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Une journée à La Rochelle…

Je suis allée samedi dernier à La Rochelle pour passer voir de Maxime Lemoyne à la galerie Bletterie (plus d’infos ici)…

… n’hésitez pas à passer le voir, il y est jusqu’au 25 mars 2017! Une belle rencontre (et j’ai acheté l’un de ses collages)… Encore merci pour cet instant d’échange!

La gare de La Rochelle, 06, le panneau de mosaïque avec les bateauxAprès la sortie de la gare (un petit coup d’œil aux belles mosaïques…)

oups! le monument aux soldats et marins morts de 1870 est en plein chantier !

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 1, de loin dans le squarePlus rien à voir avec ces vues de 2001!!! A voir dans quelques mois…

… de même que l’hôtel de ville, toujours sous échafaudages après le gigantesque incendie du 28 juin 2013 (revoir la statue de Henri IV, le monument à Jean Guiton est enfermé dans le chantier et la plaque à Léonce Vieljeux inaccessible).

J’ai aussi pris quelques dizaines d’autres photographies, en attendant que je me secoue pour écrire des articles!

Retrouvez Maxime Lemoyne à La Rochelle à partir du 9 mars 2017!

Il y a juste un an, je découvrais le travail de Maxime Lemoyne à la boutique des arts ménagers (121 rue de Charonne – il y a toujours des artistes à découvrir) du magazine Causette mais n’avais pas pu le rencontrer. En ce mois de mars , il va élire domicile à la galerie Bletterie à La Rochelle, du 9 au 25 mars 2017. En plus de présenter son travail sous le titre de « Dissimule », il propose  » deux ateliers de dessin d’après modèle vivant les samedis 11 et 18 mars de 10h à 12h. Ces ateliers sont ouverts à toute personne de tous niveaux, pour une découverte ou pour une approche plus personnelle en compagnie de l’artiste.  Les séances pourront être axées particulièrement sur le travail du trait et du noir.  Apportez des crayons 4b, des mines de graphite, des fusains, de l’encre de chine, des craies noir… et du papier grand format, on s’occupe du reste ! 

Tarif : 30 euros par personne pour les 2 heures
Atelier Bletterie : 11 ter rue Bletterie 17000 LA ROCHELLE« .

Je n’irai pas à l’atelier de dessin, pas de concurrence à mon père, qui est assez dans le thème, beaucoup de gravures ces derniers temps, pas mal de noir, parfois des femmes… et des loups pour la dernière ouverture de son atelier 😉 En revanche, j’irai sans faute voir l’exposition de (voir aussi sur sa page facebook)!

Incendie de l’hôtel de ville de La Rochelle

Hôtel de ville de La Rochelle, statue de Henri IV, 1, position
L’hôtel de ville de La Rochelle, classé monuments historiques, est en feu (28 juin 2013)… Je vous avais montré l’année dernière la statue de Henri IV qui le domine (photographies de juin 2011), et attendant une nouvelle série de photos après restauration du reste des bâtiments, les échafaudages étaient encore en place dans la cour, je vous programmerai assez vite une série sur les allégories telles qu’elles étaient en juin 2011.

Apparemment, les dégâts sont très importants!  Voir le reportage en photographies par le journal Sud-Ouest

Le monument de la résistance de La Rochelle

Monument de la résistance de La Rochelle, vue généralePrès du casino de la Rochelle, à quelques centaines de mètres du monument aux morts de 1914-1918, a été érigé un monument aux Forces Françaises Intérieures / FFI. Il se compose d’une grande stèle à la Résistance, avec la copie de l’appel du 18 juin, une croix de Lorraine et l’inscription « Résistance / 1940-1945 / Forces françaises libres / résistance intérieure »…

Monument de la résistance de La Rochelle, la stèle avec le nom des camps de concentration… et d’une stèle plus petite où est incluse une plaque en bronze dominée par un déporté et qui porte le nom des camps de concentration européens (y compris certains rarement cités, comme le camp de Rawa-Ruska en Ukraine) et ainsi que le nom de camps d’internement en Poitou-Charentes et au-delà, j’espère n’avoir rien oublié dans mon relevé, je reparlerai dimanche prochain des camps de Poitiers / Pierre Levée et Biard (la Chauvinerie aux Montgorges: voir le Frontstalag, le camp de la Chauvinerie et le camp de la route de Limoges, ainsi que le témoignage de Paulette).

Voici la liste qui figure sur la stèle :

Auschwitz
Ravensbruck
Neuengamme
Sachsenhausen
Buchenwald
Mathausen
Dachau
Rawa-Ruska
Struthof
Miranda
Tonnay-Charente
Rétaud
Ferrières
Marans
Saujon
Château-Gaillard
Gué-d’Alleré
Yves
Saint-Simon-de-Bordes
Marignac
Heurtebise
Eysses
Souges
Mont-Valérien
Biard
Romainville
Pierre-Levée
Fort du Ha
Saint-Maurice
Lafond

 

Monument de la résistance de La Rochelle, signature de H. GayotIl porte la signature de Henri Gayot, qui a donné son nom au square où se trouve le monument. Professeur de dessin à La Rochelle, Henri Gayot (1904-1981) fut résistant du groupe « honneur et patrie » sous le pseudonyme de « le normand », déporté, revenu des camps avec de puissants carnets de dessins des camps de Natzweiler-Struthof dans le Bas-Rhin (voir aussi ses dessins dans l’exposition sur ce camp) puis de Dachau en Allemagne. A son retour, il a repris ses dessins et les a fait graver.

Monument de la résistance de La Rochelle, détail du déportéLa stèle est dominée par un déporté de retour des camps, rasé et décharné, portant une flamme de la liberté. L’artiste a utilisé toutes les possibilités de la sculpture, du haut-relief de la flamme et de la main droite à la gravure fine pour les jambes. Une sculpture d’une très grande force, je trouve…

Photographies de juin 2011.

Pour aller plus loin :

– Henri Gayot, Occupation, Résistance, Libération en Charente-Maritime, Comité d’histoire de la deuxième guerre mondiale, 196 pages, 1973.

– le site du camp de Natzweiler-Struthof.

– Service départemental de l’ONAC de Charente-Maritime et l’Union départementale des Combattants Volontaires de la Résistance, La plume, le crayon et le bronze, sources de mémoire – Henri Gayot, un résistant rochelais déporté au Struthof, 2002.

Retrouvez d’autres monuments aux morts et monuments à la résistance sur cet index des monuments aux morts.

Alceste à bicyclette de Philippe Le Guay

Affiche de Alceste à bicyclette de Philippe Le GuayAlceste à bicyclette, de Philippe Le Guay, était passé dans les salles périphériques mais seulement une semaine en ville, à des horaires pas du tout pratiques. C’est comme si CGR ne voulait plus de ses salles en ville, qu’il garde parce que c’était le seul moyen d’ouvrir un autre complexe à l’extérieur, mais ils font tout pour ne pas avoir de spectateurs en ville et pouvoir fermer des salles « déficitaires ». Pour moi, hors de question d’aller aux nouvelles salles de Fontaine-le-Comte, inaccessibles en bus (je n’ai pas de voiture), et je ne suis allée que deux fois en quelques années à Buxerolles, il faut pouvoir y aller à une séance à 17h en semaine si on veut un bus au retour (le samedi, trop peu de bus, attendre 45 minutes, non merci, et pas desservi le dimanche). Ils ont quand même programmé Alceste à bicyclette pour le printemps du cinéma en ville, encore à une heure peu pratique (13h30), mais avec les giboulées, aucun regret pour s’enfermer dans une salle de cinéma.

Le film: de nos jours en plein hiver. Gauthier Valence (Lambert Wilson), acteur à succès notamment dans une série médicale sur une grande chaîne de télévision, souhaite monter Le Misanthrope de Molière dans un théâtre parisien. Il souhaiterait jouer Alceste et confier Philinte à Serge Tanneur (Fabrice Luchini), un acteur qui s’est retiré depuis trois ans sur l’île de Ré après une grave dépression. Serge Tanneur hésite, finit par accepter de faire des italiennes, à condition de jouer Alceste et pas Philinte, finalement, ils se mettent d’accord pour alterner les rôles… mais il ne donnera sa décision -jouer ou pas- qu’à l’issue d’une semaine de répétitions, qui alternent avec des promenades à bicyclette et la rencontre avec Francesca (Maya Sansa), une italienne qui vient de mettre en vente sa maison…

Mon avis: contrairement aux derniers films où il a joué, cette fois, Fabrice Luchini « fait » du Fabrice Luchini! Ce rôle d’acteur aigri et retiré du monde lui va à merveille, n’en déplaise à Pierre Murat qui avait descendu le film en flèche dans Télérama. L’équilibre entre les répétitions (en intérieur ou dans la cour de la maison) et les intermèdes (promenades à vélo, sorties au restaurant, visites immobilières, projet de vasectomie, chut, je ne vous en dirai pas plus) est assez réussi. Alors certes, le scénario n’est pas d’une grande originalité, mais il donne envie d’aller revoir un Misanthrope au théâtre (et de guetter certaines répliques telles « l’effroyable haine »), et j’ai passé un bon moment de détente…

Pour rebondir : voir plus en détail la gare (et ses mosaïques) de La Rochelle, aperçue plusieurs fois dans le film.

Héro et Léandre de Pierre Laurent à La Rochelle

Héro et Landre par Pierre Laurent à La Rochelle, 1, vus de dos

Pour la Saint-Valentin, je réédite cet article sur l’amour tragique de Héro et Léandre…

Article du 7 juin 2012

Dans le jardin des plantes, juste à côté du muséum d’histoire naturelle de la Rochelle, se trouve un groupe sculpté en marbre, présenté au salon des artistes français en 1903, sous le n° 2905, installé à cet emplacement dès 1904, Héro et Léandre, du sculpteur Pierre [Antoine] Laurent (Montluçon, 8 juillet 1868* – ?), dont je vous reparlerai pour le monument aux soldats et marins morts de 1870 (érigé en 1913) dans cette même ville.

*Voir le registre des naissances 1867-1868 de Montluçon, archives départementales de l’Allier, vue numérisée n° 182/241, page de droite. Cet acte porte en mention marginale son mariage à Paris 15e, le 13 mai 1900, avec Marie Constance Monard (ou Momard?), mais aucune indication sur son décès. Son père, également prénommé Pierre, était déjà tailleur de pierres. Impossible de trouver sa date et son lieu de décès, il est encore vivant en 1920 (réalisation du buste de Poilu du monument aux morts de Saint-Clément-des-Baleines).

Héro, prêtresse d’Aphrodite, était amoureuse du beau et jeune Léandre, qui hélas une nuit d’orage va se noyer… (pour en savoir plus sur ce récit mythologique, voir ici, ou alors, (re)lire les Héroïdes d’Ovide).

Héro et Landre par Pierre Laurent à La Rochelle, 2, la signature Pierre Laurent Voici la signature et la date :  » Pierre Laurent / 1903 « .

Héro et Landre par Pierre Laurent à La Rochelle, 3, vue de face Bon, la vue de dos ne vous suffit pas ? Alors, faisons le tour…

Héro et Landre par Pierre Laurent à La Rochelle, 4, vue de trois quarts Héro, vêtue d’une robe moulante, soutient Léandre, nu et mourant…

Héro et Landre par Pierre Laurent à La Rochelle, 5, détail des deux visages Elle semble presque l’embrasser dans la mort qui arrive… même si elle a la tête ceinte d’une couronne végétale et semble-t-il d’un voile (c’est une prêtresse…).

Héro et Landre par Pierre Laurent à La Rochelle, 6, vus de côté En tournant un peu plus, Léandre, cabré, semble se retenir à la vague meurtrière.

Héro et Landre par Pierre Laurent à La Rochelle, 7, l'enlacement Oh, une déjection d’oiseau semble en plus faire saigner le cou des deux amoureux…

Toutes ces photographies datent du 25 juin 2011.

La statue de Henri IV de l’hôtel de ville de La Rochelle

Hôtel de ville de La Rochelle, statue de Henri IV, 1, position Lors de ma dernière visite à la Rochelle en juin 2011, la restauration de l’hôtel de ville n’était pas achevée, mais la statue de Henri-IV flamboyait de toutes ses couleurs retrouvées. Il s’agit d’une statue en céramique polychrome, porcelaine ou grès (d’après le dossier documentaire) exécutée par le céramiste Théodore Deck (Guebwiller, 1823 – Paris, 1891, directeur de la Manufacture de Sèvres de 1887 à 1891) d’après le plâtre original de [Jean] Jules Salmson (Paris, 1823 – Coupvray, 1902) présenté en 1876 sous le n° 3598 au salon des artistes français, à découvrir au centre de cette photographie. Un autre exemplaire avait été attribué dès1876 au Musée de Nérac (Lot-et-Garonne). Il s’agissait de remplacer la statue du 17e siècle détruite lors de la Révolution. Cette statue se trouve dans la cour de l’hôtel de ville (au bout de la flèche jaune sur la photographie ci-dessus).

Hôtel de ville de La Rochelle, statue de Henri IV, 2, vue dans le clocheton

On le voit mieux ici dans le campanile à gauche de la façade sur cour.

Hôtel de ville de La Rochelle, statue de Henri IV, 3, vues de face et de profil

Henri IV se tient fièrement debout, jambe gauche légèrement en avant, main droite à la taille, tenant son gant dans l’autre main… Roi de Navarre, il a habité la ville, roi de France, il s’en est souvent dit l’ami… Il faut dire qu’en 1590, il a autorisé La Rochelle, ville où le culte protestant était autorisé (ainsi qu’à Montauban et Nîmes) par la paix de Boulogne de 1573 (après le premier siège de La Rochelle la même année), à ériger une nouvelle enceinte qui aura toute son importance lors du siège de la ville en 1627-1628 (voir le document pédagogique publié par la ville de la Rochelle et l’article sur Jean Guiton).

Photographies de juin 2011.

Pour en savoir plus : Hôtels de ville de Poitou-Charentes, de Charlotte Pon-Willemsen et Geneviève Renaud-Romieux, Collection Itinéraires du patrimoine, n° 208, édition et diffusion C.P.P.P.C. (Connaissance et Promotion du Patrimoine en Poitou-Charentes), 1999, ISBN : 2-905764-19-8.

La maison dite de Henri II à La Rochelle

La Rochelle, maison Henri II, 01, élévations sur cour Cela fait un moment que je ne vous ai pas emmenés à La Rochelle. Il va vous falloir un peu d’imagination pour le début de la visite… impossible de faire des photographies avec les véhicules garés rue Chaudrier (le 25 juin 2011). A l’origine se trouve un hôtel particulier du 13e siècle, l’hôtel de Baillac, qui fut occupé au 14e siècle par Jean Chaudrier, maire de La Rochelle. Il en subsiste l’un des pignons sur la rue Chaudrier, avec un pignon en pan de bois recouverts d’essentage d’ardoises (des ardoises posées verticalement pour protéger le bois, une technique quasi généralisée à La Rochelle, embruns salés obligent)…

Nous allons faire le tour du pâté de maison pour entrer dans la cour par le 11 rue des Augustins. Les bâtiments sur les côtés du jardin sont récents, construits en 1896, d’après la plaque apposée, pour l’aile gauche par la Caisse d’Epargne et de prévoyance de La Rochelle.

La Rochelle, maison Henri II, 02, l'hôtel particulier Renaissance Ce qui nous intéresse se trouve au fond… Un corps de bâtiment sur la gauche, en légère avancée, qui avait au premier étage le cabinet de travail, un autre corps dé bâtiment avec le logement sur la droite, et une galerie qui les relie. Il s’agit de l’hôtel Pontard. A partir de 1555 et pendant une quinzaine d’années, Hugues Pontard, procureur du roi en Saintonge, se fait construite cet hôtel  » à la mode « , en style Renaissance, occupé par son fils François, maire de La Rochelle en 1567. Ces bâtiments ont accueillis le bureau des finances à la toute fin du 17e siècle, à partir de 1695, puis le corps de ville jusqu’en 1748. Ils ont ensuite été transformés en appartements, la galerie est alors fermée. Rachetés par la ville en 1894, il sont restaurés et remis en état : en 1908, le célèbre photographe Eugène Atget en fait des clichés.

La Rochelle, maison Henri II, 05, galerie du rez-de-chaussée et dépôt lapidaire

L’ensemble abrite le musée de la Société archéologique de l’Aunis, dont le dépôt lapidaire est visible depuis la cour au rez-de-chaussée.

La Rochelle, maison Henri II, 03, le faune à gauche Le bâtiment gauche a les angles renforcés par des contreforts ornés de faunes dont on voit bien les pieds de bouc à gauche…

La Rochelle, maison Henri II, 04, le faune à droite … comme à droite.

La Rochelle, maison Henri II, 06, les clefs des arcs avec têtes animales Les clés des arcs des grandes ouvertures sont décorées de têtes de lion à gueule ouverte ou fermée…

La Rochelle, maison Henri II, 09, détail de la frise … tandis que tout le décor décline le vocabulaire de l’architecture de la Renaissance, avec des colonnes doriques au rez-de-chaussée et ioniques à l’étage, des consoles à pattes de lion autour des lucarnes, et, entre le rez-de-chaussée et le premier étage, une frise composée de bucranes et de médaillons séparés par des éléments verticaux (pas tout à fait les triglyphes que l’on trouve d’habitude, il leur manque un motif plein sur la gauche, voir ici pour un retour sur le vocabulaire) et soulignés de groupes de cinq gouttes… Ils doivent vous rappeler l’hôtel Pélisson que je vous ai déjà montré à Poitiers, construit exactement à la même époque (1557).

La Rochelle, maison Henri II, 07, galerie à l'étage et plafond Les plafonds de la galerie sont richement sculptés.

La Rochelle, maison Henri II, 08, deux autres plafonds de la galerie

Les caissons du plafond sont richement ornés, certains portent les H couronnés d’Henri II (1519-1559, deuxième fils de François Ier et roi de France à partir de 1547), grand constructeur et promoteur de la Renaissance avec son architecte Philibert Delorme. Un peu lèche-bottes, le procureur du roi, Hugues Pontard ?

La Rochelle, maison Henri II, 10, l'escalier et le corps de bâtiment droit

Sur la droite, le deuxième corps de bâtiment, également en légère avancée, renfermait les pièces d’habitation et un grand escalier à cage ouverte.

La Rochelle, maison Henri II, 11, gargouille sur la rue Une dernière petite vue avant de partir, la gargouille qui garde la rue des Augustins.

Pour en savoir plus : voir le dossier établi par le service de l’inventaire de Poitou-Charentes (clic sur la petite flèche bleue en bas du dossier pour avoir plus de photographies).

Le buste de Réaumur à La Rochelle

Le monument à Réaumur par Lemoyne à La Rochelle, 1, vu de loin

Le buste de René Ferchault de « Réaumur /1683/1757 » (c’est écrit sur le socle), entomologiste (spécialiste des insectes) et physicien (fondateur de la métallographie), se trouve à La Rochelle non pas rue de Réaumur mais dans le prolongement, au carrefour de la rue de la Noue. Un peu délicat d’aller le prendre en photographie…

Le monument à Réaumur par Lemoyne à La Rochelle, 2, le buste en bronze sur son haut socle Le petit buste en bronze est posé sur un haut socle. Il s’agit en fait d’une copie. L’original, inauguré le 23 septembre 1899 (donc plus d’un siècle après sa réalisation), avait été fondu pendant la Seconde Guerre mondiale. Le sculpteur Georges Chaumot (dont je vous ai parlé pour le monument aux pionniers de Côte-d’Ivoire et le monument à Pierre Doriole) avait pu en faire un moulage en plâtre, qui a servi à ce nouveau tirage (par la fonderie d’art Susse) mis en place en novembre 1967.

Le monument à Réaumur par Lemoyne à La Rochelle, 3, la signature JB Lemoine Il porte d’un côté la signature et la date « par J.B. Lemoine 177(0?) ». Il s’agit du sculpteur Jean-Baptiste Lemoyne, dit Jean-Baptiste II Lemoyne (1704-1778). [voir plus d’informations en commentaire].

Le monument à Réaumur par Lemoyne à La Rochelle, 4, le profil droit de Réaumur De l’autre côté, l’identification « Mr de Réaumur ». Notez au passage ses cheveux longs.

Le monument à Réaumur par Lemoyne à La Rochelle, 5, le buste vu de face De face, vous pouvez voir l’expressivité de son visage, même si la sculpture est un peu émoussée par ce contre-moulage…

Toutes ces photographies datent du 25 juin 2011.

La Rochelle, le monument aux soldats et marins morts en 1870

En mars 2017, le square Valin de La Rochelle était en plein travaux…

Article du 21 juin 2012 Dans le square Valin de La Rochelle, entre les deux bassins du vieux port, se trouve le monument aux soldats et marins de la Charente-Inférieure morts pendant la guerre de 1870.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 1, de loin dans le squareComme pour celui de Tours (à revoir ici), il n’a été inauguré qu’à la veille de la première guerre mondiale, avec de grandes fêtes du 15 au 17 août 1913, en présence de Jean Morel, alors ministre des Colonies. L’érection de ce monument a traîné… Pourtant, la souscription avait été lancée dès 1885, puis une loterie avait été lancée pour son financement en août 1901 par le Souvenir Français (association qui gère toujours l’entretien de la plupart des monuments aux morts en France). Il se compose d’un haut socle sur lequel sont apposées plusieurs inscriptions (voir ci-dessous), d’un obélisque au sommet duquel se trouve un coq, et d’un groupe sculpté en pierre composé de trois soldats / marins.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 2, la signature de Pierre Laurent Il porte la signature du sculpteur Pierre Laurent, et une date presque illisible, « 191? ». Ce sculpteur a aussi réalisé Héro et Léandre dans la cour du muséum de La Rochelle.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 3, dédicaces et textes Sur la face principale (en haut à gauche), en majuscules, se trouve la dédicace, encadrée de branches de laurier,  » Aux / soldats et marins / de la / Charente-Inférieure / morts pour la patrie ».

Au dos (en haut à droite), l’inscription « mémorial édifié en 1913 / par le souvenir français / avec le concours / de la ville de La Rochelle ».

Sur un côté se lit cet hommage aux soldats (en bas à gauche):

« Combien dorment encore dans leur funèbre couche
En ces pays lointains où le soleil se couche
Sur des sables déserts
Et là-vas dans la brousse il en est beaucoup d’autres
Par les fièvres vaincus soldats autant qu’apôtres
Que l’herbe a recouverts ».

Sur l’autre côté (en bas à droite), on peut lire:

« Depuis l’heure où César a soufflé la tourmente
Partout vous trouverez des fils de la Charente
Pour venger leur pays
Et si jamais leurs noms échappent à l’Histoire
Du moins ce monument gardera la mémoire ».

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 4, le soldat central

Le soldat central, vêtu de son uniforme, semble être un porte drapeau.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 5, le soldat mourant et son casque Sur la droite, un soldat mourant est allongé sur le sol. Son casque a glissé derrière lui.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 10, détail du marin mourant Ah, on voit mieux sous cet angle… Il est en appui sur son avant-bras gauche et lève le bras droit.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 6, le troisième soldat

Le troisième soldat, sur la gauche, est un marin.Il est censé être armé d’un fusil qui a une forme curieuse…

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 9, détail du béret du troisième marin On tourne un peu, pas de doute, couvre-chef (un bachie?) à pompon tenu par une jugulaire, c’est bien un marin.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 7, ancre et coq Au dos du monument, à la base de l’obélisque, est posée une couronne funéraire avec une ancre et une palme.

Tout en haut du monument se trouve un coq, symbole de force et de la France.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 8, de dos Une dernière petite vue de dos…

Toutes ces photographies datent de juin 2011.