Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Chasseur cueilleur de Joann Sfar

Couverture de Chasseur-cueilleur de Sfar pioche-en-bib.jpgIl y a quelques semaines, Zazimuth parlait d’un album BD sur la préhistoire, je suis tout de suite allée le chercher à la médiathèque,

Le livre : La Vallée des Merveilles, Tome 1 : Chasseur cueilleur de Joann Sfar (scénario, dessin) et Brigitte Findakly (couleur), éditions Dargaud, 2006, 88 planches plus 15 numérotées de I à XV d’annexes, ISBN 978-2205058659.

L’histoire : dans un temps préhistorique indéterminé (et indéterminable…), deux familles de chasseurs-cueilleurs vivent tranquillement. Un jour, les deux pères partent ensembles pour une partie de chasse où ils rencontrerons des dinosaures, des hommes en train de pratiquer des sacrifices humains, un fou qui veut se battre, des agriculteurs, etc.

Mon avis : le mélange des périodes possibles dans la préhistoire ne me choque pas (pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis préhistorienne de formation), en BD, on peut faire ce qu’on veut tant qu’on ne se veut pas une BD pédagogique, j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié certains volumes de Rahan. Mais cette fois, je n’ai pas du tout mordu à l’histoire, ni vraiment retrouvé le graphisme de Sfar que j’avais bien aimé dans la série du Chat du rabbin (retrouvez mes avis pour le tome 1 : la Bar-Mitsva ; tome 2 : le Malka des lions ; tome 3 : l’exode ; tome 4 : le paradis terrestre ; tome 5 : Jérusalem d’Afrique et l’adaptation au cinéma).

Logo du classement BD de Yaneck Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010 (26), Verschueren, Bonneval, Diaz

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, Bob Verschueren, dans les mangeoires Depuis quelques semaines, chaque jeudi après-midi (quand je ne me trompe pas de date de publication…), je vous emmène à Chaumont-sur-Loire. Je vous rappelle que j’y suis allée avec Jardin zen le vendredi 11 juin 2010. La visite se terminera la semaine prochaine avec mon jardin préféré… Pour celles et ceux qui y sont allés, vous voyez duquel je n’ai pas parlé (ne trichez pas avec les liens ci-dessous, je ne les mettrai à jour avec tous les renvois qu’après le dernier article, dans une dizaine de jours donc). En attendant, je vous présente aujourd’hui quelques œuvres d’art, en commençant par Bob Verschueren, qui les a réalisé plusieurs installations avec des végétaux piochés dans le domaine… J’ai oublié de photographier l’arbre au milieu du bassin (pédiluve), mais vous pouvez le retrouver sur cette page du site du domaine de Chaumont (clic sur l’image du site de Chaumont pour l’agrandir), au fait, il a pour titre  » Réflexion « , deux troncs d’arbre mort qui se reflètent dans le bassin peu profond. De mon côté, je vous emmène dans la galerie du fenil d’abord avec deux oeuvres, la première avec ces branches qui ont pris place des les mangeoires… Peu vers l’avant et de plus en plus en avançant vers le fond de ce bâtiment agricole (je vous rappelle qu’il s’agissait d’une ferme modèle du 19e siècle, d’où la présence des rails pour permettre l’alimentation et le nettoyage des litières à partir de wagonnets).

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, Bob Verschueren, sous vitrine La seconde tout au fond, sous vitrine… Elles ont pour titre  » Le chemin et la contrainte  » et  » L’enjeu « . Je n’ai pas bien vu ce qui là dedans » invite à la méditation sur la passion destructrice des hommes « … (citation du dossier de Chaumont).

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, Bob Verschueren, trône Allez, on traverse la pièce pour aller dans la grange aux abeilles… J’aime mieux ce grand trône qui s’intitule  » Le règne végétal  » (voir les nouvelles photographies de 2011).

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, photographies de Diaz À côté, dans l’asinerie, mais plus pour la beauté du lieu, les photographies d’arbres en hiver ( » Hivert « ) de Marie-Jésus Diaz. Pour les parisiens, certaines de ses œuvres doivent être présentées au musée d’art contemporain Mac/Val de Vitry-sur-Seine… où vit cette artiste espagnole.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, phyloplastie de Karine Bonneval Passons à Karine Bonneval… Elle a massacré (enfin, ça, c’est ma vision) plein de plantes en leur insérant des piercings avec des boutons cousus, des plumes, des perles, ou des collages dans les différentes pièces du château… Je n’ai pris qu’une seule photographie de ces  » Phylloplasties « , avec des œufs de caille (je pense) collés sur les feuilles…

Si ces plantes doivent aujourd’hui être remisées, vous devez toujours pouvoir voir disséminées dans les pièces les œuvres flippantes de Jannis Kounellis (je n’ai pas pris de photographies), il est artiste invité encore l’année prochaine et a semé ses cloches (137 au total, quand même…), ses couteaux et autres dans de nombreuses pièces…

Si vous souhaitez déjà faire un tour, je vous conseille d’aller sur le site du domaine de Chaumont-sur-Loire, vous y trouverez toutes les informations pratiques et une description de chaque jardin du concours 2010, sur le thème Jardins corps et âmes.

Pour retrouver les articles de 2010 / Jardins corps et âmes :

  • un premier aperçu
  • le premier jardin, Métempsycose , conçu par Timothée Blancpain et Philippe Caillaud
  • le deuxième jardin, Hommage à Lady Day, Anne Zaragoza, Jasper Springeling, Berno Strootman et Matthijs Willemsen
  • le troisième jardin, Ma terre, mater, conçu par Olivier Hostiou, ingénieur paysagiste, Marie Forêt et Laurent Weiss
  • le jardin 4, Signes de vie, conçu par Flavio Pollano et Maurice Kanah
  • le jardin 4 bis, Le Labyrinthe de la Mémoire, de Anne et Patrick Poirier
  • le jardin n° 5, Jardi-nez, conçu par Guylaine Piketty et Sylvie Polo, pas chroniqué
  • le jardin n° 6, le carré des simples, une alchimie du corps à l’âme ?, conçu par Jean-Claude Charlet, Anne Ribes, Elaine Jarvis et Cécile Halley des Fontaines.
  • le jardin 7, jardin de la terre gaste, conçu par Jean-Pierre et Tangi Le Dantec Le Dantec, avec l’aide de Julien Fleischl
  • le jardin 8, Rêverie dans la nature, conçu par Francesca Fornasari et Elisabetta Fermani
  • le jardin 9, rêve de Pantagruel, conçu par Carlotta Montefoschi, Niccolo Cau, Elsa Pandozi, Maria Cecilia Villanis Ziani, Nelda Tripicchio et Ricardo Walker Campos
  • le jardin 10, Un divan au jardin, conçu par Emeline Escats, Raphaël Beuchot, Fanny Perrot, Camille Picot et Leila Si Moussa
  • le jardin 11, Philocephalus Hortus, conçu par François Laborie, Jérôme Fortin, Sibila Jaksic, Alain Cousseran, Philippe Borderieux, Patrick Latour et Alain Weiss
  • le jardin 12, Hortithérapie sensorielle, conçu par Stefano Marinaz, Francesca Vacirca et Daniela Tonegatti
  • le jardin 13, L’arbre à prières, conçu par le collectif First republik
  • le jardin14, Contactez-moi, conçu par Loic Nys, Sébastien Roussel, Cécile Larcher et Sébastien Migné
  • le jardin15, Cupidon s’en fout, conçu par Didier Courant, Phillip Robert, Gilles Pujol, Ronan Séné et Yann Bruneau
  • le jardin 16, Bon thé bon genre, conçu par PiP Partnership – George Richardson et Jules Arthur –
  • le jardin 17, Dix pieds sous terre, conçu par Tony Balmé, Ingrid Saumur, David Fabien, Franck Boulanger et Fabrice Ramalinghom,
  • le jardin 18, Le jardin qui chante, conçu par Rosalie Zeile et Amalia Besada
  • le jardin 19, jardin de la terre gaste, conçu par Christophe Marchalot et Félicia Fortuna
  • le jardin 19bis, Main dans la main, conçu par aroline Bourgeois, Virginie Brana, Marie Carayon, Annabelle Guehria, Nicolas Houdin, Christophe Lemoing, Cécile Mercat, Marcos Sampaio et Marie-France Taudière
  • le jardin 20, Le vilain petit jardin de Jean-Michel Vilain, conçu par Arno Denis, Pauline Robiliard et Xavier Coquelet
  • le jardin 21, calligrâme, conçu par Hélène Le Merdy, Michaël Ripoche, Jean-Michel Letellier et Miki Nakamura
  • le jardin 22, Des racines du corps à la bulle de l’âme, conçu Géraldine Gerin-Bougrain, Caroline Foulonneau et Julie Colin
  • le jardin 23, Igloolik ultima, conçu par Julien Lachal, Julie Bernard et Agathe Faure
  • le jardin n° 24, Le creux de la main, conçu par Juliette Berny, Fanny Cassat et Renaud Le Creff
  • le vallon des brumes
  • les oeuvres de Anne et Patrick Poirier
  • les oeuvres de Marc Deneyer, Patrick Blanc, Benoît Mangin et Marion Laval-Jeantet
  • les oeuvres de François Méchain, Rainer Gross, Erik Borja et Simon Crouzet
  • le Bob Verschueren, Karine Bonneval, Marie-Jésus Diaz
  • le Marie Denis
  • Colorès, de Michel Racine et Béatrice Saurel, qui a été complété depuis l’année dernière.
  • et les liens vers les articles des années précédentes

Etoile de noël en origami…

Quatre étoiles magiques en origami En attendant de déballer les cadeaux de noël, voici des petites étoiles qui sont parties chez Véro bis, Capucine O et Zazimuth. Il s’agit d’un modèle classique d’origami, constitué de huit rectangles de papier (j’ai pris des couvertures de magazine, un peu plus rigides que le papier) à plier et emboîter, et voilà une étoile magique. Comme la plupart des modèles classiques d’origami, vous pouvez le retrouver au club d’origami (version anglaise), qui a de très bons modes d’emploi / diagrammes de pliage (en image, anglais inutile). Allez dans la rubrique Christmas, vous la trouverez facilement… elle est riche de nombreuses idées, souvent faciles à réaliser.

Promenade nocturne avec la base ville nature de Poitiers

Hier soir, j’ai participé à la marche nocturne à la découverte de Poitiers, une cinquantaine de personnes, deux accompagnateurs, de jolis gilets jaunes, une fine bruine au départ, qui s’est peu à peu calmé, nous avons même aperçu la lune derrière la façade de la cathédrale Saint-Pierre… Je n’avais pas mon APN (pas repassée chez moi entre le bureau et le départ de la ballade avec RDV à 20h15), mais je me suis dit en rentrant que je pouvais vous faire un récapitulatif à partir des photographies et des articles déjà publiés sur Poitiers… Pour que le texte ne se décale pas par rapport aux images, j’ai fait un tableau, désolée pour les personnes en lecture oralisée du blog, overblog ne gardant pas les balises TH et Header, sachez que la colonne de gauche comprend une image et celle de droite le texte et les liens vers les articles, vous devriez quand même vous y retrouver grâce aux titres et textes alternatif. Allez, c’est parti pour 8 kilomètres et une visite en images et en articles pour les plus courageux…

Photographie Texte et lien vers des articles publiés
Poitiers, averse de neige du 14 décembre 2010, 6, parc de Blossac , stands fermés Départ de la promenade des cours, direction la passerelle de chemin de fer, on aperçoit les lumières du parc de Blossac (il n’y a plus de neige)…
Mon jardin en octobre 2010, 6, l'incinérateur en cours de feu On passe juste à côté de mon jardin, le Clain est bien haut… mais au lieu de passer sous la passerelle…
Le chemin de la Cagouillèreà Poitiers … il faut faire un petit effort pour remonter le chemin de la Cagouillère.
Poitiers, Bienvenue à la ferme 2010 dans le parc de Blossac, les tables de pique-nique On longe le parc de Blossac au sud.
Poitiers, le rempart sud, sous la Tranchée, 3, la brèche du tram On descend le rempart sud (attention, ça glisse avec la pluie), on suit le chemin du tram le long de l’IRTS vers le pont Achard sans aller jusqu’à la tour Aymar de Beaupuy.
Les escaliers du diable à Poitiers Une bonne montée avec les escaliers du diable.
Chevet de l'église Saint-Hilaire-le-Grand On longe l’église Saint-Hilaire, petit coucou au chevet et à l’ancienne école normale, devenue siège de l’IUFM et bientôt un projet immobilier (tiens, je vois que je ne vous en ai pas encore parlé, de ce bel hôtel particulier…)
Façade de la maison de l'architecture à Poitiers On rejoint la rue de la Tranchée, on passe devant la maison de l’architecture
L'enseigne au mouton, 61 rue Carnot à Poitiers …et l’enseigne au Mouton rue Carnot.
Les arènes rue Bourcani à Poitiers, les boisages Pas le temps de visiter les Trois-Piliers (de toute façon, je ne vous en ai pas encore parlé…), direction l’amphithéâtre romain.
Poitiers, monument aux morts de 1870, 7, détail de la vareuse Le monument aux morts de 1870 fait grise mine derrière ses grillages, au cœur de la base de vie du chantier de cœur d’agglo.
Poitiers, le cercle du commerce, le fronton avec l'llégorie de la Charité Nous passons au pied de l’ancien cercle du commerce que nous laissons sur notre droite…
Poitiers, 17 décembre 2010, sophoras plantés place Leclerc Difficile traversée en groupe de l’étroit passage place Leclerc (place d’armes) en pleins travaux devant l’hôtel de ville. De nuit, l’horrible façade du Printemps n’est pas visible, ni la façade du théâtre à l’autre extrémité de la place.
Poitiers sous la neige, le 20 décembre 2009 au matin : le chevet de Saint-Jean-de-Montierneuf Passage rue des grandes écoles, devant la librairie La belle aventure, rue du Palais (passage côté façade, encore une à vous montrer, à l’opposé, il y a le rempart romain dans le square Jeanne-d’Arc), rejoignons la rue Descartes et l’hôtel Fumé (encore un à vous montrer), et grande descente rue de la Chaîne, à deux pas de la copie de la statue de la Liberté, au bout de la maison des trois quartiers (encore un article à faire) pour rejoindre Saint-Jean-de-Montierneuf, ici en photo prise de plus haut sous la neige il y a juste un an… Là aussi, je vois que j’ai plein de photographies en stock, mais aucune n’est encore publiée…
Le Clain à Poitiers près du moulin de Chasseigne Traversée du boulevard Chasseigne (une partie de ce que nos brillants urbanistes de Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille… on rebaptisé le boulevard circulaire), le chemin le long du Clain est un peu boueux, on aperçoit à peine le moulin de Chasseigne et la la passerelle.
Poitiers, le jardin des plantes, partie botanique On longe le jardin des plantes.
Un peu de courage, remontée de la voie Malraux pour arriver devant la façade de Notre-Dame-la-Grande (je vous ai fait le lien sur un article de saison… il faut bien faire un choix, là, je vous en ai beaucoup parlé…). La photographie sous la neige a presque deux ans (janvier 2009), comme quoi, il neige souvent un peu à Poitiers.
La grand-rue le 7 janvier 2009 à 13h Et c’est reparti pour une descente par la grand’rue et la rue de la Cathédrale, toujours une photographie de la patinoire et de sa plage antidérapante (???) en janvier 2009.
Le final de Kloch, place de la cathédrale à Poitiers, 21 juin 2009 Petite halte devant la façade de la cathédrale Saint-Pierre.
Chevet de Sainte-Radegonde à Poitiers Et nous voilà devant Sainte-Radegonde (zut, je ne vous ai pas encore parlé de l’enclos de justice, alors, je vous mets une photo du chevet), que nous longeons pour rejoindre le pont Neuf, le Clain, longer l’ancien hôpital Pasteur et son jardin des Sens (qui risque d’être détruit avec le projet immobilier qui va remplacer l’hôpital, vous remarquez, pas de liens, encore des articles à venir…), et retour à la case départ, promenade des Cours. La ballade vous a plu?

Poitiers, itinéraire de la sortie ville nature du 21 décembre 2010 sur plan Mappy Voici à peu près ce que cela donne sur le plan Mappy de Poitiers. Le rond rouge marque le point de départ et d’arrivée, les points bleus sont à l’emplacement et dans l’ordre des photographies qui illustrent cet article.

Au commencement était la mer de Tomàs Gonzàlez

Couverture de Au commencement était la mer, de Tomas Gonzales logo du chalenge 1% rentrée littéraire 2010pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre à la médiathèque parmi les nouvelles acquisitions… et atteins ainsi le 1 % de livres de la rentrée littéraire 2010 (dans le cadre du challenge du 1 % rentrée littéraire 2010, repris par Schlabaya).

Le livre : Au commencement était la mer de Tomàs Gonzàlez, traduit l’espagnol colombien par Delphine Valentin, Editions Carnets Nord, 2010, 224 pages, ISBN 9782355360442 (Première édition en Colombie en 1983, mais il s’agit de la première édition en français ; attention, ce titre est aussi le titre d’un livre de Maïssa Bey).

L’histoire : 1976, dans un île au large de la Colombie. J. et Elena ont quitté Medellín, après des heures de bus et encore 4 de bateau, les voici arrivés dans leur nouvelle demeure. Pas d’eau courante, un couple avec enfants, qui s’occupaient de la maison avec le précédent propriétaire et qu’ils embauchent, beaucoup de ménage à faire pour s’installer, un peu (de plus en plus) d’alcool pour aider à vivre, une malle de livres pour lui, une machine à coudre qui a été cassée dans le voyage pour elle, deux lits de camp jusqu’à la construction d’un grand lit à deux places. Très vite, on sait que l’histoire va mal se terminer, avec la mort de J… Mais comment vont-ils en arriver là, alors qu’ils rêvent de paradis? De prêt en prêt, de voyage à Medellín (le couple a été escroqué de toutes leurs économies) au montage d’un magasin qui ne vend presque qu’à crédit, de bains de mer sous les yeux curieux des villageois au montage d’une scierie sans expérience de la coupe du bois, ou comment un rêve va tourner au cauchemar…

Mon avis : ce livre est écrit dans un style très particulier, avec une sorte de distanciation au personnage principal, qui n’est jamais désigné que par J alors que sa femme et les autres personnages sont désignés par leur prénom pour les plus proches, leur nom pour les plus lointains (le cousin, certains habitants du village). La lente dérive du couple, le rêve de départ, mais aussi la progression des deux personnages sont fascinants. Elena, qui semble ne communiquer que dans le conflit, hurlant sur le chauffeur de la compagnie de bus, la femme qui s’occupe de la maison, les villageois qui la regardent sur la plage. J, qui fuit on ne sait quoi, mais surtout ses responsabilités, complètement à côté des réalités du monde et plongé dans ses livres et son journal intime, qui se réfugie de plus en plus dans l’alcool. Les villageois, qui à la fois ont du mal à les accepter, profitent de l’épicerie, craignent Elena mais accueillent J tout en exploitant ses faiblesses. Le batelier qui assure le transport régulièrement… Des portraits par petites touches, assez fascinants.

logo tour du monde en lecture Ce livre entre dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre de la Colombie, en complément de Douze contes vagabonds du cosmopolite Gabriel García Márquez.

La gare de Tours (5), les céramiques peintes du côté nord

Tours, la gare, l'intérieur, 17, Azay-le-Rideau Je vous ai déjà parlé de ces carreaux de céramique peinte, je vais vous les présenter les unes après les autres. Je commence par le mur droit quand on entre dans la gare, le mur gauche sera pour un prochain article. Je vous invite à relire l’article précédent pour les explications sur les signatures, je vous rappelle juste qu’il s’agit d’une production de l’extrême fin du 19e siècle de Sarreguemines, des ateliers de Digoin et Paris, et qu’une partie sont signées du peintre sur céramique Eugène Martial Simas. L’ensemble est composé de 18 panneaux qui ont fait l’objet d’un dossier documentaire établi par le service de l’inventaire du patrimoine culturel de la région Centre pour 16 d’entre eux. Ce dossier ne décrit pas Langeais et Chinon, du côté sud, qui sont d’un autre auteur. Chaque panneau est composé de 120 carreaux de 15 cm de côté , 8 carreaux dans le sens de la largeur et 15 dans le sens de la hauteur.

Tours, la gare, l'intérieur, 20, Azay-le-Rideau, signatureEntrons dans le vif du sujet, pour chaque panneau, je vous mets la vue générale en grand et une vignette avec la signature (voir l’article précédent pour les détails). Nous commençons donc avec le château d’Azay-le-Rideau, perdu dans un paysage romantique avec les rives boisées de l’Indre. Au fond, un petit pont qui semble en bois… Le panneau porte la marque de fabrique  » AJG / Paris / 172 avenue de Clichy  » en bas à droite.

Tours, la gare, l'intérieur, 21, les gorges du Tarn Les gorges du Tarn sont encaissées au milieu des falaises, mais au premier plan, un homme pilote à la gaffe un bateau à fond plat.

Tours, la gare, l'intérieur, 22, les gorges du Tarn, signatureLe panneau porte la marque de fabrique  » AJG / Paris / 172 avenue de Clichy  » en bas à droite.

Tours, la gare, l'intérieur, 23, Loches Le donjon de Loches ne semble pas très bien entretenu au cœur du village. Sur la route, une femme est montée en amazone sur un âne, un second âne, relié au premier par une longe, suit en portant deux gros sacs.

Tours, la gare, l'intérieur, 24, Loches, signatureLe panneau porte la marque de fabrique  » AJG / Paris / 172 avenue de Clichy  » en bas à droite.

Tours, la gare, l'intérieur, 25, Biarritz La plage de Biarritz ne semble pas avoir beaucoup changé par rapport à aujourd’hui. La plage est à l’arrière plan, alors que devant, quelque part sur la promenade sur la digue vers l’ancienne résidence de l’impératrice (une sculpture en bord de parapet pourrait en faire partie), un couple avec un enfant flâne.

Tours, la gare, l'intérieur, 26, Biarritz signatureLe panneau porte la marque de fabrique  » AJG / Paris / 172 avenue de Clichy  » en bas à gauche.

Tours, la gare, l'intérieur, 27, Belle-Ile Belle-Isle-en-Mer, c’est l’océan Atlantique déchaîné qui vient rompre ses vagues sur la falaise. Au premier plan, des mouettes et des ajoncs. Tout au fond, on devine la voile d’un bateau.

Tours, la gare, l'intérieur, 28, Belle-Ile, signatureLe panneau porte la marque de fabrique  » AJG / Paris / 172 avenue de Clichy  » en bas à droite.

Tours, la gare, l'intérieur, 29, château de Josselin Le château de Josselin (dans le Morbihan) se reflète dans l’eau. La vallée de l’Oust semble bien large ici… Un arbre au premier plan, une barque, un endroit paisible, apparemment.

Tours, la gare, l'intérieur, 30, château de Josselin signatureLe panneau porte la marque de fabrique  » AJG / Paris / 172 avenue de Clichy  » en bas à gauche.

Tours, la gare, l'intérieur, 31, Erdeven Les menhirs d’Erdeven sont aujourd’hui moins célèbres que ceux de Carnac. Ils sont situés dans le golfe du Morbihan, non loin de la presqu’île de Quiberon. Un couple de bretons se repose au milieu des menhirs, monsieur le bras en appui sur l’un d’autre, madame assise sur une pierre. Vous remarquerez les barrières en bois, ici et là, qui doivent délimiter les espaces de pâture des animaux dans la lande.

Tours, la gare, l'intérieur, 32, Erdeven signatureLe panneau porte la marque de fabrique  » AJG / Paris / 172 avenue de Clichy  » en bas à gauche.

Tours, la gare, l'intérieur, 33, Saint-Jean-de-Luz L’océan est aussi déchaîné à Saint-Jean-de-Luz. Il vient rompre ses vagues sur les falaises. Au fond, le phare tout blanc. Au premier plan, deux femmes semblent perdues dans ce paysage fort.

Tours, la gare, l'intérieur, 34, Saint-Jean-de-Luz, signatureLe panneau porte en bas à droite la signature « M. Simas » et la marque de fabrique « Sarreguemines / Digoin -Paris ».

Tours, la gare, l'intérieur, 35, Fontarabie Fontarabie est une petite ville du pays basque espagnol, juste après la frontière. L’artiste a choisi de peindre au premier plan une porte de ville et une rue toute droite derrière, avec des hommes qui se promènent et des femmes assises sur le pas de leur porte.

Tours, la gare, l'intérieur, 36, Fontarabie, signature SimasLe panneau porte la signature « M. Simas » en bas à droite…

Tours, la gare, l'intérieur, 37, Fontarabie, marque céramiste…et la marque de fabrique « Sarreguemines / Digoin -Paris » en bas à gauche.

Gare de Tours, panneaux en céramique déposés en 2016

PS: lors d’un passage dans la gare en novembre 2016, j’ai vu que les panneaux peints ont été déposés pour restauration…

Tous les articles sur la gare de Tours : l’ancien embarcadère, la façade par le sculpteur Henri Varenne et le projet de l’architecte Victor Laloux, les allégories de Limoges et Nantes par Jean Hugues, allégories de Bordeaux et Toulouse par Jean-Antoine Injalbert, les céramiques peintes du côté nord (Carcassonne, Langeais, Chinon, Arcachon, Cahors, Luchon et, pas photographiés, Vicq-sur-Cère et Amboise), du côté sud (Azay-le-Rideau, les gorges du Tarn, Loches, Biarritz, Belle-Isle -en-Mer, Josslin, Erdeven, Saint-Jean-de-Luz et Fontarabie) et leurs signatures (Utzschneider et Compagnie, Alexandre de Geiger, Digoin, Paris, Sarreguemines, Simas, Alain Mothes).

De nouveaux marque-pages

Marque pages triangulaires pour noël 2010 Les anglo-saxons aiment beaucoup marquer les pages de leur livre avec ces marque-pages à glisser sur l’angle de la page que l’on est en train de lire… J’avais déjà utilisé ce principe sur un signet carré avec un dragon ou pour celui-ci avec une orchidée. Cette fois, j’ai repéré chez Go make something un modèle de marque-page à réaliser avec un angle à récupérer sur une enveloppe, j’ai décliné le concept sur toute une série réalisée avec des coins d’enveloppe et des découpages dans des magazines… Un peu de vernis colle, et hop, le début de la série, j’en ai fait plein d’autres, pas tous photographiés… et j’ai récupéré la forme pour d’autres techniques, mais là, chut… Ceux-ci sont partis chez Véro bis, Capucine O et Zazimuth.J’ai réutilisé cette forme pour un marque-page en broderie suisse.

Mon ficus de noël

Mon ficus, version noël 2010 Comme les années précédentes (et en attendant la version de noël 2011), mon ficus a pris ses couleurs de noël avec les pendouilles et biscornus réalisés cette année notamment dans le cadre du SAL biscornu, mais aussi des pendouilles offertes par mes amies au fil des mois, à retrouver dans cette rubrique… Merci à chacune, je ne mets pas les liens ici pour n’oublier personne…

Mon ficus, version noël 2010, les cadeaux De son côté, le père noël est passé, les petits pochettes aux anges ont pris diverses directions la semaine dernière (les dernières partiront aujourd’hui), pour certaines, c’est juste une enveloppe (question de poids ou de choix d’enveloppe, vous comprendrez à l’arrivée…), j’espère n’avoir oublié personne, et le facteur m’a livré une enveloppe très décorée de Jardin zen (je l’ai ouverte avec son autorisation… je vous montrerai bientôt son contenu), et une autre de Milkinise / Anne-Lise, que je n’ai pas ouverte (je vous en fournirai la preuve!!!), puisque de mon côté, je lui ai remis il y a plus d’un mois à Moncoutant un petit ange qui patiente chez elle…

Ecrit dans un jardin de Marguerite Yourcenar

Couverture de Ecrits dans un jardin, de Yourcenar pioche-en-bib.jpgEn cherchant l’autre jour à la médiathèque un livre de Marguerite Yourcenar (je n’avais pas envie de relire l’un des miens), j’avais choisi Conte bleu. Le premier soir. Maléfice, mais aussi ce tout petit livre que j’ai aussi emprunté à cause de l’éditeur, Fata Morgana. Vous n’avez guerre de chance de pouvoir le trouver : pour la première édition originale en 1980, il y a en 50 exemplaires, avec une gravure originale de Pierre Albuisson, et la présente édition imprimée en novembre 1992 par Georges Monti à Cognac, a été tirée à mille exemplaires sur vergé ivoire.

Le livre : Ecrit dans un jardin de Marguerite Yourcenar, Fata Morgana, 1992, environ 20 pages (non numérotées), pas d’ISBN.

L’histoire : tout est dans le titre… un texte poétique, écrit dans un jardin, avec un arbre comme personnage principal… l’eau et la terre pour lui tenir compagnie.

Mon avis : un petit bijou impossible à raconter… Si vous tombez dessus, malgré la faible probabilité [voir le commentaire de mon père : il est toujours au catalogue de l’éditeur], lisez-le, mais installez-vous d’abord confortablement (pourquoi pas dans un jardin ou un parc), pour le savourer doucement, page à page…

Quelques détails de la façade de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers (2)

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, deuxième niveau, localisation des sculptures de l'article Choses promises, choses dues, je poursuis cette semaine l’article de la semaine dernière avec la suite du décor des arcs du deuxième niveau, partie sud, registre inférieur, de la façade de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers… la partie encadrée sur la première photographie…

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, deuxième niveau, 11, l'arc 3 Contrairement aux trois autres clefs qui surmontent ces quatre apôtres, ici, le motif sculpté n’est pas une tête humaine mais un décor de tiges et des feuilles. cependant, si vous regardez bien, le motif de la clef n’est pas dans le prolongement du décor des claveaux (éléments qui forment l’arc) voisins, il ne s’agit donc pas de la clef d’origine.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, deuxième niveau, 12, chapiteau 4 Je vous ai montré la semaine dernière le détail du chapiteau gauche, passons au chapiteau de droite, avec un motif plissé sur le tailloir (petit rappel, pour le vocabulaire des chapiteaux, c’est sur le petit schéma ici). Au passage, sur cette vue un peu large, vous pouvez voir la richesse des vêtements des apôtres…

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, deuxième niveau, 13, chapiteau 4, oiseaux à tête de lion Voici le chapiteau de plus près, avec deux oiseaux affrontés qui ont une tête unique… de lion. Les artistes romans étaient friands de ces animaux hybrides de toute sorte, pas seulement des dragons (monstres parfois ailés mais toujours à queue de serpent), des griffons (lions ailés) et autres sirènes et tritons… une autre vision du monde d’ici et de l’au-delà.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, deuxième niveau, 14, arc 4 Passons au quatrième et dernier arc de la série…

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, deuxième niveau, 15, tête d'homme sur l'arc 4 Sur la clef, nous trouvons une tête d’homme barbu et moustachu, bien peigné comme le premier que je vous ai montré la semaine dernière. Admirez les détails dans la sculpture et gravure profonde de la barbe…

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, deuxième niveau, 16, tête avec rinceaux Tout au fond de l’arc, au-dessus de l’auréole de l’apôtre, là où sur les autres arcs se mêlent des feuilles et des tiges, ici se cache une petite tête d’animal avec des oreilles pointues. De sa bouche sortent des tiges terminées en feuille, voici encore un motif classique dans l’art roman…

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, deuxième niveau, 17 partie droite Et enfin (je n’ai pas pris de détail du dernier chapiteau, orné de feuilles), tout à droite, contre la tourelle, marche délicatement un félin.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, deuxième niveau, 18, lion marchant Admirez sa démarche, corps de profil, tête de trois quarts, la queue qui passe sous la patte arrière et ressort sur son ventre pour remonter jusqu’au dos, là aussi dans une figuration assez fréquente, parfois, la queue peut se terminer en feuille.

Pour aller plus loin : un petit livre bien pratique, paru juste après les restaurations du début des années 1990, par Yves-Jean Riou : Collégiale Notre-Dame-la-Grande à Poitiers, Collection itinéraires du patrimoine, n° 85, éditions CCCPC, 1995, ISBN : 2-905764-12-0.
Beaucoup plus cher, très illustré, sous la direction de Claude Andrault-Schmitt et Marie-Thérèse Camus, Notre-Dame-la-Grande, l’œuvre romane, éditions Picard, CESCM, 2002.

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La façade occidentale