J’ai brodé un des moutons parus dans Anna burda n° 41, de mars 2011. A la place des fils Madeira, j’ai pris des DMC en choisissant des fils DMC 3777, 948, 898, 152 et blanc. Il manque l’oeil… j’ai mis une perle après le repassage. Pour la finition, il faudra patienter un peu… Il est parti chez Flo avec une ATC sur le même thème… Voir ici le cadeau reçu de Flo.
Archives de l’auteur : Véronique Dujardin
En route vers le festival Télérama 2012…
Dans une semaine (du 18 au 24 janvier 2012) commencera le festival Télérama 2012… toujours le même principe, 15 films sélectionnés, 3 euros la place dans les cinémas d’art et essai participants… et en vous munissant du bon qui sera dans les Télérama du 11 et du 18 janvier.
Comme en 2011, 2010 et 2009, il y a:
– les films que j’ai vus avant le festival
- Une séparation de Asghar Farhadi,
- La piel que habito de Pedro Almodóvar
- Habemus papam de Nanni Moretti
- Le gamin au vélo des frères Dardenne
– les films que j’ai vus pendant le festival
- Les neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian
- Le Havre d’Aki Kaurismäki
- Il était une fois en Anatolie de Nuri Bilge Ceylan
- L’exercice de l’Etat de Pierre Schoeller
- La guerre est déclarée de Valérie Donzelli
- Les biens-aimés de Christophe Honoré
– les films que je n’ai pas vus
- Tomboy de Céline Sciamma
- Incendies de Denis Villeneuve
- Essential Killing de Jerzy Skolimowski
- Black Swan de Darren Aronovsky
- Drive de Nicolas Winding Refn
Une petite botte brodée pour Cloeti
J’ai brodé une toute petite botte sur une chute de toile Aïda, avec des restes de fils, d’après un modèle de Stickerin MB. Elle est partie (montée en pendouille) chez Claudine / Cloeti.
Deuils de miel de Franck Thilliez

Je poursuis ma lecture des thrillers de Franck Thilliez en les empruntant à la médiathèque…. pas exactement dans l’ordre de parution, en fonction des disponibilités.
Le livre : Deuils de miel de Franck Thilliez, Collection Rail noir, éditions la Vie du rail, 2006, 330 pages, ISBN 978-2915034424.
L’histoire : vers 2005, en Normandie. Le commissaire Sharko, en congé, croise par hasard le chauffard qui a tué sa femme et sa fille il y a un an, il ne peut pas se maîtriser et le tabasse. Retour chez lui à L’Haÿe-les-Roses. Tout près, à Issy-les-Moulineaux, dans une église, une femme est retrouvée morte par le curé dans le confessionnal, elle est nue, a été rasée, sans blessure apparente, avec sept papillons de nuit. En fait, son corps a comme explosé de l’intérieur. Elle est morte d’une crise de paludisme, avait disparu depuis un moment… En arrivant chez elle, il apparaît que son mari et sa fille ont aussi disparu. Que leur est-il arrivé? Pourquoi?
Mon avis : ces thrillers de Franck Thilliez sont construits de telle sorte que l’on devient addict au fil des livres et des pages! Dans ce tome, on plonge dans l’entomologie (l’étude des insectes) et le cycle du paludisme utilisé comme arme mortelle via les moustiques. Sur fond de folie, celle du meurtrier, dont la cause est révélée à la fin, celle du commissaire Sharko, qui voit à ses côtés une petite fille, sa fillette revenue de chez les morts, le début de sa schizophrénie dont il sera à nouveau question dans Le syndrome [E].
Pour aller plus loin : le site officiel de Franck Thilliez
Les titres dans l’ordre de parution :
Poitiers, les reliefs de Jonchère dans la cour du musée
Je vous ai déjà montré la cour du musée Sainte-Croix à Poitiers à l’occasion de l’expédition Glen Baxter en juin 2010. Comme je vous l’ai déjà dit, l’ancien musée dans l’hôtel de ville était devenu trop petit. L’ancien couvent Sainte-Croix, qui venait d’être libéré par les sœurs (installées depuis lors à la Cossonière à Saint-Benoît), est choisi pour accueillir le nouveau musée, qui a ouvert en 1974. L’architecte Jean Monge (1916-1991) a détruit les bâtiments du 19e siècle mais maintenu une grande cour rappelant l’ancien cloître. Bon, béton brut, parfois avec des effets de cannelures, labyrinthe à l’intérieur, sauvegarde de justesse des vestiges archéologiques gallo-romains (le comble pour un musée avec des collections archéologiques aurait été de les détruire), je ne le trouve pas terrible au niveau de l’architecture. Mais vous pouvez profiter en ce moment (et jusqu’au 5 février 2012) des salles rénovées sur le Moyen-Âge et d’une exposition sur le thème de l’âge roman en Poitou-Charentes, qui est accompagnée d’un très beau catalogue.
Dans l’entrée du musée, voici…
un relief qui y a été mis en place en 1986. Il s’agit du dépôt par l’État d’une œuvre retrouvée lors du rangement du palais de Chaillot pour l’aménagement de la cinémathèque dans les années 1980. C’est l’une des versions de l’art du théâtre, de Évariste Jonchère (Coulonges, 1892 – Paris, 1956), premier grand prix de Rome de sculpture en 1925 pour La vendange. Il existe en fait au moins quatre versions de cette œuvre, trois si j’en crois le catalogue de l’exposition de 1987 (voir la référence complète en fin d’article). La première est un plâtre préparatoire réalisé en 1936 et donné par Mme Jonchère en 1976 au département de Haute-Savoie, qui l’a déposé au conservatoire d’art et d’histoire d’Annecy (d’autres œuvres données au conseil général de Haute-Savoie sont à voir ici, le couple ayant habité près d’Annecy). Sur la base de ce plâtre, Évariste Jonchère a été chargé de réaliser un bronze pour le fronton de scène du théâtre du palais de Chaillot réalisé pour l’exposition internationale de 1937. Mais il a pris du retard pour confier son œuvre au fondeur Alexis Rudier (je vous ai montré sa marque de fondeur pour sur la statue du maréchal Joffre à Paris, je ne l’ai pas trouvée ici). Aussi, c’est une version en plâtre patiné qui a été réalisée et qui se trouve aujourd’hui au musée de Mont-de-Marsan (voir dans le dossier sans photographie dans la base Joconde). L’artiste a néanmoins terminé son œuvre qui a été fondue en 1938. C’est celle-ci qui se trouve à Poitiers. Elle diffère légèrement du plâtre patiné. Certains historiens de l’art ont donné comme titre à cette œuvre Apollon musagète, titre réfuté par Mme Jonchère. Le musée des années 1930 de Boulogne-Billancourt présente un autre plâtre préparatoire de cette œuvre, j’en ai trouvé par hasard la mention page 42 du livret pédagogique du musée. Comme je ne suis pas allée la voir, je ne peux pas préciser de quelle variante il s’agit.
Entrons dans la visite de cette œuvre qui porte la signature « E. JONCHERE ».
Le personnage central est encadré des deux femmes des groupes de droite et de gauche.
Le voici de plus près. Il s’agit d’Apollon, dieu de la beauté, tenant une lyre, représenté de face, en position comme assise (mais sans siège) avec sa jambe gauche écartée. Il est nu, mais un drap couvre pudiquement son sexe.
De chaque côté se trouvent les arts liés à la musique, à la poésie et au théâtre. A gauche se trouvent autre femmes debout et un personnage allongé. La première femme à gauche est torse nu avec une robe drapée autour des reins. La seconde a un voile qui lui couvre partiellement la poitrine. La troisième, à l’arrière-plan, regarde les deux premières. La dernière à droite porte des ailes.
Un sonneur de trompe est allongé au sol. C’est le seul personnage qui semble être un homme (à part Apollon au centre).
Enfin, le groupe de droite. La première femme à gauche, à côté d’Apollon, torse nu et avec une grande jupe qui lui arrive sous les fesses, tient une sorte de palme. Il s’agit de l’inspiration poétique. Une grande aile semble partir de son épaule, mais il s’agit peut-être juste d’un fond à la scène.
Derrière elle se tiennent deux femmes debout. Celle de gauche est torse nu, les seins bien visibles, les jambes drapées dans une robe. Ses cheveux sont coiffés en longues tresses. La seconde porte également un vêtement en haut et tient un masque dans la main gauche : il s’agit de la comédie.
Et enfin le dernier personnage assis tout à droite. C’est une femme, la tête effondrée sur ses genoux, en partie cachée par son bras. Elle tient de la main gauche une épée et un masque triste constitue son siège: il s’agit de la tragédie.
PS: à deux pas de là, sur le mur de la cour de la MJC Le Local (rue Saint-Pierre-le-Puellier à Poitiers), vous pouvez voir un peu sur le même thème la frise sculptée de Jean Claro…
Pour en savoir plus : Evariste Jonchère, 1892-1956 : premier Grand Prix de Rome de Sculpture en 1925, catalogue de l’exposition au musée Sainte-Croix à Poitiers, 24 mars – 18 mai 1987, sous la direction de Blandine Chavanne et Bruno Gaudichon.
Des petites souris…
Il y a un moment que je voulais réaliser ces souris tirées du magazine best off idées magazine, spécial doudous et nounours, n° 50, juillet-août 2005. J’en ai réalisé une petite et une grande, qui ont pris la poudre d’escampette vers chez une amie sans blog et chez Brigitte (Brigitbrode).
Une vraie ménagerie que j’ai réalisée à noël cette année, avec l’oiseau, la chouette, les petites souris, le hérisson…
Dans cette revue, j’ai aussi réalisé:
- un âne
- un lapin
- des souris
- un nounours brodé terminé en carte
Paris, le cheval à la herse de Rouillard
Je vous ai montré l’autre jour l’ancienne fontaine du Trocadéro, construite en 1878 et détruite en 1935. Sur le parvis du musée d’Orsay ont été réunis trois des quatre statues qui la composait, le cheval à la herse de Pierre Rouillard, l’éléphant pris au piège d’Emmanuel Frémiet, le rhinocéros de Henri Alfred Jacquemart, le bœuf d’Auguste Cain (oui, le sculpteur des tigres chimères de l’hôtel de ville de Poitiers) est désormais à Nîmes. Commençons par le cheval, d’abord sur une carte postale ancienne à son ancien emplacement…
Le voici maintenant en octobre 2010 devant le musée d’Orsay…
Il est signé « P. Rouillard / 1878 « . Pierre Rouillard, je vous en ai déjà parlé pour la chienne et la louve au Grand-Rond à Toulouse…
Il porte également la marque du fondeur « A[ntoine] Durenne Paris », dont je vous ai déjà abondamment parlé (notamment à Poitiers, mais pas seulement, pour la fontaine aux amours et aux nymphes (et la même un peu givrée), un Amour sur un griffon ou une lionne, un Amour sur un dauphin, le Faune soufflant dans une corne (autres vues en hiver), le Faune au coquillage). C’était un fondeur important, à retrouver sur le site de sa fonderie à Sommevoire.
Ce cheval est plein de fougue pour tenter de franchir une herse à grandes dents hérissées…

Admirez le mouvement que le sculpteur a donné à son cheval, la torsion de la tête, le mouvement de la queue, celui des pattes, la crinière au vent…
l’appui de son sabot arrière gauche est très précaire… Arrivera-t-il à franchir la herse?
Une pochette pour ranger la ficelle
Avec l’âne brodé d’après le modèle de Sophie Delaborde, paru dans Un amour de cuisine (Mango pratique, 2007), j’ai choisi de faire à peu près la finition qu’elle proposait… Sur les bords, j’ai choisi de la dentelle et du sergé, pour la boucle d’attache aussi. Pour passer la ficelle, j’ai trouvé que juste faire un trou était risqué à long terme, j’ai donc posé un petit rivet. De même le haut, dans le modèle, reste béant (juste habillé de boutons, mais ceux-ci sont purement décoratifs. J’ai donc choisi de rétrécir l’ouverture par une petite couture de chaque côté. Monique / Bidouillette / Tibilisfil, si tu trouves que c’est trop serré pour passer la bobine de fil, tu peux élargir l’ouverture et ajouter un pression ou autre au centre…
Et j’avais ajouté une ATC sur le thème des étoiles…
Une nouvelle grenouille pour Emmanuelle
Emmanuelle / le Marquoir d’Élise aime les grenouilles, ce n’est pas un secret… Je lui ai trouvé une grille originale chez Croisez les fils. J’ai respecté les couleurs du modèle, à savoir des fils DMC 777, 869, 3046 et noir… Pour la finition? Et bien, il faudra attendre un peu… qu’Emmanuelle en fasse une!
Je l’ai juste présentée dans un carton, en laissant à Emmanuelle / le Marquoir d’Élise le choix de la finition! Et j’avais ajouté une ATC…
Les ignorants d’Etienne Davodeau

Étienne Davodeau était venu l’année dernière (en 2010) avec Richard Leroy, le vigneron, à Poitiers, lors du festival Filmer le travail, pour un spécial « dessiner le travail », avec une exposition et une interview par un sociologue (voir un extrait ici). J’ai acheté le volume dès sa sortie à la librairie, mais n’avais pas pris le temps de rédiger cet article… indispensable avant le festival d’Angoulême (fin janvier), il est dans la sélection finale…
Le livre : Les ignorants, récit d’une initiation croisée de Étienne Davodeau (scénario et dessin), éditions Futuropolis, 2011, 268 pages, ISBN 9782754803823.
L’histoire : début 2010, dans le vignoble de Montbenault, à Rablay-sur-Layon, en Anjou (Maine-et-Loire). En voisin, Étienne Davodeau propose à Richard Leroy de venir travailler bénévolement dans ses vignes (et ses chais) et en échange, de lui faire découvrir le monde de la bande dessinée. Commence alors une bonne année de découverte mutuelle, qui commence par trois mois de taille. Échange de savoirs et de savoirs-faire, découverte du travail au fil de l’année de la vigne suivant les principes de la biodynamie, escapades chez le tonnelier ou à l’imprimerie, échanges avec d’autres auteurs de bande dessinée, découverte du travail d’autres vignerons dans le Jura ou à côté de Bergerac…
Mon avis : un échange très riche, qui nous permet de découvrir une culture de la vigne respectueuse de la nature, avec peu de mécanisation, le respect du sol, le rejet maximal de l’utilisation de soufre… La découverte aussi du métier de dessinateur, de la chaîne de l’édition (il ne manque que les libraires…). Au fil des pages, j’ai revu différemment des titres que j’avais aimé ou pas ces derniers mois, noté d’autres à lire… Comme Richard Leroy , j’ai du mal avec l’univers de Moebius, à relire peut-être… Un dessin en noir et blanc que j’aime beaucoup, un gros album à découvrir absolument… Quant au vin… le chenin de Richard Leroy est un vin de France, il a quitté volontairement l’AOC… Ah, si, très pratique, à la fin, il y a une liste des vins goûtés et des albums lus (la dernière ligne imprimée trop bas, la moitié inférieure est en dehors du cadre d’impression)…
Les albums cités ou lus dont je vous ai parlé ici (en attendant une descente à la médiathèque…):
- de Baru, Fais péter les basses, Bruno ! (je n’avais pas trop apprécié), L’enragé : tome 1 et le tome 2
- de Art Spiegelman, Maus, un survivant raconte : tome 1 : mon père saigne l’histoire ; tome 2 : Et c’est là que mes ennuis ont commencé (à lire absolument, grand prix d’Angoulême en 2011, une grande exposition y est en préparation)
- de Dominique Goblet, Faire semblant c’est mentir (un beau récit autobiographique), Souvenir d’une journée parfaite
- Le photographe, tome 1, tome 2 et tome 3 de Lefèvre, Guibert et Lemercier (ces albums ne vous laisseront pas indemne…), il faut que je lise, de Guibert, La guerre d’Alan
- de Davodeau, Lulu femme nue, tome 1 et tome 2 et Rural! Chronique d’une collision politique (lien vers les autres titres que j’ai lus ci-dessous)
- de Rabaté, un titre programmé dans les prochaines semaines, voir Les petits ruisseaux
- de Aurélia Aurita, Fraise et chocolat
- Largo Winch… avant le blog
- de Delisle, Shenzen (mais j’ai préféré Pyongyang, assez d’actualité ces jours-ci, à relire si vous ne l’avez pas lu, et moins aimé Chroniques birmanes, Jérusalem, qui vient de paraître, est dans ma liste à lire… à voir maintenant ici: Chroniques de Jérusalem)
Depuis, j’ai aussi lu:
- Tueur de monde de Moebius
- Julius Corentin Acquefacques, t. 4 : Le début de la fin/ la fin du début, de Marc-Antoine Mathieu
Pour rappel, je vous ai parlé de nombreux albums d’Étienne Davodeau
- Le chien qui louche
- les ignorants
- Les mauvaises gens
- chute de vélo
- Lulu femme nue, tome 1 et tome 2, j’ai aussi vu l’adaptation au cinéma, Lulu femme nue, de Sólveig Anspach)
- Rural! Chronique d’une collision politique
- Un monde si tranquille 1. La gloire d’Albert
- Un monde si tranquille 2. Anticyclone
- Un monde si tranquille 3. Ceux qui t’aiment
- Le réflexe de survie
de Kris et Davodeau
et de Davodeau et Joub
Pour découvrir l’auteur : voir le site d’Étienne Davodeau, que je trouve très riche… et la venue à Poitiers de l’auteur.
Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.