Poissons d’avril…

Poisson d'avril, préparation sur une vieille robePour le premier avril, j’ai eu envie de faire quelques poissons… Je suis partie d’une vieille robe dans laquelle je n’entre plus depuis longtemps… Après l’avoir décousue (et récupéré les boutons… rien ne se perd, tout se recycle), j’ai essayé de superposer les motifs. J’ai tracé rapidement un patron (environ 6cm), cousu directement les quatre exemplaires en n’oubliant pas de garder une ouverture (pour l’un, côté tête, j’avais justement oublié de commencer la coutures au milieu du corps).

Quatre poissons d'avril à suspendreEnsuite, simplement, retournement, , couture d’un anneau pour une éventuelle suspension côté bouche, bourrage, fermeture de l’ouverture. J’en enfin collé des yeux aux couleurs vives… et voilà! Ils peuvent être suspendus à un sac, un porte-clef, une tirette de fermeture éclair…

Valentin Apac à la course des héros 2016

Logo de l'association Valentin ApacAujourd’hui, j’assiste à la journée d’information sur les maladies chromosomiques rares organisée par l’association Valentin Apac, association de porteurs d’anomalies chromosomiques.

Comme ces dernières années, l’association participera à la course des héros.

La course des Héros ?
La course des Héros est l’un des plus grands événements caritatifs en France, qui a permis de collecter plus de 7 millions d’euros pour 400
associations.
Elle a lieu courant juin, mais avant cela des milliers de participants récoltent chaque année un minimum de 250 € chacun auprès de leur entourage et deviennent les Héros de la cause qu’ils soutiennent.
Véritables ambassadeurs de leur cause, ils se retrouvent ensuite lors d’une marche de 6 km, d’une course de 6 km ou de 10 km. De la rencontre des Héros et des associations naît une atmosphère forte en émotion le jour de l’événement.

Valentin APAC et la course des héros
Comme beaucoup d’associations, Valentin Apac cherche des fonds pour financer ses projets, la course des héros est une course solidaire, sans classement ni chrono, qui permet de fédérer des bénévoles autour de notre projet associatif. C’est ainsi devenu un rendez-vous obligatoire pour nous.

Valentin Apac à la course des Héros 2013 à Paris

C’est la 3ème année que l’association participe à cette évènement, à Lyon comme à Paris, au delà des sommes collectées, c’est aussi un moment de partage que l’on recherche, dans une ambiance festive et joyeuse.
Partager un temps fort avec les Héros qui se sont engagés, dans l’effort, est important pour nous, c’est l’occasion de se rencontrer dans un autre cadre que celui des maladies rares qui nous concerne.
Nous espérons que beaucoup de Héros nous rejoindront pour nous accompagner sur notre long chemin.

Rendez-vous le 19 juin à Lyon et Paris. Vous pouvez aussi nous rejoindre en participant à la course (il nous reste des possibilités de dossards) ou en abondant le compte d’un coureur (et donc de l’association), plus de détails sur cette page, avec les liens vers les espaces des premiers coureurs inscrits.

Aider l’association: vous pouvez aussi aider l’association en adhérant, en faisant un don ou en achetant des badges, porte-clefs/jetons à caddie, livres ou T-Shirts dans la boutique en ligne (pour les Poitevins, j’ai quelques badges et porte-clefs en stock chez moi).

Pour en savoir plus sur Valentin Apac: l’association, dont je suis secrétaire, se consacre aux anomalies chromosomiques, qu’elles soient des anomalies de nombre (trop de chromosomes présents comme les trisomies 21 et surtout pour nous plus rares, 13 et 21, ou le syndrome de Klinefelter, qui concerne des hommes avec deux chromosomes X et un Y, ou encore pas assez de chromosome comme pour les filles et femmes avec syndrome de Turner qui ont un seul chromosome X), et aux anomalies de structure (quand des fragments de chromosomes permutent, manquent ou sont en surnombre, comme dans les délétions, les translocations, les insertions, les inversions, etc.), à leurs conséquences (selon les cas, handicap, plolyhandicap, stérilité, fausses-couches à répétition, deuil périnatal, etc.).

Le nouveau plaid de Maryse (1)

Maryse n’arrête pas de manier le crochet (cette fois sans nouvelle tendinite)… J’ai du retard pour partager avec vous son avancée… A suivre donc très vite avec le montage! Je lui laisse la parole.

Quelques carrés…

Quelques carrés pour un futur plaid.

Le plaid de Maryse, vue d'ensembleJ’avais commencé en 2014 une série de plaids pour mon mari et mes enfants, donc 3 : un au crochet de type grany pour mon mari (un grand carré d’1,20m de côté), un au tricot pour mon fils aîné (un carré d’environ 1,50m de côté) et le troisième en carrés grany rouges et noirs pour mon benjamin (plaid d’1,50m de côté). Depuis, j’entends les jérémiades de mon mari qui se plaint d’avoir un mouchoir de poche au lieu d’un vrai plaid et il utilise l’un des deux autres le soir au salon. Je viens donc de décider de lui en faire un pour lui de la même taille afin d’arrêter les commentaires et que chacun ait son plaid à lui…

Carrés au crochet de MaryseJ’ai opté pour les carrés grany encore une fois car ils ont le mérite de se faire un par un et ne pèsent pas lourdement sur les épaules au bout d’un certain temps. Comme j’aime bien tricoter ailleurs que chez moi (café-tricotage-papotage avec des amies que j’ai converties) c’est plus facile à transporter.

Variations de carrés au crochet par MaryseJ’ai choisi la laine Phildar Partner 6, la même que pour le plaid rouge et noir avec un crochet numéro 6. Et pour les couleurs, des tons naturels : écru, camel, châtaigne, écorce et curry (c’est le nom donné par Phildar à cette couleur que je trouve plutôt orangé, citrouille ou potimarron). Donc 5 couleurs.

Carrés au crochet de MaryseJ’avais le choix de les faire en carreaux unis ou en mélangeant les couleurs. J’ai choisi la seconde option car plus variée et moins lassante. J’ai alors commencé par voir quelles possibilités s’offraient à moi et je me suis décidée à faire chaque carreau de 6 tours sur le même principe: les trois premiers et le 5ème tour d’une même couleur, le 4ème et le 6ème de deux couleurs différentes. Soit, en utilisant toutes les possibilités, 60 carrés. Mais pour faire un plaid carré il m’en faut 64. Donc il reste 4 carrés pour lesquels je n’ai pas encore trouvé de solution.

Soit j’en fais 4 sur le même principe que les autres et ça fera des doublons, soit j’en fais 4 unis que je placerai au centre ou aux 4 coins et avec la 5ème couleur je ferai les finitions et la bordure. Dilemme!

Carrés au crochet de MarysePour l’instant, j’en suis à mi-parcours: 32 carrés.

Je prévois une trentaine de pelotes de laine de 50g pour faire ce plaid qui devrait faire plus d’1,60m de côté.

Madame H., de Régis Debray

pioche-en-bib.jpgCouverture de Madame H., de Régis DebrayJe pense que je n’avais jamais lu de livre de Régis Debray, de l’académie Goncourt, j’ai trouvé ce livre sur le présentoir des nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : Madame H., de Régis Debray, collection blanche, éditions Gallimard, 158 pages, 2015, ISBN 9782070108039.

La quatrième de couverture :

«Madame H. nous a quittés. Nous voilà veufs. Et s’il n’y avait pas de quoi pleurer?
H. ou l’Histoire avec une majuscule. Notre haschich officiel, depuis des lustres, en France, où la consommation a toujours été plus élevée qu’ailleurs.
Le stupéfiant Histoire, avatar halluciné de l’Histoire sainte, nous a légué autant de héros que de tyrans, de défricheurs que de fossoyeurs.
La fin récente de l’ère chrétienne et progressiste ne nous oblige-t-elle pas à reconsidérer nos rapports avec cette grande puissance d’enthousiasme et d’illusion?
Dans ce récit fantasque à la première personne, où le drolatique le dispute au sérieux, le lecteur pourra trouver à la fois le compte rendu d’une désintoxication et l’esquisse d’un mode d’emploi : comment sortir de l’Histoire sans broyer du noir? Comment changer de civilisation sans verser dans une nouvelle barbarie?
Pour substituer, autant que faire se peut, à une espérance sans gaieté – la perpétuelle attente du Jour des récompenses – quelque chose comme une gaieté sans espérance, un meilleur usage du monde.»
Régis Debray.

Mon avis : il est très rare que je ne propose pas un résumé personnel d’un ouvrage, mais cette fois, je n’ai pas su comment faire et vous ai mis à la place la quatrième de couverture. Au fil des pages de ce court essai (dans mon esprit, essai est un gros pavé souvent illisible), Régis Debray présente à la première personne l’Histoire avec un grand H et l’histoire, son histoire personnelle, la façon dont il a vécu certains événements de ces 50 (60) dernières années et s’aperçoit, au-delà de son militantisme, qu’il n’a eu aucune influence (ou si peu). Un ton badin pour dire que le monde, avec sa globalisation, et l’Europe, impuissante, tourneraient vers leur fin? Certaines phrases sentent le mauvais populisme, d’autres sont si alambiquées que je n’ai pas compris (voulu comprendre) ses idées sur la laïcité, sur Daech, le déclin perpétuel de l’histoire. Pas convaincue par cet essai…

Logo rentrée littéraire 2015Ce livre entre dans la catégorie essais témoignages pour le défi de la rentrée littéraire organisé à nouveau en 2015 par Hérisson.

Le retour de M. Mouton

La fin de M. Mouton? Photo de Philippe BaudelotIl y a quelques semaines, j’avais interprété, comme Philippe, cette apparition de M. Mouton (poitevin) comme une possible annonce de son départ. En fait, Grégory a sans doute la bonne réponse, il devait s’agir d’une réaction de nos moutons anarchistes à la mort de David Bowie… Ceux qui ont du mal avec son humour souvent corrosif devront encore supporter ses affichettes dans l’espace public (revoir l’index de ses précédentes apparitions), il continue à réagir à l’actualité.

M. Mouton dénonce l'annulation du festival des nuits romanesAinsi ce samedi (16 avril 2016) à Poitiers sont apparues avant le marché quelques affichettes A5 dénonçant la fin du festival des nuits romanes (« nuit de cristal pour nuits romanes / Kunst art » avec une caricature du président de la Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes), un festival qui depuis 10 ans en Poitou-Charentes soutient la création artistique de qualité dans des lieux patrimoniaux, principalement romans, 165.000 visiteurs l’année dernière, touristes et locaux confondus au cours de l’été au cours de 170 soirées, des heures d’intermittence pour plus de 530 artistes et techniciens, des échanges riches avec les producteurs locaux grâce aux buffets gratuits (toujours) et offres payantes (souvent) pour un petit casse-croûte, une animation pour les lieux retenus, principalement des villages. Je vous avais déjà présenté le principe à l’occasion de la soirée Carabosse à Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux (nuits romanes 2011). Cette suppression brutale, à quelques semaines des spectacles déjà programmés, met dans l’embarras de nombreuses compagnies et fâche les maires qui devaient les accueillir… Après la presse locale (écrite, radio et télévisée) et des élus de tous bords politiques de l’ancienne région Poitou-Charentes, la presse nationale relaie l’information (journal de la culture sur France culture, Le Figaro, La Croix ou encore le Canard enchaîné,) depuis la semaine dernière, deux pétitions circulent en ligne, dont celle-ci. Un nouveau festival est annoncé timidement pour 2017, dans des lieux patrimoniaux, sur toute la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, mais que feront les artistes et les communes qui étaient retenus dans la programmation de cet été?

Pour rester dans la réaction politique, M. Mouton a ressorti ces anciens modèles anti-nucléaires lors de la venue, le 17 mars 2016, du ministre Emmanuel Macron à la centrale nucléaire de Civaux…

La centrale nucléaire de Civaux dans le département de la Vienne…oui, vous savez, cette centrale « très sûre » qui est construite sur un karst, a des problèmes avec la sécheresse comme avec les crues de la Vienne dans laquelle elle relâche allègrement du tritium, quand il ne part pas dans le karst comme lors de la fuite de tritium en janvier 2012, qui a donné lieu à un sérieux remontage de bretelle de l’autorité de sûreté nucléaire en février 2012…

M. Mouton dans le labyrinthe nucléaireM. Mouton a réalisé de nouveaux modèles pour l’occasion, comme ce labyrinthe (un thème décliné pour d’autres sujets)… d’où il ne semble pas près de sortir!

As-tu confiance (dans le nucléaire demande M. Mouton)Il pose la question de la confiance dans le nucléaire…

M. Mouton contre les centrales de Chinon et CivauxEt d’autres moutons sont dominés par un loup avec le symbole du danger radioactif entre les dents, « beuvez toujours, mourrez jamais, Chinon, Civaux ».

La transition énergétique selon M. MoutonBon, allez, « la transition énergétique, c’est pour ton bien », le pistolet du loup sur la tempe du mouton.

Logo d'EnercoopJe vous rappelle que sur la quasi totalité du territoire national (mais pas dans la Vienne sauf à Poitiers et Châtellerault), vous pouvez comme moi choisir Enercoop, une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), mon fournisseur d’électricité (plus cher, c’est un choix!), le seul à garantir une énergie électrique sans apport du nucléaire.

L'arrestation violente d'une septuagénaire qui défend les arbres à Poitiers, vue par M. MoutonEn février, il avait aussi réagi très vite après l’arrestation musclée de Katia Lipovoï, une militante pacifiste de la ligue de protection des oiseaux, âgée de 74 ans et qui s’opposait à la coupe d’arbres dans le quartier de Beaulieu à Poitiers. La vidéo avait fait le tour de la toile et des médias (dont une interview décalée très drôle sur Europe 1). Elle était poursuivie pour outrages et violences à agents. L’épilogue a eu lieu hier, plaidant coupable, elle a écopé d’un rappel à la loi. M. Mouton, croqué par le loup (« mais que fait la police ») avait posé le débat ainsi : « État d’urgence à Poitiers, la France à peur. Une dangereuse terroriste septuagénaire de la L.P.O. attaque nos forces de l’ordre ».

Les courses de M. MoutonLe même jour était également apparu ce caddie, vive la société de consommation!

Mouton télévisé pour le 1er avrilDans un domaine plus léger, il a aussi créé un modèle pour le 1er avril sur l’un de ses thèmes préférés, la télévision et la consommation de masse (« t’es con toi », dit le poisson)…

A suivre probablement!

 

L’immeuble Yacoubian de Alaa el Aswany

Couverture de L'immeuble Yacoubian de Alaa el AswanyL'immeuble Yacoubian de Alaa el AswanyUne amie m’a prêté ce premier roman de Alaa el Aswany. Il a été porté à l’écran par Marwan Hamed en 2006 mais je n’ai pas vu ce film.

Le livre : L’immeuble Yacoubian de Alaa el Aswany, traduit de l’arabe (Égypte) par Gilles Gauthier, éditions Actes sud, collection Babel, n° 843, 336 pages, 2007, ISBN 978-2-7427-6934-6.

L’histoire : au Caire, des années 1930 au début du 21e siècle. Construit dans les années 1930 pour l’automobile club naissant, l’immeuble Yacoubian est le témoin de la vie de ses habitants, légaux ou moins (certains occupants de la terrasse). On croise le vieux libidineux avec son employé et sa maîtresse, le fils du concierge qui fait de brillantes études mais est exclu et qui finit par rejoindre un camp d’entraînement islamiste, le petit entrepreneur qui annexe peu à peu l’espace du toit, le gros entrepreneur qui paye pour devenir député, un couple d’homosexuels, quelques (!) verres d’alcool, …

Mon avis : même s’il a été écrit avant les printemps arabes, ce livre aborde de nombreux sujets qui sont pour partie à l’origine du ras le bol qui a amené aux révolutions plus ou moins pacifistes: viol des femmes par leur employeur (pour garder leur emploi, pour un complément de revenu), viol et torture des opposants politiques (ici les frères musulmans), corruption (de l’entrepreneur pour se faire élire député, des candidats au concours de police, …), la montée du terrorisme. L’auteur a d’ailleurs été menacé en 2012 par le nouveau régime en place, et les censeurs qui se sont attaqués il y a quelques semaines à Kamel Daoud (Meursault, contre-enquête) suite à sa tribune sur les viols du nouvel an 2016 à Munich feraient bien de lire ce livre qui met en avant le problème de la relation au sexe des hommes égyptiens (sauf peut-être le harcèlement dans les transports en commun, voir Les femmes du bus 678 de Mohamed Diab). Dans le tableau que dresse Alaa el Aswany, rien n’est tout blanc ni tout noir, l’auteur mêle les points de vue, chacun semble avoir une bonne raison d’arriver là où il est, même l’étudiant devenu islamiste et bientôt terroriste, après avoir été violé en prison. La lecture est agréable, dressant au fil des pages un tableau d’une société miniature que l’on peut élargir à la société égyptienne.

Rentrée littéraire

Depuis plusieurs années, je participe à la lecture des livres parus d’août à octobre, dans le cadre de la rentrée littéraire… Je viens de faire une mise à jour pour mes lectures. Après une toute petite année 2013 avec mes problèmes de nerfs optiques, seulement 8 romans lus contre 20 à 25 les années précédentes, en 2014, avec mon visioagrandisseur maison, j’ai pu à nouveau lire au lit le matin, mon instant préféré! Si la typographie le permet et si le papier n’est pas trop transparent, j’arrive même à me passer de ma caméra pendant une trentaine de pages. J’avais pu lire 8 romans et 5 BD de la rentrée littéraire 2014. Cette année 2015, preuve que ça va mieux, et alors qu’il reste 3 gros mois, j’ai déjà lu 12 romans et un témoignage… sans compter quelques livres qui n’appartiennent pas à la rentrée littéraire. Voici la mise à jour de la page des liens!

Logo rentrée littéraire 2016En 2016, le projet de 1% rentrée littéraire est organisé par Hérisson et Léa. Il s’agira de lire et chroniquer avant fin juillet 2017 au moins 1% des 607 livres annoncés (une quinzaine de moins que l’année dernière, soit 6 livres) des livres qui paraîtront dans le cadre de la rentrée littéraire 2015, entre mi août et mi octobre. Outre la catégorie romans, on peut aussi chroniquer pour les catégories littérature jeunesse, essai et bandes dessinées. A suivre dans les prochains mois!

 

  1. Une nuit, Markovitch, de Ayelet Gundar-Goshen

Logo rentrée littéraire 2015En 2015, le projet de 1% rentrée littéraire est organisé à nouveau par Hérisson. Il s’agira de lire et chroniquer avant fin juillet 2016 au moins 1% des 589 livres annoncés (une quinzaine de moins que l’année dernière, soit 6 livres) des livres qui paraîtront dans le cadre de la rentrée littéraire 2015, entre mi août et mi octobre. Outre la catégorie romans, on peut aussi chroniquer pour les catégories littérature jeunesse, essai et bandes dessinées. A suivre dans les prochains mois!

  1. Tourner la page, de Audur Jónsdóttir
  2. La ballade du calame, de Atiq Rahimi
  3. Fox-trot, de Michel Quint
  4. Les bannis, de Laurent Carpentier
  5. Courir après les ombres, de Sigolène Vinson
  6. Les étrangères d’Irina Teodorescu
  7. Un mauvais garçon, de Deepti Kapoor
  8. Il faut tenter de vivre, d’Éric Faye
  9. Les infâmes, de Jax Miller
  10. Le metteur en scène polonais, d’Antoine Mouton
  11. Cœur tambour, de Scholastique Mukasonga
  12. À ce stade de la nuit, de Maylis de Kerangal

Catégorie essais, témoignages

  1. Au royaume de l’espoir il n’y a pas d’hiver, d’Élise Boghossian

Logo rentrée littéraire 2014En 2014, le projet de 1% rentrée littéraire est organisé à nouveau par Hérisson. Il s’agira de lire et chroniquer avant fin juillet 2015 au moins 1% des 604 livres annoncés (50 de plus que l’année dernière, mais un peu moins qu’en 2012, soit 6 livres) des livres qui paraîtront dans le cadre de la rentrée littéraire 2014, entre mi août et mi octobre. Outre la catégorie romans, on peut aussi chroniquer pour les catégories littérature jeunesse, essai et bandes dessinées. A suivre dans les prochains mois!

Catégorie romans…

Catégorie bande dessinée

Logo du défi rentrée littéraire 2013 chez HérissonEn 2013, le projet de 1% rentrée littéraire est organisé à nouveau par Hérisson. Il s’agira de lire et chroniquer avant fin juillet 2014 au moins 1% des 555 livres annoncés (soit 5,5, moins de livres cette année, arrondis à 6…) des livres qui paraîtront dans le cadre de la rentrée littéraire 2013, entre mi août et mi octobre. Une toute petite saison pour moi à cause de mes problèmes dus à un méningiome.

En 2012, le projet de 1% rentrée littéraire est organisé à nouveau par Hérisson. Il s’agira de lire et chroniquer avant fin juillet 2013 au moins 1% des 646 livres annoncés (soit 6,5, moins de livres cette année, arrondis à 7…) des livres qui paraîtront dans le cadre de la rentrée littéraire 2012, entre le 18 août et fin octobre.

Logo rentrée littéraire 2011En 2011, le projet de 1% rentrée littéraire est repris par Hérisson. Il s’agira de lire et chroniquer avant fin juillet 2012 au moins 1% (soit 6,5, moins de livres cette année) des livres qui paraîtront dans le cadre de la rentrée littéraire 2011, entre le 18 août et fin octobre. C’est parti pour le troisième pour cent…

logo du chalenge 1% rentrée littéraire 2010En 2010, le projet de 1% rentrée littéraire est repris par Schlabaya,
qui m’a gentiment invitée à poursuivre l’aventure. Il s’agira de lire et chroniquer avant fin juillet 2011 au moins 1% (soit 7) des livres qui paraîtront dans le cadre de la rentrée littéraire
2010, entre le 12 août et le 29 octobre. J’ai franchi le troisième pour cent…

Hors défi (essais politiques) :

Logo du challenge du un pour cent rentrée littéraire 2009Ce challenge du 1 % rentrée littéraire 2009, organisé par la Tourneuse de page, prévoit de lire et chroniquer d’ici juillet 2010 au moins 7 livres parus entre le 13 août et le 28 octobre 2009. J’ai dépassé l’objectif maintenant…

1. Les Veilleurs de Vincent Message
2. La patience de Mauricette de Lucien Suel
3. Mon père est femme de ménage de Saphia Azzedine
4. Le dernier homme qui parlait catalan de Carles Casajuana
5. Peur noire de Harlan Coben
6. Le tailleur de pierre de Camilla Läckberg
7. Le dernier rêve de la colombe Diamant, d’Adrian Hyland
8. L’aiguille dans la botte de foin, d’Ernesto Mallo

Exposition Georges Rouault au musée Gustave Moreau à Paris

Façade du musée Gustave Moreau à ParisJe rentre d’une seconde virée à Paris en un mois (revoir ma précédente promenade parisienne en mars 2016), pour un ultime test positif de conduite  en condition réelle au centre d’évaluation des capacités de conduite automobile à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches, il ne me reste plus qu’à voir le médecin agréé de la préfecture et le médecin du travail tourner une page dans l’histoire de mes méningiomes (la rééducation paye aussi avec des résultats très positifs sur la mémoire de travail).

Affiche de l'exposition Gustave Moreau souvenirs d'atelier Georges Rouault au musée Gustave Moreau à ParisCette fois, j’ai profité de mon séjour pour aller voir l’exposition Gustave Moreau souvenirs d’atelier Georges Rouault au musée national Gustave Moreau.

Professeur à l’école des beaux-arts de Paris de 1892 à 1897, Gustave Moreau (1826-1898) eut notamment pour élève Georges Rouault (1871-1958) et Henri Matisse. En 1895, il décide de léguer à l’État sa maison-atelier de la rue de La Rochefoucauld pour en faire un musée dont il commence l’aménagement. A sa mort, son ami et locataire du rez-de-chaussée (restauré en 2014), Henri Rupp, poursuit la mise en place des œuvres. L’État accepte le legs en 1902 et nomme en août Georges Rouault comme conservateur du musée qui ouvre quelques mois plus tard, en janvier 1903. Il occupa ce poste jusqu’en 1932, logeant sur place avec sa famille. Si vous ne connaissez pas le lieu, allez-y, n’hésitez pas à ouvrir les volets et meubles où sont présentés des dessins, selon une savante rotation pour permettre leur conservation dans de bonnes conditions.

L’exposition est de faible ampleur, sur la moitié des deuxième et troisième étages (« l’atelier »), mais compare de manière assez intéressante les influences professeur/élève (et vice-versa), mais aussi les œuvres de chacun d’entre eux.

En revanche, je n’ai pas compris une phrase qui couvre un grand espace sur le mur gauche du deuxième étage, en tête d’un paragraphe en gros caractères donc en principe à lire en priorité :

« Moreau, à la différence de Corot qu’à l’instar de Rouault il admirait, ou de son ami Louis Français, n’a jamais cultivé le paysage comme un genre en soi ».

??? Pourquoi Gustave Moreau n’a-t-il pas plus de prénom que Jean-Baptiste Corot et Georges Rouault, alors que celui de Français (Louis) est précisé? Sans doute pour gagner quelques caractères d’imprimerie… Quelques avec un s, qui ne devrait pas être à l’étage supérieur dans la phrase suivante où il a un emploi adverbial (=environ) : « il eut soin également de quelqueS 425 feuilles qui lui servaient à tester les tons de ses aquarelles« .

Petite remarque pour une guide: pendant ma visite de l’exposition, une guide commentait à un groupe composé de familles et de grands-parents avec leurs petits-enfants le célèbre polyptyque (ensemble de plusieurs panneaux peints) La vie de l’Humanité. Son débit avait tout de la rafale de mitraillette, et elle ne tenait absolument pas compte du fait que les enfants (pas plus que de nombreux adultes) ne savent pas qui sont Adam, Eve, Caïn, Abel, etc. Elle a balayé d’une réponse très sèche la question d’un enfant qui, têtu et n’ayant pas reçu de réponse, n’a pas eu peur d’y revenir quelques minutes plus tard. Ne serait-il pas plus efficace d’en dire moins et d’expliquer les scènes? Je conseille tout  particulièrement à cette guide d’aller voir le dernier spectacle de Yannick Jaulin, Comme vider la mer avec une cuiller.

Bref, allez au musée Gustave Moreau pour le lieu, pour l’exposition, pas pour la « médiation », terme qui remplace de plus en plus « visite guidée » (je sais, ne hurlez pas, ce n’est pas strictement la même chose, le « médiateur » transmet les connaissances du « savant » -conservateur- vers « l’ignorant » -visiteur- et ne limite pas son action aux visites)…

Pour aller plus loin : à l’école des beaux–arts, en 1897, Gustave Moreau et Georges Rouaut croisèrent en cours magistral ou en cours d’atelier, côté sculpteurs, des artistes dont je vous ai déjà parlé : Antonin Mercié, Laurent Marqueste,  , Jules Coutan, Gabriel-Jules Thomas, et .

Sur mon blog, j’ai aussi écrit quelques lignes sur l’exposition Georges Rouault, il y a quelques années au centre Georges-Pompidou à Paris.

Pour mes fidèles lecteurs poitevins : vous pouvez aller voir La sirène et le poète (1895), une toile de très grand format (2m34 de large sur 3m38 de haut) de Gustave Moreau au musée Sainte-Croix à Poitiers et des émaux, d’après des œuvres de Georges Rouault à l’abbaye de Ligugé.

Pour en savoir plus sur l’émaillerie de Ligugé :

Grégory Vouhé, Rouault, Braque et Ligugé, L’actualité Poitou-Charentes, n° 92, avril 2011, p. 44 ; Jean-Claude Bessette, Le long chemin de l’émailleur, ibid., p. 45.

 

 

À ce stade de la nuit de Maylis de Kerangal

pioche-en-bib.jpgCouverture de À ce stade de la nuit de Maylis de KerangalIl n’y a que quelques semaines que j’ai lu Réparer les vivants (voir aussi Tangente vers l’est). J’ai trouvé son dernier titre parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : À ce stade de la nuit de Maylis de Kerangal, collection Minimales, éditions Verticales, 2015, 74 pages, ISBN 9782070107544.

L’histoire : à Paris, une nuit d’octobre 2013. La radio rapporte un nouveau naufrage au large de Lampedusa. Au-delà du drame, ce nom fait écho à de multiples références dans sa vie, cinéma, lecture, îles italiennes…

Mon avis : ce livre est un récit très court (encore plus court que Tangente vers l’est), petit format, moins de 60 pages si on enlève les pages blanches, il a bien sa place dans une collection intitulée « Minimales ». La forme est intéressante, chaque chapitre commence par « à ce stade de la nuit », avec un à minuscule (mais les phrases qui suivent ont leur majuscule). Écrit à la première personne, il reflète le rythme d’une nuit d’insomnie avec la radio en bruit de fond. Burt Lancaster apparaît d’abord, dans une évocation de la nouvelle version du Guépard de Visconti. Il ouvre une longue série de références, je n’aurais sans doute pas pensé au Chant des pistes de Bruce Chatwin (page 41 – que l’auteure-narratrice dit avoir lu lors de son voyage en Sibérie) en entendant parler de Lampedusa, le trajet de ce chant ancestral qui se propage à travers l’Australie évoque plus pour moi l’ethnographie que les migrations, mais c’est aussi un livre qui m’a beaucoup marquée. En empruntant ce livre, je pensais lire une réflexion sur les dizaines de milliers de migrants morts en Méditerranée ces derniers années, j’ai plutôt lu un livre sur les tourments d’une nuit d’insomnie, mais la forme de l’écriture vaut de faire ce court voyage littéraire…

Logo rentrée littéraire 2015Ce livre entre dans la catégorie romans pour le défi de la rentrée littéraire organisé à nouveau en 2015 par Hérisson.

Abécédaire chat, quatrième étape

Abécédaire chat, quatrième étapeCe mois-ci, j’ai peu avancé mon projet de chat qui entre dans le cadre du SAL (projet de broderie en commun) « Chat va vider mon placard » (étendu aux broderies d’autres animaux), coordonné par Minouche. Si elle n’avait pas réclamé nos avancées cette semaine, j’aurais à peine mis quelques petites croix, et puis dimanche, je me suis secouée les puces -attention aux insecticides ;-(-, j’ai fini la hampe gauche du A, posé le chat au sommet et le haut du t à venir de part et d’autre de la queue du chat. C’est un modèle d’abécédaire pris dans le livre Brodez-moi chat d’Isabelle Haccourt-Vautier et Adeline Cras.

Revoir: la première étape, la deuxième, la troisième étapes, à suivre…