Alphabet arabe, le haut du cadre

Alphabet arabe brodé, le haut du cadreMaintenant que j’ai terminé les lettres de l’alphabet arabe, comme je l’avais prévu avec le début du cadre, c’est un travail assez répétitif mais qui ne demande pas une grande capacité visuelle avec la toile que j’ai choisie… (grille de Fabienne Bassang parue dans Alphabets étrangers). Zone brodée de 33 sur 29 cm.

Alphabet arabe brodé, les neuf premières étapesVous avez donc, de droite à gauche,

ligne 1:
étape 3: ﺍ alif, ﺏ  ba, ﺕ ta
étape 2: ﺙ ṯa (tha), ﺝ ǧim (jim), ﺡ Ḥa
étape 1 : ﺥ ẖa (kha), ﺩ dal, ﺫ ḏal (dhal)

Ligne 2:
étape 4: ﺭ ra, ﺯ zay, ﺱ sin, ﺵ šin (shin)
étape 5: ﺹ Ṣad, ﺽ Ḍad

Ligne 3:
suite de l’étape 5: ﻁ Ṭa, ﻅ  Ẓa,  ﻉ ʿayn
étape 6 : ﻍ ġayn (ghayn), ﻑ fa, ﻕ qaf, ﻙ kaf, ﻝ lam

Ligne 4:
étape 7: ﻡ mim, ﻥ nun, ﻩ ha, ﻭ waw, ﻱ ya,

Le cadre : le début,

Cent mille journées de prières (t. 1) de M. Sterckeman et Loo Hui Phang

pioche-en-bib.jpgLogo BD for WomenCouverture de Cent mille journées de prière (t. 1) de M. Sterckeman et Loo Hui PhangCe titre m’a été suggéré par un lecteur suite à mes articles sur plusieurs BD concernant le Cambodge (suivre le mot-clef ou les liens en fin d’article). J’ai emprunté les deux tomes à la médiathèque. [voir le tome 2].

Le livre: Cent mille journées de prières, livre premier de Michaël Sterckeman (dessins) et Loo Hui Phan (scénario), éditions Futuropolis, 2011, 120 pages, ISBN 9782754803793.

L’histoire: quelque part dans une campagne française, dans les années 1980. Louis, 8 ans, vit un peu seul avec son canari. Sa mère, Laurence, infirmière, travaille quand il part et revient de l’école, le laisse seul le mercredi au bac à sable, le fait conduire par une voisine qui ne lui parle guère. Seul eurasien de l’école, les autres enfants se moquent de lui, même s’il est premier de la classe. Qui est son père? Le « mystérieux Bruce Lee » lancé par ses camarades? Un chinois? Triste, sa mère refuse d’en parler, même lorsqu’il doit faire un devoir sur ses grands-parents à l’école. Quand arrive une famille réfugiée du Cambodge, dont le père lui confie une bague ayant appartenu à son père, acceptera-t-elle de lever le voile sur ce secret?

Mon avis: En noir et blanc, l’album mêle la vie réelle de l’enfant et un univers rêvé par l’intermédiaire de son confident, un canari (vivant puis mort) offert par sa mère. Je trouve un peu dommage qu’il n’y ait pas de traduction des quelques bulles en khmer. La mère dit cambodgien, mais linguistiquement, c’est du khmer, même si désormais ce mot est lourd de sous-entendus, mais le khmer (langue) et les Khmers (peuple) existaient avant les Khmers rouges. Certes, cette non-traduction renforce l’idée d’incompréhension de l’enfant, et la graphie est très belle, mais  Cet album aborde deux sujets: un enfant « différent » (métisse asiatique dans une « classe de blancs »), victime de racisme hélas ordinaire, et un lourd secret de famille. Le choix de la mère de vivre seule sa peine, sans parler à son fils, est lourd de conséquences pour lui. Il ne sait même pas de quel pays il est originaire. Abandonné de longues heures seul, il ne peut que gamberger, fantasmer son père (surtout après avoir trouvé une photographie bien cachée dans la chambre maternelle), lui offrir un canari comme confident est curieux. Quand ce dernier décède, il fait semblant de l’enterrer et continue à utiliser le cadavre caché dans sa chambre comme récepteur de ses préoccupations. L’album est intimiste, au point que l’on peut se demander quelle part intime y a été mise par la scénariste; son prénom, Loo Hui, est homophone de Louis, le prénom du petit garçon. Elle est née en 1974 au Laos (je n’ai rien trouvé d’autre sur ses origines), en plein dans le « créneau » de la République Khmère au Cambodge (Phnom Penh est cerné par les Khmers rouges le 1er janvier 1974). La dernière partie parle de l’accueil des réfugiés, de leurs conditions de logement, des catholiques qui se donnent bonne conscience en prenant des enfants chez eux, mais pas les parents et pas trop longtemps (page 101: « les gens confondent parfois solidarité et condescendance »), le racisme est plus présent, le voile du secret commence à se lever. En tout cas, un bel album, et très différent de l’approche de  ou de celle de  sur le même sujet…

Pour aller plus loin sur l’histoire du Cambodge, voir aussi:

L’eau et la terre, Cambodge, 1975-1979 et Lendemains de cendres, Cambodge, 1979-1993, de Séra

L’année du Lièvre de Tian, tome 1, Au revoir Phnom Penh, tome 2, Ne vous inquiétez pas

L’élimination de Rithy Panh

Kampuchéa de Patrick Deville.

Logo top BD des bloggueurs Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Moncoutant 2014 (5), la Japonaise terminée

Ma Japonaise terminée pour le concours de Moncoutant 2014Je l’avais bien avancée… je l’ai terminée (surtout des points de bouclette sur la manche et les détails du visage) et pourrai vite avancer la couture. Je vous présente donc la japonaise d’après le modèle du protège-cahier proposé par Nadège Richier dans son livre Motifs du Japon (qu’elle m’a offert il y a fort longtemps), ainsi que le dos de la broderie. J’avance à mon rythme ce kimono pour le concours du salon de Moncoutant/création autour des fils qui aura lieu les 8 et 9 novembre 2014. Je vais continuer à vous présenter mes avancées toutes les 2 à 3h de travail, même si je l’enverrai avant la fin de sa présentation dans ces pages!

Motif de 8 cm de haut sur 6 cm de large.

PS:

Concours de Moncoutant 2012, 8, la boîte fermée, les quatre faces et le toit Pour Moncoutant 2012 : le matériel, les contours, la première, la deuxième, la troisième et la quatrième faces, le toit, l’intérieur, la finition en boîte, mes achats

Le tablier pour Moncoutant, de retour avec les cadeaux Pour Moncoutant 2010 : vous pouvez maintenant voir les préparatifs le tablier lors du concours, le tablier à son retour et la pendouille à ciseaux… ainsi que mes achats.

Ma participation au concours de MoncoutantPour Moncoutant 2008 : la broderie pour le concours et mes achats. [il faudrait que je refasse une photo!]

Le tombeau d’Hugues de Castillon à Saint-Bertrand-de-Comminges

tombeau d'Hugues de Castillon à Saint-Bertrand-de-Comminges, vue vers le choeurCela fait fort longtemps que je n’ai pas partagé avec vous mes photographies prises en septembre 2010 à Saint-Bertrand-de-Comminges, commune pour laquelle j’ai un faible, pour cause de deuxième chantier de fouilles auquel j’ai participé à peine 16 ans (il y a … oh, je ne compte plus!). J’y suis retournée plusieurs fois, notamment en participant à des fouilles dirigées par Pascal Foucher et Cristina San-Juan dans la grotte voisine de Gargas. Après vérification, je ne vous ai d’ailleurs montré que le pilier des Évangélistes dans le cloître de la cathédrale! Je vous emmène à l’intérieur…

tombeau d'Hugues de Castillon à Saint-Bertrand-de-CommingesDans la chapelle Notre-Dame, située du côté nord, se trouve le tombeau de Hugues de Castillon, qui acheva la construction de la nef de l’ancienne cathédrale. Ce tombeau est attribué au « Maître de Rieux », sculpteur anonyme du 14e siècle peut-être installé à Rieux-Volvestre, financé par les mécénats de Jean Tissendier, évêque de Rieux (voir le tombeau de cet évêque et d’autres œuvres au musée des Augustins à Toulouse) et Hugues de Castillon, évêque de Saint-Bertrand-de-Comminges de 1336 à 1352.

tombeau d'Hugues de Castillon à Saint-Bertrand-de-Comminges, le gisantLe tombeau est entièrement en marbre de Saint-Béat, marbre noir pour le socle et la dalle sous le gisant, marbre blanc pour le gisant et les sculptures des côtés.

tombeau d'Hugues de Castillon à Saint-Bertrand-de-Comminges, détail du daisLe gisant représente Hugues de Castillon revêtu de ses habits et attributs épiscopaux, crosse et mitre. A ses pieds est allongé un lion, comme il est fréquent.

tombeau d'Hugues de Castillon à Saint-Bertrand-de-Comminges, cortège funèbreLes deux grands côtés de la cuve sont occupés chacun par trois compartiments architecturés où se presse un cortège de pleurants, moines, nonnes et laïcs.

Une seule face peut être facilement photographiée de plus près.

tombeau d'Hugues de Castillon à Saint-Bertrand-de-Comminges, cartes postales anciennesC’est aussi cette seule face que j’ai pu trouver sur des cartes postales anciennes…

tombeau d'Hugues de Castillon à Saint-Bertrand-de-Comminges, détail du cortège funèbreMoines tonsurés, nonnes voilées…

tombeau d'Hugues de Castillon à Saint-Bertrand-de-Comminges, détail du cortège funèbreLa suite…

tombeau d'Hugues de Castillon à Saint-Bertrand-de-Comminges, détail du cortège funèbreCeux-là sont bien encapuchonnés!

Photographies de septembre 2010.

Flan aux courgettes et sa vinaigrette à la tomate

Flan aux courgettes de Maryse, démouléAujourd’hui, c’est Maryse qui vous propose une recette. Profitez des dernières courgettes de cet été tardif!

Flan aux courgettes et sa vinaigrette à la tomate
10 personnes

Flan aux courgettes de Maryse, dans son moule

Pour le flan:
1,5 k de courgettes
1 bouquet de persil plat, de cerfeuil et de menthe
1 petit pot de crème fraîche
6 œufs entiers
Sel, poivre

Râper les courgettes (râpe à gros trous) et les mettre à suer dans une poêle; au bout de quelques minutes, les courgettes commencent à rendre de l’eau. Attendre un peu en les remuant bien, et les mettre dans un égouttoir (moi je le fais à l’avance pour que l’eau ait le temps de bien s’égoutter).
Puis hacher finement les herbes (les 3/4 d’un bouquet) et les ajouter aux courgettes.
À part, battre les oeufs entiers dans un saladier comme pour faire une omelette, avec la crème, le sel et le poivre. Verser les courgettes et les herbes dans le saladier et mélanger bien le tout, puis verser dans un moule à cake beurré.
Au préalable, vous avez mis au four un plat long avec de l’eau (température maximale du four) car la cuisson se fait au bain-marie.
Quand le four est bien chaud, mettre le moule à cake dans le plat long, baisser le four à 180°. Recouvrir d’un papier alu, laisser 30′ environ, enlever le papier et laisser encore 20 à 30′ selon votre four.

Flan aux courgettes de Maryse, découpéQuand il est prêt, le laisser refroidir et le mettre au réfrigérateur. Servir bien frais.

Pour la vinaigrette:
1 belle tomate charnue (cornue ou cœur de bœuf)
1 petit oignon
1 bonne cuiller à café de moutarde
Huile d’olive: 3 c. à soupe
Vinaigre balsamique blanc ou un vinaigre doux (de miel par exemple): 1,5 c. à soupe
Sel, poivre
Le reste des bouquets d’herbes

Vinaigrette aux tomates pour accompagner le flan aux courgettes de MaryseÉplucher la tomate et la couper en gros morceaux
Éplucher l’oignon et le couper grossièrement
Hacher les herbes
Mettre le tout dans un mixer en ajoutant la moutarde, les herbes, le vinaigre, l’huile, le sel et le poivre: mixer le tout. Garder au frais.

Cette vinaigrette accompagne aussi des cakes salés ou des flans de poisson, il suffit de changer les aromates.

Pour en finir avec Eddy Bellegueule d’Édouard Louis

Couverture de Pour en finir avec Eddy Bellegueule d'Édouard Louis

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C’est un livre de la rentrée de janvier, mon père l’avait lu et proposé fin janvier mais je ne pouvais alors pas le lire, je viens juste de le terminer (merci à ma caméra). Je l’ai emprunté à la médiathèque.

Le livre : Pour en finir avec Eddy Bellegueule d’Édouard Louis, éditions du Seuil, 220 pages, 2014, ISBN 9782021117707.

L’histoire: dans les années 1990, dans un petit village de Picardie, vers Abbeville. Un grand-père alcoolique mort depuis longtemps, un père alcoolique, un grand frère alcoolique et encore plus violent, une mère soumise (elle « torche les vieux », pas question de gagner plus que l’époux). Un enfant différent des autres raconte les brimades, les coups, les viols, dont il a été victime au collège notamment.

Mon avis: le récit autobiographique de son enfance par Édouard Louis, tout juste 21 ans, a beaucoup fait parler en début d’année, récit terrible porté dans les médias par son auteur. Rejeté par sa famille, victime de harcèlement à l’école, jusqu’à accepter les coups pour que ce ne soit pas pire encore, violé par un cousin à l’âge de 10 ans dans la grange voisine, jour après jour, jusqu’à ce que sa mère le surprenne… C’est lui qui est montré comme l’homosexuel, pas le violeur, et personne ne parlera jamais des deux autres garçons se livrant aux mêmes « jeux » à côté. Une homophobie subie, dans les chairs, mais une homophobie analysée aussi, au fil des pages, le milieu, pauvre (en argent mais aussi en expression des sentiments, des ressentis, etc.), qui a aggravé son expression. Un milieu qui surinvestit le « mâle » (pourtant alcoolique et chômeur suite à un accident de travail), qui « s’autorise » à taper sur les femmes, en toute impunité. Et les adultes du collège? Ils ne faisaient pas partie du même milieu, ils auraient pu s’apercevoir de quelque chose, l’enfant devenu jeune adulte semble les dédouaner, il cachait sa souffrance, se laissa tabasser pendant deux ans dans un couloir discret. C’est quand même d’une prof, qui lui a ouvert la porte du théâtre, que lui viendra le salut. A force de travail et surtout grâce au culot de son audition, il réussit à se faire accepter dans un lycée plus loin, à Amiens, à être interne. Un livre comme thérapie sans doute, quelle est la part du roman et celle de l’autobiographie? Un récit fort et très bien écrit sur l’homophobie vécue dès le plus jeune âge.

Pour aller plus loin:

– écouter une entrevue sur France Culture, la première que j’ai entendue, je pense.

– découvrir le blog d’Édouard Louis

Parution du livret-souvenir pour Nans-sous-Sainte-Anne 2014

Nans 2014, le cloître, étandage de torchonsMes fidèles lecteurs (lectrices) se rappellent sans aucun doute l’aventure du concours d’idée 2014 pour Nans-sous-Sainte-Anne, organisé par l’association Anim’à Nans et surtout Maddy et Marlie. Elles nous annoncent aujourd’hui la parution du livret souvenir de 64 pages avec les 82 torchons brodés, le torchon qui servira au concours 2015, une présentation de la gagnante du concours, Sylvaine Lenoir, et une grille inédite de Sophie Hautière alias Solo-Brode. Vite, réservez-le pour 21 € (18€ + 3€ frais de port)! Voir la présentation et le bon de commande.

Gigny-sur-Suran, exposition autour du fil 2012, 3, marquoir de 1867Maintenant, il va falloir réfléchir au concours d’idées 2015 (suivre le lien qui vous emmènera chez Marlie), organisé autour du marquoir d’Artémis(e) Chevassus que vous aviez aperçu sur ce blog en 2012 à Gigny-sur-Suran)!

Affiche pour le salon de Nans 2014Mon torchon était arrivé juste à temps pour le concours d’idées 2014 (merci à Marlie qui m’a accordé un délai supplémentaire!) et le salon de Nans-sous-Sainte-Anne 2014. Vous trouverez chez Marlie un feuilleton autour de l’histoire du beau torchon ancien d’Irénée Gerriet. J’ai déjà participé à ce concours en 2011 avec un motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments, en 2012 avec des vaches rouges, en 2013 ma prairie fleurie, et aussi brodé le village de Nans-sous-Sainte-Anne sur une grille de Marie-Thérèse Saint-Aubin/MTSA.

Clic clic sur les liens pour voir les détails au fil de la réalisation!

Le torchon de Véronique D pour le concours d'idées de Nans-sous-Sainte-Anne 2014Revoir les étapes du torchon (voir le torchon fini):

– le torchon brut

– la couture, pour ramener ses coutures à 53 sur 80 cm

– l’école sur une grille de Raquel Blasco trouvée dans Mains et merveilles n° 98, rêves d’automne, septembre/octobre 2013: le début avec enfants et chats, les autres enfants, l’école, les arbres et le banc

– Adorise, avec des lettres tirées de la grille l’atelier de couture de Pic et Pic et Petits points, parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le cadre sur une grille de Toute une vie à broder de Sophie Delaborde et Sylvie Castellano (et sa ferme)

– le lustre (Pampilles et cristal), grille d’Histoires de lin et parue dans Passion fil n° 17 (octobre 2012), le centre, la partie gauche, le lustre terminé.

– Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny : le laboureur et le semeur (grilles de Christiane Vo-Ha),  la cuve à fouler et les vendangeurs (grille de Marie-Jeanne Lambert)

– Rêve de roses, grille de Rachida Collewette pour 123 Citrouille, parue dans Mains et merveilles n° 90, mai/juin 2012: le petit couple, l’ensemble

–  100% couture, grille Pic et Pic et Petits points parue dans Passion fil n° 18 (janvier 2013): le mannequin, le mètre et les bobinesterminée.

– des oiseaux: un oiseau tiré de la mercerie d’antan de Passion bonheur, parue dans Passion fil n° 14, janvier 2012, un deuxième et un troisième oiseaux tirés d’une grille proposée par V. Eninger dans De fil en aiguille n° 69, mars-avril 2009.

– une vache tirée de Les poyas à broder et à coudre de Bernadette Baldelli : le début et l’ensemble

– un bélier, grille de C. Lacroix parue dans De fil en aiguille n° 61, mars-avril 2008

– oies, poule, poussin et coq dans Tendres animaux brodés au point de croix, de Brigitte Roquemont: le début, la suite, la fin

En excursion à Dinan…

Montage de 7 photographies prises au cours de mon week-end à DinanJe termine une excursion à Dinan et aux alentours avec des collègues venus de toute la France, deux jours riches en échanges, méthodes, confrontation d’idées. J’en reviens avec une moisson variée… Art roman (on ne se refait pas…), maisons à pan de bois, lycée technique et gare des années 1930, usine marée-motrice (Dinard), hôpital psychiatrique (à Saint-Léhon, créé dès 1836, avant la loi sur les aliénés mentaux en 1838), statuaire publique, vitraux, il y en aura pour tous les goûts dans les prochains mois, le temps que je trie et organise tout ça!

Moncoutant (4)

Le kimono juste découpé pour MoncoutantLa broderie étant presque terminée, j’ai commencé à « trancher » pour la suite. J’ai finalement choisi le tissu à aspect « velours » orange, déjà utilisé pour plusieurs projets, même s’il n’est pas facile à coudre à la machine, mais ça n’a pas grande importance, je pense tout faire à la main… J’ai découpé le patron du kimono avec une large marge. Je trouve que ce tissu va bien avec la plupart des couleurs, il me reste à choisir les rubans, les broderies complémentaires, etc… Vite, tout doit repartir d’ici une semaine!

Sac à pinces à linge, 1, l'assemblageVoir ou revoir un sac à pinces à linge, un hérisson, deux finitions: une trousse et un protège-carnet…

Léonard de Vinci par Amleto Cataldi à Amboise

Léonard de Vinci par Amleto Cataldi à Amboise, position en bord de LoireLéonard de Vinci est omniprésent à Amboise… On le trouve bien sûr au manoir de Cloux (devenu le Clos-Lucé), au château, mais aussi alangui face à ce dernier, en bord de Loire sur l’Île d’Or.

C’est un don de la République de Saint- Marin à la France en 1935, pour la remercier de l’aide apportée par Bonaparte (pas encore Napoléon) à la principauté. Le propriétaire en est la ville de Paris, et il a été mis en dépôt en 1976 à Amboise comme d’autres sculptures sous Michel Debré (comme la République de Jean-François Soitoux, en 1963 et retournée depuis à Paris). En 2011, une plaque a été posée pour garder la mémoire de cette histoire.

Léonard de Vinci par Amleto Cataldi à AmboiseElle est l’œuvre d’Amleto Cataldi (Naples, 1882 – Rome, 1930, je n’ai pas trouvé sa signature) qui aurait réalisé cette œuvre vers 1920.

Léonard de Vinci par Amleto Cataldi à Amboise, de face et presque de dosLéonard de Vinci est représenté « sous les traits d’un dieu antique » (dixit la plaque sans se mouiller), le bras gauche en appui sur une tête coupée. Comme les cheveux de celle-ci semblent se terminer en serpents, je dirais qu’il s’agit d’une tête de Gorgone, dans ce cas, le dieu est Persée… Dans les représentations plus classique, Persée combat Gorgone ou brandit sa tête coupée, il ne s’allonge pas en s’appuyant dessus!

Léonard de Vinci par Amleto Cataldi à Amboise, détail de la tête LéonardLe visage est inspiré des portraits connus de Léonard de Vinci.

Léonard de Vinci par Amleto Cataldi à Amboise, fissuresPlutôt qu’apposer une plaque (ou en plus…), la ville aurait pu s’inquiéter de l’état de la statue. La corrosion guette avec de nombreuses fissures aux points d’assemblage des différents éléments qui forment l’ensemble.

Léonard de Vinci par Amleto Cataldi à Amboise, détail des parties poliesPas de problème pour le sexe, sa brillance témoigne de « frottements » fréquents, comme aux endroits où les visiteurs grimpent ou s’assoient. Les détritus autour  témoignent de soirées sans doute agitées… par des gens qui pourraient les ramasser.