A Lyon, l’église Saint-Martin-d’Ainay présente une architecture et une histoire complexes, avec d’importants remaniements au 19e siècle. Elle garde néanmoins un bel ensemble de chapiteaux (pré-)romans dans la chapelle Sainte-Blandine, quand elle est ouverte, et un très intéressant tympan roman, qui n’est plus à sa place d’origine mais mérite que l’on s’y attarde un peu.
Il développe l’histoire de la décollation (décapitation) de saint Jean Baptiste, mais si, souvenez-vous, c’est Salomé qui a obtenu sa tête du roi Hérode.
En haut les convives festoient, le roi Hérode, couronné, et sa femme Hérodiade se distinguent sous un dais, ils regardent tous Salomé qui exécute sa danse devant la table couverte de vaisselle et de mets.
Elle finit par obtenir gain de cause. Jean Baptiste, retenu prisonnier dans un petit édifice, est décapité par un serviteur.
Deux serviteurs emportent la tête de Jean Baptiste dans une grande corbeille…
… et on les retrouve (enfin, l’un a aussi perdu sa tête… par érosion et fracture) en haut, prêts à entrer dans la salle où se tient le banquet.
Son corps, et surtout sa tête, représentée de manière démesurée, sont déposés par deux personnages dans le tombeau. Au passage, vous repérez partout les chapiteaux et autres motifs romans sur les éléments du décor (dais, colonnes torses, etc.).
Son âme (représentée par un petit personnage nu, comme c’est habituel au Moyen-Âge, voir la mort d’Hilaire ou les âmes qui s’échappent des cercueils du à Poitiers) est accueillie par un ange et Dieu, figuré sous la forme de la main (voir Daniel dans la fosse aux lions à Saint-Porchaire de Poitiers).
A l’opposé, le diable a perdu la partie!
Un arbre occupe le dernier espace. L’arbre de la Vie qui triomphe du Mal? Bien et Mal sont omniprésents dans l’art roman…
Et voilà comment il faut lire ce tympan…
Photographies d’avril 2012.
Avant de tenter de reconstituer les points de la pomme, de l’ananas ou de la banane de la
Pour cela, j’ai pris un bout de drap blanc, m’y suis prise à deux fois (pile et face) pour tracer un contour de pomme qui me convienne à peu près et pas trop grande (d’où le tracé qui apparaît à l’envers de l’ouvrage), j’ai choisi un coton assez épais (j’ai en stock épais ou très fin, peu d’intermédiaire en couleurs vives), et je me suis lancée avec le tambour à broder… J’ai aligné les fils en piquant à chaque bout de rang juste à côté de la sortie de l’aiguille. Cela donne un petit pointillé au dos. Ensuite, j’ai fait la même chose en croisant le fil et en le tissant à l’aiguille sur 3 fils.
Puis j’ai réalisé tout autour un point de tige (ce qui est fait sur l’original pour certains fruits, la mangue en revanche est bordée de points de bouclette). Puis j’ai réalisé de même le remplissage des feuilles (spontanément, j’aurais plutôt fait un passé plat, qui utilise plus de fil mais resserrerait moins la toile), puis ajouté la nervure au point avant et le bord en point de tige… Je ne suis pas mécontente du résultat. Dimensions 8 sur 9,5 cm.
Pas si mal sur l’envers par rapport au modèle original… La prochaine fois, je ferai plus attention à ne pas tirer sur la toile, et utiliserai un fil plus fin…

Parmi les nouvelles acquisitions de la
Mmm… L’archéologie a du bon! Je me suis plongée dans la grande panière en tissu où je range mes restes de laine, en vue d’une nouvelle
La semaine dernière, je recevais un commentaire à propos d’un vieil article sur le
En lui répondant que vu le métier de Paul Abadie, il s’agit d’abord des attributs d’un architecte et qu’il faudrait arrêter de voir des symboles maçonniques partout. Je voulais le renvoyer à l’architecte des stalles de la
Derrière le personnage donc se trouve un niveau, avec le petit plomb suspendu à une cordelette tressée (là où nous avons maintenant un tube avec une bulle… enfin, dépassé par les niveaux au laser)…
L’architecte, bien jeune, dessine sur sa table avec un compas (qui a perdu l’une de ses branches).
Devant, dans l’angle de l’écoinçon se trouve l’équerre.
















Avec ces cinq dernières lettres sur une quatrième ligne, j’ai terminé l’alphabet arabe proprement dit (toujours une grille de Fabienne Bassang parue dans Alphabets étrangers), il me reste la longue étape du tour… enfin, en plusieurs fois!
Vous avez donc, de droite à gauche,
L’hôtel de ville de Limoges et la fontaine (construite sur la place une vingtaine d’années plus tard) sont inscrits parmi les monuments historiques depuis 1975.
Je n’ai pas pris de photographies des toiles monumentales situées en haut de l’escalier, du peintre Henri-Paul Motte et représentant
La construction de cet hôtel de ville de Limoges a été rendue possible par l’important legs d’Alfred Fournier, riche propriétaire rentier limougeaud, décédé sans descendance le 24 juillet 1875. Le concours lancé en 1877 fut remporté par l’architecte [Charles] Alfred Leclerc (Paris, 1843-1915), grand prix de Rome d’architecture en 1868, sur un plan très classique pour les hôtels de ville du début de la troisième République (voir dans un style très proche
Le corps central de la façade principale est dominé par un campanile central (il n’est pas garde par des
Les deux allégories ont été réalisées par Edme Anthony Paul Noël dit Tony Noël (Paris, 1845 – Palaiseau, 1909, grand prix de Rome de sculpture en ). Du bas, je n’ai pas repéré de signature. Elles sont « censées » représenter l’orfèvrerie et l’émaillerie, ce qui est logique pour Limoges, mais soit j’ai les yeux bouchés, soit je suis nulle pour reconnaître les attributs… Grandes jupes, sein à peine voilées, à moitié allongées sur le rampant, pieds nus, la main appuyée sur un vase, les attributs ne diffèrent guère…
Voici de plus près…
On pourrait dire que c’est l’orfèvrerie à gauche à cause de la coupe que l’on peut distinguer sous le vase.
A droite, même position pour l’allégorie.
Si on considère qu’il s’agit de l’émaillerie, on pourrait considérer qu’elle tient un stylet pour poser le décor de sa main droite.
Des mosaïques vénitiennes, dues à Dominique Facchina, ornent les médaillons de la façade, avec les chiffres de la ville au rez-de-chaussée et quatre personnalités locales sous le toit.
Identifiés par des inscriptions, classés par ordre chronologique de naissance si on suit de gauche à droite, on peut admirer les portraits de
Maintenant que j’ai pu cacher mes
Les poupées : le
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Cela faisait un moment que je n’avais pas alimenté la rubrique
Voir exposition 
Avec beaucoup de mal, j’ai alterné la broderie monochrome (voir