Le martyre de saint Jean Baptiste, basilique Saint-Martin-d’Ainay à Lyon

Lyon, basilique Saint-Martin d'AinayA Lyon, l’église Saint-Martin-d’Ainay présente une architecture et une histoire complexes, avec d’importants remaniements au 19e siècle. Elle garde néanmoins un bel ensemble de chapiteaux (pré-)romans dans la chapelle Sainte-Blandine, quand elle est ouverte, et un très intéressant tympan roman, qui n’est plus à sa place d’origine mais mérite que l’on s’y attarde un peu.

Lyon, basilique Saint-Martin d'Ainay, tympan sculpté de la décollation de Jean BaptisteIl développe l’histoire de la décollation (décapitation) de saint Jean Baptiste, mais si, souvenez-vous, c’est Salomé qui a obtenu sa tête du roi Hérode.

Lyon, basilique Saint-Martin d'Ainay, tympan, le banquet d'Hérode et la danse de SaloméEn haut les convives festoient, le roi Hérode, couronné, et sa femme Hérodiade se distinguent sous un dais, ils regardent tous Salomé qui exécute sa danse devant la table couverte de vaisselle et de mets.

Lyon, basilique Saint-Martin d'Ainay, tympan, décapitation de Jean BaptisteElle finit par obtenir gain de cause. Jean Baptiste, retenu prisonnier dans un petit édifice, est décapité par un serviteur.

Lyon, basilique Saint-Martin d'Ainay, tympan, deux serviteurs emportent la tête de Jean BaptisteDeux serviteurs emportent la tête de Jean Baptiste dans une grande corbeille…

Lyon, basilique Saint-Martin d'Ainay, tympan, les serviteurs arrivent au banquet avec la tête de Jean Baptiste… et on les retrouve (enfin, l’un a aussi perdu sa tête… par érosion et fracture) en haut, prêts à entrer dans la salle où se tient le banquet.

Lyon, basilique Saint-Martin d'Ainay, tympan, mise au tombeau de Jean BaptisteSon corps, et surtout sa tête, représentée de manière démesurée, sont déposés par deux personnages dans le tombeau. Au passage, vous repérez partout les chapiteaux et autres motifs romans sur les éléments du décor (dais, colonnes torses, etc.).

Lyon, basilique Saint-Martin d'Ainay, tympan, un ange accueille l'âme de Jean BaptisteSon âme (représentée par un petit personnage nu, comme c’est habituel au Moyen-Âge, voir la mort d’Hilaire ou les âmes qui s’échappent des cercueils du  à Poitiers) est accueillie par un ange et Dieu, figuré sous la forme de la main (voir Daniel dans la fosse aux lions à Saint-Porchaire de Poitiers).

Lyon, basilique Saint-Martin d'Ainay, tympan, diableA l’opposé, le diable a perdu la partie!

Lyon, basilique Saint-Martin d'Ainay, tympan, arbreUn arbre occupe le dernier espace. L’arbre de la Vie qui triomphe du Mal? Bien et Mal sont omniprésents dans l’art roman…

Lyon, basilique Saint-Martin d'Ainay, ordre de lectureEt voilà comment il faut lire ce tympan…

Photographies d’avril 2012.

Mangue mexicaine… pomme poitevine!

Napperon brodé mexicain, détail de la mangueAvant de tenter de reconstituer les points de la pomme, de l’ananas ou de la banane de la  coupe de fruits à la mexicaine, j’ai choisi de copier le point de la mangue.

Pomme brodée au "point mexicain", premières étapesPour cela, j’ai pris un bout de drap blanc, m’y suis prise à deux fois (pile et face) pour tracer un contour de pomme qui me convienne à peu près et pas trop grande (d’où le tracé qui apparaît à l’envers de l’ouvrage), j’ai choisi un coton assez épais (j’ai en stock épais ou très fin, peu d’intermédiaire en couleurs vives), et je me suis lancée avec le tambour à broder… J’ai aligné les fils en piquant à chaque bout de rang juste à côté de la sortie de l’aiguille. Cela donne un petit pointillé au dos. Ensuite, j’ai fait la même chose en croisant le fil et en le tissant à l’aiguille sur 3 fils.

Pomme brodée au "point mexicain", fin des étapes, face et dosPuis j’ai réalisé tout autour un point de tige (ce qui est fait sur l’original pour certains fruits, la mangue en revanche est bordée de points de bouclette). Puis j’ai réalisé de même le remplissage des feuilles (spontanément, j’aurais plutôt fait un passé plat, qui utilise plus de fil mais resserrerait moins la toile), puis ajouté la nervure au point avant et le bord en point de tige… Je ne suis pas mécontente du résultat. Dimensions 8 sur 9,5 cm.

Napperon brodé mexicain, détail de l'enversPas si mal sur l’envers par rapport au modèle original… La prochaine fois, je ferai plus attention à ne pas tirer sur la toile, et utiliserai un fil plus fin…

L’incertitude de l’aube de Sophie Van der Linden

Logo de pioché en bibliothèque
Logo rentrée littéraire 2014Couverture de L'incertitude de l'aube de Sophie Van der LindenParmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque, j’ai choisi celui-ci. C’est le premier dans la catégorie roman pour le défi de la rentrée littéraire organisé à nouveau en 2014 par Hérisson. (J’ai déjà commencé les BD avec Vigiprimate, Silex and the City, tome 5, de Jul)

Le livre : L’incertitude de l’aube de Sophie Van der Linden, éditions Buchet-Chastel, 151 pages, 2014, ISBN 978-2-283-02808-7.

L’histoire: septembre 2003, à Beslan (Ossétie-du-Nord). Comme sa mère, enceinte, est alitée, c’est son grand-père qui va accompagner Anushka, 8 ans, pour la rentrée de l’école. En chemin, elle retrouve sa meilleure amie, Miléna, et sa mère. La rentrée doit s’accompagner d’une fête. Arrivées à l’école, déception, elles ne sont pas dans la même classe. Alors que le grand-père est assis dans la cour, les deux fillettes et la maman se retrouvent dans le gymnase pour le spectacle, en fait avec des centaines de prisonniers, enfants et parents, mères et grands-mères surtout, prises en otage par des terroristes tchétchènes.

Mon avis: J’avais écouté distraitement un entretien avec cette auteure à la radio, mais noté ni le titre ni l’auteur sur mon carnet, pas particulièrement tentée. Mais sans doute était-il inscrit dans un petit coin de ma tête, parce que lorsque je l’ai vu parmi les livres de la rentrée littéraire nouvellement acquis par la médiathèque, il a fait « tilt » d’abord… pour son petit nombre de pages. Et oui, ma vitesse de lecture est encore lente, même avec mon visioagrandisseur maison. En le commençant, je me suis souvenue en avoir entendu parler. La tragique fin de cette prise d’otage, il y a dix ans, chacun la connaît, l’assaut par les forces russes s’est terminé dans le sang (331 morts dont 181 enfants). Sophie Van der Linden a choisi de raconter le drame de l’intérieur, à la première personne dans la bouche de la fillette, Anushka. Après avoir pu aller aux toilettes une fois, elle se retrouve bloquée, pense à sa courte vie, des événements gais (fêtes, instants avec ses grands-parents) ou pas (elle a failli se noyer à la piscine emportée par une amie qui ne savait pas nager), fait d’abord des projets d’avenir, puis de moins en moins, les bébés ont été évacués, les autres ont de plus en plus faim, soif, la fillette glisse et décroche de plus en plus de la réalité. L’écriture est agréable, emmenant le lecteur dans la tête de cette fillette et dans son monde, au gré des contes et poèmes russes qui viennent peupler ses pensées.

Un « presque pull » redécouvert!

Un pullover abandonné presque terminé depuis 20 ansMmm… L’archéologie a du bon! Je me suis plongée dans la grande panière en tissu où je range mes restes de laine, en vue d’une nouvelle tricoboule, à la recherche d’une laine précise… que je n’ai pas trouvée! Mais tout au fond, j’ai retrouvé ce « presque pull » qui y est depuis une éternité! Je dirai même depuis 20 ans! Je me souviens de l’avoir abandonné quand j’ai déménagé dans cet appartement, pas fini, me disant que finalement, il ne me plaisait pas, en vue de le « détricoter ». A la réflexion (tardive!), même si ce n’est plus le type de couleur que je porte maintenant,  il n’est pas si mal que ça. Euh, ne me demandez pas d’où sort le modèle! Je vais déjà finir les coutures, celle de la première manche, la deuxième et le col, puis je l’essayerai vraiment pour voir si je le garde ou pas…

L’architecte des stalles de la cathédrale de Poitiers

Angoulême, cour de l'hôtel de ville, buste de Paul Abadie,La semaine dernière, je recevais un commentaire à propos d’un vieil article sur le buste de Paul Abadie par Gabriel Jules THOMAS à Angoulême:

« Sous son buste sont sculptés les outils de l’architecte, équerre et compas », nous dites-vous. Sans doute. Mais n’Est-ce pas aussi les symboles de sont appartenance à la franc-maçonnerie ? [sic pour l’orthographe]

Stalles de la cathédrale de Poitiers, architecteEn lui répondant que vu le métier de Paul Abadie, il s’agit d’abord des attributs d’un architecte et qu’il faudrait arrêter de voir des symboles maçonniques partout. Je voulais le renvoyer à l’architecte des stalles de la cathédrale de Poitiers, auxquelles j’ai consacré il y a déjà longtemps une série d’articles: point de franc-maçonnerie au 13e siècle, mais bien l’équerre, le compas et le niveau comme attribut de l’architecte (et aussi du maçon… non franc!).

Zut, je ne l’avais point montré, les stalles du côté sud étant souvent à contre-jour, les photographies sont floues ou trop sombres. J’ai cherché dans d’autres photos prises depuis, très moyen, j’y suis donc retournée cette semaine… un peu mieux, j’en ai profité pour changer les photographies des précédents articles (liens à la fin).

Stalles de la cathédrale de Poitiers, architecte, détail du niveauDerrière le personnage donc se trouve un niveau, avec le petit plomb suspendu à une cordelette tressée (là où nous avons maintenant un tube avec une bulle… enfin, dépassé par les niveaux au laser)…

Stalles de la cathédrale de Poitiers, architecte, détail du compasL’architecte, bien jeune, dessine sur sa table avec un compas (qui a perdu l’une de ses branches).

Stalles de la cathédrale de Poitiers, architecte, détail du compasDevant, dans l’angle de l’écoinçon se trouve l’équerre.

Bon, du coup, il me reste à vous montrer les merveilles de ces stalles pas encore publiées ici!

Les écoinçons des dorsaux des stalles nord, rangée supérieure de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, numérotés à partir de l’ouest (à gauche quand on les regarde)

Les écoinçons des dorsaux des stalles sud, rangée supérieure de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, numérotés à partir de l’est (à gauche quand on les regarde)

  • écoinçon 1 et tous les écoinçons impairs, des anges, le premier à gauche porte une seule couronne, le dernier à droite a été coupé lors du rétrécissement des stalles, les autres portent deux couronnes, comme sur la rangée nord
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, un lion terrasse un dragonécoinçon 2 : un lion mange un dragon
  • écoinçon 4 : deux avants-corps de chien
  • écoinçon 6 : deux lutteurs
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, dosseret, tuerie du cochonécoinçon 8 : un charcutier avec ses outils et une tête de cochon
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, architecteécoinçon 10 : un architecte
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, l'avariceécoinçon 12 : l’avarice
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, l'orgueilécoinçon 14 : l’orgueil
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, la gourmandiseécoinçon 16 : la gourmandise
  • écoinçon 18 : un basilic ou un cocatrix
  • écoinçon 20 : un homme assis et un animal fantastique

Mim, nun, ha, waw, ya

Alphabet arabe, lettres Mim, nun, ha, waw, yaAvec ces cinq dernières lettres sur une quatrième ligne, j’ai terminé l’alphabet arabe proprement dit (toujours une grille de Fabienne Bassang parue dans Alphabets étrangers), il me reste la longue étape du tour… enfin, en plusieurs fois!

ﻡ mim, m en phonétique
ﻥ nun, n en phonétique
ﻩ ha, h en phonétique
ﻭ waw, w , uː en phonétique
ﻱ ya, j, iː en phonétique

Zone brodée de 28 sur 26 cm.

Alphabet arabe complet brodéVous avez donc, de droite à gauche,

ligne 1:
étape 3: ﺍ alif, ﺏ  ba, ﺕ ta
étape 2: ﺙ ṯa (tha), ﺝ ǧim (jim), ﺡ Ḥa
étape 1 : ﺥ ẖa (kha), ﺩ dal, ﺫ ḏal (dhal)

Ligne 2:
étape 4: ﺭ ra, ﺯ zay, ﺱ sin, ﺵ šin (shin)
étape 5: ﺹ Ṣad, ﺽ Ḍad

Ligne 3:
suite de l’étape 5: ﻁ Ṭa, ﻅ  Ẓa,  ﻉ ʿayn
étape 6 : ﻍ ġayn (ghayn), ﻑ fa, ﻕ qaf, ﻙ kaf, ﻝ lam

Ligne 4:
étape 7: ﻡ mim, ﻥ nun, ﻩ ha, ﻭ waw, ﻱ ya,

L’hôtel de ville de Limoges

Hôtel de ville de Limoges, façade et fontaineL’hôtel de ville de Limoges et la fontaine (construite sur la place une vingtaine d’années plus tard)  sont inscrits parmi les monuments historiques depuis 1975.

Hôtel de ville de Limoges, l'escalier, carte postale ancienneJe n’ai pas pris de photographies des toiles monumentales situées en haut de l’escalier, du peintre Henri-Paul Motte et représentant L’atelier de Léonard Limosin et Passé et Présent : union du Limousin à la France sous Henri IV. Le reste du décor, sculpture et plafonds peints,  a été confié à Abel Trinocq, Jean-Joseph Weerts et Urbain Bourgeois.

L'hôtel de ville de Limoges, carte postale ancienneLa construction de cet hôtel de ville de Limoges a été rendue possible par l’important legs d’Alfred Fournier, riche propriétaire rentier limougeaud, décédé sans descendance le 24 juillet 1875. Le concours lancé en 1877 fut remporté par l’architecte [Charles] Alfred Leclerc (Paris, 1843-1915), grand prix de Rome d’architecture en 1868, sur un plan très classique pour les hôtels de ville du début de la troisième République (voir dans un style très proche l’hôtel de ville de Poitiers ou celui de Niort, mais je pourrais vous en montrer plein d’autres). L’hôtel de ville fut inauguré le 14 juillet 1883.

Hôtel de ville de Limoges, la toiture et le campanileLe corps central de la façade principale est dominé par un campanile central (il n’est pas garde par des tigres chimères  comme à Poitiers) encadré de deux allégories, un grand classique. La sculpture générale (notamment celle des chapiteaux) a été réalisée par Adolphe- Martial Thabard (Limoges, 1831 – Clamart, 1905).

Hôtel de ville de Limoges, allégorie à gaucheLes deux allégories ont été réalisées par Edme Anthony Paul Noël  dit Tony Noël (Paris, 1845 – Palaiseau, 1909, grand prix de Rome de sculpture en ). Du bas, je n’ai pas repéré de signature. Elles sont « censées » représenter l’orfèvrerie et l’émaillerie, ce qui est logique pour Limoges, mais soit j’ai les yeux bouchés, soit je suis nulle pour reconnaître les attributs… Grandes jupes, sein à peine voilées, à moitié allongées sur le rampant, pieds nus, la main appuyée sur un vase, les attributs ne diffèrent guère…

Hôtel de ville de Limoges, détail de l'allégorie à gaucheVoici de plus près…

Hôtel de ville de Limoges, détail de l'allégorie à gauche, coupe en orfèvrerie sous le vaseOn pourrait dire que c’est l’orfèvrerie à gauche à cause de la coupe que l’on peut distinguer sous le vase.

Hôtel de ville de Limoges, allégorie à droiteA droite, même position pour l’allégorie.

Hôtel de ville de Limoges, détail de l'allégorie à droite, peut-être un stylet dans sa main droiteSi on considère qu’il s’agit de l’émaillerie, on pourrait considérer qu’elle tient un stylet pour poser le décor de sa main droite.

Hôtel de ville de Limoges, les mosaïquesDes mosaïques vénitiennes, dues à Dominique Facchina, ornent les médaillons de la façade, avec les chiffres de la ville au rez-de-chaussée et quatre personnalités locales sous le toit.

Hôtel de ville de Limoges, détail des quatre médaillons en mosaïqueIdentifiés par des inscriptions, classés par ordre chronologique de naissance si on suit de gauche à droite, on peut admirer les portraits de

– « Léonard Limosin (1505-1530) », émailleur dont on peut voir de somptueuses œuvres au musée municipal,

– « chancelier d’Aguesseau (1668-1751) » chancelier de France (sous Louis XIV), né à Limoges, il avait fait sa carrière en Languedoc puis à Paris,

– « Pierre Vergniaud (1753-1793) », avocat, révolutionnaire dans le parti Girondin et guillotiné avec 21 membres de ce parti le 31 octobre 1793 (rappelons que la Terreur a fait beaucoup plus de victimes que les « révolutions » récentes, dont celle en Tunisie),

– « Louis Jourdan (1762-1833) », là, c’est curieux, pour ces dates, j’ai plutôt trouvé Jean-Baptiste (pas Louis) Jourdan (Limoges, 1862 – Paris, 1833), maréchal d’Empire,mort du choléra.

Pour la fontaine, il faudra patienter un peu…

Photographies de novembre 2010

Dans mon beau château… vide, LOL! (haricot magique, 37)

Haricot magique, le châteauMaintenant que j’ai pu cacher mes Pouët, pouët dans le nuage de derrière, j’ai bâti [pas au fil de bâti, une construction solide!] mon château, avec des tissus que vous avez déjà vus. Je n’ai pas encore fixé la porte (même tissu que pour la maison des pages 5 et 6 et le loup, je pense que je ne ferai pas les « charnières » du modèle. Pas trop de difficultés, mis à part le fait qu’il manque le patron du toit du château* et des explications sur comment ça va se replier et se fixer entre les nuages et l’intérieur du château. Un patron de « nappe » qui ne correspond à rien sur la photo (ou alors pas la table au sens propre?), des pieds de chaise qui peut-être sont aussi pour aussi pour la table, bref, il va à nouveau falloir ruser.

*PS: je n’avais pas cherché ailleurs car il y avait un n° 36 sur la planche du château, correspondant à une brique de la page 6, et une pièce non numérotée qui ne pouvait pas aller sur l’encart pour la page 7… En fait, le toit du château était dans le livre et pas avec les patrons, au milieu des victuailles de la table de l’ogre.

Pages de 40 sur 40 cm.

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Les damnés de Paris de Mickaël Le Galli et Marie Jaffredo

pioche-en-bib.jpgLogo BD for WomenCouverture de Les damnés de Paris de Mickaël Le Galli et Marie JaffredoCela faisait un moment que je n’avais pas alimenté la rubrique auteures féminines de bande dessinée, difficile de tenir la parité (un article sur deux) tant le monde de la bande dessinée est masculinisé.  Un album trouvé dans la sélection des bibliothécaires de à la médiathèque.

Le livre: Les damnés de Paris de Mickaël Le Galli (scénario) et Marie Jaffredo (dessins), éditions Vent d’Ouest, 2014, 128 pages, ISBN 9782749306957.

L’histoire: mai 1869 à Paris. Une jeune provinciale, Constance Desprez, débarque gare Saint-Lazare. Vulnérable, elle échappe à l’exploitation dans un nlogement trop cher (qu’elle pourrait payer par la prostitution) et grâce à un gavroche, Darius, trouve une chambre sur la butte Montmartre. Elle veut retrouver son fils de dix ans, qu’elle a eu avec le fils du notaire local, enlevé à sa naissance pour être adopté tandis qu’elle était envoyée au couvent. Elle n’a que le prénom qui lui a été donné, le père est mort à la guerre. La voici plongée dans la capitale, aidée d’André Gill, caricaturiste. Retrouvera-t-elle son fils?

Mon avis: j’ai beaucoup aimé le dessin à la plume joliment encré, très fouillé, très documenté du Paris de 1869, à la veille de la Commune, en plein travaux Hausmanniens. L’héroïne croise le « beau monde » de l’époque, Léon Gambetta, Gustave Courbet, Nadar, Émile Zola, la « publicité à la mode », peinte sur les murs (comme le poëlle Godin page 70), les halles reconstruites depuis une dizaine d’années, etc. Le scénariopêhce un peu par son aspect « gentillet », recherchant plus à « faire croiser des personnalités », par moment, mais l’histoire est néanmoins lisible. Juste une incongruité à la fin, sur la tombe, les dates 1849-1869 sont invraisemblables. Même précoce, une jeune femme de 20 ans ne peut pas voir un fils de dix ans… qu’elle aurait donc conçu à 9 ans!

Gambetta par Falguières à Cahors, 5, deux vues de face Voir exposition Nadar, à Tours il  a quelques années, le monument à Léon Gambetta à Cahors, De briques et de sangde Régis Hautière et David François (sur l’usine Godin à Guise), Au Bonheur des Dames d’Émile Zola…

Logo top BD des bloggueurs Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Bienvenue dans la famille, 4, du vert clair…

Hôtel de ville de Limoges, façade et fontaineOups, bug de programmation, l’article que j’avais noté pour hier dans mon carnet n’est pas paru… je me suis trompé de mois! Je le reprogramme pour samedi, il concernera l’hôtel de ville de Limoges et vous propose une vignette pour vous faire patienter.

Bienvenue en famille, étape 4, quelques points vert vlair autour du premier pouponAvec beaucoup de mal, j’ai alterné la broderie monochrome (voir l’alphabet arabe) avec quelques (rares) points de vert clair sur ce projet mis en attente, parmi et entre les feuilles en vert foncé autour du premier poupon, toujours selon la grille Bienvenue dans la famille, de Perrette Samouïloff, parue dans Plaisir de broder, point de croix, n° 25, janvier/février 2013, sur une toile à gros trous (toile plastifiée trouvée dans une pile de coupons chez Tiss’affaires à Poitiers), avec la lampe « lumière du jour ». J’ai toujours beaucoup de mal à broder ce projet que j’aurais voulu avoir fini… en juin dernier, grr!!!

Les étapes de cette broderie: le chat, le premier poupon, quelques feuilles en vert foncé…