Un mini-cordon à la lucette…

Mini cordon orange à la lucette, en comparaison avec deux cordons en laineJ’ai abusé de la lecture, du coup, j’ai du mal à enfiler l’aiguille de ma machine à coudre, et oui, je ne peux encore coudre ou lire ou pratiquer toute autre activité nécessitant une vision précise qu’à petite dose (environ 20 minutes toutes les 2 à 3h, sans équipement basse vision)! La lucette, elle, peut se manier sans regarder de près, voici donc le mini-cordon de 7 cm de long, que j’ai réalisé et qui va vous donner une idée des couleurs qui vont aviver la pochette grise… Un fin fil de coton (acheté chez Défi de toile, qui a fermé son blog, à l’AEF en début d’année 2010), avec en comparaison les cordons en laine pour les  prochaines de Sabine Divoux Gaunet.

Cordon mauve à la lucetteSi vous découvrez la technique, plus d’informations dans le mot-clef lucette.

Pour les curieux, je vous remets un lien sur une démonstration en vidéo.

Ne vous inquiétez pas, de Tian

pioche-en-bib.jpgCouverture de Ne vous inquiétez pas, de TianJ’ai emprunté à la médiathèque la suite de L’année du Lièvre, de Tian, (revoir le tome 1, Au revoir Phnom Penh). Un troisième tome est annoncé.

Le livre : L’année du Lièvre, tome 2 Ne vous inquiétez pas de Tian (scénario, dessins et couleur), collection Bayou, éditions Gallimard, 2013, 116 pages, ISBN 9782070629589.

La présentation de l’éditeur :

Phnom Penh, 1975. Après la prise du pouvoir par les Khmers rouges, Khim, Lina et leur famille sont obligés de quitter la ville sans savoir où aller. Pour avoir tenté de passer la frontière, ils sont arrêtés et transférés dans un village. Ils vont y subir de plein fouet la violence du nouveau régime : les adultes travaillent dans les champs sans relâche tandis que les enfants apprennent à devenir des espions et à se méfier de leurs parents…

Mon avis : un album en couleur moins sombre dans sa forme que d’autres que j’ai lu ces derniers mois sur le sujet du Cambodge, mais plus dur que le premier tome, Au revoir Phnom Penh. Ici, il s’agit de « casser » les intellectuels en les soumettant au travail agricole. Les enfants sont endoctrinés, élevés à dénoncer leurs parents s’ils ne se soumettent pas. Les délateurs peuvent se trouver partout, ne serait-ce que pour améliorer leur propre condition de vie (pas toujours avec succès d’ailleurs). Torture morale, torture physique, disparitions, espoirs des familles peuplent cet album qui donne une autre vision (autobiographique) du génocide khmer vécu de l’intérieur, ne pas oublier, tout montrer, mais avec plus de retenue que dans les albums de Séra  (voir L’eau et la terre, Cambodge, 1975-1979 et Lendemains de cendres, Cambodge, 1979-1993). A découvrir absolument, en attendant la parution de la suite!

Pour aller plus loin sur l’histoire du Cambodge, voir aussi:

L’eau et la terre, Cambodge, 1975-1979 et Lendemains de cendres, Cambodge, 1979-1993, de Séra

L’année du Lièvre, tome 1, Au revoir Phnom Penh, de Tian

L’élimination de Rithy Panh

Kampuchéa de Patrick Deville.

Logo top BD des bloggueurs Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Des financiers à la pistache

Pâte de pistache

Samedi, en passant au marché (désert à cause de la pluie et de la désertion du centre ville pour cause du championnat de France de cyclisme), je prends le temps de m’attarder chez Amandine, et là, je craque, je rachète de la pâte de pistache! Je me dis que ça serait une bonne idée de refaire des financiers. Vent, pluie, que faire d’autre qu’un bon thé avec de petites douceurs maison?

Article du 25 septembre 2012

En allant l’autre jour acheter des céréales chez Amandine sous les halles à Poitiers (mélange maison, non salé contrairement aux céréales industrielles, regardez sur les boîtes, vous verrez, elles ont quasiment toutes du sel), j’ai aperçu le gros pot de pâte de pistache en vrac (vendue au détail en petits pots, la quantité que vous souhaitez)… Je me suis rappelée de deux recettes vues récemment, des petits-beurre à la pistache chez Emmanuelle / le Marquoir d’Élise (sur son blog de cuisine, voir le lien direct sur Effondrille et abat-faim) et des financiers à la pistache chez Moqueplet. J’ai commencé par ces derniers, en respectant la recette (si, ça m’arrive), enfin, sauf le temps de cuisson, au bout de 8 minutes, ils n’étaient pas assez cuits, j’ai finalement mis 12 minutes… Excellents!!!

Financiers à la pistache J’ai deux sortes de moules à financiers, des plus plats (utilisés, je vous montrerai bientôt, pour les barres de céréales) et des plus profonds, utilisés ici… avec en plus des moules ronds, il me restait de la pâte à financier… Ah, il me reste encore de la pâte à la pistache, de quoi faire les petits beurre!

Au fil d’Ariane, de Robert Guédiguian

Affiche de Au fil d'Ariane, de Robert GuédiguianSamedi pluvieux, Poitiers désert (à 17h, 150 places libres au parking Carnot/hôtel de ville, plein d’habitude le samedi, même sans soldes), effet conjugué de la météo, de la crise et de l’annonce des perturbations des championnats de France de cyclisme, plus de un million d’euros de nos impôts (556.000€ ou 843.000€, ce n’est pas clair en subventions du conseil général, pas facile de trouver la somme exacte, 120.000€ de la Région Poitou-Charentes, 120.000€ de Grand Poitiers, plus la « valorisation » de l’intervention des services du Conseil général, de Poitiers et de l’agglomération) pour empirer la situation économique du centre-ville et des magasins autour du Futuroscope (et paraît-il de remplir les hôtels et donner une bonne image de la ville et du Futuroscope)… En attendant, je suis allée au cinéma voir Au fil d’Ariane, de Robert Guédiguian (revoir mon avis sur Les neiges du Kilimandjaro, déjà avec Ariane Ascaride, Gérard Meylan et Jean-Pierre Darroussin).

Le film: à Marseille de nos jours. Ariane [Ariane Ascaride] prépare un gâteau pour fêter son anniversaire, mais au fil des minutes, ses enfants et son mari se décommandent, lui faisant juste livrer des fleurs. Elle prend sa voiture, se retrouve sur le port. Bloquée à un pont-levis, en attendant le passage d’un bateau, elle met de la musique, elle est abordée par un jeune homme à scooter [Adrien Jolivet], il l’emmène déjeuner dans un restaurant de plage tenu par Denis [Gérard Meylan], mais l’abandonne sur place, à la même table que Jack [Jacques Boudet], un habitué, alors qu’il part avec sa copine [Lola Naymark]. Ariane part en taxi [conduit par Jean-Pierre Darroussin], retrouve sa voiture en train d’être enlevée par la fourrière, se fait voler son sac à mains au distributeur… retour en pleine déprime au restaurant, fermé, mais accueillie par le gardien [Youssouf Djaoro]…

Mon avis: un film où l’on a des doutes… jusqu’à la surprenant scène finale qui explique tout, mais chut! C’est peut-être dû aux images de synthèse inserrée sans qu’on les voie vraiment, mais que le cerveau reconstitue comme une anomalie, au scénario aussi, improbable jusqu’aux dernières minutes. J’ai toujours du mal avec les films qui ont des scènes chantées, je trouve que ça « sonne faux », et c’est encore le cas ici pour quelques séquences. A part cette réserve, j’ai beaucoup aimé ce film, tous les acteurs sont très bons. La presse a beaucoup parlé de Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin. Je voudrais souligner le rôle de Youssouf Djaoro, ancien gardien du muséum d’histoire naturelle de Marseille (il y a une scène assez surréaliste dans ce beau musée fermé pour rénovation), devenu gardien du restaurant, hanté de cauchemars qu’il vit dans sa cabane peinte d’un grand décor africain. Robert Guédiguian joue sur les contes, les rêves, les peurs exprimées ou non, au premier rang desquelles la peur de l’abandon (d’Ariane par ses invités à son anniversaire, mais pas que)… Vite, allez le voir, il reste encore une journée pour la fête du cinéma et j’espère qu’il restera encore un peu à l’affiche!

Le haricot magique, 21, pages 4 et 5, points de feston

Haricot magique, pages 4 et 5, fixation des tuiles et des briques au point de festonComment ça, vous ne voyez pas la différence par rapport à l’étape précédente? Bon, certaines briques ont pu bouger, mais c’est vrai que cela ressemble beaucoup à ce que c’était…

Haricot magique, pages 4 et 5, fixation des tuiles et des briques au point de feston, détailEt oui, de près, ce sont des dizaines de points de festons que j’ai réalisés pour que les briques et les tuiles résistent au bébé! Pour la fumée, je me suis contentée d’un point avant. J’ai aussi décousu un coin de la pelouse fleurie, pour ajouter du molleton. Il me reste à planter des fleurs dans la partie inférieure avant de passer à la page suivante!

Pages de 40 sur 40 cm (donc ici 40 cm de haut sur 80 cm de large).

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Une pochette grise au tricot

Pochette grise, le rectangle tricotéIl y a déjà fort longtemps, j’avais réalisé une pochette au tricot avec des points particuliers. J’ai voulu en faire une autre toute simple en jersey, avec de la laine chinée grise, déjà beaucoup utilisée (un pull avant le blog, une souris, une poule, un chaton gris), tricotée en double en 4,5. 35 points (22cm) et 34 cm de haut, un peu monotone, mais pas besoin de compter ni de vraiment regarder, cela repose ma vue! Je vais faire une doublure colorée qui reviendra sur les rebords, qui pour l’instant roulent!

Championnat de France de cyclisme à Poitiers… ville désert(é)e!

Poitiers, championnat de France de cyclisme sur route, 29 juin 2014 sur le viaduc des rocsDepuis quelques jours (et il y a quelques mois), la presse et les collectivités locales nous ont rebattu les oreilles avec les Championnats de France 2014 de cyclisme sur route, « à Poitiers et au Futuroscope« . La semaine dernière encore, la fédération française de cyclisme (tous dopés!) exigeait que les bistrots de la place d’Armes remballent leurs terrasses. Après négociations, ils ont dû les enlever pendant quelques heures et ont pu partiellement les remettre à d’autres heures, en manipulant des dizaines de tables et des centaines de sièges. Cela nous coûte plus de un million d’euros en impôts qui n’iront pas à d’autres choses plus urgentes: 556.000€ ou 843.000€, ce n’est pas clair en subventions du conseil général, pas facile de trouver la somme exacte, 120.000€ de la Région Poitou-Charentes, 120.000€ de Grand Poitiers, plus la « valorisation » de l’intervention des services du Conseil général, de Poitiers et de l’agglomération, tout cela pour empirer la situation économique du centre-ville et des magasins autour du Futuroscope. Selon la ville de Poitiers et le conseil général, largement relayés par la presse locale, il y aura 3€ de retombées pour 1€ de subvention, en remplissant les hôtels et en donnant une bonne image de la ville et du Futuroscope (à une quinzaine de kilomètres, rappelons-le), avec 100.000 spectateurs, pas vus en ville en tout cas!

En tout cas, voici ce que j’ai pu observer samedi et dimanche.

Poitiers, championnat de France de cyclisme sur route, 28 juin 2014, 10h30, place vide

Samedi. 8h20, départ pour le marché, il pleut mais pas question de prendre le bus, ils sont interrompus entre la gare et la place du marché Notre-Dame… Je prends donc la rue Renaudot et doit sérieusement négocier pour pouvoir traverser à pied la rue Victor-Hugo (en face du 3 rue Victor-Hugo, pas loin du lycée et du portail des Augustins). Le départ (des amateurs) n’est pourtant que dans une heure et la rue est déserte… Je fais tranquillement mon marché (vu qu’il n’y a strictement personne) et une pause café avec quelques habitués (dont Olivier) Aux arts. Retour à 10h30, il ne pleut plus, les amateurs ont fait leur « faux départ » (ils rejoignent en fait en peloton le vrai départ à 10km), les terrasses sont partiellement ressorties, la place est absolument déserte, la rue Victor Hugo aussi. D’habitude, il y a quand même des gens qui circulent, pour aller au marché ou dans les magasins des rues piétonnes. Je suis ressortie à 17h, pour aller au cinéma (voir Au fil d’Ariane, de Robert Guédiguian), la place était toujours quasi déserte, les rues piétonnes à peine comme un jour de semaine, en tout cas pas comme un premier samedi de soldes, et il y avait 150 places libres au parking Carnot/hôtel de ville, plein d’habitude le samedi, même sans solde.

Poitiers, championnat de France de cyclisme sur route, 29 juin 2014 sur le viaduc des rocs désert une demi heure avantDimanche, 10h15, je fais un crochet par le viaduc des Rocs / Léon-Blum, pour aller chercher le pain, la course hommes passe dans une demi-heure, il n’y a que les services techniques qui bloquent le trafic et un journaliste qui s’ennuie, assis sur le muret (tiens, il faut que je vous montre comment il a fallu des mois pour faire passer les trottoirs du noir au blanc et avoir enfin un abribus). Où est la « grande fête populaire »? Sans doute vers le vrai départ, ou sur le parcours de 22km que les coureurs vont prendre 10 fois, avec du vent et sans doute quelques averses.

Poitiers, championnat de France de cyclisme sur route, 29 juin 2014 sur le viaduc des rocs, quatre vues

10h46 (oui, j’ai quand même attendu qu’ils passent). Le peloton déboule depuis la descente de la rue de Verdun, ils n’ont même pas dû apercevoir le monument aux morts de 1914-1918. 3 secondes plus tard, plus personne… Espérons qu’il y a quand même des spectateurs sur le parcours plus loin, et que ces gens dépensent, avec les équipes, les 3 millions d’euros promis par nos chères collectivités locales!

PS: sinon, j’ai fini par ouvrir un compte twitter… @veroduj. Je ne sais pas encore si je l’utiliserai beaucoup mais j’y relaierai mes articles de l’après-midi (lecture, cinéma, patrimoine)… et je l’ai testé ce matin depuis le viaduc, même si je n’ai pas encore d’abonnés (enfin, si, 4!).

Bienvenue dans la famille, 3, quelques feuilles

Bienvenue dans la famille, le chat, un poupon et quelques feuillesJ’ai donc décidé d’appliquer plus ou moins le principe de Luna, 15 croix par jour… enfin, là, du coup, une feuille et encore, une seule couleur des feuilles qui entourent le premier poupon, toujours selon la grille Bienvenue dans la famille, de Perrette Samouïloff, parue dans Plaisir de broder, point de croix, n° 25, janvier/février 2013, sur une toile à gros trous (toile plastifiée trouvée dans une pile de coupons chez Tiss’affaires à Poitiers), avec l’éclairage lumière du jour, car j’ai toujours beaucoup de mal à broder.

Les étapes de cette broderie: le chat, le premier poupon, …

Le monument aux mères françaises par Henri Marius Petit à Metz

Scène d'accouplement, sculpture gothique sur un chapiteau dans l'église de Payroux, Vienne, vue rapprochéeJ’ai déjà abordé plusieurs fois sur mon blog la famille… depuis Comment on fait des bébés? (A poil, au Moyen-Âge aussi!)

Poitiers, le bonheur maternel par Etex, 4, vu de trois quarts jusqu’au bonheur maternel

Poitiers, la douleur maternelle par Etex à Blossac, 3, vu de trois quartscontrebalancé par La douleur maternelle d’Antoine Etex,

Affiche des fêtes des mères 1942, 1943 et 1944en passant par les  affiches de la France de Pétain pour la fête des mères

La défense de la famille par Boisseau à Paris, dans le square d'Ajaccioou La défense de la famille par Émile André Boisseau…

Mairie de Montreuil-Bonnin, mur 1… ou la famille nombreuse de Marie Baranger dans la mairie de Montreuil-Bonnin.

Monument des mères françaises par Petit à Metz, vue éloignée de dosAujourd’hui, direction Metz, à nouveau sur l’Esplanade (boulevard Poincarré, revoir le cheval de Fratin et Paul Verlaine par James Vibert).

Monument des mères françaises par Petit à Metz, la signature de Henri Marius PetitIl porte la signature de Henri Marius Petit (Paris, 1913 – Boulogne-Billancourt, 2009), élève de Paul Niclausse. Il a présenté cette œuvre au salon des artistes français de 1934 sous le titre de La Maternité et a reçu la médaille d’argent. La ville de Metz l’achète et lui donne un nouveau titre, Monument aux Mères Françaises et l’installe sur l’Esplanade en 1938. Caché pendant la guerre, elle a échappé aux fontes par les Allemands des sculptures en bronze.

Monument des mères françaises par Petit à Metz, la statue de dosLe sculpteur s’est inspiré de Louis Forest, de son vrai nom Louis Nathan, né à Metz le 4 mars 1872, dont il place une citation au dos du socle de la sculpture:

Monument des mères françaises par Petit à Metz, la citation de Forest

« S’il prenait fantaisie à mes amis / après ma mort de vouloir honorer / ma mémoire, qu’ils s’abstiennent de / donner mon nom à une voie publique / ou de graver mes traits dans le bron- / ze ou la pierre. Ils seront mieux ins- / pirés en édifiant sur une place / une statue représentant une jolie femme / de France, avec un bel enfant dans / ses bras, cet hommage me sera le / plus agréable parce qu’il sera ren- / du à la natalité et à la famille / française / Louis Forest »

Monument des mères françaises par Petit à Metz, vue de faceL’artiste a donc choisi de représenter une femme coiffée d’un chignon, assise torse nu, les jambes drapées, et tenant dans ses bras un bébé…

Monument des mères françaises par Petit à Metz, la mère et le bébé… qu’elle allaite…

Monument des mères françaises par Petit à Metz, le visage de la mère… tout en détournant le regard!

Monument des mères françaises par Petit à Metz, le bébé et la poitrine de sa mèreSi elle a les seins bien gonflés, elle a aussi les clavicules bien saillantes!

Le réseau Facebook refuse les photos de nu(e)s, même artistiques (voir l’affaire de l’origine du monde de Courbet ou les photographies du jeu de paume qui a cédé), mais vient d’accepter celles des mères d’allaitantes. Vous croyez que celle-ci passerait??? Je vais essayer!

Pour aller plus loin:  voir le site de Henri Marius Petit

Silex and the City, tome 1, de Jul

pioche-en-bib.jpgCouverture de Silex and the City, tome 1, de JulDepuis le début, j’adore la série Silex and the City, adaptée de sa bande dessinée par Jul pour Arte (à 20h45), j’ai même les 3 premières saisons en DVD (très très rare pour moi, d’avoir un DVD!). Si vous ne connaissez pas, vous pouvez aussi la découvrir en ligne. J’ai aussi eu envie de partager avec vous les albums originaux… en commençant par le début. Un album emprunté à la médiathèque. (Voir la suite avec le tome 2 Réduction du temps de Trouvaille, le tome 3 Le néolithique, c’est pas automatique, le tome 5 Vigiprimate).

Le livre : Silex and the City, tome 1, de Jul (scénario et dessin), éditions Dargaud, 2009, 46 pages, ISBN 9782205061383.

La présentation de l’éditeur:

40 000 avant J.-C. : une vallée résiste encore et toujours à l’Evolution. A l’aube de l’humanité, Blog Dotcom est un « homo-erectus qui se lève tôt » : pour changer tout ça, il décide de se présenter aux élections. Avec une femme pro de Préhistoire-Géo en ZEP (Zone d’Evolution Prioritaire), un fils cadet militant alter-darwiniste opposé à l’usage du feu et de la fourrure, et une fille aînée qui flirte avec Rahan de la Pétaudière, fils à papa héritier du plus gros volcan ? récemment privatisé ? de la région, il n’est pas au bout de ses peines. De la Biennale d’Art Préhistorique Contemporain aux Ancêtres de Don Quichotte, des Dolto-sapiens aux « minorités visibles » néandertaliennes, c’est tout notre théâtre contemporain qui défile en peaux de bêtes, pour une parodie au vitriol de notre société évoluée.

Mon avis: dur début de semaine pour Spam et Blog Dotcom. Le fiston, URL, militant de la cause animale, a jeté dans le volcan tous les vêtements de la famille. Voilà les parents obligés d’arriver au collège Françoise Dolto avec de simples feuilles de vigne. L’ambiance de l’album est donnée, d’autant plus qu’une campagne électorale s’annonce, avec réunions et serrage de main (dangereux, d’aller à l’exposition d’art contemporain)! Dans la série sur Arte, Jul a adapté certains gags pour qu’ils soient compréhensibles aussi par le public allemand, mais série comme bande dessinée surfent avec bonheur sur la transposition de l’actualité dans un monde préhistorique louffoque! A découvrir si vous ne connaissez pas!