette ne me permet pas de lire facilement, c’est bien mieux agrandi sur l’écran de l’ordinateur, surtout que je peux afficher plus de texte, avec moins de fatigue sur la « mise au point » par mon cerveau à chaque changement/défilement du texte.

Le livre : Revers de fortune, par Antoni Lenormand, CreateSpace Independent Publishing Platform (distribution Amazon), 2013, 346 pages, ISBN 978-1497442382.

La quatrième de couverture:

Pierre Mazerat-Déligney est une ordure. Comme l’on en fait encore peu aujourd’hui. Sans les moyens de ses très hautes prétentions, l’individu survit dans un sordide studio parisien. Bafouant l’ordre et la morale, Pierre se retrouve subitement à la tête d’une fortune estimée à quinze millions d’euros. Mais alors qu’il s’épanouit enfin dans sa nouvelle vie, le sort va irrémédiablement s’acharner contre lui, jalonnant son parcours de tragiques et mystérieuses disparitions… Poursuivi par le Mauvais Œil, il oublie qu’il ne fait que récolter ce qu’il a toujours semé.
De Paris à Los Angeles, en passant par la Croatie et la French Riviera, suivez les pérégrinations d’un être abject et sournois, en proie au plus machiavélique des adversaires de la Création…

Mon avis: on meurt beaucoup dans le sillage de Pierre, il ne fait pas bon être ami(e) avec lui… ni même son richissime père qu’il n’avait pas vu depuis des années succombe peu après leurs retrouvailles, et pas du cancer pour lequel il était soigné. La fortune, le (les?) revers de (la /des) fortune(s), annonce le titre… revers pour Pierre, pour son père, mais aussi pour son camarade d’infortune avec qui il aurait dû partager les gains du loto. Beaucoup d’humour noir, un style agréable, cherchant cependant parfois le « niveau de langage » entre des mots du registre soutenu (bien que souvent sur un ton badin) et les termes argotiques. Vu mes difficultés de lecture (oui, je sais, relatives, dit la neurologue, j’ai réussi à lire en un an beaucoup plus que l’immense majorité des Français, mais beaucoup moins que d’habitude), la lecture fractionnée par 10 à 15 pages a prolongé le suspense sur presque deux semaines… jusqu’à la chute finale, mais là, chut! Il vous faudra lire le livre!

Poitiers, sainte Radegonde…

La crypte et le tombeau de sainte Radegonde à Poitiers

Le château de Schönbrünn à Vienne en Autriche en 1993, 2, de plus prèsLe 13 août est la fête de Radegonde… autre « grande dame du Poitou » (même si elle est originaire du Nord…) avec Alienor d’Aquitaine! Un pèlerinage est organisé du monastère de la Cossonière à Saint-Benoît (repli des sœurs du monastère Sainte-Croix, fondé par Radegonde, quand elles ont quitté le centre-ville, à l’emplacement du musée) jusqu’au tombeau puis à la « cellule » de la reine. Il m’a donc semblé que ré-éditer cet article serait une bonne idée… suivre les liens à la fin pour en découvrir d’autres articles sur des sujets voisins.

Article du 4 mars 2012

Pour le défi Mars, mois de l’Europe centrale organisé par Schlabaya, j’ai choisi de vous présenter à nouveau la princesse allemande la plus célèbre à Poitiers… Je vous ai déjà montré le tombeau de sainte Radegonde, qui se trouve dans la crypte de l’église Sainte-Radegonde.

Radegonde est née vers 518-520 à Erfurt en Allemagne. Elle est la fille du roi de Thuringe, Berthaire. La suite est surtout racontée dans la vie de sainte Radegonde par Venance Fortunat, texte que l’on connaît par une copie réalisée vers 1100 avec un manuscrit très richement illuminé conservé à la médiathèque de Poitiers, à feuilleter ici.

En 531, Clotaire, fils de Clovis, massacre sa famille et l’emmène comme otage dans la villa royale d’Athies. Veuf, Clotaire décide de l’épouser en 538 (avec une épopée, elle refuse, s’enfuit, est rattrapée, mariée de force à Soissons)…

… un peu long de vus raconter ici toute l’histoire, mais quelque part entre 552 et 557, elle obtient de se retirer à Poitiers, où elle fonde un monastère qui deviendra le monastère Sainte-Croix (celui qui est à la Cossonière à Saint-Benoît, dont je vous est montré le tronc il y a quelques semaines). Radegonde obtient de l’empereur de Constantinople une prestigieuse relique de la vraie croix (conservée dans un riche reliquaire gardé bien à l’abri) et est morte à Poitiers en 587.

Poitiers, le tombeau de sainte Radegonde dans sa crypteElle est inhumée, comme il est d’usage à l’époque, hors les murs, dans ou près de l’église Sainte-Marie-hors-les-Murs qu’elle avait fait construire. Voici une autre photographie du tombeau, un peu plus sombre certes… Les miracles s’y multiplient… Après plusieurs péripéties, reconstructions suite à des incendies, l’église est consacrée en 1099. Son tombeau fut ouvert en 1412 sur ordre du duc de Berry, puis profané lors des guerres de religion en 1562, les restes brûlés dans la nef, puis remis dans le tombeau… qui attire toujours des pèlerins.

Poitiers, église Sainte-Radegonde, les ex-votos, quatre vues Chaque année apparaissent de nouveaux ex-votos… tout autour du tombeau à l’extérieur de la crypte et dans l’escalier, ce sont des ex-votos plus anciens, ceux de la nef sont plus récents. Désormais, la taille des plaques est plus ou moins normalisée, et il ne faut pas oublier de passer à la caisse pour en poser une, tarif genre concession d’un bout de mur, plusieurs surfaces et durées au choix…

Poitiers, relief sous le clocher de Sainte-Radegonde : Radegonde vue de près Et voici peut-être une représentation provenant de l’ancien clocher-porche roman de la sainte, que je vous ai déjà montrée aussi, dans cet article sur le Christ et sainte Radegonde (?).

Poitiers, église Sainte-Radegonde, le portail, 2, sainte Radegonde Et une autre sculpture, cette fois du 19e siècle, sur la façade de l’église… A revoir avec ses voisines dans cet article sur les sculptures de la fin du 19e siècle (Vierge à l’Enfant, saintes Agnès, Radegonde, Disciole, saint Hilaire). Elle est représentée en lettrée, ce qui était le cas: elle avait appris à lire et à écrire au palais royal, bien avant de devenir religieuse…

PS: d’autres liens ajoutés depuis l’article d’origine…

Anne d'Autriche en Radegonde (Poitiers, église Sainte-Radegonde) avec des rubans sur son sceptreVoir aussi la statue d’Anne d’Autriche en sainte Radegonde

La chapelle du Pas-de-Dieu, résidence Jean-Jaurès à Poitiers
Voir la chapelle du Pas-de-Dieu, dite « cellule de sainte Radegonde », où se terminera le pèlerinage

Pour aller plus loin : Grégory Vouhé, Nicolas Legendre, Anne d’Autriche et Radegonde, L’actualité Poitou-Charentes, n° 98, octobre-décembre 2012, p. 36.

C’est parti pour le festival de Confolens!

Affiche du festival de Confolens 2014 Le 57e festival de Confolens, art et traditions populaires est lancé avec le prélude ce soir, si l’alerte météo orange lancée pour cette nuit le permet, ça serait vraiment dommage que ce spectacle soit annulé! Du 12 au 17 août 2014, la ville vibrera au son des musiques du monde et au mouvement des danseurs, certains venus de très loin comme le groupe micronésien Mimar Bamboo (plusieurs heures de vol rien que pour aller faire établir les visas… plus de 24h de trajet, ils vont subir un sacré choc de culture entre l’île de Wap et Confolens! Si vous êtes dans le secteur, n’hésitez pas à aller y passer une soirée, mais aussi une journée, il y a de nombreuses animations gratuites, d’autres payantes, plein d’ateliers pour vous initier à ces danses, plein de rencontres pour vous évader très loin tout en restant… en Charente, aux confins du Limousin!

couverture du parcours du patrimoine sur Confolens Habituellement, la ville de Confolens (moins de 3.000 habitants, plus petite sous-préfecture de France) est plutôt déserte, je sais de quoi je parle, j’y ai étudié la quasi totalité des maisons du centre-ville il y a quelques années dans le cadre de l’inventaire du patrimoine du Confolentais, qui a donné lieu à deux livres, voir le parcours du patrimoine Confolens. Charente et l’Image du patrimoine sur le Confolentais. Mais pendant la semaine du festival et quelques jours avant, la ville est envahie par des centaines de danseurs (650 cette année, 28 groupes de presque autant de pays) et 20.000 visiteurs payants (presque 50.000 billets vendus, chacun assiste à plusieurs soirées), 100.000 visiteurs en cumulé avec les journées gratuites.

Ce festival est l’un de ceux qui ont fait l’objet d’une étude économique détaillée en 2012 financée par  par le conseil général de Charente (avec le ministère de l’économie et des finances (méthodologie tourisme, le ministère de la culture) : chaque euro de subvention rapporte 1,6€ de retombées économiques sur place (2,3€ si on inclut les tournées annexes des groupes): 217.000€ de subventions cette année là (l’association du festival a un budget global de 900.000€, le plus gros budget étant l’acheminement des groupes) ont rapporté presque 364.000€ de dépenses sur place des visiteurs, des organisateurs et des bénévoles. Non négligeable pour un territoire très rural, en 2003, je préférais calculer la densité de population des moutons que celle des habitants… Confolens sans le festival, ce serait sans doute une ville sans restaurant, sans hôtel, avec des commerces encore plus en difficulté!

Un mini lézard…

Un mini lézard noirToujours dans Motifs de polynésie à broder, de Nadège Richier, après le motif mahoï, j’ai choisi un motif de mini lézard (noir… comme les éditions?) pour poursuivre mes exercices de vision binoculaire. Même toile, fil noir. Dans le modèle, il appartient à une petite série qui est montée en dessous de verre, comme la tortue. Une petite grille, réalisée sur deux jours, en 4 fois 20 à 30 minutes toujours avec la lampe lumière du jour et sans avoir lu avant… Pour le prochain « exercice », je vais changer de style, mais chut…

Dans Motifs de polynésie à broder, de Nadège Richier, paru en 2007 aux éditions Didier Carpentier, j’ai déjà réalisé plusieurs projets: le phare de Pointe Vénus à Tahiti, la tortue pour un dessous de verre montée sur un couvercle de boîte, le motif du tiaré monté en pendouille, un motif mahoï.

Un printemps à Tchernobyl d’Emmanuel Lepage

pioche-en-bib.jpgCouverture de Un printemps à Tchernobyl d'Emmanuel LepageUn printemps à Tchernobyl d'Emmanuel LepagePour une fois, j’ai trouvé à la médiathèque parmi les nouvelles acquisitions un titre qui figure dans le TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Il a reçu plusieurs prix littéraires / BD en 2013.

Le livre: Un printemps à Tchernobyl d’Emmanuel Lepage, éditions Futuropolis, 166 pages, 2012, ISBN 9782754807746.

L’histoire: Avril 2008. Dans un train en partance pour l’Ukraine. Un homme lit un témoignage de l’un des premiers hommes sur place lors de l’explosion du réacteur de Tchernobyl le 26 avril 1986. Emmanuel Lepage a alors 19 ans et suivi le nuage radioactif et les informations rassurantes ou pas à la télévision. Novembre 2007 à Saint-Brieuc, l’association les Dessin’acteurs souhaite organiser une résidence d’artistes le plus près possible de la zone interdite de Tchernobyl, en lien avec l’association Les enfants de Tchernobyl. Doutes sur les risques, ses responsabilités de jeune père de famille, mais aussi sur le fait qu’il n’est pas un militant anti-nucléaire, juste sensibilisé au sujet… il finit quand même par accepter. Le voici à Volodarka avec Gildas Chasseboeuf, dessinateur, et Pascal Rueff et Morgan Touzé, comédiens. Première incursion en zone interdite, dans le cadre d’un « voyage organisé », dosimètre en main, la ville de Tchernobyl, la centrale, dont les réacteurs 5 et 6 devaient ouvrir fin 1986, Pripiat, la ville désertée, retour dans le village où il est hébergé. Au cours du séjour, il va retourner clandestinement en zone interdite, dessiner la nature qui profite de la quasi absence de l’homme.

Mon avis: au fil des pages, l’auteur s’interroge sur sa légitimité à effectuer le voyage, à témoigner de la vie sur place, dure mais finalement sans doute pas plus qu’ailleurs en Ukraine, si l’on exclut la maladie des liquidateurs (comme Vassia) et les « enfants de Tchernobyl », nés après la catastrophe, ayant vécu en zone contaminée ou ceux qui sont nés de parents contaminés, comme les enfants de Vassia et Viera. La menace invisible de la radioactivité, l’omniprésence des dosimètres au début, puis peu à peu oubliés (jusqu’à la réalité, le test final de retour en France pour vérifier s’il a « pris de la dose » ou pas), le nucléaire est bien là, la catastrophe aussi, qui s’est passée dans une centrale quasi neuve, rappelons-le, d’autres réacteurs devaient ouvrir peu après à Tchernobyl, la fête foraine de Pripiat jamais inaugurée est là pour le rappeler, figée dans la poussière accumulée… De très belles planches (quelques doubles pages pleines) rendent compte de ce voyage un peu surréaliste. Tout le début est en noir et blanc, à l’encre et lavis, avec juste quelques couleurs, ocre, rouge, orange, qui mettent en relief des éléments inquiétants, par exemple les panneaux des barrières de la route d’accès à la zone interdite ou la poupée démembrée abandonnée, ou moins, comme la caisse rose de l’épicerie au décor kitch. Puis à partir de la page 106, les couleurs varient plus, les verts explosent, du plus vif au plus foncé, témoins de la nature qui reprend ses droits, des sorties avec moins d’attention au dosimètre.

Quelques éléments inquiétants filtrent du récit, comme la récupération des métaux en zone contaminée, par des habitants qui se font quelques sous à la revente… métal qui est exporté, dispersant la radioactivité dans le monde: mais chez nous, les déblais peu radioactifs, notamment ceux du démantèlement des rares sites en cours de déconstruction, sont aussi disséminés, dilués dans les matériaux de construction, en tant que Breton, l’auteur ne doit pas oublier Brennilis… arrêté en 1985 et dont le démantèlement ne sera pas terminé avant 2025!

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Le haricot magique, 29, finitions des pages 3 à 6

Haricot magique, pages 3 à 6, la maison avec la porte finie, recto et versoAprès l’assemblage des pages 3 à 6, je pensais vite terminé les finitions… Pas si facile de poser le biais avec toutes les épaisseurs de tissu. J’ai opté pour du violet, recommandé par quasi toutes mes lectrices (Maryse, Emmanuelle / le Marquoir d’Élise, Nini 79, Sylvie 79, Valérie M., etc.), et je l’ai fixé « dans les règles de l’art », à la main, première couture à l’arrière dans le pli, deuxième couture biais replié, en points avant repassés deux fois. Puis j’ai fixé la porte…

Haricot magique, pages 3 à 6, détail de la porte… qui s’ouvre parfaitement! Sur les conseils d’ Emmanuelle / le Marquoir d’Élise, je vais aussi ajouter quelques « pierres plates » sur le seuil, dans des chutes de tissu gris (encore des points de feston à venir).

Haricot magique, pages 3 à 6, couture à refaireIl me restera encore un peu de fignolage, refaire la couture là où la machine avait patiné, ajouter quelques « oiseaux » qui vont solidariser les diverses épaisseurs, et quelques points de nœud dans la pelouse, au milieu des « fleurs » en points de bouclettes.

En tout cas, je suis contente, l’ensemble commence à prendre forme, il me reste à faire sur la page 7 le haricot magique qui se déploie, le modèle ne prévoit rien sur la dernière page de couverture (mais peut-être y mettrai-je quelque chose?), puis les poupées avant de me mettre aux autres contes, Boucle d’or et le petit chaperon rouge (à peine esquissé, ce dernier).

Pages de 40 sur 40 cm.

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Bienvenue à Poitiers… suite!

Bienvenue aux touristes à Poitiers, campagne publicitaireIl y a trois semaines, je vous présentais la campagne Bienvenue aux touristes à Poitiers, poubelle devant la borne touristique de la gare etc. J’ai trouvé quelques photographies complémentaires, il y a quelque progrès à faire pour bien accueillir les touristes en ville, petit tour en images.

Bienvenue aux touristes à Poitiers, deux offices de tourismeQuand le touriste arrive à trouver l’office de tourisme, il en a deux!!! Devant Notre-Dame-la-Grande, à quelques dizaines de mètres. La maison du tourisme, qui dépend du conseil général de la Vienne, avec une billetterie des sites touristiques du département et de bons produits locaux, et l’office de tourisme de l’agglomération de Poitiers, avec à l’étage la salle du patrimoine, contre-partie du label ville d’art et d’histoire (qui impose un centre d’interprétation). La ville de Poitiers organise les polychromies de Notre-Dame (illumination de la façade) en été et à noël depuis 1995, mais son office de tourisme ferme à 19h (18h l’hiver). Heureusement pour les touristes, l’office du département (non organisateur de cette manifestation) reste lui ouvert jusqu’à 23! La séparation pourrait être remise en cause dans le cadre de négociations, même si les deux collectivités sont de bords politiques différents, ou de la réforme territoriale en cours…

Panneau publicitaire de l'office de tourisme de Poitiers bloquant le passage pour handicapésPour celui de l’agglomération, il y a parfois du relâchement et leur publicité empêche de passer sur la bande de roulement qui permet de circuler en fauteuil roulant, avec une charriot de marché, une poussette ou des talons hauts (à côté, les pavés sont irréguliers et inconfortables, inaccessibles en fauteuil roulant). En tout cas, ce n’est pas mieux que les voitures que vous pouvez voir à la fin de cet article de 2011 (Poitiers ville inaccessible), au même endroit.

Office de tourisme de Poitiers, affiche sous les informations collées sur la vitreLa vitrine aussi pose quelques problèmes de lecture… Lettres blanches collées sur la vitre et affiche avec d’autres informations derrière… Qui arrive à lire quelque chose???

En tout cas, il ne faudra pas que le touriste ait besoin de services publics ou d’établissements vivant des subventions publiques, économies obligent, cette année, peu de remplaçants recrutés donc on ferme! Et oui, maintenir ou baisser les impôts, cela a des conséquences. Je vous l’ai déjà dit pour le cinéma d’art et essai  TAP castille de 3 salles (le Dietrich reste ouvert avec son unique salle),  fermé pour la première fois depuis que je suis à Poitiers (1992), mais c’est aussi le cas pour:

Poitiers, affiche de fermeture de la poste Notre-Dame à Poitiers– la poste, celle de Notre-Dame est fermée, la centrale a des horaires très restreints…

Poitiers, horaires de la médiathèque, été 2014– la médiathèque (il faut viser juste et ne pas travailler l’après-midi ou y aller le samedi)

Poitiers, horaires de bus, été 2014– les bus, il faut d’ailleurs, suite à une polémique dans le journal, que j’envoie vite une lettre à Vitalis et à Grand Poitiers… qui disent qu’ils n’ont aucune plainte sur les horaires très restreints! Et j’ai souris quand, dans la presse locale, le propriétaire du camping de Saint-Benoît recommandait à ses clients d’utiliser les transports en commun. Lesquels? A chaque vacances scolaires, le bus 12 ne dessert plus le bourg de Saint-Benoît (seulement la Hune, un peu loin à pied du camping, avec une très longue côté à monter), il n’y a que des « p’tit bus », service sur réservation la veille pour des usagers inscrits, donc pas pour les touristes!

Boulangerie fermée à Poitiers, été 2014Côté privé, ce n’est guère mieux… Comme chaque année, surtout entre le 1er et le 15 août, il est difficile de trouver une boulangerie ouverte « sur le plateau » (celle, toute petite et familiale, de la rue de la Cathédrale, pour information, ne fermera pas cet été). Les commerçants aussi devraient faire attention. Quelques exemples ces dernières semaines. Huit à 8, rue Magenta, un touriste étranger avec une carte visa sans puce devant moi, en fait, sa carte ne passait pas dans la fente pour lecture avec puce. La patronne: « Pas possible, je ne prends pas les cartes sans code », ça sert à quoi, alors, une carte visa? Et si le commerçant ne les prend pas toutes, il ne devrait pas mettre un avertissement comme pour le refus des chèques (à voir avec la répression des fraudes). Carrefour Market, rue Carnot: « Hep, à la caisse, votre sac » – « il y a mon appareil photo et mes papiers dedans » – « A la caisse, j’ai dit », « Au revoir! Je vais aller ailleurs ». Je vous rassure, il y a plein d’autres endroits où vous serez bien reçus (avec les noms usuels et les noms officiels des places)! Place d’Armes, café du Théâtre, rembarrés en terrasse par un serveur mal-aimable quand, après 15 minutes, nous lui demandons s’il peut prendre la commande, nous avons prévu une séance de cinéma. Pour boire un coup, je vous conseille Côté place (place d’Armes/Leclerc), à accompagner de quelques douceurs maison ou de pain, le café des Arts (place Notre-Dame/de Gaule), le Gambetta (place du Palais/Lepetit), etc.

Street art tricoté à PoitiersHeureusement, certains ont décidé d’égayer notre été avec des couleurs…

Street art tricoté à Poitiers…comme la maison de retraite Les jardins de Cibèle, qui a habillé il y a quelques semaines arbres et pylônes du centre-ville de carrés tricotés et cousus, cédant à la mode du street-art tricoté, dont des versions plus élaborées se multiplient ici et là (voir de beaux exemples avec des créations très originales chez Marlie).

Poitiers, été 2014, campagne de relevés topographiques des réseauxEt même les topographes ont choisi de mettre plein de couleurs! Partout apparaissent des traits à la bombe sur les trottoirs et chaussées, il s’agit de mettre à jour les plans des réseaux de la ville et, dans certains cas, de remplacer les canalisations.

Poitiers, croisement des anciens fils rouge, jeune et bleu pour le guidage des touristesS’ils n’ont pas prévu de les effacer, ils risquent de rester longtemps, comme les « fils » jaune, rouge et bleu qui il y a des années envoyaient les touristes visiter le patrimoine de la ville, une couleur par circuit, fils repeints avant chaque été, un système simple et efficace à défaut d’être très esthétique, et qui permet toujours, quand quelqu’un demande son chemin, de lui dire de suivre le trait dans tel sens… impossible de se perdre (enfin, pas repeint, il est en pointillé maintenant, et complètement effacé dans la zone touchée par Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…).

Poitiers, ajout d'un panneau interdit de tourner à gauche rue Renaudot et interdit de tourner à droite rue Victor-HugoAllez, on va accueillir gentiment les rares touristes, et si j’ai le temps, je les accompagne au lieu de leur indiquer juste le chemin. Et bonne nouvelle, la ville a réagi très vite, en voiture, il ne devrait plus s’engager en sens interdit rue Charles-Gide, il faut que j’ajoute vite des photographies dans l’article d’origine.