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Derrière les lignes ennemies, de Marthe Cohn

Couverture du livre Derrière les lignes ennemies, une espionne juive dans l'Allemagne Nazie de Marthe Cohn

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Le 5 septembre 1944, Poitiers était libérée. J’ai choisi de vous parler d’un livre plus ou moins dans le thème.

Il y a quelques semaines, je vous ai parlé du témoignage de Marthe Cohn, après la projection gratuite en avant-première du documentaire « Jean-Richard Bloch, la vie à vif« , un intellectuel engagé et témoin de son époque sur France 3, réalisé par Marie Christiani et co-produit par France 3 Poitou-Charentes et Anekdota production (voir La Mérigot(t)e à Poitiers, résidence de l’écrivain Jean-Richard Bloch) et la mise en place à l’hôtel de ville d’une plaque en hommage à Raymond Charpentier dont l’inauguration avait été  reportée. Depuis a aussi été inaugurée à la médiathèque l’exposition Une fenêtre sur le monde, Jean-Richard Bloch à la Mérigotte, avec un programme de conférences en septembre et octobre. J’ai trouvé le livre dans l’édition de 2005 (la couverture ci-dessus est celle de la réédition) à la médiathèque.

Le livre: Derrière les lignes ennemies, une espionne juive dans l’Allemagne Nazie, de Marthe Cohn, traduit de l’anglais par Hélène Prouteau, éditions Plon, 2005 (rééd. 2009 chez Tallandier), 311 pages, ISBN 9782259196586. Paru en 2002 aux États-Unis, Behind Enemy Lines The true story of a French Jewish Spy in Nazi Germany.

Le livre :  1940. La famille Hoffnung a fui Metz, les uns sont à Limoges, les autres à Poitiers. Les parents de Marthe montent un commerce en ville, mais très vite, elle passe en zone occupée, les lois de Vichy les obligent à des humiliations puis à la fermeture. Marthe, qui a un temps travaillé à la mairie, doit quitter son emploi. Elle arrive à entrer dans une école d’infirmières, tombe amoureuse de Jacques Delaunay, étudiant en médecine. Après l’arrestation de son père (vite libéré) et de sa sœur aînée (internée au camp de la route de Limoges, décédée à Auschwitz), elle organise la fuite de la famille (sept personnes) en zone libre par Saint-Secondin en août 1942 après  sa sœur Stéphanie est arrêtée, internée au camp de la route de Limoges. Marthe retourne en zone occupée, mais Jacques est arrêté, exécuté. Engagée dans l’armée de Libération, par hasard, la hiérarchie apprend qu’elle parle parfaitement allemand, par la Suisse, elle est envoyée en Allemagne, afin de mener des actions de renseignements et de démoraliser les troupes avec qui elle arriverait à entrer en contact.

Mon avis: comme les auditeurs de son témoignage à Poitiers ou ceux de ses multiples interventions ont pu le remarquer (voir à Metz en 2012), Marthe Cohn, née Marthe Hoffnung-Gutglück, alerte et toute petite dame de 94 ans (née en 1920 à Metz), a le sens du récit, à la limite de l’épopée dans ce livre. Elle raconte sur un ton badin ses mésaventures, présente comme un hasard la réussite de la fuite de la famille, ses difficultés pour passer de Suisse en Allemagne, et pourtant, c’est bien pour des exploits qu’elle a reçu de multiples décorations (Croix de guerre en 1945, Médaille militaire en 1999, Chevalier de la Légion d’honneur en 2004, Médaille de reconnaissance de la Nation en 2006). D’un point de vue littéraire, j’ai quelques réserves sur ce livre, mais il s’agit d’un témoignage intéressant et poignant.

Poitiers, lycée Victor Hugo, plaques commémoratives pour les élèves victimes de la deuxième guerre mondialePour les Poitevins, ils y découvriront un témoignage sur la vie sous l’occupation, les réfugiés de l’est, parmi lesquels le rabbin Bloch, dont le nom de la fille Myriam figure sur la liste des victimes ainsi que sur l’une des plaques commémoratives des déportées du lycée Victor-Hugo, les soutiens, modestes ou remarquables, le rôle de Raymond Charpentier, qui a fourni les papiers à toute la famille, les visites possibles au camp de la route de Limoges, le réseau de médecins résistants, au premier rang desquels Joseph Garnier. On y lit aussi une version de l’assassinat du Dr Michel Guérin, collaborateur (éditorialiste du journal L’Avenir de la Vienne sous la signature de Pierre Chavigny, il avait accueilli à Poitiers, en avril 1942, Jacques Doriot, de retour du front russe sous l’uniforme allemand), le 13 mai 1943, mené par un groupe de 5 étudiants dont Jacques [son fiancé] et Marc Delaunay (voir le dossier des archives départementales de la Vienne) et qui ont été fusillés au Mont-Valérien (pour d’autres faits découverts entre-temps) le 6 octobre 1943.

Pour aller plus loin: voir le nouveau portail Territoires et Trajectoires de la Déportation des Juifs de France, qui recense les trajectoires des enfants juifs déportés.

Mme Odile Teyssendier de la Serve, née De Morin, élève infirmière, camarade de Marthe Cohn, qui a hébergé la famille Hoffnung-Gutlück la veille de sa fuite, a reçu à titre posthume la médaille des justes. Noël Degout, de Dienné, qui a aidé les frères aînés de Marthe, a également un dossier (incomplet) de Juste parmi les Nations.

Marthe Cohn, née Hoffnung, témoignage d’une jeune lorraine juive sauvée à Poitiers

Couverture du livre Derrière les lignes ennemies, une espionne juive dans l'Allemagne Nazie de Marthe CohnJeudi dernier (10 avril 2014), à l’occasion du 70e anniversaire de la libération de la ville de Poitiers, plusieurs manifestations étaient organisées : la projection gratuite en avant-première du documentaire « Jean-Richard Bloch, la vie à vif« , un intellectuel engagé et témoin de son époque sur France 3, réalisé par Marie Christiani et co-produit par France 3 Poitou-Charentes et Anekdota production (voir La Mérigot(t)e à Poitiers, résidence de l’écrivain Jean-Richard Bloch), la mise en place à l’hôtel de ville d’une plaque en hommage à Raymond Charpentier (son inauguration a été reportée) et le témoignage de Marthe Cohn, sujet du jour. Marthe Cohn, née Marthe Hoffnung-Gutglück, est une alerte et toute petite dame de 94 ans (née en 1920 à Metz), qui habite aux États-Unis mais témoigne régulièrement de son passé, jeune juive lorraine, réfugiée à Poitiers avec sa famille, élève-infirmière, passée en zone libre à Saint-Secondin en août 1942 après l’arrestation, quelques semaines plus tôt, de son père (vite libéré) et de sa sœur aînée (internée au camp de la route de Limoges, décédée à Auschwitz), puis de son engagement dans l’armée de libération et son rôle d’espionne infiltrée derrière les lignes allemandes, actes pour lesquels elle a reçu de multiples décorations (Croix de guerre en 1945, Médaille militaire en 1999, Chevalier de la Légion d’honneur en 2004, Médaille de reconnaissance de la Nation en 2006). Elle a publié un livre sur ses aventures, paru en 2002 aux États-Unis, Behind Enemy Lines The true story of a French Jewish Spy in Nazi Germany, traduit sous le titre Derrière les lignes ennemies, une espionne juive dans l’Allemagne Nazie (Plon, 2005, rééd. 2009 chez Tallandier). Il faudra que je le lise…

Au cours de son intervention, Marthe Cohn a parlé de Raymond Charpentier, employé de la mairie, qui lui a fourni les faux papiers d’identité pour les sept membres de sa famille (il faudra que je vous parle un de ces jours du Réseau Louis Renard, au-delà monument au réseau Louis Renard, dans le cimetière de Chilvert).

Poitiers, les deux plaques de la rue DelaunayElle a également parlé de la famille Delaunay. L’ancienne municipalité de Poitiers lui a donné le nom d’une rue, qui part du carrefour des Trois-Bourdons vers l’Ermitage à Saint-Benoît.

Poitiers, plan officiel de la ville, saisie d'écran avec la rue DelaunayJacques Santrot, le maire de l’époque, a précisé que, contrairement à ce qu’indique le plan officiel de la ville (saisie d’écran ci-dessus / 11 avril 2014), la rue est bien dédiée aux trois résistants de la famille, le père, Georges Delaunay, et les deux fils, Jacques [son fiancé] et Marc Delaunay (ces derniers faisaient partie du groupe de 5 étudiants qui ont assassiné Michel Guérin le 13 mai 1943 et ont été fusillés au Mont-Valérien le 6 octobre 1943). Volontairement, la plaque de rue ne précise pas de prénom. Ni l’adjoint au patrimoine (chargé des , suivre le lien pour suivre la saga), absent de la soirée, ni le maire actuel, Alain Clayes, parti avant la fin de l’exposé, n’ont pu répondre à cette question…

Poitiers, lycée Victor Hugo, plaques commémoratives pour les élèves victimes de la deuxième guerre mondialeMarthe Cohn a par ailleurs souligné l’existence d’une plaque commémorative aux élèves juives déportées, apposée en 2005 au lycée Victor-Hugo, dont des camarades de sa sœur cadette (non loin d’ailleurs de Tête de jeune fille de Couvègnes). Il y a en fait plusieurs plaques. Deux sont dédiées aux élèves, la première n’avait pas de noms…: « A la mémoire / des élèves juives de ce lycée / déportées et assassinées / à Auschwitz / 1942-1944 / plaque commémorative apposée le 27 mai 1993 », complétée par celle portant une liste complète, « Yvette Achache, seize ans / Myriam Bloch, 6 ans / Myriam Holz, neuf ans / Paulette Iachimowitc, neuf ans / Odette Kahn, seize ans / Suzy-Eva Schaechter, quatorze ans / plaque commémorative apposée le 26 avril 2005 / dans le cadre du centenaire du lycée Victor Hugo / et du soixantième anniversaire de la libération des camps ».

Poitiers, lycée Victor Hugo, plaque commémorative de deux professeurs victimes de la deuxième guerre mondialeUne plaque avait été posée plus anciennement, cette fois à deux professeurs: « Collège moderne et technique de jeunes filles de Poitiers, professeurs victimes de la guerre 1939-1945, Alice Bonneau, Lieutenant F.F.C. [décorations militaires] / déportée résistante / décédée à Ravensbruck en mars 1945 / Madeleine Vergeau / victime du bombardement du 13 juin 1944 ».

Enfin, un détail m’a intriguée. Elle a souligné que sa sœur Stéphanie avait été arrêtée par la SIPO (et non la Gestapo comme indiqué par erreur dans son livre), le 17 juin 1942, « SIPO juste créée », et emmenée non loin de l’hôtel de ville de Poitiers (probablement à l’hôtel de Jean Beaucé où la Feldgendarmerie avait établi ses quartiers). Le passage sur la SIPO (Sicherheitspolizei) / Police de sûreté) m’a intriguée, car je pensais qu’elle avait été créée auparavant. Je me suis replongée dans mes livres d’histoire : la Sipo a été créée par Heinrich Himmler et regroupait la « Gestapo » (Geheime Staatspolizei / la police politique du Reich) et la « Kripo » (Kriminalpolizei / la police criminelle). En 1939, le Sicherheitsdienst (service de sécurité de la SS) et la Sipo sont regroupées au sein de la Sipo-SD (en savoir plus dans ce document de la fondation de la résistance). Je ne sais pas exactement à quel événement de 1942 elle a fait allusion.

En tout cas, c’était un témoignage d’une grande force, dommage que la presse locale n’en ait pas (encore?) fait de compte-rendu ou que France 3 Poitou-Charentes n’ait pas profité de son passage de plusieurs jours à Poitiers pour faire un reportage. La Nouvelle République avait fait un court article lors de sa rencontre il y a quelques mois (décembre 2013) avec le maire de Poitiers Alain Clayes.

Pour aller plus loin: voir le nouveau portail Territoires et Trajectoires de la Déportation des Juifs de France, qui recense les trajectoires des enfants juifs déportés.

Mme Odile Teyssendier de la Serve, née De Morin, élève infirmière, camarade de Marthe Cohn, qui a hébergé la famille Hoffnung-Gutlück la veille de sa fuite, a reçu à titre posthume la médaille des justes. Noël Degout, de Dienné, qui a aidé les frères aînés de Marthe, a également un dossier (incomplet) de Juste parmi les Nations.

Actualités poitevines…

Poitiers, viaduc des Rocs, février 2013, côté ouestRégulièrement, je vous propose une suite aux articles précédents, sur différents sujets… Je commence avec les travaux de la passerelle des Rocs, en train de devenir un viaduc… l’ouverture est toujours prévue en novembre 2013. La jonction avec le quartier ouest est réalisée. De gros travaux ont lieu aux abords pour la reprise des réseaux et la mise en place de l’accès au BHNS (bus à haut niveau de service).

Poitiers, viaduc des Rocs, février 2013, côté villeCôté est (plateau de la ville ancienne), la construction des piles en est encore aux fondations.

Les articles précédents : la passerelle des Rocs ou grande passerelle et sa démolition en plusieurs étapes : la démolition des premières travées et de la maison Rolland, la mise en place d’échafaudages sur les derniers piliers, la préparation de  la dépose de deux travées sur les voies, les deux travées sur les voies, la dernière travée sur les voies, le début de la reconstruction, les premières nouvelles travées,

Poitiers, février 2013, bandes podotactiles dans la gareSi on passe par la gare, les bandes podotactiles qui s’étaient dégradées juste après leur mise en place ont été enlevées et remplacées il y a quelques semaines par des bandes qui semblent plus solides et qui ont enfin un contraste par rapport au sol. c’est bien mieux… mais cela s’arrête aux portes de la gare, les bandes du parvis ont été grattées, mais pas remplacées. Le seront-elles? Les personnes aveugles et malvoyantes sont elles condamnées à se perdre à la sortie? Au moins, elles ne seront plus envoyées directement la forêt de piquets (revoir des clous espacés et des piquets, et aussi les autres articles, de la gare au centre-ville, Poitiers ville inaccessible et toujours des problèmes en novembre 2011).

Poitiers, février 2013, travaux sur les arbresPassons en centre-ville, où les barrières de Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille… ont fait leur retour… autour des « arbres »: revoir le massacre des arbres, la plantation des Sophoras ou encore les poiriers de Chine. Que se passe-t-il? Certaines informations disent qu’un pavage va être mis en place jusqu’au pied des arbres… En attendant, la terre de surface a été enlevée et sur certains arbres, un radier à base de ciment a été coulé. Euh, une petite question naïve, cela ne va pas encore imperméabiliser un peu plus les sols? Plus aucun arrosage naturel pour ces pauvres arbres??? [Voir le réaménagement avec le ratage du nouveau square de la République].

Poitiers, plaque erronée de la rue de la MarneJuste à côté, un lecteur de la presse locale avait signalé l’absurdité de cette plaque de rue… Il n’y a pas eu de bataille de la Marne en 1915, la première a eu lieu du 6 au 12 septembre 1914 (où le maréchal Joffre s’est distingué), la seconde du 15 au 20 juillet 1918. J’ai immortalisé la plaque erronée… les nouvelles plaques ont dû être posées, j’ai oublié d’aller prendre la photographie.

Poitiers, février 2013, plaques corrigées des rue de Blossac et Scheurer-KestnerEn revanche, voici deux des plaques que j’avais signalées et qui ont été refaites… Scheurer-Kestner a retrouvé son C et le comte de Blossac sa bonne date de décès, il aurait pu être « intendant du Poitou » plutôt qu’intendant, mais bon…

  • la « saga des nouvelles plaques de rue »:

rues Renaudot et Carnot (anciennes rues des Hautes Treilles, des Trois Piliers, des halles),
– rue de Blossac
rues Montgau(l)tier et du Souci(s),toujours du scotch sur le s de souci, mais la rue Montgautier a été corrigée

rue des frères Lumière(s) et cité de la Traverse, les Lumières ont enfin perdu leur S (voir ici la plaque corrigée)

– la rue Sainte-Radegonde scotchée
– les rues Scheurer-Kestner (sans C), Augouard, Foch.

– et Philippe de Tout Poitiers en a trouvé une excellente pour la rue de la Cueille aigüe / aiguë / aigüë!

Poitiers, février 2013, oeuvre d'art square de la RépubliqueDu côté de l’ex-square de la République, l’œuvre d’art n’est toujours pas réparée… Il y a eu des malfaçons dans la peinture sur l’installation de Benoît-Marie Moriceau, un panneau a fait son apparition pour dire que ce n’était pas l’état définitif…

Poitiers, novembre 2012, arrêté municipal interdiant les chiens dans le square de la RépubliqueEt sous blister, il y a aussi un arrêté municipal qui interdit le square aux… chiens (article 1: « interdiction de circulation des chiens ») pour « empêcher les anciennes pratiques ».

Poitiers, novembre 2012, arrêté anti-chiens du squareJe ne savais pas que « anciennes pratiques » pouvait être un motif valable d’interdiction… Surtout que le square étant devenu une place, comment interdire que les toutous ne traversent « même tenus en laisse et accompagnés de leur maître »? Sachant qu’en fait, ce ne sont pas les « toutous à mémère » qui sont visés, mais les jeunes marginaux (pas toujours SDF) qui s’y réunissaient…

Sur le square, voir mes articles précédents:

Le monument aux morts de 1870-1871, qui a ensuite perdu ses grilles puis sa patine (la presse en parle), le début de la restauration, restauré, de nouvelles grilles moches

La saga des plaques de rue de Poitiers… suite!

La plaque de la rue Scheurer-Kestner à Poitiers, avec trois fois un c manquant

La saga des plaques de rue de Poitiers se poursuit… Cette fois, c’est un ami croisé dans ma résidence qui m’a signalé cette plaque erronée dans une rue très proche… En fait, pas une, mais trois plaques avec la même faute, le pauvre Auguste Scheurer-Kestner a perdu le C et est devenu SHEURER-KESTNER… Bon, cette fois, contrairement au voisin le comte de Blossac, les dates sont bonnes (1833-1899)… Qui était-il? Républicain, ami de Georges Clemenceau et de Léon Gambetta, sénateur puis premier vice-président du Sénat, il a été à partir de 1897 l’un des grands défenseurs de Dreyfus (deux ans après le début de « l’Affaire »), ce qui lui coûta sa vice-présidence du sénat l’année suivante. Pour les Parisiens (ou ceux qui vont à Paris), un monument réalisé par Jules Dalou lui rend hommage depuis 1908 à deux pas du sénat, dans le jardin du Luxembourg. [la plaque a été corrigée, voir en février 2013]

Pour en savoir plus : voir la biographie de Auguste Scheurer-Kestner dans les Biographies alsaciennes avec portraits en photographie, série 1, A. Meyer, Colmar, 1884-1890 (ici sur Gallica).

Les plaques des rues Augouard et Foch à Poitiers Dans la droite ligne des articles précédents, j’ai toujours des interrogations sur les choix de changement de noms sur ces nouvelles plaques (et des tirets aléatoires), comment fait la Poste avec ses trieuses automatiques, l’annuaire, les gens qui ont des plans de rue, les nouveaux arrivants? Y a-t-il changement du nom officiel? certes non, les arrêtés municipaux n’ont pas été changés. Mais au fil des mois, les noms portés sur les plaques de rue risquent de prendre le pas sur les noms des arrêtés officiels. Deux exemples, la rue Monseigneur Augouard devenue  » rue / Prosper-Augouard 1852-1921 / missionnaire et évêque » (voir sa biographie sur ce site catholique), et la rue du Maréchal Foch, devenue  » rue / Ferdinand-Foch / 1851-1929 / maréchal de France » (voir sa biographie sur le site officiel du ministère de la Défense)…

Les autres articles sur cette « saga des plaques de rue »:

rues Renaudot et Carnot (anciennes rues des Hautes Treilles, des Trois Piliers, des halles),

– rue de Blossac (toujours pas corrigée)

rues Montgau(l)tier et du Souci(s),toujours du scotch sur le s de souci, mais la rue Montgautier a été corrigée

rue des frères Lumière(s) et cité de la Traverse, les Lumières ont enfin perdu leur S (voir ici la plaque corrigée)

– la rue Sainte-Radegonde scotchée

– les rues Scheurer-Kestner (sans C), Augouard, Foch.

– et Philippe de Tout Poitiers en a trouvé une excellente pour la rue de la Cueille aigüe / aiguë / aigüë!

Retour sur Poitiers, bilan des derniers mois…

Poitiers, avril 2012, 01, nouveaux meubles à la médiathèque Je vous ai beaucoup parlé de problèmes et travaux à Poitiers, il est temps de faire le point et de vous montrer les avancées ou pas de quelques endroits…

Du côté de la médiathèque

A la médiathèque, les nouveaux meubles en polystyrène inflammable (vous vous souvenez, ceux qui tenaient avec des serre-joints) ont été enlevés et remplacés par d’autres (la commission de sécurité est passée un peu après mon article…), mais ils étaient bien cachés pendant la dernière exposition, qui vient d’être démontée, je vous montre le nouvel agencement… Matériau ininflammable et plus costaud, mais les modules restes flottants, non fixés au sol mais reliés entre eux par de grosses attaches transparentes. Les personnes en fauteuil roulant n’ont plus les genoux dans la banque d’accueil, une tablette prolonge maintenant la partie surbaissée. Devant l’un des robots de prêt, la cloison a été aussi enlevée, ce qui leur permet aussi de se glisser sans problème pour atteindre le robot.

Poitiers, ville inaccessible au handicap, 13, WC handicapé de la médiathèque Il reste à attendre le réaménagement des toilettes (chasse d’eau trop haute, barre d’appui mal positionnée, lavabo trop haut, savon et bouton poussoir du lavabo inaccessibles…).

Dans le square de la République (Magenta)

Poitiers, avril 2012, 03, le monument aux morts de 1870 entouré d'une tranchée Il n’y a pas grand-chose de nouveau du côté du monument aux morts de 1870-1871, qui a perdu ses grilles puis sa patine, un marché est en cours de passation par la ville pour réparer les dégâts du décapage (j’espère que cela concerne tout le monument, le bronze bien sûr, mais aussi la pyramide de marbre du 17e siècle, qui semble avoir bien souffert aussi du « traitement » ; PS: Sa restauration a commencé en juin 2012). L’aménagement du square s’annonce toujours aussi minéral… Vous pourrez dans les prochains jours découvrir l’article de Grégory Vouhé sur ce square et d’autres jardins dans le nouveau numéro de l’Actualité Poitou-Charentes, et en particulier une vue sur une carte postale ancienne où l’on voit, au fond (en avant du mur peint) une cascade et une végétation luxuriante. Seule avancée visible, le niveau de sol d’origine a été marqué par une rigole autour du monument… cerné du béton qui va recevoir les pavés.

Poitiers, avril 2012, 02, le muret du square de la République … et le muret qui est en cours de remontage est très moche, avec des moellons récupérés sur une démolition voisine et des joints beaucoup trop larges…

Poitiers, square de la République, 5, sans les grilles …absolument pas avec les pierres du muret d’origine que l’on voit ici sur une photographie de décembre 2011.

Du côté de la Passerelle des Rocs…

Poitiers, avril 2012, 09, démolition de la maison Rolland La maison Rolland est maintenant complètement démolie, ainsi que le petit morceau de passerelle qui restait du côté ouest (pour les nostalgiques, il est encore possible de revoir la passerelle des Rocs ou grande passerelle avant sa démolition, mais le viaduc qui va la remplacer s’annonce plus fonctionnel). Sur la photographie du haut, il y a un bon mois, il y avait encore des gravats, sur la photographie du bas, qui date de lundi dernier, il ne reste plus rien…

Poitiers, avril 2012, 08, démolition de la passerelle des Rocs, côté est Du côté est (vers la gare), un pilier trône toujours tout seul au bord du boulevard, les morceaux déposés ont été complètement broyés et évacués, il reste encore un petit bout accroché au boulevard Solférino…

Poitiers, avril 2012, 07, passerelle des Rocs, côté est et au centre Pour la partie qui passe au-dessus de la voie ferrée et des caténaires, les piliers viennent d’être équipés d’échafaudages… La démolition est toujours prévue avec une coupure du trafic ferroviaire entre Paris et Bordeaux / la Rochelle pendant 45h (information recueillie en off) au cours du week-end de l’Ascension (entre le 17 et le 20 mai 2012) pour deux travées… puis à nouveau du 6 au 8 juin pour la dernière travée. Poitiers Magazine ne parle que de quelques heures de fermetures, et de quelques kilomètres en bus pour les usagers du train, mais cela m’étonnerait que la SNCF accepte de décharger les voyageurs des TGV en dehors des gares à quai assez long, soit la gare du Futuroscope au nord, mais Ruffec au sud vers Bordeaux et Saint-Maixent à l’ouest vers La Rochelle. Sur la photo de gauche, on devine (entouré) la partie où la passerelle était connectée au boulevard à l’ouest. [Voir la suite avec la démolition de deux travées sur les voies].

[Les étapes de la démolition : la démolition des premières travées et de la maison Rolland, la mise en place d’échafaudages sur les derniers piliers, la préparation de la dépose de deux travées sur les voies, les deux travées sur les voies, la dernière travée sur les voies, la fin de la démolition et le début de la reconstruction].

Au rayon accessibilité…

Poitiers, avril 2012, 05, bandes de guidage dégradées devant la gare Du côté de Poitiers ville inaccessible, il n’y a pas eu beaucoup de changement depuis le point que j’avais fait début novembre 2011. A la gare, les bandes de guidage pour les aveugles et mal-voyants se dégradent de plus en plus, et il n’y a toujours aucun système pour leur permettre de traverser la place d’Armes (place Leclerc).

Guidage pour aveugles devant le théâtre d'Angers Lors de ma visite à Bouchemaine, j’ai pris une photographie devant le grand théâtre d’Angers, qui montre qu’il est possible de faire un aménagement pérenne et bien intégré. La bande relie la sortie du tramway à l’escalier qui mène au théâtre, juste dans l’axe de la rampe… Au passage, vous voyez aussi la bande podotactile (les clous que l’on sent du pied) bien positionnée par rapport aux marches et le nez des marches indiquées en contraste (pour les mal voyants qui distinguent le clair du sombre) et rugueuses, ce que l’on n’arrive pas à avoir sur la place d’Armes (Leclerc) à Poitiers… revoir la première photographie et le texte d’accompagnement dans cet article.

Un aménagement hideux

Poitiers, avril 2012, 04, rampes devant la chapelle Saint-Louis Sans doute pour faciliter l’accès à la chapelle Saint-Louis, une rampe a été posée récemment… L’accès handicapé à la chapelle se situe dans la cour du collège Henri-IV. Cette double rampe est moche, blanche sur le fond noir de la chapelle (qui aurait besoin d’un bon nettoyage, pas au kärcher , mais par une entreprise spécialisée), scellée n’importe comment avec du ciment, un matériau qui en principe n’est pas autorisé sur les monuments historiques… ( La chapelle, la sacristie et le pavillon central du collège Henri-IV ont été classés monuments historiques par arrêté du 18 mai 1908). L’architecte des bâtiments de France aurait-il autorisé cela, ou bien la ville a-t-elle encore une fois oublié de le consulter??? L’accès handicapé par la cour pose certes problème le soir (le collège est alors fermé et il faut prévoir une logistique), mais ces rampes ne serviront pas à grand chose car les marches demeurent, et les rampes ne sont pas aux normes pour les mal-voyants, elles devraient déborder des marches, mission impossible vue l’étroitesse du trottoir. Il aurait peut-être encore une fois fallu mieux réfléchir à nouveau avant de se lancer dans ces travaux? La photographie date du 23 mars 2012, le ciment de scellement était encore frais… [PS, en mai 2012, les rampes ont été peintes en gris].

Au rayon plaques de rue

Poitiers, avril 2012, 06, plaque corrigée de la rue des Frères Lumière Dalinele est repassée rue des frères Lumière(s), où elle avait repéré il y a longtemps un S en trop sur l’une des deux plaques… Il y a maintenant une nouvelle plaque neuve et sans faute… quoique, pourquoi avoir mis une majuscule à Frères? Il reste encore quelques plaques à corriger comme celles de la rue de Blossac, mais ça progresse (voir aussi la rue Montgautier corrigée) en attendant de voir d’autres erreurs… et de voir les plaques avec des scotchs à leur tour corrigées (comme celles de la rue du Souci(s) ou la rue Sainte-Radegonde). Et Philippe de Tout Poitiers en a trouvé une excellente pour la rue de la Cueille aigüe / aiguë / aigüë, également avec une rustine bleue… Une rue qui monte bien, je vous l’avais montrée ici.

Au rayon stationnement…

Poitiers, avril 2012, 10, voitures mal stationnées de nuit rue des Trois-Rois Suite à mon dernier article, j’ai reçu d’un ami ces photographies de la rue des Trois-Rois. Depuis le grand bouleversement et le changement de sens de circulation il y a un an et demi, cette rue est l’une de celles où le trafic automobile a le plus augmenté, alors que c’est une rue étroite et très en pente. le soir, elle devient un grand parking…

Poitiers, avril 2012, 11, véhicule municipal sur le trottoir rue des Trois-Rois … mais dans la journée, les trottoirs servent aussi au stationnement des véhicules municipaux…Certes, ils sont tout petits pour se faufiler dans les étroites rues du centre-ville, mais pas faits pour bloquer le passage des piétons…

Poitiers, avril 2012, 12, voitures mal garées dans les rues piétonnes En rentrant d’une conférence au musée mardi dernier (3 avril 2012), j’ai aussi pris cette photographie dans la partie piétonne de la rue de la Cathédrale (en haut) et rue Saint-Porchaire (en bas), ce n’est guère brillant…

Poitiers, avril 2012, 13, piquets rue Augouard Faudra-t-il arriver à une forêt de piquets partout en ville pour garder les trottoirs aux piétons? Ceux posés récemment Rue Augouard semblent avoir résolu le problème dans cette rue…

J’ai encore quelques couacs de Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille… à vous montrer, mais je les garde pour la semaine prochaine, cet article est déjà long…

Ras le bol des voitures garées anarchiquement à Poitiers…

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 1, rues des Flageolles et des Gaillards Je vous en ai déjà montré à de multiples reprises, par exemple ici ou dans l’article sur Poitiers ville inaccessible, je mets d’autres liens au fil de l’article. Si ici et là, des plots et des potelets ont rendu la vie plus difficile aux automobilistes indisciplinés (n’ayant pas de voiture, je ne suis pas concernée…), mais en quelques minutes vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 mars 2012, j’ai repéré des dizaines de voitures mal garées. Celles que je vous montre ici n’avaient pas de PV, pas de badge handicapé, pas de moteur chaud ni de feux de détresse qui pourraient signaler un bref abandon du véhicule pour décharger des courses. Comme dans les articles précédents, je ne floute pas les plaques des voitures en infraction, elles n’avaient qu’à ne pas se garer là!

Je commence samedi matin, à deux pas du marché, devant le square des Flageolles et sur le trottoir de la rue des gaillards… Et cinq voitures en infraction sur moins de 100m…

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 2, place de la cathédrale et Grand'Rue Place de la cathédrale (à gauche), une voiture occupe illégalement la place pour personne en situation de handicap et comme d’habitude, une voiture bouche le trottoir de la grand’rue. Je la prends tous les jours (deux fois dans chaque sens), quelle que soit l’heure, impossible de remonter la rue d’un bout à l’autre sur ce trottoir, il y a toujours un ou plus souvent plusieurs véhicules qui font obstacle.

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 3, rue Sainte-Radegonde J’ose espérer que la voiture mal garée vendredi (photo de gauche) et samedi (photo de droite) rue Sainte-Radegonde n’est pas celle de M. le Maire (qui est riverain) et qu’en tant que premier magistrat de la ville, il respecte le stationnement légal, comme ses proches et ses visiteurs… Sinon, il n’aura plus aucune crédibilité en disant à longueur de réunions qu’il y a assez de places de stationnement en ville, en surface ou dans les parkings municipaux… Il y avait d’ailleurs vendredi une place légale juste derrière cette voiture, et samedi matin sur la place de la Cathédrale…

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 4, zone 20 rue Sainte-Radegonde La rue Sainte-Radegonde est la seule que je connaisse pour l’instant en zone de rencontre dans le centre ville de Poitiers… Limitation à 20km/h, priorité aux piétons sur les vélos eux-mêmes prioritaires sur les voitures… mais les panneaux ne me semblent pas conformes aux prescriptions du code de la route… Ils devraient être dans le sens de la lecture quand on suit le trajet normal d’un véhicule… En entrant (photo de gauche), il est posé de trois quarts et décalé par rapport à la rue, en sortant (à droite), il est carrément invisible quand on roule, même à 20km/h.

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 5, plaque de la rue Sainte-Radegonde La plaque de la rue Sainte-Radegonde est encore pire que d’autres que je vous ai montrées ces derniers mois… La trace de l’ancienne plaque arrachée de l’enduit est hideuse, ce n’était déjà pas terrible sur la deuxième plaque reposée rue Montgautier ou celle de la rue cité de la traverse (sic)… Et le scotch bleu remplace complètement « Ste Radegonde », bien pire que le « s » caché de la rue du Souci(s). Quelqu’un a-t-il vu ce que cache ce scotch? A l’autre bout de la rue, il n’y a pas de plaque…

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 6, place Lepetit Le record du jour pour l’incivisme est remporté par la place Lepetit, sept voitures stationnées ce dimanche sur la place piétonne (contre trois sur une précédente photographie dans l’article sur les fontaines). Et encore, j’aurais pu vous montrer les rues piétonnes le soir, elles sont devenues un gigantesque que parking gratuit…

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 7, place de Gaulle Seul bon point, grâce à une poubelle et à un banc, les voitures ne peuvent plus se garer sur la bande lisse qui évite aux personnes handicapées (ou avec une poussettes ou des talons) de crapahuter sur les pavés irréguliers du marché… Je vous ai déjà montré des voitures garées ici avant le grand bouleversement du 30 août 2010 et en octobre 2011 dans Poitiers ville inaccessible. Grâce aux plots et aux potelets, il n’y a plus de voiture non plus rue Saint-Hilaire comme je vous l’avais montré en septembre 2010 ou encore en mars 2011, avant la mise en place de nouveaux plots…

Défi photo de Bidouillette, endroit/envers

Poitiers, le 21 juin 2011, 14, le funambule sur la tête Pour cette semaine, Monique / Bidouillette / Tibilisfil nous a proposé de photographier le bon roi Dagobert… endroit/envers… J’ai cherché en vain un panneau de chantier à l’envers, pourtant, Monsieur Echo, de Centre Presse, nous en a montré un joli il y a peu… J’aurais aussi pu sortir des photographies anciennes, comme celle-ci tirée du superbe spectacle de funambule par la compagnie DAVASI et toute la série dans le diaporama ici… photographies prises lors de la ré-ouverture de la place d’Armes à Poitiers le 21 juin 2011…

Mais foin de triche, le principe, c’est de prendre son appareil photographie (avec les batteries chargées, de la place sur la carte mémoire etc.) et de sortir! Direction donc les églises du plateau de Poitiers, pour de nouvelles photographies bien cadrées sur le thème…Vous trouverez aussi dans cet autre article l’interprétation du même défi tout en reflets par mon ami Jac

Défi photo, endroit/envers, Poitiers, 1, saint Pierre sur le grand vitrail de la cathédrale Je file d’abord à la cathédrale avec une idée bien précise en tête, prendre la crucifixion de saint Pierre sur la maîtresse vitre (le grand vitrail central derrière le chœur) datée des environs de 1162… (juste à la transition art roman / art gothique, une commande d’Alienor d’Aquitaine et de Henri II, roi d’Angleterre) Et oui, saint Pierre a été crucifié tête en bas, je vous ai déjà montré une scène similaire, à peine plus anciennes, sur la façade romane de l’église Saint-Pierre à Aulnay en Charente-Maritime… Bon, il faudra vraiment que je fasse un article complet sur cette grande verrière, ce n’est ici qu’une petite partie de ce chef-d’œuvre… pas facile à prendre en photographie avec un petit appareil photo (enfin, un appareil compact assez puissant, mais pas assez pour cela).

Défi photo, endroit/envers, Poitiers, 2, métopes de Saint-Hilaire Juste derrière chez moi, sur les métopes du chevet de l’église Saint-Hilaire, des lions se demandent où est l’endroit et l’envers… La queue est passée entre les pattes, reviens sur le corps et est avalée par la tête complètement retournée vers l’arrière… (pour un petit schéma expliquant le vocabulaire, voir Corniche, modillons, métopes, chapiteaux sur un chevet roman).

Défi photo, endroit/envers, Poitiers, 3, arcatures nord de la façade de Notre-Dame-la-Grande Mais l’art roman comme l’art gothique sont des arts de la contorsion, aiment jouer avec l’endroit et l’envers… Petit passage par la façade de Notre-Dame-la-Grande. Je vous promets, c’est une nouvelle photographie, même si je passe plusieurs fois par jour devant… J’ai choisi deux oiseaux complètement emmêlés, sur l’arcature aveugle sud de la façade occidentale (à droite, copie d’après l’original)…

Défi photo, endroit/envers, Poitiers, 4, animaux sur des modillons du baptistère Les animaux du baptistère Saint-Jean, eux aussi romans, se contorsionnent quant à eux sur les modillons (ces pierres qui portent la corniche et dont l’extrémité visible est souvent sculptée). Celui du haut est dans une position très classique à cette époque, le corps dans un sens et la tête retournée dans l’autre… Celui du bas est beaucoup plus rare, il a les pattes collées au plafond… Endroit? Envers?

Défi photo, endroit/envers, Poitiers, 5, des modillons avec acrobates dans deux églises gothiques On saute environ un siècle, et nous voici en haut dans la nef de la cathédrale et en bas, dans celle de l’église Sainte-Radegonde. Désolée pour les photos, ces modillons sont placés trop haut pour mon flash… Le sculpteur (« gothique ») a repris un thème déjà abondamment utilisé à l’époque « romane » précédente, celui des acrobates et des contorsionnsites…

Défi photo, endroit/envers, Poitiers,6, les singes du portail de Sainte-Radegonde A Sainte-Radegonde, il y a aussi les petits singes monstrueux plus récents (du 15e siècle) qui dansent dans tous les sens sur le portail… Je n’ai pas résisté à reprendre une autre photographie, pour celles plus détaillées, suivez le lien précédent…

Il y a encore, tant pour l’art roman que pour l’art gothique, les anges qui ne savent souvent pas où sont l’endroit et l’envers… Pour l’illustrer, j’ai plongé dans mes archives et non en ville…

Poitiers, église Saint-Hilaire, chapiteau de la mort d'Hilaire, 1, vu de face

D’abord avec cette photographie que je vous ai déjà montrée sur le chapiteau dit de la mort d’Hilaire dans l’église qui porte son nom… En haut à droite et à gauche, les anges portent son âme (le petit homme nu) libérée de son corps mortel allongé sur le lit…

Défi photo endroit enveres, ange de la Couldre à Parthenay Et sur la façade occidentale de Notre-Dame de la Couldre à Parthenay (une série de photographies prises il y a une dizaine de jours, que je n’ai pas encore triée), l’archange tête en bas vient annoncer à Marie qu’elle porte en elle l’Enfant Jésus… Une représentation de l’Annonciation assez différente de celle que je vous ai montrée sur la façade de l’église Notre-Dame-la-Grande ou sur la partie droite du portail Saint-Michel à Poitiers.

Une plaque de la rue Montgautier à Poitiers avant et après correction Et pour terminer, hors sujet, mais comme je suis passée juste à côté… La plaque de la rue Montgau(l)tier, qui avait été reposée avec un L en trop à un bout (mais était correcte à l’autre bout, voir par le lien précédent) a été reposée avec la correction faite… En haut avant, en novembre dernier, en bas fin février 2012… Ils auraient pu mettre une plaque aux mêmes dimensions ou reboucher les trous des chevilles de la plaque précédente (à côté des angles entourés en rouge), cela ne fait pas un travail très propre, mais au moins, la rue a le même nom avec la même orthographe que l’on arrive par la grand’rue (où la plaque est en majuscules) ou par la rue de la cathédrale (la nouvelle plaque)…

Pigeon vole! Nouveau défi de Bidouillette

Défi pigeon vole, 01, rue du Pigeon-Blanc à Poitiers Cette semaine, Monique / Bidouillette / Tibilisfil nous propose de mettre nos chaussures et de sortir avec notre appareil photo sur le thème Pigeon vole… Pour moi, direction la rue de Poitiers qui leur est dédiée… juste devant le parvis de justice du 15e siècle de l’église Sainte-Radegonde… La rue du Pigeon-Blanc!Une plaque de rue sans erreur, contrairement aux nouvelles plaques de rue : rue de Blossac, rues Renaudot et Carnot (anciennes rues des Hautes Treilles, des Trois Piliers, des halles), rues Mantgau(l)tier et du Souci(s), rue des frères Lumière(s) et cité de la Traverse.

Défi pigeon vole, 02, pigeon évitant de se faire pigeonner En y allant, je suis tombée, rue des Vieilles-Boucheries, sur ce pigeon qui restait indifférent aux promesses des soldes…

Défi pigeon vole, 03, des pubs, des soldes, des pigeons Il n’avait sans doute pas envie de se faire pigeonner par toutes ces offres!

Défi pigeon vole, 04, déjections de pigeons devant le portail nord de la cathédrale Mais les pigeons, ce sont surtout de vrais fléaux en ville, avec leurs déjections, ici devant le portail de la Vierge, au nord de la cathédrale, plus ancien que le portail occidental (celui avec notamment le Jugement dernier), pas encore restauré (voir la partie droite et la partie gauche), donc pas protégé contre les pigeons…

Défi pigeon vole, 05, fil anti-pigeons sur Sainte-Radegonde à Poitiers Car souvent, après nettoyage et restauration, les sculptures sont protégées contre les pigeons (ça ne fait que les reporter ailleurs…). A Poitiers, le choix des Monuments historiques s’est le plus souvent porté sur ces dispositifs électriques, des fils qui délivrent de petites décharges… Cette photographie vient de l’église Sainte-Radegonde, juste en-dessous de la moulure protégée par les fils, il y a les singes monstrueux.

Défi pigeon vole, 06, piques anti-pigeons dans la cathédrale de limoges En fouillant dans mon stock de photographies, j’ai trouvé des piques qui ont la même fonction, ici à Limoges…

Défi pigeon vole, 07, grillages anti-pigeons sur l'institut Valentin Hauy à Paris … ou encore des grilles, comme sur la sculpture du fronton de l’institut Valentin Hauÿ à Paris…

Bon, allez, je vous ai repêché quelques pigeons déjà publiés… Clic sur les vignettes pour aller voir l’article d’origine… Les trois premières sont à Poitiers… la quatrième à Paris, il doit y en avoir d’autres…

Des pigeons place d'Armes à Poitiers le 21 juin 2011 Poitiers, coeur d'agglo, 3 septembre 2010, 17h15, vue 3, pigeons
Poitiers, 26 février 2011, défi APN, des nids, 01, pigeaons de l'amphithéâtre Paris, monument à l'amitié franco-belge, 4, vue rapprochée

Poitiers, des plaques de rue… les frères Lumière(S)?

Poitiers, plaque de la rue des frères Lumière avec et sans s Et c’est Dalinele qui a gagné la première manche du grand jeu des plaques de rue à Poitiers (un petit cadeau te parviendra prochainement!)… Cette fois, il ne s’agit pas d’une plaque neuve, et nous ne sommes pas en centre-ville mais en bordure du quartier de Beaulieu. Je passe environ une fois par mois du côté du centre commercial, où la rue est bien orthographiée: rue des Frères Lumière… Je pense que je n’étais jamais allée au bout de la rue, où il n’y a guère qu’un vétérinaire… Mais là, allez savoir pourquoi, quelqu’un a eu la très mauvaise idée d’accorder Lumières à frères!!! Ben oui, quoi, ils étaient plusieurs (Louis et Auguste)! Rue des Frères Lumières, original… Une correction pourrait peut-être entrer dans le programme des nouvelles plaques de rue de Poitiers?

Dans l’article précédent sur les plaques des rues Montgau(l)tier et du Souci(s), Chris / C en Roussillon proposait d’étendre le jeu à toute la France, pourquoi pas? Et à la Belgique aussi!!! Et à tous ceux qui veulent! Si vous en trouvez chez vous ou lors de vos voyages, n’hésitez pas à faire un petit article et à me le signaler, j’ouvrirai une page spéciale pour mettre les liens…

PS: en mars 2012, la plaque a été corrigée

Poitiers, plaque de la cité de la traverse

Je me rapproche maintenant de chez moi… avec cette « rue cité de la traverse ». Au passage, je me demande quel est l’intérêt de poser des plaques neuves qui laissent apparaître l’empreinte de la précédente dans l’enduit de la maison… Pas beau!!! Vous prenez donc la rue Aliénor d’Aquitaine (anciennement rue de la Traverse, la rue qui traversait le bourg Saint-Hilaire, voir la feuille I1 sur le cadastre ancien de Poitiers), elle est u milieu à peu près. Dans le courant du 19e siècle est aménagée une « cité » privée, qui prend le nom de cité de la Traverse, puisqu’elle donnait dans cette rue. Sur le plan Blaye de Poitiers (la dernière version avant le changement de sens des rues), c’est noté impasse, ce qui correspond mieux. C’est un cul de sac qui ne mène qu’à l’ancien rectorat, et maintenant à plusieurs services de la ville et de l’agglomération. Mais ils ne pouvaient sans doute pas avoir une adresse dans une cité ou une impasse???

Petit rappel budgétaire… Le prix de ces plaques, réalisées par la fonderie Doute au Lion-d’Angers et la société SES à Chambourg-sur-Indre, n’est pas négligeable. Le budget total de l’opération de changement de plaques (voté en 2010) est de 205.000 euros HT, soit de 35 à 53€ pour une plaque en émail et de 43 à 106€ pour une plaque en fonte, ce sont, si j’ai bien compris, les services de la ville qui les posent. Autant les relire avant, quand même…

Pour revoir les autres plaques…

rues Renaudot et Carnot (anciennes rues des Hautes Treilles, des Trois Piliers, des halles),

– rue de Blossac (toujours pas corrigée)

rues Montgau(l)tier et du Souci(s), toujours du scotch sur le s de souci, mais la rue Montgautier a été corrigée

rue des frères Lumière(s) et cité de la Traverse, les Lumières ont enfin perdu leur S (voir ici la plaque corrigée)

– la rue Sainte-Radegonde scotchée

– les rues Scheurer-Kestner (sans C), Augouard, Foch.

– et Philippe de Tout Poitiers en a trouvé une excellente pour la rue de la Cueille aigüe / aiguë / aigüë!

Rues Montgau(l)tier et du Souci(s) à Poitiers…

Les deux plaques de la rue Montgautier à Poitiers Avec les nouvelles plaques de rue de Poitiers, il y a de quoi perdre la tête… Un journaliste 60 ans avant que le mot n’existe (rue Théophraste- Renaudot), un comte de Blossac mort après 1784 (rue de Blossac), pas faux mais loin de la réalité, il est mort en 1800… Cette fois, ce sont deux plaques avec une orthographe différente à chaque bout de la rue !

La rue Montgautier (et non pas Montgaultier!!!) est une petite petite rue relie la grand’rue, à peu près à la hauteur de l’hôtel du grand prieuré d’Aquitaine, à la rue de la cathédrale, au niveau de la Maison de Papier (une super boutique, plein de beaux papiers, de masking tape, etc.).

Il paraît que l’erreur doit être corrigée, et une nouvelle plaque posée, un peu de gaspillage en plus de mes impôts… et de ceux de tous les Poitevins.

Le nom de cette rue viendrait de Aaron Gaultier, procureur au présidial de Poitiers puis notaire royal au milieu du 17e siècle (il est né en 1637), qui y avait son hôtel particulier. Mais sur les divers plans de Poitiers, le L est tombé…

[Février 2012, la plaque de Montgaultier a été corrigée].

Poitiers, plaque de la rue du Souci Il sera moins facile de gommer le L de Montgaultier que le S final qui était apparu sur les trois plaques de la rue du Souci… La correction est assez discrète pour l’instant, sauf en lumière rasante… Mais la peinture bleue au-dessus de la correction va vieillir différemment du fond bleu de la plaque, c’est inévitable… et la correction va devenir de plus en plus visible.

Je lance un grand jeu pour les Poitevins (A. C. et G. V. peuvent continuer à jouer, ce sont eux qui m’ont signalé les deux dernières erreurs de cet article…) : n’hésitez pas à me signaler en commentaire ou par le lien contact en bas de la page toute plaque qui comporte une erreur! J’en ai déjà une en stock près de chez moi…

La « saga des nouvelles plaques de rue »:

rues Renaudot et Carnot (anciennes rues des Hautes Treilles, des Trois Piliers, des halles),

– rue de Blossac (toujours pas corrigée)

rues Montgau(l)tier et du Souci(s),toujours du scotch sur le s de souci, mais la rue Montgautier a été corrigée

rue des frères Lumière(s) et cité de la Traverse, les Lumières ont enfin perdu leur S (voir ici la plaque corrigée)

– la rue Sainte-Radegonde scotchée

– les rues Scheurer-Kestner (sans C), Augouard, Foch.

– et Philippe de Tout Poitiers en a trouvé une excellente pour la rue de la Cueille aigüe / aiguë / aigüë!