Archives par étiquette : poésie

Les 10 mots de la semaine de la langue française 2016

Voici le retour de la semaine de la langue française, du 12 au 20 mars 2016 sur le thème dis-moi dix mots… la richesse des régionalismes francophones. Cela sera la 21e édition.

Nous avons donc à jouer avec les mots suivants:

  • « chafouin » et « fada » (en France)
  • « poudrerie » et « dépanneur » (au Québec)
  • « lumerotte » et « dracher » (en Belgique)
  • « ristrette » et « vigousse » (en Suisse)
  • « tap-tap » (« en » [sic sur le site, j’aurais dit à] Haïti)
  •   « champagné » (au Congo).

Affiche Dis-moi dix mots 2016Pour les définitions, il faut aller voir par là… la drache devrait pouvoir répondre à la poudrerie… même s’ils proposent ici le verbe dracher.

En attendant, je vais chercher mes commissions (ch’ti) au dépanneur (québecois) ou plutôt « à l’arabe du coin » (parisien, même si ces magasins de dépannage sont de plus en plus repris par des chaînes)… Champagné, je trouve que ce mot est plus joli que le verbe correspondant, réseauter, proposé parmi les dix mots de 2011.

Je vais essayer de ne pas flemmarder comme en 2015, où je n’ai pas écrit de texte. Vous pouvez revoir les versions que j’ai proposées en 2008, en 2009, en 2010, en 2011, en 2012, en 2013 et en 2014.

La ballade du calame de Atiq Rahimi

pioche-en-bib.jpgCouverture de La ballade du calame de Atiq RahimiUn livre trouvé parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque. Je vous ai déjà parlé de Syngué Sabour, pierre de patience, du même auteur.

Le livre : La ballade du calame de Atiq Rahimi, éditions de l’iconoclaste, 195 pages, 2015, ISBN 9782913366763.

La présentation de l’éditeur:

« L’exil ne s’écrit pas. Il se vit.
Alors j’ai pris le calame, ce fin roseau taillé en pointe dont je me servais enfant, et je me suis mis à tracer des lettres calligraphiées, implorant les mots de ma langue maternelle.
Pour les sublimer, les vénérer.
Pour qu’ils reviennent en moi.
Pour qu’ils décrivent mon exil. »

Ainsi a pris forme cette ballade intime, métissage de mots, de signes, puis de corps.

Celui qui se dit « né en Inde, incarné en Afghanistan et réincarné en France » invente une langue puissante, singulière et libre.

Une méditation sur ce qui reste de nos vies quand on perd sa terre d’enfance.

Mon avis : je n’avais d’abord pas fait attention aux deux l de ballade… J’ai donc fait une plongée poétique et non une promenade, quoique. Il m’était donc impossible de faire un résumé personnel, j’ai préféré mettre la présentation de l’éditeur. Atiq Rahimi nous emmène à travers le monde, son monde intime, le monde depuis la création (voir le chapitre sur Adam et Eve), le monde de l’exil de sa famille (école à Kaboul, arrestation de son père, exil  en Inde, puis en Europe), le monde de la calligraphie, qui commence par l’apprentissage de l’Alef, le A, cette grande ligne verticale (mais souple…), première lettre de l’alphabet arabe, et de nombreux alphabets en général. Petit à petit, la calligraphie dérive vers la callimorphie, cette représentation de corps à partir des lettres… J’ai beaucoup aimé cette promenade poétique interrompue par ces « dessins », mon préféré se trouve page 144, où Atiq Rahimi souligne des simples mots « sans glose » la callimorphie qu’il a formé avec les lettres de  ÂKHAR-É DJAHÂN, la fin du monde ÂKHAR-É DJAHÂN, la fin du monde, un dessin inspiré de l’Origine du monde de Gustave Courbet. Mais surtout, ne soyez pas rebuté par l’érudition de ce livre, des références à de nombreux auteurs de tous les domaines, si vous ne les connaissez pas, cela n’empêchera pas de vous promener dans l’imaginaire de Atiq Rahimi en écho au vôtre, et vous invitera peut-être à poursuivre la promenade avec d’autres auteurs (Michel Foucault, Pierre Gourou, Paul Eluard, Henri Gougaud et plein d’autres) ou artistes (au premier rang desquels Man Ray…). Bonne lecture et bonne « ballade / balade » !

Logo rentrée littéraire 2015Ce livre entre dans la catégorie roman pour le défi de la rentrée littéraire organisé par Hérisson.

Le Poilu de l’Espanade (à Metz)

Metz, le Poilu de Bouchard, nouvelle version, trois vuesIl y a quelques jours, je recevais un commentaire de Alain Kolb sur un article qui date déjà, concernant le monument au Poilu libérateur de la Moselle à Metz. Avec son accord, je publie ici son texte, qui sera plus visible qu’en commentaire…

Voici le texte d’Alain Kolb

Pour me rendre en ville à pied par le plan d’eau, je passe au moins une fois par semaine devant la statue du poilu. Un jour je me suis imaginé ce qu’il pourrait dire à un passant comme moi. Cela m’a inspirer le poème ci-dessous:

LE POILU DE L’ESPLANADE

Toi qui passe devant moi sans même lever les yeux,
Souviens-toi que c’est moi, allié à tes aïeux,
Qui avons défendu au péril de nos cœurs,
Ce qu’aujourd’hui pour toi sont beauté et douceur.
Laisse-moi te conter la descente aux enfers
De nos générations vouées à Lucifer.
J’ai couru les tranchées de Verdun à la Somme,
J’ai vu souffrir les hommes comme bêtes de somme,
J’ai vu tous les combats et cent mille batailles,
J’ai vu mes compagnons fauchés par la mitraille.
J’ai vu la bête immonde excitée par ces crimes,
Dévorer les entrailles des héros anonymes.
J’ai marché dans le sang des enfants innocents
Que des Nations indignes ont jeté au néant.
Pour nous pas de répits, pas l’espoir d’une trêve,
On giclait de la boue et c’était marche ou crève.
Mes yeux hallucinés, aveuglés par l’horreur,
Ont tant versé de larmes en ces temps de fureur,
Que j’en ai renié, dans l’éclat des rafales,
Nos Dieux bien à l’abri au fond des cathédrales.

Mais le temps a passé sur les terres de Lorraine,
Oubliées les folies et oubliées les haines.
Même si dans le marbre on grave l’épopée,
La mémoire de l’Histoire fini par s’estomper,
Et les hommes affairés à leurs passions vénales
Ne voient plus les dangers des rancœurs ancestrales.
Toi qui marche tranquille avec sérénité,
Si l’air que tu respires en toute liberté
T’apporte le bonheur et te rempli d’espoir,
Pense, que c’est à moi que tu dois ta victoire.
Maintenant au repos, l’âme parée d’airain,
Je contemple le monde rassuré et serein.
Pourtant je n’abdique pas les devoirs de ma charge,
Mon regard vigilant est tourné vers le large.
J’ai toujours l’arme au pied et l’épée à mon flanc,
Prêt à porter plus haut l’étendard triomphant,
Prêt à défendre encore la Terre de mes parents
Pour la léguer intacte à mes petits enfants.
Dormez peuples de France, je garde la maison,
Je veille, l’amour au cœur et l’œil sur l’horizon.

Kolb Alain Avril 2013

Les 10 mots de la semaine de la langue française 2015

Affiche des 10 mots 2015Voici le retour de la semaine de la langue française, du 14 au 22 mars 2015 sur le thème dis-moi dix mots… que tu accueilles. Cela sera la 20e édition. A part deux mots « nouveaux » (wiki et zénitude), les autres mots sont des « mots voyageurs », comme il y a une dizaine d’années. Vous pouvez tous jouer, en ligne, dans les médiathèques et plein d’autres lieux à découvrir sur le site officiel, etc. Je vais essayer de proposer un texte avec ces mots d’ici la fin de la semaine… Et vous, participerez-vous individuellement ou collectivement (de nombreuses bibliothèques, écoles, bistrots proposent des ateliers d’écriture)?

Voici les mots à caser cette année:

amalgame, bravo, cibler, grigri, inuit(e), kermesse, kitsch (ou kitch), sérendipité, wiki et zénitude

Un doute sur une définition? Sérendipité, vous l’utilisez tous les jours? Allez, je vous aide, allez voir par là (chroniques à lire, écouter et/ou voir d’Yvan Amar)…

Vous pouvez revoir les versions que j’ai proposées en 2008, en 2009, en 2010, en 2011, en 2012, en 2013 et en 2014.

Profanes de Jeanne Benameur

Couverture de Profanes de Jeanne BenameurJ’ai poursuivi la lecture des livres pour la voix des lecteurs, voir les titres déjà lus, Petites scènes capitales, de Sylvie Germain, et N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, de Paola Pigani. De Jeanne Benameur, je vous ai déjà parlé de Laver les ombres de Jeanne Benameur, prix du livre en Poitou-Charentes en 2009.

Merci à Grégory qui a organisé ce groupe de lecteurs avec Florence, Jenny, Michèle. Un livre fourni en édition de poche, tout petit, heureusement que j’ai mon visio-agrandisseur maison, même s’il faut que je règle la question de maintenir les pages ouvertes sans casser le dos des livres, les pinces à dessin, ce n’est pas suffisant, les pages ont tendance à se refermer, c’est pénible de retenir chaque page ouverte sous la caméra, et pas très ergonomique.

Le livre: Profanes de Jeanne Benameur, Actes Sud, 288 pages, 2013, ISBN 978-2-330-01428-5 [lu en édition de poche, Babel, 2014, 274 pages].

L’histoire: de nos jours, au printemps, dans une ville indéterminé. Une grande maison avec un jardin. Pour ses 90 ans, Octave Lassalle, ancien chirurgien cardiaque, a convoqué quatre personnes pour qu’elles signent un contrat établi avec son notaire: Béatrice, Yolande, Hélène et Marc vont se succéder auprès de lui toute la journée et la nuit jusqu’à sa mort, chacun aura accès libre à la maison et à une chambre au deuxième étage, une tâche particulière (jardinage, lecture, surveillance de nuit), les tâches quotidiennes continueront à être effectuées par la gouvernante, Mme Lemaire, qui s’efface néanmoins peu à peu. Chacun a un passé plus ou moins lourd, y compris Octave, dont la fille Claire est morte il y a longtemps des suites d’un accident, il avait refusé de l’opérer pour tenter de la sauver, préférant qu’un de ses amis agisse (sans succès), sa femme Anna était repartie vivre dans son Canada natal avec la dépouille. Dans la maison, il ne reste qu’une photo à partir de laquelle Hélène doit réaliser un portrait dans le style de ceux du Fayoum, et la cabane d’enfant dans le jardin…

Mon avis: Jeanne Benameur a choisi un style narratif original, passant de la troisième personne à la première personne, du point de vue d’Octave ou de celui de ses personnages. Si quelques haikus, passion d’Octave (à côté de la lecture de l’Ecclésiaste, lui qui se dit non-croyant), se glissent ici et là, la poésie transpire aussi des pages en prose. Peu à peu, le passé de chacun est révélé, leurs blessures, Béatrice, élève infirmière, chargée de la nuit est née après un frère mort avant sa naissance, Marc, qui découvre le jardinage, a un lourd passé en Afrique, Hélène, la peintre, essaye de vivre le début d’une nouvelle assion amoureuse, Yolande a souffert de l’absence d’attention de son père. A soigner les autres, Octave a-t-il prêté assez attention à sa famille jusqu’à l’accident de Claire? La grande maison, d’abord vide, ou plutôt peuplée du fantôme de Claire et de l’absence d’Anna, va devenir le réceptacle des passés des autres, qui vont prendre plaisir (parfois charnellement…) à y venir puis à s’y retrouver même en dehors des heures qui leurs sont attribuées. « Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité » (Ecclésiaste 1; 1:2), cette parole du roi Salomon, au tout début de l’Ecclésiaste, est peut-être le fil conducteur non-dit du récit proposé avec brio par Jeanne Benameur. J’ai beaucoup aimé ce livre, reste une question, est-il judicieux pour le prix du livre en Poitou-Charentes de désigner un livre déjà primé par ailleurs (Grand prix RTL lire 2013) et une auteure qui a déjà reçu le prix en 2009 pour Laver les ombres?

Suivre mes (nos) lectures de la sélection de la Voix des lecteurs 2014 (liens au fur et  mesure des lectures), groupe organisé par Grégory :

Profanes, de Jeanne Benameur, éditions Actes sud (ci-dessus)
Composite, de Denis Bourgeois, éditions Ego comme X
Petites scènes capitales, de Sylvie Germain, éditions Albin Michel
Nativité cinquante et quelques de Lionel-Edouard Martin, éditions Le Vampire actif
N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, de Paola Pigani, éditions Liana Levi

Le printemps par Véro bis

carte du printemps des poètes à ToursJ’ai reçu une grosse enveloppe de la part de Véro bis. J’ai choisi de mettre en exergue une carte éditée par la ville de Tours pour le printemps des poètes, avec une peinture de Elisabelle et un texte inédit de Alain Boudet:

« Un poème est couché
tout au fond d’un cartable
Un poème tombé d’un cahier
Il a faim
Il a soif
Il est là
Il attend
oublié cabossé racorni
chiffonné plié ratatiné
mais pas désespéré
Il attend l’enfant
et sa voix de pain d’épice
l’enfant qui saura redonner
la douceur d’un chant à ses mots
la couleur d’un ciel à son ombre
dans une rumeur de nuage
Il attend
celui qui saura entrer dans sa lumière
celle qui pourra défroisser son chagrin
Et c’est peut-être toi
qu’il attend ».

Tours, la gare, l'intérieur, 07, ChinonC’est aussi un clin d’œil aussi à « JM », l’un de mes lecteurs qui se rend aujourd’hui justement à , pour assister à la remise des prix du concours de poème sur les céramiques de la gare… dont je vous ai déjà parlé et qui nous avaient mis en relation: revoir les céramiques peintes du côté nord avec Carcassonne, Langeais, Chinon, Arcachon, Cahors, Luchon et, pas photographiés, Vicq-sur-Cère et Amboise, du côté sud avec Azay-le-Rideau, les gorges du Tarn, Loches, Biarritz, Belle-Isle-en-Mer, Josselin, Erdeven, Saint-Jean-de-Luz et Fontarabie, et leurs signatures, Utzschneider et Compagnie, Alexandre de Geiger, Digoin, Paris, Sarreguemines, Simas, Mothes). Si la poésie vous intéresse, je vous invite aussi à rendre visite à Vinvella, qui vous propose une sélection de poèmes dans sa rubrique poésie

Kaléidoscope de photos des escapades de Véro bisRevenons au bel envoi de Véro bis (n’hésitez pas à aller lui rendre visite)! Elle l’a accompagné d’une grande carte avec un montage en forme de kaléidoscope à partir des photographies prises lors de ses escapades…

Cartes à publicité envoyées par Véro bis, mars 2013Elle y avait joint de nombreuses cartes à publicité et des marque-pages… La dernière carte est pour les manifestations autour des 500 ans de la mort d’Anne de Bretagne… dont le cœur a été déplacé du château des Ducs de Bretagne (que vous avez pu apercevoir lors de mon VAN / voyage à Nantes en 2012) au château de Blois.

Cartes à publicité envoyées par Véro bis, mars 2013Parmi les cartes, vous remarquerez deux cartes au format carré, l’une pour une exposition d’Évelyne Plumecocq à Saint-Pierre-des-Corps et l’autre pour une exposition à Rome (Lee Jeffries Homeless au Museo di Roma in Trastevere).

Dix mots 2014, ma proposition

Logo des dix mots de la langue française 2014Voici le retour de la semaine de la langue française, ça sera cette année du 15 au 23 mars 2014 sur le thème dis-moi dix mots… à la folie. Vous pouvez tous jouer, en ligne, dans les médiathèques et plein d’autres lieux à découvrir sur le site officiel, etc. Capucine O a déjà fait une proposition en image et en texte!

Les mots de cette année sont

ambiancer, à tire-larigot, s’enlivrer, charivari, faribole, hurluberlu, ouf, timbré, tohu-bohu, zig-zag

Voici le texte que je propose…

Ouf! Quel charivari!
Un hurluberlu timbré
voulait ambiancer la bibliothèque
en s’enlivrant!
Il avançait en zig-zag
au milieu des livres,
racontant des fariboles
à tire-larigot
dans un tohu-bohu indescriptible.

Vous pouvez revoir les versions que j’ai proposées en 2008, en 2009, en 2010, en 2011, en 2012 et en 2013.

Les 10 mots de la semaine de la langue française 2014

Une fois n’est pas coutume, article culturel ce matin et article « travaux manuels » ce midi… vous comprendrez le pourquoi de cette inversion dans quelques heures…

Logo des dix mots de la langue française 2014Voici le retour de la semaine de la langue française, ça sera cette année du 15 au 23 mars 2014 sur le thème dis-moi dix mots… à la folie. Vous pouvez tous jouer, en ligne, dans les médiathèques et plein d’autres lieux à découvrir sur le site officiel, etc. Je vais essayer de faire un texte avec ces mots… Et vous, participerez-vous individuellement ou collectivement (de nombreuses bibliothèques, écoles, bistrots proposent des ateliers d’écriture)? Capucine O a déjà fait une proposition en image et en texte!

Voici les mots à caser cette année:

ambiancer, à tire-larigot, s’enlivrer, charivari, faribole, hurluberlu, ouf, timbré, tohu-bohu, zig-zag

Vous pouvez revoir les versions que j’ai proposées en 2008, en 2009, en 2010, en 2011, en 2012 et en 2013.

Amers suivi de Oiseaux, de Saint-John Perse

Couverture de Amers suivi de Oiseaux, de Saint-John PerseUn livre qui est depuis longtemps dans ma bibliothèque, je l’avais commencé mais pas terminé, il avait encore un ticket de métro parisien version « verte » comme signet… J’ai recommencé au début et suis venu à bout de ce recueil de poésie (en prose pour l’essentiel) de Saint-John Perse, prix Nobel de littérature en 1960.

Le livre : Amers suivi de Oiseaux, de Saint-John Perse, collection poésie / NRF, éditions Gallimard, 171 p., 1992, ISBN 2070302482 [1ère édition: 1957 pour Amers, 1961 pour Poésie, 1963 pour Oiseaux).

L’histoire : pas facile de résumer un recueil de poésie, même  l’éditeur ne propose pas de texte en quatrième de couverture ou sur son site… Disons simplement qu’il est question de mer et d’amour…

Mon avis: un texte difficile d’accès, au vocabulaire riche, de la poésie en prose dans laquelle il faut entrer, un peu comme dans une mer trop froide… Un petit mouvement de recul à l’entrée dans l’eau, et puis on se laisse porter par le texte…

Pour aller plus loin : voir le site de la fondation Saint-John Perse.

 

Dix mots 2013, ma proposition

Affiche des 10 mots de la semaine française 2013Voici le retour de la semaine de la langue française, ça sera cette année du 16 au 24 mars 2013 sur le thème désir de français. Vous pouvez tous jouer, en ligne, dans les médiathèques et plein d’autres lieux à découvrir sur le site officiel, etc.

Les mots de cette année sont

atelier, bouquet, cachet, coup de foudre, équipe, protéger, savoir-faire, unique, vis-à-vis, voilà

Comme Marlie l’a rappelé l’autre jour, les journées européennes des métiers d’art se profilent du 5 au 7 avril 2013 (voir le programme en Poitou-Charentes), j’ai donc choisi ce thème des artisans d’art pour ma proposition 2013… N’hésitez pas à aller à la rencontre de ces artisans spécialisés et à acheter leurs créations!

À l’ombre des arbres d’un petit square
Voilà l’atelier de l’artisan d’art,
Son apprenti, son équipe,
Protégeons son savoir-faire unique,
Le cachet de ses créations
Vis-à-vis de la mondialisation
Qui telle une pieuvre
Menace son dernier chef-d’œuvre
Qu’il ne soit pas le bouquet final
De ses créations artisanales
Pour lesquelles nous avons le coup de foudre
Mais acheter ne savons nous résoudre.

 

Poitiers, enseigne, 05, le loup blanc Grand ruePS: ces métiers sont variés… Je vous invite à revoir des enseignes dont un certain nombre ont été réalisées par des artisans et/ou des artisans d’art… Ci-contre une enseigne créée par Olivier Monteil pour un magasin indépendant (ils deviennent rares aussi) de Poitiers, suivre le lien ou clic sur l’image pour en voir plus!

Vous pouvez revoir les versions que j’ai proposées en 2008, en 2009, en 2010, en 2011 et en 2012.