Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Folie de la brodeuse, une boîte à couture

Une boîte à couture rouge fermée Article édité une première fois le 9 janvier 2008, peu après l’ouverture de mon blog. J’avais hésité à refaire le même modèle pour le concours de Moncoutant, mais j’ai eu peur de ne pas avoir assez de tissu. J’ai cependant gardé l’idée… à voir très vite!

Article original:

J’ai réalisé ce modèle pour un cadeau de noël 2006.

Le modèle : Folie de la brodeuse, par D. Augagneur dans L’art du cartonnage, création et techniques, deuxième édition revue et corrigée, éditions l’Inédite, 2004, ISBN 2-908894-49-1.

Les matériaux : du carton gris de 2 mm d’épaisseur ; un morceau de tube en carton récupéré ; de la carte légère (en fait, de la récupération de boîtes de gâteaux) ; du tissu acheté au poids ; de la bourre synthétique ; de la colle vinylique spéciale forte adhésion ; de l’élastique de 5 mm de large ; des accessoires de couture pour la garniture.

Une boîte à couture rouge ouverte La réalisation : il faut vraiment suivre le modèle pas à pas. Il m’a fallu une mise sous presse assez longue pour bien faire tenir et surtout ajuster exactement l’ensemble. Le collage de chaque morceau de tissu sur la carte légère doit être très précis, sinon, le montage final sera impossible.

Post scriptum : cette boîte à couture était accompagnée d’un étui à ciseaux.

Le même modèle est présenté sur le site du club des Magouillats, avec des réalisations par différentes personnes, Muriel, Olivia, Marie-Laure, Annie L.

Le monument aux morts de 1914-1918 à Cahors

Cahors, monument aux morts de 1914-1918, 1, vue de face

Pour cette semaine qui se terminera le 11 novembre, j’ai choisi de vous présenter chaque jour un monument aux morts de 1914-1918 dont j’ai fait les photographies ces trois dernières années… Ne vous étonnez donc pas de voir cette semaine trois articles par jour, pour les lectures (cet après-midi et mercredi), je suis restée dans le thème des deux dernières guerres mondiales…

Le monument aux morts de Cahors a été inauguré tardivement, le 10 novembre 1935. Il a été conçu par l’architecte Maurice Barthet (1887-1958) à partir d’un groupe sculpté de François Sicard (1862-1934), sculpteur dont je vous ai parlé pour les atlantes de l’hôtel de ville de Tours et pour le buste du poète Racan.

Ce groupe se compose de deux statues debout, représentant le soldat de retour de la guerre et sa femme qui l’a attendu. À l’origine, il s’agit d’une commande de l’État de plâtres à différents artistes pour le défilé de la victoire en 1918 à Paris sur les Champs-Élysées. Le soldat fut ensuite présenté au salon des artistes français de 1927, sous le numéro 3562. Acheté par l’État, ce Retour du soldat n’a pas été affecté à une commune et ne l’est finalement qu’en décembre 1934, juste après la mort de l’artiste, à la ville de Cahors. Le modèle en plâtre du groupe complet est conservé au musée des beaux-arts de Tours. Les deux statues du groupe sculpté encadrent une large stèle portant la liste des soldats morts, surmontée de l’inscription « Aux enfants de Cahors / morts pour la France / 1914 / 1918 ». Les noms des morts des autres conflits ont été ajoutés postérieurement, ceux de 1939-1945 sont peu lisibles, masqués par les statues.

Cahors, monument aux morts de 1914-1918, 2, dédicace Au dos se trouve la dédicace :  » Ce monument a été érigé / par souscription publique / monsieur Jacquier / étant préfet / monsieur A. de Monzie / député du Lot / président du conseil général / étant maire de Cahors / MCMXXXV « .

Cahors, monument aux morts de 1914-1918, 3, signatures

La signature mentionne : « F. Sicard statuaire / membre de l’institut / M. Barthet architecte SADG / E. Mompart sculpteur / G. Soupiré entrepreneur « . La sculpture ornementale du monument a été réalisée par Émile Mompart, qui signa plusieurs monuments aux morts dans le Lot.

Cahors, monument aux morts de 1914-1918, 4, le soldat, la mère et le bébé

La stèle sépare les deux éléments du groupe sculptés, comme deux étrangers qui se ré-apprivoisent peu à peu, à gauche le soldat, en face, sa femme portant leur bébé.

Cahors, monument aux morts de 1914-1918, 7, vue de côté On voit peut-être mieux ainsi la distance qui les séparent.

Cahors, monument aux morts de 1914-1918, 5, deux vues du soldat Le soldat porte sa tenue réglementaire, avec le casque de Poilu, mis en service en 1915.

Cahors, monument aux morts de 1914-1918, 6, deux vues de la mère et du bébé

Voici un détail de la mère, aux traits raides, vêtue d’une longue robe recouverte d’une cape, tenant au creux de son bras gauche leur enfant endormi.

Cahors, monument aux morts de 1914-1918, 8, vue de dos Le dos est massif, dominé par l’inscription patriotique « Pro Patria » (à la patrie).

Vite, de nouvelles mitaines!

Des mitaines, la première Avant la pluie depuis jeudi, nous avons un premier coup de froid… Je me suis dit que de nouvelles mitaines bien montantes seraient pas mal pour les sorties au boulot, parce que ce n’est pas facile de prendre des notes et des photographies avec des gants. J’ai pris le modèle qui vient de sortir dans le Modes et travaux spécial fête (H5, novembre 2012)… Il me reste à tricoter la deuxième et à les assembler. La laine est la même que pour le gilet pour mon père.

Dans la même revue, j’ai réalisé un autre modèle de mitaines, adapté un point fantaisie pour un carré au tricot, et réalisé un chat rigolo au tricot.

Mémoire individuelle (Boris Cyrulnik) et mémoire collective (camp de la Chauvinerie à Poitiers)

Couverture de Sauve-toi, la vie t'appelle de Boris Cyrulnik

Un livre lu chez mon père lors de mon dernier séjour.

Le livre : Sauve-toi, la vie t’appelle de Boris Cyrulnik, éditions Odile Jacob, 2012, 291 pages, ISBN 9782738128621.

L’histoire : Bordeaux, 1944. Boris Cyrulnik est né en juillet 1937. Le 9 janvier 1944, il est arrêté dans une rafle de juifs à Bordeaux. Il était alors caché chez une institutrice, Marguerite Farge. Il se rappelle sa mère, qui l’a placé dans une pension pour tenter de ses sauver, de son père, engagé volontaire dans la légion étrangère, blessé, arrêté comme juif, à qui il a pu rendre visite dans un camp (en 1942?) avant sa déportation. Après la rafle, les juifs ont été rassemblés dans la synagogue, le jeune Boris réussi à se cacher dans les toilettes puis à s’échapper grâce à la bienveillance d’une infirmière sous les jupes d’une femme mourante, commence alors la vie d’un enfant caché sous le nom de Jean Laborde jusqu’à la fin de la guerre. Après guerre, il est contraint au silence et au secret, personne ne le croît… Ce n’est que bien plus tard, à l’occasion de conférences, d’émissions de télévision, qu’il est contacté par d’autres protagonistes de ses jours sombres et peut confronter ses souvenirs à la réalité, la reconstruction de la mémoire, les occasions perdues d’avoir d’autres informations, le procès Papon…

Mon avis : en tant que psychiatre, Boris Cyrulnik a théorisé et expliqué la résilience, cette capacité des traumatisés à vivre avec leur passé, quitte à recomposer la réalité pour qu’elle soit vivable. S’il a plusieurs fois parlé ces dernières années de son propre passé, c’est la première fois que l’auteur raconte sa propre histoire en l’analysant, en confrontant ses souvenirs à la réalité, en racontant la longue phase d’enterrement des souvenirs (insoutenables pour ceux à qui il a tenté de raconter), puis leur lente remise au jour et confrontation à la réalité qui se révèle au fil des rencontres. Les grandes lignes n’ont pas changé, mais les détails, si, ainsi, l’infirmière qui l’a cachée n’était pas blonde mais brune, etc. Reste une incertitude pour lui, dans ses souvenirs, il se voit beaucoup plus petit (3/4 ans) qu’il n’était en réalité (6 ans). Ayant raté une rencontre avec une personne qui aurait pu l’éclairer sur ce mystère, celui-ci restera entier… Mais avant la rafle de janvier 1944 dans laquelle il a été arrêté, il y en a eu bien d’autres à Bordeaux, notamment en 1942, celles-ci se sont-elles superposées dans sa mémoire à celle de 1944? Un texte très intéressant, ici sur la mémoire individuelle, mais il faudrait aussi s’interroger sur la mémoire collective.

Au sujet de la mémoire collective, à Poitiers, quel processus a abouti à l’oubli quasi total du camp de la Chauvinerie, près de la caserne Ladmirault? Ici, on parle du camp de la route de Limoges, mais jusqu’à récemment (fouilles archéologiques préalables à la zone des Montgorges), pas du Frontstalag 230 (camp d’internement allemand), où fut interné Léopold Sédar Senghor et qui est devenu, en 1945, un camp d’internement de prisonniers allemands où des centaines d’entre eux, parmi lesquels 100% des enfants, sont morts, une partie lors du transfert, puis suite à l’accaparement des vivres par les responsables du camp : voir en 2002 l’article de Loïc Rondeau, Prisonniers et civils allemands dans la Vienne (1945-1948) (Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, tome 109, n° 4, 2002, p. 217-227), un article publié en 2005 de Denis Peschanski intitulé Morbidité et mortalité dans la France des camps (paru dans « Morts d’inanition ». Famine et exclusions en France sous l’Occupation, Isabelle von Bueltzingsloewen (dir.), Rennes, PUR, 2005, p. 201-212), et les études encore inédites suite aux fouilles de 2008 (compte rendu au cours d’une conférence lors des journées du patrimoine 2012, mais toujours pas de publication)… Comment toute une ville, y compris les associations d’anciens combattants (il ne figure pas dans la liste des camps d’internement de la Vienne édité par l’office national des anciens combattants, peut-elle avoir oublié voire nié l’existence de ce camp???

Alors qu’un camp de prisonniers allemands a fait l’objet d’une vraie fouille donnant de nombreuses informations en Normandie en 2006 (camp de la Glacerie à La Motterie), le camp de la Chauvinerie à Poitiers a été livré aux constructeurs sans prescription de fouilles après les sondages de diagnostic… un nouveau quartier est en train de voir le jour, et pour l’instant, pas même un panneau n’est prévu pour rappeler le passé à jamais détruit de ce site… Les historiens (poussés ici par les archéologues) s’exprimeront-ils enfin dans une revue spécialisée ou une revue grand public sur le sujet? Au moins, les Archives départementales ont mis en ligne un inventaire des sources disponibles… [PS la mise en ligne de cet article est parue une grosse synthèse de Véronique Rochais-Cheminée, Sonia Leconte et Jean Hiernard, Des camps oubliés de la Seconde Guerre mondiale dans la Vienne, Revue historique du Centre-Ouest, t. XII, 2014, p. 7-87].

Sur des sujets voisins, voir:

– Maus, un survivant raconte : tome 1 : mon père saigne l’histoire ; tome 2 : Et c’est là que mes ennuis ont commencé, de Art Spiegelman

La rafle de Roselyne Bosch,

Logo rentrée littéraire 2012

Ce livre entre dans le cadre du défi 1% de la rentrée littéraire organisé à nouveau cette année par Hérisson.

 

Dans la maison de François Ozon

Affiche de Dans la maison de François Ozon Quelques fidèles lecteurs attendent mon article sur Poitiers le dimanche à midi… il n’y en aura pas cette semaine, week-end pourri, week-end cinéma! J’ai vu Dans la maison de François Ozon, Amour de Michael Haneke et je verrai en fin d’après-midi Une famille respectable de Massoud Bakhshi. Je vous parle aujourd’hui du plus léger, paru le plus anciennement, il risque donc de disparaître bientôt des affiches… Pour ceux qui attendaient un article sur Poitiers, j’aborderai demain un sujet poitevin en rebond sur le dernier livre de Boris Cyrulnik (Sauve-toi, la vie t’appelle)… [depuis, j’ai aussi vu Une nouvelle amie, Ricky, Frantz de François Ozon].

Le film : de nos jours dans un lycée de banlieue (quelle banlieue, d’ailleurs?). C’est la rentrée scolaire, le lycée expérimente un retour aux uniformes, et Germain Germain (Fabrice Luchini), professeur de français désabusé, hérite d’une seconde où la plupart des élèves ne peuvent pas aligner plus de deux phrases pour parler de leur week-end. Mais voilà que se détache une copie bien écrite, bien construite, par Claude (Ernst Umhauer). Il partage la copie avec sa compagne, Jeanne (Kristin Scott Thomas), galeriste menacée d’expulsion par deux vieilles filles jumelles, nouvelles propriétaires qui ne comprennent pas son « commerce » (il faut dire que l’exposition en cours, sur le sexe et les totalitarismes n’a rien pour les rassurer…). Claude annonce la suite à venir à la fin de sa copie… Au fil des épisodes, il entre dans la maison de l’un de ses camarades, Rafa/Raphaël (Bastien Ughetto), mère au foyer (Esther / Emmanuelle Seigner), père (Raphaël comme son fils / Denis Ménochet)  fan de basket et représentant dans une entreprise qui travaille avec la Chine. De copies en cours particuliers, Germain se laisse embarquer dans une histoire qui finit par le dépasser…

Mon avis : je n’avais plus vu de film de François Ozon depuis le ridicule poulet (pardon bébé aux ailes de poulet) de Ricky… j’avais boudé les suivants. j’y suis allée pour… Fabrice Luchini (revoir mes avis sur Paris de Klapisch, La fille de Monaco de Anne Fontaine), et je n’ai pas été déçue (même si les apparitions de ce dernier en voyeur dans la maison des Rafa frôle à nouveau le ridicule). Nous avons à nouveau un film sur la vie de la famille, en parallèle à la relation prof/élève (oups, apprenant, pas élève, dans le nouveau jargon de l’éducation nationale…). J’ai passé un très bon moment avec un Fabrice Lucchini très brillant et un jeune acteur (Ernst Umhauer) très prometteur dans le rôle de l’élève. Un scénario pas très original a priori, avec l’évolution de l’éducation nationale, les relations profs/élèves, le fonctionnement d’une famille « normale », mais au fil des minutes, on finit par se demander où est la limite entre réalité et fiction, le film et le récit, le récit des rédactions s’inspire-t-il de la réalité ou entre-t-on dans le fantasme ou la littérature??? Si vous ne savez pas quoi faire par ce dimanche pluvieux (en tout cas, ici à Poitiers, il pleut depuis jeudi matin), n’hésitez pas à aller le voir au cinéma!

Pour aller plus loin : le site officiel du cinéaste François Ozon.

Le festival Télérama 2013 et ses films…
Ceux que j’ai vus avant le festival et dont je vous ai parlé (pas beaucoup cette année)

Ceux que j’ai vus pendant le festival

Ceux que je ne verrai pas

  • Moonrise Kingdom de Wes Anderson
  • Margin Call de J.C. Chandor
  • Holy Motors de Leos Carax
  • Tabou de Miguel Gomes
  • The Deep Blue Sea de Terence Davies
  • Les adieux à la reine de Benoît Jacquot
  • Elena de Andreï Zviaguintsev

SAL les petites affaires du Père Noël, septième étape

SAL petites affaires du Père Noël 2012, étape7, les bottes Avec toute la pluie tombée ces trois derniers jours, ce sont des bottes en caoutchouc qu’il lui faut, au père-noël!!!Il reste de la place pour trois étapes… la hotte, les cadeaux et quoi d’autre???

Un grand merci à Marquise la Vache pour ces jolies grilles… (et j’espère que tu me pardonneras, j’ai changé le motif des étoiles)…

SAL petites affaires du Père Noël 2012, étape7, l'ensemble Revoir toutes les étapes :


Retour à Nantes après le voyage à Nantes…

Nantes, nuages et soleils sur le bâtiment Harmonie J’ai passé le week-end dernier à Nantes. Cela a été l’occasion pour moi de compléter mon Voyage à Nantes… réalisé lors un week-end pluvieux de début juillet, et aussi de revoir Mamazerty dimanche pour une promenade bien plus agréable, et même une pause au soleil dans un transat. J’avais vraiment eu la flemme de ressortir à 23h à l’époque sous la pluie battante pour voir l’installation lumineuse de François Morellet sur le bâtiment de la mutuelle Harmonie atlantique au centre de l’île de Nantes. Le bâtiment, construit dans les années 1960, vient d’être rénové par CANAL Atelier d’architecture (Daniel et Patrick RUBIN). Cette œuvre a aussi beaucoup fait parler dans la presse locale et spécialisée en art contemporain… elle indique la météo et le temps qu’il est censé faire dans 4 heures (seulement la nuit…) en allumant soit des nuages (arcs blancs), le soleil (cercle rouge) ou la pluie (tirets bleus)… Le week-end dernier, j’ai pu voir les nuages et le soleil… pas la pluie! Enfin, en vrai, si, un tout petit peu le samedi matin, mais pas sur l’immeuble .

Nantes, cerf et biche du jardin des plantes, quatre vues après démontage de l'oeuvre contemporaine

J’ai aussi pu repasser au jardin des plantes jardin des plantes et voir le Cerf (sans sa biche et son faon) de Georges Gardet sans l’œuvre d’art contemporain, Incident dans la prairie, de Johnny Gaitée (j’ai complété aussi dans l’article d’origine).

Retour sur Estuaire 2012 et mon voyage à Nantes :

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En avant pour Moncoutant 2012 (7)

Concours de Moncoutant 2012, 7, roses au ruban Le salon de Moncoutant (Deux-Sèvres) et son concours approchent (10 et 11 novembre 2012), plus d’informations ici… Le thème est la soie, l’exposition accueillera des femmes de Madagascar.

Nous avions reçu une toile couleur brique, des fils de coton (DMC 4124) et de soie (écrue de plusieurs grosseurs), des rubans, des boutons, toutes les techniques sont autorisées.

Cette fois, avec le ruban étroit, je me suis lancée dans la broderie au ruban… Désolée, j’ai dû mettre le flash pour la photographie et elle n’est pas terrible. J’ai utilisé de point d’araignée pour le motif des roses, le point de tige pour les tiges et le point de bouclette pour les feuilles.

Concours de Moncoutant 2012, 7, l'ensemble Et voilà, les étapes de broderies sont terminées, il me reste à vous montrer l’assemblage final.

PS:

Pour Moncoutant 2012 : le matériel, les contours, la première, la deuxième, la troisième et la quatrième faces, le toit, l’intérieur, la finition, mes achats

Pour Moncoutant 2010 : vous pouvez maintenant voir les préparatifs le tablier lors du concours, le tablier à son retour et la pendouille à ciseaux… ainsi que mes achats.

Pour Moncoutant 2008 : la broderie pour le concours et mes achats.

Un escargot et une frise pour un projet secret

Un escargot et une frise pour un projet secret

Je poursuis mon « projet secret »… après la tortue maori et deux oiseaux sur une branche, voici un petit escargot échappé d’une grille pour pêle-mêle de jardin et une frise, tous deux venant du n° 11 de Passion fil… J’ai déjà brodé cette frise dans un projet plus large avec des roses finitionnées en étui à stylo. J’ai aussi réalisé dans ce numéro des F pour la broderie d’une enveloppe brodée avec des contours en jour d’échelle…

PS: voir la finition, le projet est arrivé à bon port chez Marlie.

Kaboul disco tome 2, de Nicolas Wild

Couverture de Kaboul disco tome 2, de Nicolas Wild

pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé cet album en cherchant la suite du tome 1 dans les bacs de la médiathèque.

Le livre : Kaboul disco tome 2, Comment je ne suis pas devenu opiomane en Afghanistan de Nicolas Wild (dessin et scénario) , éditions La boîte à bulles, 2008, 163 pages plus le bonus non paginé, ISBN 978-2-84953-054-2.

L’histoire : juin 2005, essentiellement à Kaboul. Après un bref passage à Paris, Nicolas Wild retourne en Afghanistan où il est embauché par l’agence Zendagui pour mettre en place une campagne de sensibilisation contre l’opium, « L’opium c’est mal », déclinée sur les boîtes d’allumettes, des autocollants et de grands panneaux dans les rues. La vie façon auberge espagnole s’organise dans la boîte de communication et entre les expatriés, dans des lieux clos et protégés, mais aussi avec des sorties parfois étonnantes (un pique-nique en Kâpîssâ). En septembre ont lieu les premières élections législatives, avec ses collègues, il décide d’aller voir le bureau de vote voisin… où ils ne trouvent guère que des observateurs!

 Mon avis : un album en noir et blanc assez dépouillé (peu de décors) qui rend compte de la vie des expatriés à Kaboul, interrompus par de brefs séjours en France pour l’auteur et pour d’autres membres de l’agence. Une journée d’émeute montre le décalage avec les forces militaires françaises (qui les évacuent, l’ambassade étant trop petite) : un soldat est éberlué de voir des civils à Kaboul, depuis plusieurs années, d’apprendre qu’ils peuvent rencontrer leurs voisins ou la population, être là volontairement alors qu’eux sont cloîtrés dans leur caserne… Nicolas Wild et ses collègues gardent un regard critique sur leur boulot, sur l'(in)efficacité des campagnes contre la production de pavot et d’opium qu’ils organisent. Un récit qui ne manque pas d’humour sur une expérience assez particulière…

Logo 2012 du Top BD des blogueurs, nouvelle version Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.