Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

L’oriflamme de Kutzenhausen (5) : le début du N

Le N pour la bannière de Kutzenhausen, 1, le début

Marlie a passé il y a quelques semaines un nouvel appel à brodeuses pour réaliser une oriflamme pour Kutzenhausen dans le Bas-Rhin. J’ai hérité des lettres N et U (voir le matériel reçu).

Après le U, j’ai attaqué le N. J’ai juste brodé le N, positionné les quatre grands « diamants » (leur place est laissée à notre libre choix) et mis en place le contour, mais j’ai à peine commencé le laborieux remplissage en rouge sur rouge…

Les étapes de la broderie :

Le U: début, à mi course, terminé

Le N: début, à mi-course, terminé

L’accompagnement : un marque-page tout simple avec des oiseaux

Bannières brodées pour ClunyBannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny

– avec les grilles parues dans le livre Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici)

– avec les grilles réalisées pour des projets supplémentaires

La Rochelle, le monument aux soldats et marins morts en 1870

En mars 2017, le square Valin de La Rochelle était en plein travaux…

Article du 21 juin 2012 Dans le square Valin de La Rochelle, entre les deux bassins du vieux port, se trouve le monument aux soldats et marins de la Charente-Inférieure morts pendant la guerre de 1870.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 1, de loin dans le squareComme pour celui de Tours (à revoir ici), il n’a été inauguré qu’à la veille de la première guerre mondiale, avec de grandes fêtes du 15 au 17 août 1913, en présence de Jean Morel, alors ministre des Colonies. L’érection de ce monument a traîné… Pourtant, la souscription avait été lancée dès 1885, puis une loterie avait été lancée pour son financement en août 1901 par le Souvenir Français (association qui gère toujours l’entretien de la plupart des monuments aux morts en France). Il se compose d’un haut socle sur lequel sont apposées plusieurs inscriptions (voir ci-dessous), d’un obélisque au sommet duquel se trouve un coq, et d’un groupe sculpté en pierre composé de trois soldats / marins.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 2, la signature de Pierre Laurent Il porte la signature du sculpteur Pierre Laurent, et une date presque illisible, « 191? ». Ce sculpteur a aussi réalisé Héro et Léandre dans la cour du muséum de La Rochelle.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 3, dédicaces et textes Sur la face principale (en haut à gauche), en majuscules, se trouve la dédicace, encadrée de branches de laurier,  » Aux / soldats et marins / de la / Charente-Inférieure / morts pour la patrie ».

Au dos (en haut à droite), l’inscription « mémorial édifié en 1913 / par le souvenir français / avec le concours / de la ville de La Rochelle ».

Sur un côté se lit cet hommage aux soldats (en bas à gauche):

« Combien dorment encore dans leur funèbre couche
En ces pays lointains où le soleil se couche
Sur des sables déserts
Et là-vas dans la brousse il en est beaucoup d’autres
Par les fièvres vaincus soldats autant qu’apôtres
Que l’herbe a recouverts ».

Sur l’autre côté (en bas à droite), on peut lire:

« Depuis l’heure où César a soufflé la tourmente
Partout vous trouverez des fils de la Charente
Pour venger leur pays
Et si jamais leurs noms échappent à l’Histoire
Du moins ce monument gardera la mémoire ».

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 4, le soldat central

Le soldat central, vêtu de son uniforme, semble être un porte drapeau.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 5, le soldat mourant et son casque Sur la droite, un soldat mourant est allongé sur le sol. Son casque a glissé derrière lui.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 10, détail du marin mourant Ah, on voit mieux sous cet angle… Il est en appui sur son avant-bras gauche et lève le bras droit.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 6, le troisième soldat

Le troisième soldat, sur la gauche, est un marin.Il est censé être armé d’un fusil qui a une forme curieuse…

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 9, détail du béret du troisième marin On tourne un peu, pas de doute, couvre-chef (un bachie?) à pompon tenu par une jugulaire, c’est bien un marin.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 7, ancre et coq Au dos du monument, à la base de l’obélisque, est posée une couronne funéraire avec une ancre et une palme.

Tout en haut du monument se trouve un coq, symbole de force et de la France.

La Rochelle, monument aux soldats et marins, 8, de dos Une dernière petite vue de dos…

Toutes ces photographies datent de juin 2011.

Des nouvelles de mon jardin (juin 2012)

Mon jardin le 25 mai 2012, la jungle... Après la crue du 1er mai, mon jardin avait carrément viré à la jungle, impossible de pénétrer, avec la poursuite des pluies régulières, il restait trop humide… Le 25 mai 2012, il ressemblait à ceci… Avec surtout une invasion de rumex et d’orties… à enlever soigneusement à la fourche-bêche pour ne pas que ça repousse tout de suite.

Mon jardin le 17 juin 2012, 1, après un grand nettoyage Dimanche dernier (17 juin), j’ai enfin pu retourner poursuivre le nettoyage commencé une quinzaine de jours plus tôt. Il faut tout couper à la main, pas d’électricité ni de carburant au bord du Clain (risque de pollution en cas de crue), et ma tondeuse à rouleau ne supporte pas l’herbe haute… Vive la faucille et le coupe bordure… Il me reste encore le coin vers l’accès à la rivière à nettoyer, ainsi que le quai (invasion de ronces), mais je ne voulais pas trop en faire d’un coup, pour éviter les courbatures… Un peu de réconfort et profiter du (presque) beau temps pour lire un peu face au Clain.

Mon jardin le 17 juin 2012, 2, les saxifrages du Japon Les saxifrages du Japon, données par une ancienne collègue il y a trois ans, sont en retard et encore en fleur (si vous voulez voir ces fleurs toutes légères, j’avais mis une vue rapprochée en 2010). Quand la floraison sera terminée, j’étalerai un peu plus ce tapis sous le figuier en transplantant quelques plants…

Mon jardin le 17 juin 2012, 3, aspérule et angélique L’aspérule odorante, plantée il y a trois ans (juste un pied), forme maintenant un joli tapis vert d’où émergent deux plants d’angélique…

Mon jardin le 17 juin 2012, 4, le tas de branches et d'herbe En deux jours de nettoyage, le tas de compost est bien haut, le tas de branches aussi, ce sont des branches qui sont tombées avec les différents coups de vent de cet hiver et un peu de dégagement des figuiers…

Mon jardin le 17 juin 2012, 5, le goûter avec groseilles et framboises Après le travail… le réconfort! J’avais apporté quelques cookies au chocolat, promis, je vous donnerai la recette, nous n’avions pas tout mangé le vendredi précédent avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise à Chaumont-sur-Loire. J’ai pu compléter avec quelques groseilles (pas de groseilles à maquereau, il n’y en a pas cette année) et de rares framboises…

Le salon des berces de Gilles Clément

Couverture de Le salon des berces de Gilles Clément

pioche-en-bib.jpgAprès Thomas et le voyageur, voici le salon des Berces, également trouvé à la médiathèque.

Rappel : j’ai pu apprécier par le passé un certain nombre de réalisations de Gilles Clément (à retrouver sur son site officiel), le jardin des Sens à Poitiers, le jardin des orties à Melle, le parc André Citroën et le jardin du musée du quai Branly à Paris (un musée à revoir ici). Il a aussi réalisé une installation sur le toit de la base sous-marine de Saint-Nazaire. J’ai aussi participé au grand week-end (pluvieux) de replantation en 2002 d’une parcelle à côté du centre d’art de Vassivière en Limousin, dévastée par la tempête de 1999, plantation guidée par Gilles Clément… Je n’ai bien sûr pas raté son dernier passage en avril à la librairie La Belle Aventure à Poitiers, pour une entrevue guidée par la libraire et Dominique Truco (commissaire, entre autre, de la biennale de Melle), et ai eu envie de relire certains de ses livres, dont je n’avais pas parlé même pour ceux parus depuis la création du blog (et oui, je parle de deux livres par semaine, mais en lis le double à peu près…).

Le livre : Le salon des berces de Gilles Clément, NiL éditions, 2009, 206 pages, ISBN 978-2-84111-394-1.

L’histoire : à partir de 1977 en Creuse et ailleurs… Après plusieurs années de recherche à travers la France, Gilles Clément se rend à la conclusion qui s’impose à lui, le terrain idéal pour implanter sa maison est en Creuse, à quelques kilomètres de la maison paternelle où il ne veut (peut?) plus aller. Une fois le terrain acheté commence la difficile et ubuesque demande de permis de construire: sans électricité, impossible d’avoir le permis (en zone agricole, mais il compte y installer son activité de paysagiste), sans permis, impossible de se faire installer l’électricité… Il décide de commencer à construire quand même, seul ou avec des amis, il réunit pierre après pierre, éléments de récupérations, etc. Jusqu’à ce que, sur dénonciation d’un puissant voisin, débarquent les gendarmes… à la recherche de cannabis chez ces jeunes qui vivent à l’écart, ils trouvent… une maison construite sans permis! Mais après deux visites de la DDE, il peut brandir aux gendarmes un permis en bonne et due forme… avant de voir débarquer EdF qui lui propose de brancher le courant à un prix exorbitant. Ce qu’il refuse, il fonctionnera sans électricité (un groupe électrogène intermittent, des panneaux solaires en 2006). L’histoire de la construction de la maison, et de l’aménagement du jardin, les deux étant intimement liés…

Mon avis : un récit jubilatoire, avec de charmants portraits des voisins, ceux qui sont favorables comme ceux qui sont hostiles, ceux qui passent régulièrement voir l’avancée des travaux (et boire un coup). Quelques éléments qui ne peuvent que me réjouir, comme page 56 les cartes postales du collectif Plonk & Replonk (dont je vous ai parlé pour la première fois en septembre 2009), ou encore le château de Crozant… Je suis plus surprise par l’éloge des berces du Caucase, présentes sur le terrain et qu’il choisit de conserver, même si elles sont généralement considérées comme invasives et dangereuses (elles peuvent provoquer de graves brûlures, voir dans cet article sur les plantes invasives). Un récit à lire absolument pour un autre rapport au monde et à la nature, à la maison et au jardin!

Couleur de peau miel, le film

Affiche du film couleur de peau miel J’avais beaucoup aimé les deux tomes de la bande dessinée (revoir mes avis sur le tome 1 et le tome 2 puis le tome 3 après le film), je ne pouvais pas rater le film d’animation (coupé par des images du premier voyage de Jung en Corée et des images amateur de sa famille d’adoption), surtout qu’il y avait une séance spéciale au théâtre de Poitiers en présence de Jung et du réalisateur Laurent Boileau, séance organisée avec la librairie spécialisée en bandes dessinées, Bulles d’encre, l’association enfance et famille d’adoption 86 et Poitou-Charentes Cinéma.Le film a reçu le prix du public et le prix de l’Unicef au festival du film d’animation d’Annecy en 2012.

Le film : (reprise du résumé que j’avais rédigé pour la bande dessinée): 2007, en Belgique. Jung décide de partir à la recherche de ses origines. Retour en arrière, à Séoul, à la fin des années 1960, donc bien après la séparation des deux Corées. Jun Jung-sik, 5 ans, erre dans les rues, chaparde pour vivre quand un policier l’attrape et l’emmène au Holt, un grand orphelinat américain où il va rester que 2 mois, matricule 8015, couleur de peau : miel. Les enfants semblent tous trouver très vite des parents d’adoption et se dispersent aux quatre coin du monde. Jung arrive dans une famille belge, où il y a déjà quatre enfants. Une éducation sévère, une mère qui ne semble pas l’aimer, les jeux avec ses frère et sœurs, l’arrivée à l’école, les copains, les bêtises, toute une enfance avec en arrière plan l’image de cette mère qui l’a abandonnée…

Mon avis : j’ai trouvé le film beaucoup plus apaisé que la bande dessinée. C’est peut-être l’effet de la voix off, écrite par Jung à la première personne et dite par un acteur. Certes, la mère adoptive reste un personnage complexe, qui a du mal à exprimer son amour, mais c’est la même chose avec ses quatre autres enfants naturels, peut-être moins avec la petite dernière, également adoptée en Corée, il ne faut pas oublier que la Corée du Sud a envoyé à l’adoption internationale 200.000 enfants. La vie à l’orphelinat et sa découverte errant dans les rues me semblent évoqués plus rapidement que dans la bande dessinée, mais il y a ici aussi le retour et la confrontation à un dossier quasiment vide à l’orphelinat, rien n’est même sûr, ni le nom, ni la date de naissance… Les bêtises de l’enfance, la recherche de l’identité pendant l’adolescence, le refuge dans le dessin sont bien rendus (mais il n’y a pas le voyage au Japon qui était dans la bande dessinée, ni le cancer de Valérie, sa sœur adoptée…). Un film à voir absolument, et deux albums à (re)lire, en attendant le troisième tome annoncé pour l’année prochaine.

Un tricot pour moi (7)

Mon nouveau pullover terminé J’ai terminé depuis un moment l’assemblage du pullover que je me suis tricoté à la fin du printemps, mais pas facile de faire la photographie sur moi-même… je l’avais mis pour aller à Chaumont-sur-Loire l’autre jour, et Emmanuelle / le Marquoir d’Élise a gentiment fait la photographie à côté du château, devant un œuvre d’art (le serpentin vert à l’arrière plan) dont je vous parlerai une autre fois… Le modèle est tiré de Fait main hors série n° 28, spécial tricot du printemps 2012 tricoté en 3,5 avec 9 pelotes de laine achetée à Angoulême avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise, qualité Calzetteria (70 % de laine et 30% de polyamide).J’ai dû démonter un peu de la bande de 90 cm, elle était vraiment trop longue par rapport à la largeur du haut du pull… Je trouve le résultat original et sympa…

Toutes les étapes de ce pull:

 

Le festival des jardins 2012 à Chaumont-sur-Loire

Chaumont-sur-Loire, la Loire qui déborde le 15 juin 2012 Les années de festival des jardins se suivent et ne se ressemblent pas… Cette année, j’y suis allée vendredi dernier (15 juin 2012) avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise. Comme d’habitude, nous y sommes allées en train, arrêt en gare d’Onzain puis traversée de la Loire à pied (par le pont!)…La Loire était très haute, envahissant encore ses bras mineurs… (à comparer ci-dessous avec l’image de 2010, une semaine plus tôt, prise à peu près du même endroit. Pas de grand soleil, mais pas de pluie non plus…

Le thème cette année est Jardins des délices, jardins des délires. En attendant la suite, vous pouvez déjà faire la visite sur le site du domaine de Chaumont-sur-Loire. Sinon, je montrerai ici chaque samedi midi quelques-uns de ces jardins dans les prochaines semaines… Mais pas d’énorme coup de cœur comme avec le jardin n° 2, Sculptillonnages, conçu par Corinne Julhiet-Detroyat et Claude Pasquer en 2011 ou le jardin 20, Le vilain petit jardin de Jean-Michel Vilain, conçu par Arno Denis, Pauline Robiliard et Xavier Coquelet en 2010.

Et qui dit délices dit réconfort des visiteurs… Emmanuelle / le Marquoir d’Élise avait préparé des barres aux céréales maison et moi des cookies tout chocolat. Depuis, j’ai aussi testé la recette des barres de céréales.

Château de Chaumont-sur-Loire, 2011, des gargouilles, 12, la Loire et ses abords grillés En 2011, j’étais allée visiter le festival des jardins de Chaumont-sur-Loire (sur le thème Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse) le 10 juin 2011, en train comme d’habitude (jusqu’à Onzain), avec Dalinele. Les bords de Loire étaient alors très secs… Il y avait eu un gros orage dans la nuit précédente. J’y suis retournée le 30 septembre.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2010, l'arrivée au château, vu depuis l'autre rive de la Loire En 2010, j’y étais allée avec Jardin zen le vendredi 11 juin et ce fut une très belle journée bien réussie.

En 2009, j’y étais allée début septembre…

Vous retrouverez aussi les liens vers les articles de cette année avec ceux des années précédentes, sur cette page.

Pour retrouver les articles de 2012 / Jardins des délices, jardins des délires

  • La Loire haute en 2012 comparée aux années précédentes
  • le jardin n° 1, Coulisses d’un festin, conçu par Etienne Rivière, Aline Gayou, Mathilde Coineau, Marion Delage, Pauline Bertin et Laura Yoro
  • le jardin n° 2, Le jardin bleu d’Absolem, conçu par Jérôme et Christian Houadec
  • le jardin n° 3, Lèche-vitrine, conçu par Benjamin Jardel et Nicolas Epaillard et Yohimbé
  • le jardin n° 4, Le potager, conçu par le bureau d’études de Gally
  • le jardin n° 4bis, Liberté, Egalité, Fraternité, conçu par Sim Flemons et John Warland
  • le jardin n° 5, Un jardin psyché-délice, conçu par Christophe Baerwanger, Léa Dufour, Richard Mariotte, Sara Moreau et Charles Clément
  • le jardin n° 6, Le jardin bijou, conçu par Loulou de La Falaise
  • le jardin n° 7, Le jardin de la Belle au Bois Dormant, créé par Niels De Bruin et Nevena Krilic
  • le jardin n° 8, d’un mode à l’autre, conçu par Dominik Scheuch et Edina Massàny, de l’agence Yewo landscape.
  • le jardin n° 9, Locus genii : le génie est partout, conçu par GIGA-G (Genius Inspired Garden Admirers-Group)
  • le jardin n° 10, Toi et moi, une rencontre, conçu par Nicolas Degennes
  • le jardin n° 11, En pâtisserie, tout est permis, conçu par Simon Tremblais et Matthieu Gabillard et leurs professeurs
  • le jardin n° 12, Delirium tremens, conçu par Marine Vigier, Émilie Delerue, Marie-Laure Hanne, Jérôme Jolyet Frédéric Delcayrou
  • le jardin n° 13, Cordon bleu / Le Jardin d’Alain Passard et du jury
  • le jardin n° 14, Orange mécanique, conçu par Rudy Toulotte et Carola Iglesias Garcia De Sola, de l’AtelierDT
  • le jardin n° 15, Paradis terrestre / Mag mell, conçu par Rita Higgins et Peter Little
  • le jardin n° 16, Le jardin des renards rouges, conçu par Katya Crawford, Susan Frye et Veree Parker Simons
  • le jardin n° 17, émeraude , conçu par Dauphins architecture
  • le jardin n° 18, sens dessus dessous, conçu par Adrien Defosse, Damien Roidot et François Bosset
  • le jardin n° 19, Jardin des délires délicieux, conçu par Guillaume Vigan et Alexandre Granger
  • le jardin n° 19bis, En vert, créé par la superstructure, un collectif de créateurs
  • le jardin n° 20, Le délire des sens, conçu par l’école supérieure d’environnement de Nürtingen-Geislingen, en Allemagne
  • le jardin n° 21, Le calendrier des sept lunes, conçu par l’agence RCP
  • le jardin n° 22, Les chrysadélires, conçu par Laurent Fayolle et Noël Pinsard
  • le jardin n° 23, Fruit de l’imagination, conçu par l’institut national d’horticulture
  • le jardin n° 24, le jardin de la bière, conçu par Joost Emmerik
  • le jardin de sorgho, une création de Michel Blazy
  • Dans le parc : oeuvres de Giuseppe Penone (et de nouvelles photos des celles de Rainer Gross, Tadashi Kawamata et Erik Samakh), d’autres artistes (François Méchain, Bob Verschueren, Alex MacLean, Patrick Douherty)
  • Les Prés du Goualoup et les oeuvres de Pablo Reinoso

La forêt des ombres de Franck Thilliez

Couverture de La forêt des ombres de Franck Thilliez

pioche-en-bib.jpgJe continue la lecture de Franck Thilliez avec ce livre à la médiathèque.

Le livre : La forêt des ombres de Franck Thilliez, collection Thriller, éditions Le Passage, 2006, 396 pages, ISBN 978-2847420916.

L’histoire : au début de l’année 2006, en plein hiver, en région parisienne puis dans la forêt noire. Un couple, David Miller, la trentaine, thanatopracteur (embaumeur) et auteur de polar occasionnel, et sa jeune femme, Cathy, sont harcelés par une certaine Miss Hyde, par courrier. Un matin, Cathy reçoit le coup de grâce, Miss Hyde est au courant de son test de grossesse positif, David ne peut être le père, il a un nombre insuffisants de spermatozoïde et une aide à la procréation avait été nécessaire pour la conception de leur fille Clara, qui doit avoir un peu plus de deux ans… Un jour, David Miller est abordé par un étrange personnage, Arthur Doffre, paralysé et à qui il manque le bras droit: il l’invite, contre une grosse somme, à écrire pour lui dans un chalet isolé de la forêt noire l’histoire d’un tueur en série, le Bourreau 125, mort il y a vingt-cinq ans… Départ dans quelques jours pour un séjour d’un mois… Malgré un avortement pas complètement terminé, Cathy accepte de le suivre. Dès l’arrivée, le chalet semble louche, on y mène des expériences sur les escouades d’insectes qui arrivent sur des cadavres de porc, la compagne de vieille date de Doffre semble être une prostituée, et une femme perdue dans la neige rejoint le chalet quand tout commence à déraper…

Mon avis : un thriller presque en huis-clos mené tambour battant, Franck Thilliez a le don de maintenir le lecteur en haleine, difficile de poser le livre avant d’arriver à la fin : vive le mois d’avril pluvieux, un après-midi en compagnie du livre sans avoir de regret de ne pas sortir faire un tour…Même si cette fois, j’ai deviné assez vite de quoi il ressortissait (mais chut… je vous laisse lire le livre), les personnages sont bien campés, avec leur psychologie noire et complexe.

Pour aller plus loin : le site officiel de Franck Thilliez

Les titres dans l’ordre de parution :

Bisbille électorale à Poitiers… juin 1912

Le journal de la Vienne, 19 juin 1912

17 juin 2012… 19 juin 1912… Ne voyez aucune répétition de l’histoire, n’oubliez pas l’aller voter quand même! En feuilletant (virtuellement) sur le site des archives départementales de la Vienne l’Avenir de la Vienne, je n’ai pas résisté face à cet article du 19 juin 1912 (voir juin 1912, vue 36), soit il y a presque 100 ans jour pour jour.

Il s’agit d’élire le successeur de M. Blanchard, décédé, au conseil général… (voir dans les vues précédentes, l’information a été relayée au fil des jours, décès, enterrement, discours…). Il s’agit de lui trouver un successeur, dans le canton de Saint-Savin, arrondissement de Montmorillon.

 » Poitiers, autour d’une élection. Le journal de l’ouest ne se fait aucune illusion sur le sort qui attend le candidat de l’opposition dans l’arrondissement de Montmorillon. Il connaît suffisamment les forces respectives des partis politiques pour savoir qu’un réactionnaire n’aurait quelques chances de recueillir la succession du regretté M. Blanchard que si les républicains commettaient la lourde faute de se diviser. Son but est donc de « brouiller les cartes » avant même l’ouverture de la campagne électorale. C’est ainsi que le journal de l’ouest est amené à publier un compte rendu absolument fantaisiste d’un déjeuner offert samedi dernier par M. le Préfet. Nous savions que notre confrère avait de l’imagination, et même beaucoup d’imagination, mais véritablement il dépasse aujourd’hui la mesure. Certains républicains ont appris par lui ce matin qu’ils avaient déjeuné samedi à la préfecture, et quant au docteur Dupont, il sera plus surpris encore d’apprendre les propos qui lui sont prêtés par le journal bonapartiste. Nous n’insisterons pas sur ce point; nous constaterons seulement que l’acoustique de la salle à manger de la préfecture est décidément aussi défectueuse que l’acoustique de la salle du conseil général dont nous nous sommes plaint si souvent. Gageons que l’honorable docteur Dupont sera de notre avis ».

Je ne peux pas vous donner l’article du journal de l’ouest… Il n’est pas numérisé… Mais cet article me semble d’une certaine actualité, côté divisions et noms d’oiseaux… Et les journalistes de l’époque n’hésitaient pas à donner leur avis personnel (euh, aujourd’hui, cela semble peu en accord avec la neutralité journalistique dans un journal a-politique…).

Pour connaître la suite de cette élection…

L’Avenir de la Vienne, juin 1912, vue 40 : profession de foi de Léon Caillon, notaire, maire de Saint-Savin (candidat de concentration républicaine, voir aussi publicité vues 42, 44, 48 etc.), une déclaration de sa part vue 46 (où il est question de voix réactionnaires et de voix républicaines… toute ressemblance avec des faits actuels… est pure coïncidence!). Sur la vue 54, les règles de l’élection parues au journal officiel sont précisées. Sur la vue 56, 30 juin, jour de l’élection, les électeurs sont appelés à voter… pour le seul candidat, M. Caillon! (« Pas d’abstention! Tous aux urnes! Votez M. Caillon! »). Suspense au maximum… Il faut changer de registre numérisé, afficher juillet 1912, vue 2 (lundi 1er et mardi 2 juillet 1912)… M. Caillon est élu, avec un taux d’abstention record! 2965 inscrits, 1990 votants (67 %, 33% d’abstention), 1642 voix (82,5% des votants, 55% des inscrits, euh, comme il était seul candidat, ça veut dire qu’il y a au pas mal de blancs et nuls…). Pour les curieux, les résultats commune par commune du canton (Saint-Savin, Saint-Germain, Béthines, Nalliers, La Bussière, Antigny, Villemort, Saint-Pierre-de-Maillé et Angles-sur-l’Anglin, soit la même composition du canton qu’aujourd’hui…) sont aussi donnés.

Gageons que ce soir, il y aura plus de suspense dans certaines circonscriptions…

Un doudou-lion (3) : le corps

Un lion jaune et rose, 4, assemblage du corps Après les membres et la tête, je me suis lancée dans l’assemblage du corps du lion jaune et rose avec un modèle tiré de Lions, éléphants, lapins et canards en tissu de Christine Vignal paru chez l’Inédite en 2005, dans lequel j’ai déjà réalisé éléphanteau et sa maman éléphant. Il me reste à assembler tous les morceaux, à rembourrer et à trouver la « laine qui va bien » pour la crinière