Cette année, je suis allée visiter le festival des jardins (sur le thème Jardins des délices, jardins des délires, voir le site du domaine de Chaumont-sur-Loire) le 15 juin 2012 avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise. Comme d’habitude, nous y sommes allées en train, arrêt en gare d’Onzain puis traversée de la Loire à pied (par le pont!)… Pas de grand soleil, mais pas de pluie non plus… Vous retrouverez les liens vers les articles de cette année avec ceux des années précédentes, sur cette page.
Aujourd’hui, je vous emmène visiter trois jardins qui proposent d’entrer sous différents dispositifs… Oserez-vous franchir les différents obstacles???
On commence par le jardin n° 23, Fruit de l’imagination, conçu par l’institut national d’horticulture. Ils disent s’être inspirés du Fengshui (vent et eau). Nous n’entrons pas dans ce jardin par la grande bouche qui ouvre l’article, mais il faut quand même la franchir… pour ressortir. Pour l’entrer, il faut passer par deux écrans successifs.
Après cette entrée « carrée », le jardin est tout en courbes et en rondeur, avec une grande variété de plantes… où se cachent d’étranges insectes blancs…
Plus loin, ce sont des morceaux de corps humains qui jalonnent le parcours, la grande bouche, des doigts surgis de la terre, des coupes de cerveau… Le rapport avec le thème du jardin? Aucune idée…
Nous poursuivons dans le jardin n° 18, sens dessus dessous, conçu par Adrien Defosse, Damien Roidot et François Bosset. Courage, il faut passer ce mystérieux couloir pour voir la suite… (désolée pour la photo pas terrible…).

Une fois franchie la porte au bout du tunnel (oui, c’est Emmanuelle / le Marquoir d’Élise qui tient la porte…), les couleurs explosent, d’abord avec ces planches de coffrage peintes de couleurs vives, et par les plantes géantes rouges…
Nous sommes dans l’un des jardins les plus verts lors de notre visite… avec un côté ludique, le tunnel, puis l’escalier pour monter sur le toit de la structure…
Nous voici maintenant dans le jardin n° 8, d’un mode à l’autre, conçu par Dominik Scheuch et Edina Massàny, de l’agence Yewo landscape.
Au centre, une grande structure en cageots, mais contrairement au jardin n° 16 de l’année dernière (Lucy in the sky, conçu par Chilpéric de Boiscuillé, Raphaëlle Chéré, Pauline Szwed et Benjamin Haupais), pas question de passer dessous…
Au-dessus de la structure, comme une pelouse rase qui pourrait pousser sur un toit de chaume par exemple… Les plantes plus hautes sont reportées sur les bordures du jardin.
Pour retrouver les articles de 2012 / Jardins des délices, jardins des délires
- La Loire haute en 2012 comparée aux années précédentes
- le jardin n° 1, Coulisses d’un festin, conçu par Etienne Rivière, Aline Gayou, Mathilde Coineau, Marion Delage, Pauline Bertin et Laura Yoro
- le jardin n° 2, Le jardin bleu d’Absolem, conçu par Jérôme et Christian Houadec
- le jardin n° 3, Lèche-vitrine, conçu par Benjamin Jardel et Nicolas Epaillard et Yohimbé
- le jardin n° 4, Le potager, conçu par le bureau d’études de Gally
- le jardin n° 4bis, Liberté, Egalité, Fraternité, conçu par Si
m Flemons et John Warland - le jardin n° 5, Un jardin psyché-délice, conçu par Christophe Baerwanger, Léa Dufour, Richard Mariotte, Sara Moreau et Charles Clément
- le jardin n° 6, Le jardin bijou, conçu par Loulou de La Falaise
- le jardin n° 7, Le jardin de la Belle au Bois Dormant, créé par Niels De Bruin et Nevena Krilic
- le jardin n° 8, d’un mode à l’autre, conçu par Dominik Scheuch et Edina Massàny, de l’agence Yewo landscape.
- le jardin n° 9, Locus genii : le génie est partout, conçu par GIGA-G (Genius Inspired Garden Admirers-Group)
- le jardin n° 10, Toi et moi, une rencontre, conçu par Nicolas Degennes
- le jardin n° 11, En pâtisserie, tout est permis, conçu par Simon Tremblais et Matthieu Gabillard et leurs professeurs
- le jardin n° 12, Delirium tremens, conçu par Marine Vigier, Émilie Delerue, Marie-Laure Hanne, Jérôme Jolyet Frédéric Delcayrou
- le jardin n° 13, Cordon bleu / Le Jardin d’Alain Passard et du jury
- le jardin n° 14, Orange mécanique, conçu par Rudy Toulotte et Carola Iglesias Garcia De Sola, de l’AtelierDT
- le jardin n° 15, Paradis terrestre / Mag mell, conçu par Rita Higgins et Peter Little
- le jardin n° 16, Le jardin des renards rouges, conçu par Katya Crawford, Susan Frye et Veree Parker Simons
- le jardin n° 17, émeraude , conçu par Dauphins architecture
- le jardin n° 18, sens dessus dessous, conçu par Adrien Defosse, Damien Roidot et François Bosset
- le jardin n° 19, Jardin des délires délicieux, conçu par Guillaume Vigan et Alexandre Granger
- le jardin n° 19bis, En vert, créé par la superstructure, un collectif de créateurs
- le jardin n° 20, Le délire des sens, conçu par l’école supérieure d’environnement de Nürtingen-Geislingen, en Allemagne
- le jardin n° 21, Le calendrier des sept lunes, conçu par l’agence RCP
- le jardin n° 22, Les chrysadélires, conçu par Laurent Fayolle et Noël Pinsard
- le jardin n° 23, Fruit de l’imagination, conçu par l’institut national d’horticulture
- le jardin n° 24, le jardin de la bière, conçu par Joost Emmerik
- le jardin de sorgho, une création de Michel Blazy
- Dans le parc : oeuvres de Giuseppe Penone (et de nouvelles photos des celles de Rainer Gross, Tadashi Kawamata et Erik Samakh), d’autres artistes (François Méchain, Bob Verschueren, Alex MacLean, Patrick Douherty)
- Les Prés du Goualoup et les oeuvres de Pablo Reinoso
Aujourd’hui, direction la rue Basse à Niort, où se trouvaient les bains-douches municipaux construits en 1913.
Comme souvent avec Georges Lasseron (voir la liste en fin d’article), l’identification est facile, près de la porte, on peut lire « G. Lasseron, architecte, 1913 ».
Comme pour l’école d’art, il a utilisé abondamment les décors en céramique vernissée de couleurs vives, que ce soit pour l’inscription, des balustrades, les arcs des fenêtres ou le bandeau sous la corniche. Le bâtiment a été transformé en logements, donc plus de traces des anciennes installations sanitaires.
Après le Jura, j’ai passé quelques jours à Metz, je n’avais pas encore vu le Centre Pompidou Metz et l’exposition 1917 m’y attirait irrésistiblement (elle a lieu jusqu’au 24 septembre 2012). Le centre s’organise sur quatre grands plateaux. Au rez-de-chaussée, je trouve que la boutique est ratée, trop petite, tout est entassé, impossible de circuler entre les étagères et les tables… Le bistrot et sa terrasse sont en revanche agréables, à des prix très raisonnables, je n’ai pas testé la restauration à l’étage. Les expositions s’organisent entre les quatre niveaux. Lors de ma visite, 1917 au rez-de-chaussée et au premier étage,
Je commence avec le jardin 15, Paradis terrestre / Mag mell, conçu par Rita Higgins et Peter Little. Dans un espace verdoyant émergent des cocons…

Au centre, deux structures en bois, l’une recouverte d’un voile blanc… Pas très confortable comme siège, même si leur forme est originale, et si les plantes devraient pousser et constituer comme un ciel en forme de pergola…
Voici d’ailleurs la chenille cachée sous une cloche (à droite)… Si vous êtes en panne d’idée pour votre décoration de noël, vous pouvez toujours essayer de décorer votre sapin avec des tubes de tuyauterie en cuivre (à gauche)…
Vous pouvez même faire un écran en fil de cuivre! Un jardin sympa côté déco, mais côté plantes, je trouve qu’il manque d’originalité…
… et au centre de l’île, près du hangar Halstom, cette création de Ozmoze
… ou encore le grand mur du Hangar 12, Grand Port Maritime, devant les HBM (habitations à bon marché, voir l’explication dans mon article sur la
En dehors du voyage à Nantes, au fil des rues, il y a aussi des chaussures suspendues à des câbles… Ce genre de nouveau rituel estudiantin (suspendre des chaussures dans un but pas très clair) m’avait intrigué il y a quelques mois à
Au fil des rues, j’ai aussi repéré une quinzaine de personnages de jeux vidéos ou formes diverses, réalisées en mosaïque ou en grosses briques de légo… En cherchant un peu ici et là en ligne, il semble que les personnages Nintendo (Mario Bros, Zelda…) ont été posés par « Waldo », les fantômes en mosaïque issus du jeu Pac-Man par « Chili RV », les autocollants (j’en ai vu qu’un à moitié décollé) par le jeune fils de celui-ci, et les sapins en brique de légo par « Mr Sapin ». Une sorte de jeu, moins salissant et plus rigolo que les tags sauvages, qui peuvent facilement s’enlever… j’ai un petit faible pour l’ange à l’angle de l’église Sainte-Croix. Plus d’informations sur le
Ah si, au passage, aussi cette fausse plaque de rue… Une « rue de la pisse » qui pourrait hélas s’appliquer à beaucoup de rues dans toutes les villes!
Le donjon de Loudun domine la ville… Pour l’atteindre, on peut emprunter cette route calme, entre les murs des propriétés voisines… On se croirait à la campagne, pas en ville… Photographies prises par une belle journée de mars 2012
Comme un certain nombre de donjons du 11e siècle, il n’a pas d’accès au rez-de-chaussée mais une porte située au niveau du premier étage, à laquelle on accédait par une échelle. Une belle construction en pierre de taille, rythmée par les contreforts (trois sur deux faces, 4quatre sur les deux autres) qui raidissent les hauts murs…
Mais quel architecte des bâtiments de France a pu autoriser dans le périmètre de protection monument historique du donjon ce pavillon qui gâche la vision sur le donjon??? Incompréhensible, ces architectes qui peuvent pinailler sur la couleur des volets dans le périmètre de protection (parfois à raison…) et par ailleurs autoriser ce type de maison…
Tout en haut, la commune a installé un jardin d’inspiration médiévale… C’est la mode d’installer ce genre de jardins, mais bien agréable à voir en saison (en mars, ça n’avait pas encore beaucoup poussé…).
Sur les donjons de Poitou-Charentes en général : Marie-Pierre Baudry, Châteaux « romans » en Poitou-Charentes, Xe–XIIe siècles, collection Cahiers du patrimoine, n° 95, Geste éditions, 2011.
Je vous ai parlé l’autre jour de
Voici de plus près le marquoir brodé par Artémise Chevassus en 1867… décédée deux ans plus tard.Tâché mais splendide!
… et celui brodé en 1891 par Marie Chevassus Vesgles, âgée de douze ans…
Sur le mur se trouve la bannière brodée spécialement pour Gigny (remise officiellement à la commune fin juillet 2012), encadrée des deux oriflammes de
Dans la seconde salle se trouvent des œuvres d’
… et aussi ce grand montage constitué de plein de petites photographies…
Dans la dernière salle de classe, vous pouvez voir sur les murs des photographies de Gigny réalisées lors de l’inventaire du patrimoine de la commune par Adapemont, des « photographies » réalisées à partir d’un montage de centaines de photographies d’églises clunisiennes (formant plein de pixels colorés), superposées à des vues de Gigny, Baume et Cluny, et au centre de la salle, l’association des
Au cours de ce week-end là, Chantal Page, dentellière à Cluny, a fait une démonstration et réalisé le G et le i de Gigny… complétée la semaine suivante à Saint-Laurent-en-Grandvaux, je ne sais pas si elle a réussi à terminer les dernières lettres, GNY… Et Gigny sera écrit en lettres de dentelle aux fuseaux.
Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny
Allez, c’est reparti pour le VAN /
En sortant du passage Pommeray par le haut, l’hôtel Pommeray propose une sorte de gros ectoplasme en matière expansée… Ça me rappelle un peu la « mousse à blaireaux », pour les non-initiés, de la mousse d’isolation pour les maisons que l’archéologue que je suis a utilisé (comme beaucoup d’autres archéologues) pour remplir des terriers dans les grottes et pouvoir fouiller la partie non détruite par les fouisseurs sans effondrement des couches archéologiques dans les terriers sous-jacents.Bon, revenons à nos moutons ou plutôt à l’œuvre, Kiss of the paraghost de
L’
La Danseuse échevelée (réalisée dans une série de 1934-1936) de
Je n’ai pas résisté à prendre une vue de la belle coupole…
Je vous montrerai aussi plus tard le très beau fronton du muséum d’histoire naturelle, mais n’hésitez pas à voir Estuaire, une histoire naturelle ?, avec une passerelle dehors dans le square Louis-Bureau, sur les milieux humides, et à l’intérieur, de nouveaux espaces consacrés à l’estuaire, dont une mise en scène très sympathique des différents milieux de l’estuaire accompagnés d’animaux empaillés. Dans le cadre de Sans cimaise et sans pantalon du musée des beaux-arts, des paysages de l’estuaire réalisés par des peintres des 19e et 20e siècles sont présentés à l’étage, ainsi que l’autruche naturalisée de
Direction maintenant, juste à côté, le musée Dobrée, fermé pour travaux. En attendant, on peut visiter la tour construite à partir de 1864 que Thomas Dobrée, descendant d’une famille d’armateurs nantais et grand passionné d’art, par petits groupes (14 personnes, la jauge imposée dans les lieux qui accueillent du public sans issue de secours) pour une visite de trois quarts d’heure qui nous emmène jusqu’au sommet de la tour carrée au deuxième plan sur la photographie…
Dans le nouvel UFR des sciences pharmaceutiques et biologiques, rue Bias, tout juste rénové par l’architecte Jean-Pierre Lott en 2011…
Juste à côté, l’amphithéâtre Kerneis n’était pas accessible à l’heure où je suis passée, mais les installations sur les parois sont visibles de l’extérieur… L’université avait invité en résidence les artistes Interim (Marie Bouts, Julien Celdran, Lou Galopa, Séverine Hubard, Ramona Poenaru, Alice Retorré et Till Roeskens), qui ont réalisé des portraits des usagers de l’université.
Voici l’autre côté de la façade… certains ont choisi de montrer leurs carnets de notes de laboratoire pour se faire représenter…
Je commence avec cet arbre complètement plâtré par
Juste devant, il y a toujours dans le bassin Réflexion, installation II/10, qui était déjà là l’année dernière et que j’avais oublié de photographier de
Dans la bibliothèque (ancienne asinerie),
Il y a aussi un artiste mystère dans la grange aux abeilles… Je n’ai pas pris de note sur place, et impossible de trouver la moindre information sur le
Quand on arrive par la grande rampe depuis le bas (pour les piétons, ceux qui arrivent en voiture se garent en haut…), impossible de rater ces grandes meules… ou plutôt, quand on s’approche, on s’aperçoit que ça ressemble plutôt à des cabanes, œuvre sans titre de
Les voici sous deux autres angles… Ce sont des branches de saule tressées…
Dans la prairie entre la château et les écuries, Jean-Philippe Poirée-Ville a installé Sylphes, tour d’Amboise, une structure avec des plantes nourries par hydropénie (un mélange nutritif leur ai donné, sans terre). Je n’ai pas reconnu la tour d’Amboise, mais l’ensemble est surprenant…
Je termine avec le siège de
Je vous ai parlé l’autre jour de
Mireille et Jean-Paul vous accueilleront avec joie dans le prieuré qu’ils restaurent depuis des années (peut-être pas avec les gourmandises comme lors de la rencontre de brodeuses du 28 juillet 2012). Les deux séries de bannières brodées, soit 26 (le double de celles que j’ai vues à 
… car depuis, le projet se poursuit, et des grilles spécifiques ont été créées pour le prieuré Saint-Christophe en particulier (ainsi que pour l’oriflamme, qui est actuellement exposé à Gigny-sur-Suran)… Saurez-vous reconnaître la
Les grilles originales ont été créées à partir du chevet de la chapelle du prieuré et des splendides motifs peints qui ont été redécouverts il y a quelques années… Vous voyez le soleil et la lune? C’est un thème qui était déjà représenté dans l’art roman, à voir par exemple sur la façade de