Carreaux… rouge et écru

Carré au crochet à damier rouge et écru, fiche n° 26Le titre de la fiche crochet est carreaux bleus et gris, mais je poursuis en rouge et écru 😉 Aucune complexité, mise à par que l’explication ne correspond pas à la photo, il manque les deux fois deux rangs de points ajourés!

Mes huit premiers carrés au crochetVoici l’ensemble, je pense que je vais finir par avoir la couverture annoncée par les copines 😉

Modèles du coffret Carrés au crochet en boîte (de Louise Roberts, éditions Tutti frutti):

Hippocrate aux enfers, de Michel Cymes

Couverture de Hippocrate aux enfers, de Michel CymesAlors que les 70 ans de la libération des camps de concentration sont discrètement célébrés (à part celle d’Auschwitz et Birkenau en janvier 2015 et l’ouverture du Musée de l’Histoire des Juifs Polonais / Muzeum Historii Żydów Polskich ou Polin à Varsovie en octobre 2014), Michel Cymes, dont les deux grands-pères ont été exécutés dans les camps, se penche sur l’aspect éthique des médecins nazis.

Le livre : Hippocrate aux enfers, les médecins des camps de la mort, de Michel Cymes, éditions Stock, 2015, 214 pages, ISBN 9782234078031.

L’histoire : quelques mois après le grand procès de Nuremberg avait lieu le procès des médecins, où un certain nombre étaient absents (en fuite, suicidés, bien protégés par l’industrie pharmaceutique ou récupérés par les armées alliées). L’auteur revient, par de courtes biographies, sur les « travaux » des plus terribles d’entre eux, autorisés ou encouragés par Himmler, la « sélection » des cobayes humains dans les camps de concentration: Sigmund Rascher et Wilhem Beiglböck à Dachau, Aribert Heim à Mauthausen, August Hirt au Struthof, Josef Mengele et Carl Clauberg à Aushwitz et Birkenau, Herta Oberheuser à Ravensbrück.

Mon avis: on a beaucoup parlé de ce livre ces dernières semaines pour la réaction de l’université de Strasbourg (voir plus bas). Le livre est surtout une synthèse claire sur les expérimentations nazies et l’analyse qui montre que ces « recherches » n’avaient rien d’éthique (non consentement des « patients », recherches inutiles), et tout du sadisme. Les derniers chapitres montrent comment les armées américaine, alliées et russe, mais avec moins d’exemples, ont récupéré certains d’entre eux ou une partie des travaux ou hypothèses posées (sur les hautes altitudes), le rôle actif des firmes pharmaceutiques dans la fuite ou l’embauche après libération (anticipée) de certains de ces médecins… Rien de très neuf pour qui connaît un peu le sujet, mais une synthèse de travaux antérieurs qui a le mérite d’être claire et grand public. Je regrette que ne soit pas mentionnés les portraits de tziganes de Dinah Gottliebova réalisés à la « demande » du Dr Mengele juste avant qu’il ne les exécute…

Michel Cymes expose un témoignage (déformé selon son auteur?), selon lequel des pièces anatomiques « collectées » par August Hirt sur les 96 prisonniers qu’il a fait spécialement exécutés au camp voisin du Struthof auraient encore pu s’y trouver en 1970 et ne pas avoir toutes été enterrées au cimetière juif de Cronenbourg avec les restes des corps retrouvés dans les cuves de l’institut d’anatomie. Il a dû insister pour pouvoir visiter les lieux… sans rien y trouver. Si l’université avait vraiment joué la transparence et pu apporter des réponses convaincantes, et si elle avait abordé la question avec une vraie enquête indépendante plutôt que dans la polémique, ce débat n’aurait pas lieu d’être. Cette université n’a apposé une plaque commémorative sur la tragédie qui s’est passée dans ses murs qu’en 2005 et semble avoir un sérieux problème de relation à son histoire… Pour clore le débat, elle pourrait peut-être rendre public (ou à un collège d’historiens et d’anatomistes plus apte à en faire la synthèse) les constatations faites au moment de l’inhumation des corps et des pièces anatomiques qui ont été expertisées et définitivement clore cet épisode qui fait partie de son histoire : August Hirt a mené dans ces lieux des actes ignobles et voulu constituer une collection de pièces anatomiques de référence. [PS: le 19 juillet 2015, la ville de Strasbourg a annoncé que finalement, des bocaux contenant des restes humains issus de ces travaux ont bien été retrouvés à l’université de Strasbourg -un bocal et des éprouvettes- et seront remis à la communauté juive pour être inhumés avec les autres victimes du camp de Struthof. Raphaël Toledano, qui a travaillé sur les 86 victimes du Dr Hirt depuis des années, a pu les identifier grâce à une lettre/inventaire retrouvée récemment].

Pour aller plus loin, suivre le mot clef sur les camps de concentration, ou la sélection de liens suivants:

– Si c’est un homme et  Les naufragés et les rescapés, de Primo Levi,

– les témoignages et récits de , également déportée à Auschwitz, notamment Aucun de nous ne reviendra, Le convoi du 24 janvier, La mémoire et les jours,

– Maus, de Art Spiegelman, tome 1 : mon père saigne l’histoire, et tome 2 : Et c’est là que mes ennuis ont commencé, témoignage en bande dessinée sur la déportation de ses parents.

Lire La peinture à Dora de François Le Lionnais, mathématicien et co-fondateur de l’Oulipo,  déporté à Buchenwald et Mittelbau-Dora, un autre témoignage sur la manière de survivre.

Suivre les mots-clefs ci-dessous et notamment ceux sur les , et plus largement sur la … Revoir aussi L’empereur d’Atlantis, un opéra écrit dans un camp de concentration de Terezin, écrit par Viktor Ullmann avec un livret de Peter Kien, et de nombreux liens dans mon article sur Parce que j’étais peintre de Christophe Cognet, sur la peinture dans les camps de concentration.

Dans les prochaines semaines, je vous montrerai les différents monuments commémoratifs des camps de concentration au cimetière du Père-Lachaise, dont plusieurs pour Auschwitz et ses différents camps annexes (la tombe de Jean-Richard Bloch est juste à côté du monument aux déportés à Auschwitz-Birkenau).

Crosswind de Martti Helde

Affiche de Crosswind de Martti HeldeCrosswind, la croisée des vents, de Martti Helde, est sorti depuis plusieurs semaines et sa projection se termine aujourd’hui à Poitiers. Je n’ai pu le voir qu’hier, j’attendais qu’il passe à un horaire qui me convienne (18h)…

Le film: 14 juin 1941. Erna [Laura Peterson] et Eldur [Mirt Preegel] vivent heureux avec leur petite fille, Eliide [Ingrid Isotamm], quand ils sont arrêtés, embarqués sur des camions puis dans des wagons à bestiaux. Lui d’un côté, elle de l’autre avec la fillette. Direction la Sibérie, elle est placée avec d’autres Estoniens et surtout Estoniennes dans un village perdu, contrainte à travailler à l’abattage des arbres. Privée de nourriture, la fillette décède vite, au fil des mois, des années, elle continue à écrire ses peurs, ses espoirs à son mari…

Mon avis: un film tourné en noir et blanc de manière très originale. Les scènes en Estonie, au début et à la fin, sont tournées de « manière normale », avec une très belle lumière notamment sur le verger de pommiers en fleurs ou lors de la promenade en barque. Tout le reste du film est composé de longues scènes figées, avec des acteurs immobiles. Ici un oeil cligne, là un rideau bouge, mais pas les personnages, seule la caméra se déplace et film lentement la scène, embarquement dans les wagons, vie dans les masures, travail dans la forêt, etc. La scène de fête, avec danse un peu forcée entre les villageois et les déportés, où la mort de Staline est annoncée à la radio, le 5 mars 1953, est surréaliste, d’autres font tout pour associer dans l’imaginaire cette déportation à celles menées par l’Allemagne nazzie, notamment un énorme tas de bottes et chaussures. Je ne suis pas d’accord avec la dernière image, « en hommage aux victimes de l’Holocauste soviétique », Holocauste doit rester aux victimes des nazzis, génocide oui, Holocauste non. Épuration ethnique sans aucun doute, 10.000 Estoniens furent déportés sur ordre de Staline dans cette rafle du 14 juin 1941, la moitié n’en est pas revenu (dont le mari, fusillé 5 mois après son arrivée en Sibérie). Mais il s’agit d’une déportation d’opposants politiques (ou supposés politiques), pas d’une déportation d’hommes considérés comme « inférieurs », triés à l’arrivée pour être soit assassinés directement, soit d’abord utilisés comme du bétail pour finir à leur tour assassinés. Les déportés des Pays baltes ont eu en gros le même sort que les déportés politiques (résistants, etc.) par les nazzis (relire Les naufragés et les rescapés, de Primo Levi pour son analyse des profils de ceux qui ont survécu), ils ont constitué une main d’oeuvre corvéable à merci, avec un taux de mortalité énorme, mais sans plan d’élimination systématique. Les chiffres donnés à la fin mélangent aussi un peu tout. Aux 10.000 raflés de juin 1941 se sont ajoutés 90.000 Estoniens, Lituaniens et Lettons, arrêtés entre le 25 et le 29 mars 1949 et non mentionnés dans le générique, ou plutôt « amalgamés » avec les autres victimes. Pour arriver à plus de 580.000 victimes baltes annoncées à la fin du film, il faut ajouter les déportés en Sibérie, mais aussi les victimes des crimes nazzis (pensez à la famille de Roman Kacew / et relisez Éducation européenne), de la famine, etc. Ces déportations n’ont été dénoncées par Krouchtchev qu’en 1956, début du retour des survivants, et ce n’est que le 14 novembre 1989 que la Russie reconnaît les crimes staliniens et permet l’ouverture partielle des archives et l’annonce officielle des décès. Il ne faut pas minimiser ces crimes contre l’humanité, mais créer l’amalgame ne sert pas au propos ni à établir la « vérité historique ». A cette réserve près, qui concerne des mentions à la fin du film, en générique en quelque sorte, je vous conseille vivement de le voir pour ces longs tableaux quasi muets qui se succèdent, avec juste la lecture des lettres, le film d’un jeune réalisateur (27 ans) dont le grand-père a fait partie des victimes de cette rafle de 1941.

Une belle prairie fleurie…

Troisième compartiment du petit chaperon rouge, le sol avec le chemin et des fleurs brodéesNon, il ne s’agit pas du remake de ma prairie fleurie, pour le concours de Nans-sous-Sainte-Anne en 2013, mais de la prairie pour le . Comme pour la prairie des pages 4 et 5e du haricot magique, j’ai opté pour des fleurs en points de bouclette avec un point de nœud double au milieu, à la place des attaches parisiennes en forme de fleur, pas très sûr dans les mains d’un bébé. J’ai laissé libre la partie la plus proche des futures cloisons, où il y aura des arbres.

Deuxième compartiment du petit chaperon rouge, avec les fleurs brodéesDans la foulée, j’ai fait de même sur le deuxième compartiment de jeu, ce qui habille plus le décor. Il me reste à ajouter le Pouët, pouët sous le seuil, je réfléchis aussi à une « jardinière » sous la fenêtre, et toujours à la chevillette et à la bobinette, clochette c’est sûr, mais comment fixer le tout?

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le  et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le , le

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, un chemin douillet

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs,

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Le marquoir de Maryse pour Nans 2015

Pendant que je termine de poser mes derniers points pour Nans-sous-Sainte-Anne  (voir mes débuts…), Maryse a terminé et envoyé le sien depuis longtemps…

Le Marquoir de Maryse

Nans 2015, marquoir de MaryseC’est Véronique qui m’a parlé de ce concours de marquoirs de Nans [les 2 et 3 mai 2015, par ici le programme], car l’an dernier, j’avais suivi de très près celui des torchons brodés auquel elle avait participé et je lui avais donné le torchon de mon arrière-grand-mère Adorise. Donc cette année, le thème des marquoirs m’a plu et j’ai décidé de participer. J’ai quelque part celui de ma grand-mère Régine qui me faisait broder pendant les vacances quand j’allais chez elle à la campagne, elle brodait des draps magnifiques, des taies d’oreillers… Elle avait tout son trousseau de mariage brodé par elle et sa mère: superbes chemises de jour et de nuit, bustiers… j’étais admirative.
Nans 2015, marquoir de Maryse, détails couture, cuisine, jardinageDonc ce marquoir, je voulais qu’il parle de ces souvenirs d’enfance heureuse avec mes grands-parents: la ferme avec les animaux, le jardin, la broderie, la couture, les confitures quand arrivait l’été. Je ne m’y ennuyais jamais car je participais à la vie de la ferme et de la maison et je suivais partout mon grand-père Léopold (il se faisait appeler par son second prénom, Raoul) qui racontait des histoires incroyables, un vrai conteur à l’imagination débordante et au rire inimitable, toujours accompagné d’une ribambelle de gamins. À table, on était toujours 5, 6, 7 au grand désespoir de leurs parents qui les cherchaient et les attendaient.

Nans 2015, marquoir de Maryse, alphabet, Mexico

Et puis il y a eu le Mexique, via mon mari, et je voulais leur réserver une place particulière dans ce marquoir que j’ai fait là-bas cet été pendant mes vacances. La lumière était propice à la broderie et aux travaux minutieux. Les initiales aux quatre coins sont V (pour Vito, mon mari), P (pour Pablo, notre fils aîné) et D (pour Diego le plus jeune), M bien sûr pour moi.
C’était compliqué de faire loger dans un format aussi petit toutes ces pages de vie, alors j’ai essayé de réserver des espaces distincts en faisant des choix car j’avais d’autres choses à dire (ou plutôt à montrer),

Nans 2015, marquoir de Maryse, la corbeillemais il fallait respecter les règles du concours et insérer en plus un motif du marquoir d’Artémis, ce qui m’a posé problème au départ. Mais j’ai commencé par le faire en premier afin de tourner autour ensuite et installer mes petites scènes personnelles, comme des bulles de BD.

Sources d’inspiration + qqs idées personnelles:
Petits points &Toile de lin, de Marjorie Massey
Marquoirs d’hier à aujourd’hui, de Perrette Samouiloff
Album de Marques, Broderies: Crochet, Guipure, Renaissance, n°258 (N. Alexandre & Cie, Maison Lajeunesse, Paris)
NB. Les motifs, les alphabets et les chiffres choisis ont été pris un peu partout dans les ouvrages cités, ils ont été modifiés et les couleurs changées.

En route pour Nans 2015

Gigny-sur-Suran, exposition autour du fil 2012, 3, marquoir de 1867Le nouveau salon de Nans-sous-Sainte-Anne, s’annonce, les 2 et 3 mai 2015 (par ici le programme) avec son concours d’idées organisé par l’association Anim’à Nans et surtout Maddy et Marlie. Maryse, Emmanuelle / le Marquoir d’Élise et la plupart des concurrent(e)s ont déjà rendu leur copie, la mienne partira d’ici la fin du week-end… Il me reste à poser quelques points.

Cette année, il s’agit d’utiliser la corbeille ou le perroquet du marquoir d’Artémis(e) Chevassus que vous aviez aperçu sur ce blog en 2012 à Gigny-sur-Suran, et d’en faire un ouvrage au quart, soit 190 sur 230 points maximum. Vous pouvez toujours commander le livret du marquoir (suivre le lien qui vous emmènera chez Marlie), même s’il n’est plus possible de s’inscrire au concours.

Le début de la bordure pour Nans 2015Pour ma part, j’ai choisi ma toile de lin d’ameublement jaune, achetée chez Toto il y a longtemps, et qui, grâce à son tissage « effet canevas », me permet de réussir à suivre les fils. Mais cette toile déforme légèrement, les « mailles » étant légèrement rectangulaires. Je l’ai utilisée utilisée la dernière fois pour cet alphabet arabe, et j’arrivais à suivre les points en noir, cette fois, le contraste sera moins important. J’avais tracé quand même en fil noir les limites autorisées pour le concours, mais j’ai finalement réduit le nombre de points en hauteur pour garder une forme rectangulaire à mon ouvrage. Après plusieurs essais, j’ai choisi un motif tout simple pour la bordure. Le fil est un fil de l’Atelier du Pic Vert (qui a fermé depuis), coloris Aventurine, offert par Flo… A suivre!

Le torchon de Véronique D pour le concours d'idées de Nans-sous-Sainte-Anne 2014Revoir mes participations précédentes :

Un chemin douillet…

Chemin à bordure fleurie pour le troisième compartiment du petit chaperon rouge, préparationMe voici maintenant sur le troisième compartiment du plateau de conte du  . Le « chemin » doit être dans la continuité de celui de la « pièce » voisine », mais pas de doute,  le patron fourni n’a pas les bonnes dimensions! J’ai donc refait un patron en papier journal, puis j’ai cousu le chemin ainsi tracé à la machine… J’ai choisi un tissu tout doux, proche de la texture de la polaire.

Chemin à bordure fleurie pour le troisième compartiment du petit chaperon rougeLa couture est ensuite cachée par un joli ruban fleuri que j’ai trouvé chez Tiss’Affaires à Poitiers. Il est parfait et plus facile d’usage que la découpe de de feutrine avec des micro-crantages! Prochaine étape, fleurir la pelouse. Les arbres sont déjà prêts dans la pépinière. 😉

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le  et le haricot magique.

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La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le , le

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs,

Les deux premières pièces

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Pendant que le roi de Prusse… de Zidrou et Roger

pioche-en-bib.jpgCouverture de Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes?, de Zidrou et Roger J’ai lu un avis intéressant sur ce livre à l’occasion d’un TOP BD des blogueurs chez Yaneck / Les chroniques de l’invisible, je l’ai emprunté à la médiathèque.

Le livre : Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes?, de Zidrou (scénario) et Roger (dessins et couleurs), éditions Dargaud, 54 pages, 2013, ISBN 9782505017073.

L’histoire : de nos jours, quelque part. Une vieille dame (Catherine Hubeau, 72 ans), veuve, s’occupe en permanence, seule, de son fils Michel, Michelou, 43 ans. Car celui-ci est handicapé mental suite à un accident quand il était jeune adulte. Il est grand, a pris du poids et vit à l’âge de …. 3 ou 4 ans! Chaque jour, elle l’emmène au parc, aux tables voisines, les gens jouent au échec, mais Michel est rivé à son Puissance 4 auquel il joue avec ses règles. Il attend avec impatience l’heure de son dessin animé à la télévision. La vie n’est pas facile tous les jours…

Mon avis : un titre à rallonge avec un scénariste dont je vous ai déjà parlé pour Les folies Bergères. Une couverture originale aussi… qui se complète au dos de l’album avec la mère qui tient la main de son grand enfant. La page de titre aussi, qui arrive après une dizaine de planches assez mystérieuses, où il est difficile de comprendre ce qui se passe. L’air de rien, l’album aborde de nombreux sujets sur le handicap mental / psychique: le sacrifice de la mère (pourquoi? flou sur le veuvage, l’accident de voiture), la sexualité (location de films pornographiques), les « crises » (épilepsie dans la baignoire? violence en détruisant régulièrement son jeu de Puissance 4). Et aussi le refus de « placer » ce grand enfant dans un centre spécialisé, l’incompréhension de la fratrie, qui logiquement refuse de prendre en charge ce frère encombrant, le refus de la mère de prendre des vacances même avec une amie qui lui propose… car elle doit « repriser les chaussettes du roi due Prusse » ou plutôt lessiver et repasser jour après jour les T-shirts favoris de son fils. Quelques petits instants de bonheur quotidien semblent suffire à cette mère, mais elle vieillit et devra bien se séparer un jour de son fils, le plus tard possible. Voilà pour le scénario, qui aborde un sujet rarement évoqué en bande dessinée ou dans la littérature, avec beaucoup de justesse!

Maintenant, sur le dessin et surtout la couleur, je n’ai pas aimé, trop sombre, trop d’ocres, de bruns. Ce n’est pas la première fois que je signale des couleurs sombres qui ne me plaisent pas, peut-être parce que ma vision des couleurs est un peu déformée. Or le dessin prime dans cet album, avec peu de dialogues et de textes, ce qui rend bien l’impression d’une vie pauvre en échanges verbalisés de cette mère. Certes, il rend bien la relation et la tendresse dans le couple mère/fils, mais je pense que l’album aurait été mieux servi par des couleurs plus gaies, surtout par des fonds plus clairs. Quand une série de cases est entièrement colorée en ocre, brun ou autre mais en nuances ternes, j’ai du mal à distinguer le dessin superposé (enfin, sous-imposé plutôt) à la couleur. Dommage…

Pour le scénario, je vous conseille néanmoins vivement cet album.

Logo top BD des bloggueurs Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

John Dowland par Thomas Dunford au TAP

Le théâtre et auditorium de Poitiers après l'ouverture du viaduc, février 2014Nouvelle sortie mardi dernier dans le cadre de ma saison 2014-2015 au  théâtre et auditorium de Poitiers / TAP. Cette fois, c’était dans l’auditorium, avec un groupe de quatre chanteurs (Ruby Hughes, soprano, Christian Immler, baryton, Paul Agnew et Reinoud Van Mechelen, ténors) dirigés par le jeune Thomas Dunford au luth (clic clic pour voir son site et avoir des liens officiels vers youtube, j’ai mis un extrait ci-dessous). Au programme, le répertoire Lachrimæ de John Dowland (1563-1626).

La salle était pour une fois loin d’être pleine, dommage car ce fut une heure de vrai bonheur, des chants d’amour mélancoliques, des balades, une alternance de morceaux au luth et de morceaux chantés. Le petit récit du contexte historique par Paul Agnew, le ténor anglais du groupe, a été très apprécié.

Et miracle, c’est le premier spectacle de la saison qui commence à 20h30 que j’ai réussi à voir en entier (j’ai choisi surtout des spectacles à 19h30)… mais il ne durait qu’une heure. Ce soir, je vois un autre spectacle à 20h30, mais mon cerveau n’étant pas encore calé sur l’heure d’été, ça devrait aller, pour lui, 22h, ça sera 21h, heure habituelle où il commence à me dire par des bâillements « au lit »!

Extrait sur Youtube:

Chat va vider mon placard, mars 2015

Chats de l'abécédaire country, partie gaucheCela fait plusieurs mois que je n’ai pas participé au SAL (projet de broderie en commun) « Chat va vider mon placard », dont l’organisation est passée de Luna à Minouche. Impossible pour moi de poursuivre mon Bienvenue dans la famille, trop compliqué encore avec ma vue et surtout le codage des couleurs sur la grille, qui sont trop proches et que je n’arrive pas à distinguer. J’ai donc choisi de conserver la toile Aïda « vert noël » (en 5,5) utilisée pour le carnet et le coussinet pique-aiguilles, et choisi un fil contrasté, coloris Vahibe de Anne-So / Gardanimaux. Il me restait à trouver une grille accessible (sans changement de couleur, sans demi ou quart de point) avec des chats… Marlie m’en a envoyé quelques-unes, j’ai mis de côté ce qui me semblait faisable (et j’ai archivé celles avec beaucoup de couleurs), et ai finalement décidé de me reporter sur un projet plus modeste, la grille W (mais je mettrai une autre lettre) parue dans Abécédaire country, Broderie créative, mains et merveilles n° 57, mai-juin 2014.