Un motif mahoï (4)

Le motif mahoi avec le contour terminéJ’ai terminé le contour du motif mahoï (poursuivi ici), toujours avec le fil de soie d’Alger rouge, même si ce n’est pas terrible pour mes devoirs de vision binoculaire puisqu’il n’y a pas besoin de regarder la grille pour broder ce motif répétitif. Reste à lui trouver une finition… L’ensemble mesure 9 sur 8,5 cm.

D’après un motif mahoï tiré de Motifs de polynésie à broder, de Nadège Richier, paru en 2007 aux éditions Didier Carpentier, dans lequel j’ai déjà réalisé plusieurs projets (le phare de Pointe Vénus à Tahiti, la tortue pour un dessous de verre montée sur un couvercle de boîte, le motif du tiaré monté en pendouille).

Lucy de Luc Besson

Affiche du film Lucy de Luc BessonSortie cinéma (commercial, puisque les salles d’art et essai du TAP Castille sont fermées), avec Lucy de Luc Besson en … VF!

Le film: Taipei. Lucy [Scarlett Johansson], jeune étudiante, est forcée par son nouveau petit ami de porter une mallette dans un grand hôtel. Un chef de la mafia taïwanaise [Choi Min-sik] l’y attend, elle est battue, endormie, et se réveille avec une cicatrice au ventre, on lui a inséré un paquet de drogue qu’elle doit acheminer, comme quatre hommes, dans différentes villes européennes. Mais elle est tabassée, une partie du contenu se déverse dans son corps, la drogue décuple ses capacités cérébrales, elle passe de 10% d’utilisation de ces capacités à 100%, non sans avoir au préalable réussi à prévenir à Paris la police où elle a choisi Pierre del Rio [Amr Waked] et le Pr Norman, grand spécialiste du cerveau [Morgan Freeman].

Mon avis: agaçant!!! La première phrase en traduction française d Les images alternées entre le mafieux et la jeune fille et un guépard chassant une antilope avait commencé à m’agacer…. La première phrase de la traduction française frôlait l’éloge du créationnisme, la fin avec Lucy, Australopithèque la plus ancienne connue ou au moins la plus médiatisée et la plus complète (Little foot, en Afrique-du-Sud, squelette à la mode chez les préhistoriens et qui est en train de commencer à intéresser la presse grand public, pourrait être un peu plus vieux, autour de 3 millions d’années), Lucy donc qui apparaît juste après des dinosaures… alors que ces derniers ont disparu autour de 65 millions d’années (en laissant comme descendance les oiseaux). Certes, c’est du cinéma, les artistes disent ce qu’ils veulent, mais c’est déjà si difficile de dire qu’il y a 60 millions d’années de distance au moins entre les derniers dinosaures et les premiers hominidés… Les scènes de cascades n’apportent pas grand chose, la course dans Paris, sous les guichets du Louvre en particulier, et le carambolage de voitures de police pouvaient être évoquées sans ce fracas de véhicules. Bref, je n’ai pas aimé et je suis sortie agacée. Heureusement que c’est un film court (1h30 je crois, publicité en plus, je n’ai pas l’habitude…). Bref, pas aimé du tout, et gros problème pour la préhistoire!

De nouveaux cordons à la lucette

Cordons à la lucette, août 2014Dans les restes de laine offerts par Dalinele et d’autres offerts par Isabelle Marchetti, présidente de l’association Valentin Apac, ainsi que dans le bon vert foncé de ma tricoboule marjolaine et dans le petit reste de vert vif (utilisé notamment pour les feuilles du poireau), j’ai réalisé quelques nouveaux cordons pour les tricoboules et d’autres plus petits pour d’autres projets à venir. Dame lucette (offerte Pat-à-Bois) a donc repris du service et ne va pas retourner tout de suite dans sa trousse!

Top BD des blogueurs, juillet 2014

Logo top BD des bloggueursLe classement du TOP BD des blogueurs proposé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible du mois de juillet est arrivé… merci à lui pour ces savants calculs et cette organisation, depuis 5 ans déjà! Bravo à lui, voir ses commentaires dans son article! En gras, ceux (qui deviennent rares) que j’ai lus… et Les ignorants d’Étienne Davodeau descend peu à peu dans le classement et va sans doute bientôt sortir… en revanche, je viens de lire Un printemps à Tchernobyl d’Emmanuel Lepage (8e ce mois-ci), je vous en parle très vite! J’ai aussi emprunté à la médiathèque mais pas encore lu Les derniers jours de Stefan Zweig, de L. Seksik et G. Sorel.

1- (=) Le journal de mon père, 18.67, Jiro Taniguchi, Casterman
2- (+) Asterios Polyp, 18.65, David Mazzuchelli, Casterman
3- (=) Persépolis, 18.64, Marjanne Satrapi, L’Association
4- (=) Le loup des mers, 18.55, Riff Reb, Soleil
5- (=) Idées Noires, 18.5, Franquin, Fluide Glacial
6- (=) NonNonBâ, 18.5, Shigeru Mizuki, Cornélius
7- (=) Maus, 18.49, Art Spiegelmann, Flammarion, j’ai parlé ici du tome 1 : mon père saigne l’histoire, et du tome 2, Et c’est là que mes ennuis ont commencé
8- (-) Un printemps à Tchernobyl, 18.45, Emmanuel Lepage, Futuropolis, voir mon avis
9- (=) Le pouvoir des Innocents Cycle 2- Car l’enfer est ici, 18.41, Tome 1, Tome 2,
10- (=) Tout seul, 18.38, Christophe Chabouté, Vents d’Ouest
11- (=) Le sommet des dieux, 18.33, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman, Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.
12- (=) Universal War One, 18.33, Denis Bajram, Soleil, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.
13- (=) Daytripper, 18.27, Fabio Moon, Gabriel Ba, Urban Comics
14- (=) V pour Vendetta, 18.22, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt
15- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, 18.19, Van Hamme, Rosinski, Casterman
16- (-) Les vieux fourneaux tome 1, 18.19, Wilfrid Lupano, Paul Cauuet, Dargaud
17- (=) Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes?, 18.13, Benoît Zidrou, Roger, Dargaud
18- (-) Les derniers jours de Stefan Zweig, 18.06, L. Seksik, G. Sorel, Casterman, voir mon avis sur Les derniers jours de Stefan Zweig,
19- (+) Herakles, 18.05, Tome 1, Tome 2, Edouard Cour, Akiléos
20- (=) Abélard, 18.04, Régis Hautière, Renaud Dillies, Dargaud, Tome 1, Tome 2.
21- (=) Universal War Two tome 1, 18, Denis Bajram, Casterman
22- (N) La fille maudite du capitaine pirate, 18, Jérémy Bastian, Editions de la Cerise
23- (=) Il était une fois en France, 17.98, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5,Tome 6.
24- (=) Habibi, 17.95, Craig Thompson, Casterman
25- (=) Les derniers jours d’un immortel, 17.92, Fabien Vehlmann, Gwen de Bonneval, Futuropolis
26- (=) Gaza 1956, 17.92, Joe Sacco, Futuropolis, voir mon avis : Gaza 1956
27- (=) Les ombres, 17.88, Zabus, Hippolyte, Phébus
28- (=) Scalped, 17.86, Jason Aaron, R.M. Guerra, Urban Comics, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7,
29- (=) Manabé Shima, 17.83, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier
30- (-) Trois Ombres, 17.78, Cyril Pedrosa, Delcourt
31- (=) Anjin-san, 17.75, Georges Akiyama, Le Lézard Noir
32- (=) Joker, 17.75, Brian Azzarello, Lee Bermejo, Urban Comics
33- (=) Mon arbre, 17.75, Séverine Gauthier, Thomas labourot, Delcourt
34- (=) L’histoire des troisAdolf, 17.75, Osamu Tezuka, Tonkam
35- (=) Blankets, 17.73, Craig Thompson, Casterman
36- (=) Le pouvoir des innocents Cycle 3- Les enfants de Jessica tome 1, 17.73, L. Brunschwig, L. Hirn, Futuropolis
37- (+) Holmes, 17.7, Luc Brunschwig, Cecil, Futuropolis, Tome 1, Tome 2, Tome 3.
38- (=) Calvin et Hobbes, 17.7, Bill Watterson, Hors Collection, Tome 1, Tome 2, Tome 15, tome 17,
39- (=) Les seigneurs de Bagdad, 17.7, Brian K. Vaughan, Niko Henrichon, Urban Comics
40- (=) Urban, 17.69, Luc Brunschwig, Roberto Ricci, Futuropolis, Tome 1, Tome 2,
41- (=) Washita 17.69, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5.
42- (=) Lorenzaccio, 17.67, Régis Peynet, 12 Bis
43- (N) Match!, 17.67, Grégory Panaccione, Editions Delcourt
44- (=) Tokyo Home, 17.67, Thierry Gloris, Cyrielle, Kana
45- (=) Les Carnets de Cerise, Joris Chamblain, Aurélie Neyret, Soleil, Tome 1, Tome 2,
46- (=) L’Orchestre des doigts, 17.65, Osamu Yamamoto, Editions Milan, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4.
47- (+)Melvile, 17.64, Romain Renard, Le Lombard
48- (+) Les ignorants, 17.63, Etienne Davodeau, Futuropolis, je l’ai aussi beaucoup aimé
49- (-) Rouge Tagada, 17.63, Charlotte Bousquet, Stéphanie Rubini, Gulf Stream Editeur
50- (=) Une métamorphose iranienne, 17.6, Maya Mayestani, Editions Ca et là

Une pochette avec un bateau et une bouée

Bande avec bateau et bouée brodésMaintenant que j’avais un bateau et une bouée, je voulais en faire une petite pochette pour l’anniversaire de Maryse (qui était pendant son voyage au Mexique). Bêtement, j’ai d’abord posé à la machine un biais bleu marine à chaque extrémité puis plié la bande en deux, assemblée à la main dans les points du bord de la bande Aïda.

Doublure de la pochette bateau et bouéeEt puis, un peu tard, je me suis dit que ça serait mieux avec une petite doublure… Du coup, j’ai préparé celle-ci à la machine en faisant attention aux dimensions, puis je l’ai glissée dans la pochette… Du coup, il y a deux coutures en haut, à l’intérieur, celle de l’ourlet et celle de la fixation, trop compliqué encore pour moi de superposer les coutures…

Pochette avec un bateau et une bouée… et à l’extérieur, c’est pareil, deux coutures, une de la couture du biais et une de la doublure. Pas très droites, en plus!

Modèle de broderie au point de croix et au blackwork tiré de Couleur marine, grille de Sandrine Guédon, parue dans Mains et Merveille, esprit vacances, n° 91, juillet-août 2012.

La marjolaine est verte!

Tricoboule marjolaineDans les restes de laine offerts par Dalinele, j’ai repéré le vert clair qui se marierait bien avec mon vert foncé, dont j’ai deux nuances très proches et achetée il y a déjà un bon moment, utilisée pour la Marguerite, la Capucine, le cache-cœur et la peau de la pastèque. J’ai choisi le modèle Marjolaine des tricoboules. J’ai tricoté en 3,5 à quatre aiguilles avec le nombre de points pour une boule de 8cm, comme le point a tendance à resserrer les rangs et le fil vert clair est plus fin que les précédents, je me suis arrêtée à 7cm de motif pour y cacher une boule de 8cm: j’en ai plusieurs, il faut aussi que je les habille! Au niveau de la « jointure », j’ai aussi réalisé le même point que sur le reste du rang, en déplaçant deux mailles à chaque répétition du motif pour que ça aille bien. Du coup, on ne distingue même pas la « jointure ».

Tricoboule marjolaine, cordon légèrement différent du vert foncé de la boule.Une fois finie, je me suis dit que je pouvais récupérer le cordon vert… de la Rose grise, en donnant à celle-ci un autre cordon déjà fait. Et là, zut! Ce n’était pas le bon vert foncé, et cela se voit, même pour moi, quand je mets la boule à la lumière. Je ferai tourner dame lucette (offerte Pat-à-Bois) pour faire un cordon avec le bon vert. Si vous découvrez la technique, plus d’informations dans le mot-clef lucette.

Mes douze premières tricoboulesVoilà mes douze premières tricoboules.

Les boules en plastique pour les tricoboulesPour répondre à certaines questions, voici les boules en plastique (diamètres 6, 8 et 10 cm) que je mets dans les boules et dans lesquelles je pourrai cacher de petits cadeaux… Ensuite, la tricoboule pourra être utilisée comme petite bourse, par exemple…

Le livre Tricoboule de Sabine Divoux Gaunet, couverture et dédicaceModèle de tricoboule, de Sabine Divoux Gaunet (aux éditions DMC), dans mes achats au 7e salon Les aiguilles se mettent au vert à Nans-sous-Sainte-Anne. Voir les autres modèles réalisés: la Capucine, la Pâquerette, la Marguerite, la Rose, la Cerise, la Véronique, la clémentine (en fait hortense…), la fleur, le myosotis, une hortense, la pomme…

Une bouée brodée

Bouée brodée au point de croix et blackworkJ’ai poursuivi, dans la foulée du bateau, avec une bouée toujours avec des points de croix et des points avant (blackwork), une grille à deux couleurs mais très simple, toute petite, brodée en rouge et bleu marine (DMC 820 et 321) sur une bande large de toile Aïda, parfaite pour mes devoirs de rééducation de la vue binoculaire. Modèle tiré de Couleur marine, grille de Sandrine Guédon, parue dans Mains et Merveille, esprit vacances, n° 91, juillet-août 2012.

Bande avec bateau et bouée brodésEt voilà le bateau et la bouée sur la bande!

Du goudron et des plumes de Pascal Rabaté

Affiche du film Du goudron et des plumes de Pascal RabatéAprès une semaine riche en cinéma avec Les hommes! De quoi parlent-ils? de Cesc Gay, Jimmy’s Hall de Ken Loach, A la recherche de Vivian Maier de John Maloof et Charlie Siskel et Boyhood de Richard Linklater (il y aura moins de sorties cinéma en août, le TAP Castille, soit 3 des 4 salles d’art et essai à Poitiers, est fermé pour deux semaines), je suis allée voir Du goudron et des plumes de Pascal Rabaté, dont je vous ai déjà parlé pour plusieurs albums de bande dessinée (Les petits ruisseaux, Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune, La Marie en plastique).

Le film: de nos jours, l’été, à Montauban. Christian [Sami Bouajila] démarche avec un apprentis des personnes âgées pour des diagnostics termites qui se terminent en travaux injustifiés. Divorcé, il accueille parfois sa fille de 12 ans, qui s’entraîne pour le défilé de majorettes qui ouvrira le « Triathlon de l’été », compétition populaire télédiffusée qui se déroulera dans quelques semaines à Montauban. Dans les tribunes, il se lie d’amitié (et bientôt plus) pour Christine [Isabelle Carré], enceinte de 4 mois d’un homme qui l’a plaquée et mère d’une fille également majorette. Un membre de l’équipe s’étant désisté, Christian est enrôlé, pas tout à fait consentant au début, comme rameur…

Mon avis: j’aime beaucoup les bandes dessinées de Pascal Rabaté mais je me suis copieusement ennuyée dans ce film. Même pas une vue de la belle ville de Montauban, que des lotissements et un gymnase. Ah si, quand même, on aperçoit vers la fin le monument aux morts, en marge de la place où se déroule la dernière étape du jeu télévisé… La seule chose qui m’a fait sourire, c’est l’absurdité mise dans les ronds-points, avec des panneaux bien visibles et disposés de manière rigolote, avec des « oeuvres centrales » plutôt bien vues, un gros pistolet rose et deux voitures qui se rentrent frontalement dedans. Ils auraient assurément reçu le prix du concours de la France moche lancé il y a quelques années par Télérama! On peut peut-être sauver aussi la voiture de société avec son gigantesque termite sur le toit, ou le frère dépressif [Zinedine Soualem], vendeur de farces et attrapes. Sinon, je ne suis même pas sûre de vous recommander de le voir quand il passera à la télévision, sauf à faire autre chose en même temps! Lisez plutôt ses bandes dessinées, revoir ici Les petits ruisseaux, Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune, La Marie en plastique.

Le haricot magique, 28, assemblage des pages 3 à 6

Haricot magique, pages 3 à 6, préparation de l'assemblage et première couture après retournementMaintenant que j’ai terminé la page 3 , les pages 4 et 5 et la page 6, j’ai commencé leur assemblage. Dans le modèle, l’auteure a assemblé les pages matelassées d’abord puis juste collé les éléments du conte. J’ai préféré faire de l’appliqué cousus, je superpose donc maintenant mes pages: une couche de molleton léger, et les deux grandes pages doubles face contre face, en faisant bien attention pour que les deux ouvertures des portes coïncident, et je coupe le molleton juste à cet endroit. Puis je fais la couture à un bon centimètre du bord, en laissant une ouverture suffisante pour retourner le tout.

Haricot magique, pages 3 à 6, surpiqûre des bordsPlutôt que de m’embêter à fermer l’ouverture à la main, je choisis une surpiqûre générale, ce qui a aussi l’avantage de fixer mieux le molleton. Je change le fil devant / dessous au fur et à mesure, pour un bon accord avec les tissus utilisés. Puis je fais aussi une surpiqûre autour de la porte et une piqûre à la jonction des pages.

Haricot magique, pages 3 à 6, détail de la porte recto et versoPour la porte, je pense poser un biais à la main pour plus de précision, qui marquerai le chambranle, avant de fixer la porte en feutre (même tissu que le loup). J’hésite encore sur la couleur du biais: marron? Mauve foncé comme l’autre tissu du fond? Rose comme les briques? Qu’en pensez-vous? Et je laisse le seuil comme ça ou pas? J’ai aussi prévu, là où ça ne pose pas de problème entre le recto et le verso, d’ajouter quelques points de nœud pour solidariser la « pelouse », et des « oiseaux » dans le ciel, qui fixera aussi le molleton.

Haricot magique, pages 3 à 6, et aperçu des autres pagesEn tout cas, je suis contente, l’ensemble commence à prendre forme, il me reste à faire sur la page 7 le haricot magique qui se déploie, le modèle ne prévoit rien sur la dernière page de couverture (mais peut-être y mettrai-je quelque chose?), puis les poupées avant de me mettre aux autres contes, Boucle d’or et le petit chaperon rouge (à peine esquissé, ce dernier).

Pages de 40 sur 40 cm.

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Profanes de Jeanne Benameur

Couverture de Profanes de Jeanne BenameurJ’ai poursuivi la lecture des livres pour la voix des lecteurs, voir les titres déjà lus, Petites scènes capitales, de Sylvie Germain, et N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, de Paola Pigani. De Jeanne Benameur, je vous ai déjà parlé de Laver les ombres de Jeanne Benameur, prix du livre en Poitou-Charentes en 2009.

Merci à Grégory qui a organisé ce groupe de lecteurs avec Florence, Jenny, Michèle. Un livre fourni en édition de poche, tout petit, heureusement que j’ai mon visio-agrandisseur maison, même s’il faut que je règle la question de maintenir les pages ouvertes sans casser le dos des livres, les pinces à dessin, ce n’est pas suffisant, les pages ont tendance à se refermer, c’est pénible de retenir chaque page ouverte sous la caméra, et pas très ergonomique.

Le livre: Profanes de Jeanne Benameur, Actes Sud, 288 pages, 2013, ISBN 978-2-330-01428-5 [lu en édition de poche, Babel, 2014, 274 pages].

L’histoire: de nos jours, au printemps, dans une ville indéterminé. Une grande maison avec un jardin. Pour ses 90 ans, Octave Lassalle, ancien chirurgien cardiaque, a convoqué quatre personnes pour qu’elles signent un contrat établi avec son notaire: Béatrice, Yolande, Hélène et Marc vont se succéder auprès de lui toute la journée et la nuit jusqu’à sa mort, chacun aura accès libre à la maison et à une chambre au deuxième étage, une tâche particulière (jardinage, lecture, surveillance de nuit), les tâches quotidiennes continueront à être effectuées par la gouvernante, Mme Lemaire, qui s’efface néanmoins peu à peu. Chacun a un passé plus ou moins lourd, y compris Octave, dont la fille Claire est morte il y a longtemps des suites d’un accident, il avait refusé de l’opérer pour tenter de la sauver, préférant qu’un de ses amis agisse (sans succès), sa femme Anna était repartie vivre dans son Canada natal avec la dépouille. Dans la maison, il ne reste qu’une photo à partir de laquelle Hélène doit réaliser un portrait dans le style de ceux du Fayoum, et la cabane d’enfant dans le jardin…

Mon avis: Jeanne Benameur a choisi un style narratif original, passant de la troisième personne à la première personne, du point de vue d’Octave ou de celui de ses personnages. Si quelques haikus, passion d’Octave (à côté de la lecture de l’Ecclésiaste, lui qui se dit non-croyant), se glissent ici et là, la poésie transpire aussi des pages en prose. Peu à peu, le passé de chacun est révélé, leurs blessures, Béatrice, élève infirmière, chargée de la nuit est née après un frère mort avant sa naissance, Marc, qui découvre le jardinage, a un lourd passé en Afrique, Hélène, la peintre, essaye de vivre le début d’une nouvelle assion amoureuse, Yolande a souffert de l’absence d’attention de son père. A soigner les autres, Octave a-t-il prêté assez attention à sa famille jusqu’à l’accident de Claire? La grande maison, d’abord vide, ou plutôt peuplée du fantôme de Claire et de l’absence d’Anna, va devenir le réceptacle des passés des autres, qui vont prendre plaisir (parfois charnellement…) à y venir puis à s’y retrouver même en dehors des heures qui leurs sont attribuées. « Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité » (Ecclésiaste 1; 1:2), cette parole du roi Salomon, au tout début de l’Ecclésiaste, est peut-être le fil conducteur non-dit du récit proposé avec brio par Jeanne Benameur. J’ai beaucoup aimé ce livre, reste une question, est-il judicieux pour le prix du livre en Poitou-Charentes de désigner un livre déjà primé par ailleurs (Grand prix RTL lire 2013) et une auteure qui a déjà reçu le prix en 2009 pour Laver les ombres?

Suivre mes (nos) lectures de la sélection de la Voix des lecteurs 2014 (liens au fur et  mesure des lectures), groupe organisé par Grégory :

Profanes, de Jeanne Benameur, éditions Actes sud (ci-dessus)
Composite, de Denis Bourgeois, éditions Ego comme X
Petites scènes capitales, de Sylvie Germain, éditions Albin Michel
Nativité cinquante et quelques de Lionel-Edouard Martin, éditions Le Vampire actif
N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, de Paola Pigani, éditions Liana Levi