Un délicieux goulash…

Goulash, 1, le paprika

Le château de Schönbrünn à Vienne en Autriche en 1993, 2, de plus prèsRetour des frimats… et des envies de plats mijotés « d’hiver ». J’hésite entre plusieurs plats pour le marché demain… pourquoi pas faire le premier goulash de l’année?

Article du 15 mars 2012

Pour mois de l’Europe centrale organisé par Schlabaya, je cherchais l’autre jour du bon paprika, si possible de provenance connue (bio ou au moins en agriculture raisonnée). Bon, pas possible d’en trouver, je me suis donc rabattue sur le marchand d’épices du marché de la ZUP avec du paprika doux et du fort. Commence alors la recherche de la recette, qui varie énormément d’un livre de recettes à l’autre, d’un site internet à l’autre… J’ai donc fait un mélange de tout ça… dans un faitout!

– Les oignons : ils sont présents dans toutes les recettes, 2 ou 3, coupés en rondelles, émincés ou en tout petits morceaux… J’en ai pris trois, émincés assez finement mais pas trop… J’ai aussi mis deux gousses d’ail (pas dans toutes les recettes).

– La matière grasse : saindoux (probablement le plus authentique), beurre, huile… J’ai fait revenir les oignons et la viande dans un fond d’huile…

– La viande : souvent du bœuf, mais j’ai aussi vu du porc, du mouton, du veau… La taille des morceaux varie de 2 à 5 cm. J’ai pris du bœuf, un mélange de paleron et de jarret (400g de chaque environ).

Goulash, 2, à petit bouillon – Les tomates, pas toujours présentes. J’ai hésité, les conserves sont souvent trop salées pour moi, je n’en ai plus au congélateur, mais la marque Monoprix (publicité gratuite) a la bonne idée d’afficher précisément le taux de sodium et l’équivalent en sel, très bas sur ses tomates pelées (0,08 g pour 100g, avec une boîte de 800g qui sera répartie en 5 ou 6 parts, ça ira). Reste la question de la matière plastifiée qui se trouve à l’intérieur de la boîte, comme désormais pour toutes les conserves acides, certaine contiennent du bisphénol A ou d’autres substances qui passent à la marge dans les aliments mais sont des perturbateurs endocriniens… Pour une fois, cela ira…

– Le liquide pour mouiller le tout : de l’eau, du bouillon de bœuf, de légume, des bouillons-cubes, du vin blanc, du vin rouge… J’ai opté pour un bouillon préparé la veille : 1 petit poireau, 1 grosse carotte, 1 bouquet garni, 30 minutes dans 500 ml d’eau, puis ajouter un os à moelle pour 15 minutes supplémentaires… Le soir, manger les légumes et la moelle (c’est gras mais j’adore! sur du pain grillé, avec du poivre et pas de gros sel pour moi, régime oblige), laisser refroidir le bouillon avec l’os, à enlever le lendemain avant de le mettre dans la casserole… Je n’ai pas dégraissé le bouillon cette fois-ci…

– Les épices : paprika (j’ai mis une cuiller à soupe de doux et une à café de fort), certains ajoutent du cumin, je n’en ai pas mis.

– Un bouquet garni

– ce qui apparaît dans certaines recettes et que je n’ai pas mis : des poivrons (ce n’est pas la saison, et les poivrons espagnols cultivés hors-sol à base d’eau et d’engrais, non merci), des lardons (jamais pour moi, trop salé), des champignons, de la crème fraîche avant de servir…

Goulash, 3, dans l'assiette – le temps de cuisson est très variable selon les recettes. j’ai choisi de faire comme pour mon bœuf carottes: 2 h le samedi, laisser refroidir le tout… et reprendre 1 heure de cuisson tout doucement le dimanche, avec des pommes de terre dans le bac vapeur qui se pose au-dessus de mon faitout… Et voilà le résultat, avec un peu de persil du jardin (congelé) sur les pommes de terre au moment de servir dans une assiette à soupe.

Délicieux! A refaire en été avec des tomates fraîches et du poivron d’ici…

Snoods pour petits et grands (par Maryse)

Maryse partage avec vous ses nouveaux snoods. Je confirme, la laine Phil-douce est très douillette, je l’avais utilisée pour le chou-fleur, il faudrait que j’utilise le reste de la pelote 😉 Après des , elle est revenue aux . La parole est à Maryse!

Snoods pour petits et grands

Laine utilisée par Maryse pour les snoodsPour le grand: Phildar, Phil douce rouge, 100°/° polyester. 1 pelote
Pour le petit: Phildar Beaugency rose, 55 °/° polyamide, 25 °/° acrylique, 20°/° laine. 1pelote

La Phildar Phil douce donne un effet éponge et est très doux au toucher. Ici je l’ai tricotée au point mousse mais je l’ai fait en jersey pour une amie et c’est plutôt mieux car le snood est un peu plus long.

Snoods rouge et roseLe rose est tricoté en jersey avec du point mousse de chaque côté ce qui permet de le replier. Quelques rangs de point mousse au début et à la fin du tricot et quelques rangs de points mousse aussi au milieu du jersey.

Et pour le fun, deux petits boutons peints achetés au salon de Moncoutant: un cœur et une coccinelle.

Il est destiné à une petite fille de trois ans et demi.

Sur un plateau, de Hubert Duhautois

Logo de pioché en bibliothèqueCouverture de Sur un plateau, de Hubert DuhautoisC’est Grégory qui a trouvé ce livre à la médiathèque et qui me l’a recommandé en me disant que c’était une visite guidée de mon blog 😉

Le livre: Sur un plateau, de Hubert Duhautois, collection Geste noir, Geste éditions, 2012, 235 pages, ISBN 978-2-84561-952-4.

L’histoire: En 2010, entre Poitiers et Civaux. Achille Évémère arrive au journal local pour une pige. Il aimerait traiter d’un sujet différent des faits divers habituels… et souhaite enquêter sur le procès à venir de faucheurs d’OGM près de la centrale de Civaux. Alors qu’il doit se rendre sur place avec une jeune documentariste en formation à Ménigoute, il apprend la mort d’un ouvrier étranger sur le site même de la campagne. Il commence l’enquête, mais son article est caviardé par le rédacteur en chef…

Mon avis: sans grand intérêt sur le plan du polar, avec beaucoup d’imprécisions. Ainsi, ce n’est certainement pas la police qui interviendrait à Civaux, mais la gendarmerie et l’Autorité de sûreté nucléaire dont il n’est jamais fait mention. Sinon, Grégory a raison, c’est un peu comme si on avait demandé à l’auteur ou s’il avait choisi de lui-même de faire un concentré de la vie et du décor local… et on trouve donc:

Chauvigny, église Saint-Pierre, chapiteau de l'Enfance, 02, Annonciation– un trajet du Blanc à Poitiers qui correspond au retour de notre expédition de samedi dernier avec Ammaria et son mari pour aller chercher le miel 2014, en passant par Saint-Savin et .

La centrale nucléaire de Civaux vue depuis la ville haute de Chauvigny– La centrale nucléaire de Civaux, où trois incidents viennent à nouveau de se produire ces dix derniers jours: la centrale nucléaire sur le karst, ses problèmes avec la sécheresse, avec une petite crue de la Vienne (et une promenade imprévue de carburant radioactif), une fuite de tritium en janvier 2012, la suite de cette fuite (février 2012). Il faut que je vous parle un jour de son église et surtout de la nécropole où se déroule une course-poursuite

Poitiers, rue du Petit-Bonneveau, voitures sur les trottoirs le 8 septembre 2013 à 10h30 et 13h15– le journaliste se gare régulièrement sur les trottoirs… comme les poitevins, spécialistes des incivilités, (re)voir stationnement anarchique, ou encore là (avec un bilan sur plusieurs autres points), des voitures à la place des piétons, mégots, chewing-gums et autres incivilités, ras-le-bol, exemples à Poitiers et Niort (été 2013), centre-ville de Poitiers, attractif ou infréquentable? (automne 2014), etc.

Il se passe de drôles de choses à Poitiers…

Médaillon de Prudhomme avec Jeanne d'Arc, rue de la cathédrale à Poitiers, vue de loin – une manifestation violente d’anarchistes (transposées la nuit et liée aux anti-OGM au lieu des protestations contre le déplacement de la prison)… qui ont réellement cassé la plaque commémorant le séjour de Jeanne d’Arc à Poitiers dans la rue de la cathédrale

Janvier 2012, manifestation et stand lors du procès en appel des anti-OGM – un procès de faucheurs volontaires (en réalité de José Bové et une dizaine de faucheurs volontaires) d’anti-OGM qui ont réellement fauché du maïs OGM qui poussait à l’ombre de la centrale de Civaux

Le journaliste passe aussi par tous les lieux emblématiques de la ville…

La galerie du Confort moderne à Poitiers – un concert au confort moderne

– passage obligé à Notre-Dame-la-Grande (le mot-clef regroupe une vingtaine d’articles)

Poitiers, le marché Notre-Dame et Notre-Dame-la-Grande – et aux halles toutes proches et moches (qui ont remplacé des halles métalliques)

Reconstitution de l'amphithéâtre par Golvin, sur le parking Carnot à Poitiers – le parking Carnot (devenu hôtel de ville) qui avait accueilli la reconstitution de l’amphithéâtre romain par Golvin

La façade de l'hôtel de ville de Poitiers nettoyée – l’hôtel de ville, qui était juste restauré mais avant l’opération Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…,, à revoir avant rénovation, en cours de rénovation et après rénovation, l’ancien musée dans l’hôtel de ville, la science et l’agriculture de Louis Ernest Barrias sur le fronton, les tigres chimères d’Auguste Cain, les plafonds peints de Émile Bin (salle du blason), de Jean Brunet (salle des fêtes) et de Léon Perrault (salle des mariages, plafond et cheminée), l’hôtel de ville tout vert (algues)

Le Clain à Poitiers près du moulin de Chasseigne – le journaliste passe au bord du Clain avec la passerelle aux abords du moulin de Chasseigne

Le 29 janvier 2011 à Poitiers, 2, le jardin anglais du parc de Blossac… et se promène au parc de Blossac (revoir le le jardin anglais en hiver, avec des oiseaux d’ici et d’ailleurs, la fontaine aux amours et aux nymphes, un Amour sur un griffon ou une panthère, un Amour sur un dauphin, le Faune soufflant dans une corne (autres vues en hiver), le Faune au coquillage, le lion amoureux, le monument au comte de Blossac et le groupe sculpté Léon Bazile Perrault, La douleur maternelle et Le bonheur maternel

Le viaduc de Lusignan, vu depuis les allées de Blossac– la documentariste habite à Lusignan et boit un coup dans le « seul café du lieu » (en omettant de signaler que sa terrasse est sous al belle halle). Grégory , c’est promis, je vais programmer un article sur le monument aux morts d’ un de ces jours

Et puis, il y a aussi tous les lieux dont je ne vous ai pas parlés mais qui pourraient faire l’objet d’articles! L’hôtel Fumé (j’ai plein de photos), la Maison de la Région (tant que ça existe encore) dans un ancien couvent (voir la plaquette de l’inventaire), des bars (le « Cafar » ou café des arts ; le Cluricaume, le Relax, le bistrot du Boucher et son tartare de bœuf recouvert de foie gras poêlé, la Serrurerie, etc.), le pont Neuf, le festival et la formation de documentariste animalier à Ménigoute (à découvrir régulièrement chez Le terrier de Marmotte), etc.

Faux timbre d’artiste 2014 par Véro bis

timbres d'artiste 2014, l'envoi de Véro bisCette année, Véro bis a participé à la 5ème journée mondiale du faux timbre d’artiste le 21.11.14,même si sa poste a taxé ses lettres (elle ne connaissait pas l’événement), cela aurait été dommage de la refuser! Dans l’enveloppe se cachait une diapo (les moins de 20 ans ne comprendront pas…) avec un vol de Montgolfières, Paris, cimetière du Père-Lachaise tombe de Crocé-Spinelli et Sivel, vue des têtes et des pieds… qui n’ont heureusement pas explosé comme celle de Spinelli et Sivel, morts en altitude à Ciron dans l’Indre, pas très loin de chez elle et surtout juste à côté de chez parrains d’abeilles, où je suis allée chercher le miel 2014, je n’ai fait le rapprochement qu’en rédigeant cet article… Vous pouvez aller découvrir chez elle les autres faux timbres qu’elle a envoyés!

La prochaine fois je viserai le coeur, de Cédric Anger

Affiche de La prochaine fois je viserai le coeur, de Cédric AngerQuinze jours sans cinéma, il fallait remédier à ça avant que le film ne passe plus… Il faut aussi que j’aille vite voir Marie Heurtin. Cette fois, c’était La prochaine fois je viserai le cœur, de Cédric Anger.

L’histoire: en 1978-1979 dans l’Oise. Plusieurs jeunes femmes ont été assassinées. Un soir, un homme masqué en voiture poursuit une jeune fille en solex, elle survit. La plupart des autres victimes sont des auto-stoppeuses. La gendarmerie est sur les dents, l’équipe de Frank [Guillaume Canet] en tête, bientôt rejointe par la police. Hors de son temps de service, Frank en pince pour Sophie [Ana Girardot], se retrouve parfois chez ses parents avec son petit frère, aime se promener dans la forêt, change sans arrêt de voiture et se transforme en tueur en série qui se repend de ses crimes en s’infligeant des pénitences.

Mon avis: l’histoire s’inspire de celle d’Alain Lamare, arrêté en 1979 et, selon le générique, toujours interné en hôpital psychiatrique, jugé irresponsable de ses actes et traité pour schizophrénie. L’ambiance est sombre, avec beaucoup de scènes de nuit ou sous la pluie de l’Oise (le film a en fait été tourné dans le Nord-Pas-de-Calais). On ose espérer que l’ambiance a changé dans la gendarmerie, moins de propos misogynes, homophobes, anti-police, etc. Faire du mari de Sophie un fou syphilitique est peut-être un peu excessif. Sinon, le film ne prend pas parti sur ce qui a pu faire basculer ce jeune gendarme dans la folie meurtrière, passer de la chasse dans la forêt à la poursuite des jeunes filles (« pour éviter qu’elles prennent des risques »), traqué et chassé à son tour, plus malin que les chiens policiers un jour où il a failli se faire prendre quelques minutes après son forfait. J’ai trouvé quelques passages un peu longs, mais globalement j’ai bien aimé ce film sombre… au sens propre comme au figuré!

Bienvenue dans la famille, 6, le bébé a bien avancé

Un deuxième bébé pour mon projet brodé Bienvenue dans la familleEn un mois, j’ai très peu avancé le deuxième bébé de mon Bienvenue dans la famille, de Perrette Samouïloff, parue dans Plaisir de broder, point de croix, n° 25, janvier/février 2013, sur une toile à gros trous (toile plastifiée trouvée dans une pile de coupons chez Tiss’affaires à Poitiers), avec la lampe « lumière du jour ». J’ai toujours beaucoup de mal à broder ce projet que j’aurais voulu avoir fini… en juin dernier, grr!!!  Je ne suis pas sûre de faire mieux pour le mois prochain dans le cadre du projet « Chat va vider mon placard » organisé par Luna!

Les étapes de cette broderie: le chat, le premier poupon, quelques feuilles en vert foncé, du vert clair, un nouveau bébé s’annonce

Dans les yeux des autres de Geneviève Brisac

Logo de pioché en bibliothèqueLogo rentrée littéraire 2014Couverture de Dans les yeux des autres de Geneviève BrisacUn livre trouvé à la médiathèque parmi les nouvelles acquisitions, il entre dans le défi de la rentrée littéraire pilotée par Hérisson.

Le livre: Dans les yeux des autres de Geneviève Brisac, éditions de l’Olivier, 2014, 306 p., ISBN 9782879298610.

L’histoire: de nos jours. Anna et Molly Jacob, deux sœurs, la soixantaine. La première, seule, sans logement à elle, écrivain au brillant passé oublié, déprime, la deuxième est médecin et gère la misère, grande et petite, au centre médical Gracchus-Babeuf dans le 14e arrondissement de Paris. Dans les années 1970, elles ont milité avec leurs compagnons, Marek et Boris, dans le milieu anarchiste. Tous les quatre et Mélini, la mère des filles, sont partis en 1977 au Mexique, où Marek est mort en prison. Boris continue à se battre, dans les squats des sans-logis. Au retour, Molly a foncé dans ses études pour devenir médecin, Anna a « trahi » en publiant leur histoire sous pseudonyme, Boris a disparu pendant une quinzaine d’années… Le groupe a éclaté, Anna et Molly sont restées fâchées. Anna décide de relire ses carnets de notes, un rouge (la politique), un noir (la mère), un bleu (les autres) …

Mon avis: pas toujours facile de savoir si on se trouve aujourd’hui ou dans les années 1970, mais cela est en accord avec l’état d’esprit d’Anna, anarchiste puis écrivaine mais toujours un peu en marge, partie après les autres au Mexique, officiellement pour pouvoir finir d’effacer leurs traces à Paris. Le choix des noms n’est sans doute pas innocent, Marek s’appelle Meursault, comme le vignoble ou comme le « héros » de L’étranger d’Albert Camus, que l’on retrouve aussi pour cette rentrée littéraire dans Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud, qui était pressenti pour des prix littéraires. Anna et Molly, ce sont aussi les prénoms des personnages du Carnet d’or de Doris Lessing [revoir Le rêve le plus doux], où il est aussi beaucoup question de carnets, bien sûr… J’ai pensé à Maryse vers la fin (p. 211), où il est question de Diego Rivera et de Frida Kahlo… Bon, je vous parle beaucoup des à-côté, pas beaucoup du livre, sans doute parce que je n’ai pas vraiment accroché à l’esprit tortueux et déprimé d’Anna, la narratrice…

Le miel 2014 de Parrains d’abeilles!

Miel, récolte 2014, 10 kgSamedi, j’ai fait la connaissance « en vrai » d’Ammaria (et Monsieur… je vous montre rapidement les gros cadeaux qu’ils ont apportés) et nous sommes partis par les routes, direction plein est au départ de Poitiers, en passant par , Saint-Savin (voir la voûte), puis dans l’Indre Le Blanc (aux portes du parc naturel de la Brenne), nous passons à deux pas de Ciron où sont morts Spinelli et Sivel, puis d’Argenton-sur-Creuse (avec le site antique d’Argentomagus) et Saint-Marcel et sa grotte préhistorique de La Garenne… et arrivons dans un petit hameau de Chavin où se niche l’exploitation agricole de parrains d’abeilles, où j’ai parrainé une ruche comme en 2013 (voir dans cet article pourquoi j’ai arrêté le parrainage antérieur  avec un toit pour les abeilles).

Miel, variété des couleurs de la récolte 2014Nous avons été très gentiment accueillis avec du pain d’épice et une dégustation de miels de cette année, dont celui du printemps, très blanc (plus blanc que l’année dernière), fleurs de forêt, de prairie ou à dominante de sarrasin (le plus foncé). L’année n’a pas été facile, avec un printemps pluvieux puis juillet et août encore pires. Chaque ruche n’a donné que 12 kg de miel au lieu d’une vingtaine habituellement… mais nous sommes revenues avec 15,5kg de miel, 5,5 pour Ammaria, autant pour moi et 9 pots de 500g de plus pour des amis (dont Maryse -qui écrit désormais régulièrement ici- et Olivier). Nous avons visité l’installation d’extraction à froid (extracteur, maturateur). Je ne manquerai pas de tester les nonettes dont la recette était jointe à la récolte!

Cire d'abeille, récolte 2014Et j’ai aussi pris de la cire d’abeille (brute, juste fondue en pain, avec quelques impuretés), je vais pouvoir tester les recettes de crème cosmétique de Flore de Saintonge!

Allez vite découvrir le travail de parrains d’abeilles, et n’hésitez pas à participer à l’opération en 2015! Pré-financement (participatif donc) de la récolte en février/mars, livraison en octobre/novembre.

Poitiers antique, 40 ans d’archéologie préventive

Jardin du Puygarreau à Poitiers, 15 septembre 2012, le chantier archéologiqueLe 6 novembre dernier, la ville de Poitiers et l’Inrap (institut national d’archéologie préventive) lançaient au musée Sainte-Croix la plaquette Poitiers antique, 40 ans d’archéologie préventive, rédigée par Frédéric Gerber qui donnait pour l’occasion une conférence sur les fouilles du jardin du Puygarreau. A la grande surprise de tous, y compris du conférencier, personne n’a ouvert la séance en le présentant. Il y avait pourtant Alain Claeys, maire de Poitiers, au moins trois adjoints et élus, le directeur du musée et plusieurs autres représentants de cette institution (la responsable de la médiation aurait pu intervenir), ainsi que plusieurs responsables régionaux de l’Inrap. Ayant patienté le « quart d’heure poitevin », jeté moultes regards, Frédéric Gerber s’est lancé dans sa conférence bien adaptée au grand public. A la fin, il pensait aussi que quelqu’un prendrait la parole, même si le maire était parti… mais c’est encore lui qui a dû préciser que cette conférence avait lieu pour le lancement de la plaquette, que tout le monde pourrait prendre à la sortie avec d’autres documents de l’Inrap. Un manque de coordination pour cette absence de « protocole » minimal? Ceci étant, je vous invite à lire la plaquette pour les Poitevins, vous devez réussir à la trouver à la mairie ou dans les mairies annexes. Vous y trouverez aussi des édifices dont je vous ai parlés:

Quatre vues de l'amphithéâtre de Poitiers, 2013l’amphithéâtre romain et sa reconstitution par Golvin

Jardin du Puygarreau à Poitiers, 15 septembre 2012, le chantier archéologiqueRetour sur les travaux du jardin du Puygarreau

 

Le rempart romain de Poitiers dans le square Jeanne-d'Arcle rempart romain dans le square des Cordeliers et le rempart médiéval et moderne de Blossac

Rempart romain vu de trois-quarts, résidence Jean-Jaurès à Poitiers le rempart romain dans la résidence Jean-Jaurès

 

Hypogée des Dunes à Poitiers, quatre vues des sarcophageset pas l’hypogée des dunes et le buste de Camille de la Croix, ou bien j’ai sauté une page? Il est certes hors les murs (mais pas plus que le temple de Mercure) et fouillé il y a longtemps… [Grégory a trouvé 2 mentions: « cimetière des Dunes » page 8 dans une liste de fouilles anciennes et « nécropole des Dunes » page 30, mais là, c’est l’extension d’une fouille sous le parc à fourrage en 2008, par une entreprise concurrente de l’Inrap -ça, ce n’est pas marqué].

Poitiers, Minerve Athêna de l'ecole Paul Bert au Musée… mais pas plus que la « fouille » de l’école Paul-Bert suite à la découverte de la Minerve/Athêna, en cours de restauration au musée, où vous pourrez suivre gratuitement (sur inscription, places limitées) mardi prochain la fin de sa restauration [pour info, je suis prise ailleurs pour un déjeuner].

Poitiers, l'ancien musée de l'hôtel de ville, 3, Miverve vue de face Je vous l’avais montré dans l’ancien musée dans l’hôtel de ville.

Poitiers, égide de Minerve Athêna de l'école Paul Bert au musée Sainte-CroixQue la Méduse de son égide vous protège!

Boisson aux pommes

Trognons et épluchures de pommes, 1, dans la cocotteParmi les recettes antigaspi proposées par de grands chefs pour La ruche qui dit oui et la région île de France, dans le cadre de la semaine de la réduction des déchets, j’avais repéré, outre les croquettes zéro déchet, une recette de boisson aux pommes, proposée par Marmiton. Avec des trognons et des épluchures de pommes (attention, bio, car sinon, les pommes sont, avec les raisins, les fruits qui reçoivent le plus de traitements), je vous ai déjà proposé la gelée d’épluchures et de trognons de pomme.

Les ingrédients (pour un verre):
– le trognon et la peau d’un pomme (j’en ai mis deux, c’étaient de petites pommes, bien sûr j’ai mangé les quartiers tout de suite!)
– 1 cuiller à soupe (bien bombée) de miel (celui de 2013, je viens juste d’aller chercher hier la récolte 2014 avec Ammaria chez parrains d’abeilles près d’Argenton-sur-Creuse)
– une pincée de cannelle en poudre
– le jus d’un citron

Préparation du jus de trognon de pomme et citron, ingrédients, blender et filtration

La recette:

Mettre tout dans un blender, mixer (attention, bien fermer le couvercle, sinon ça éclabousse, regardez les bords de mon blender), laisser macérer 30 minutes au frais à couvert (la recette dit au frigo, un peu froid je trouve, à la cave si vous avez), filtrer, servir froid, éventuellement avec un glaçon.

Verdict:

Jus de trognon de pomme et citron, le verre pleinPas mal, j’ai ajouté un peu d’eau passée dans le filtre, sinon le citron dominait (ou plutôt l’acide, malgré le miel, mais c’est dû à mon anosmie/agueusie). Comme j’avais pris une pomme rouge, le jus a une belle couleur. Ça fait quand même beaucoup de vaisselle (blender, filtre, pot) pour un verre (multi-vitaminé il est vrai), la prochaine fois, j’en ferai pour plusieurs personnes. N’oubliez pas de mettre les résidus de pomme broyée obtenus après filtration sur votre tas de compost!