Cronos de Linda Lê

Couverture de Cronos de Linda Lê logo du chalenge 1% rentrée littéraire 2010pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre à la médiathèque dans les nouvelles acquisitions… et poursuis ainsi ma marche vers le 2 % de livres de la rentrée littéraire 2010 (dans le cadre du challenge du 1 % rentrée littéraire 2010, repris par Schlabaya).

Le livre : Cronos de Linda Lê, éditions Christian Bourgeois », 2010, 164 pages, ISBN 978-2-267-02107-3 (en couverture, Objet invisible, 1934-35, de Alberto Giacometti).

L’histoire : à Zaroffcity, une cité imaginaire à une époque non précisée. La terreur règne, sous le contrôle du dictateur intronisé après un coup d’État et qui se fait appeler le Grand Guide, et surtout de son ministre de l’Intérieur, Karaci, surnommé la Hyène. Au sein du palais, l’appartement de sa femme Una, fille d’un astronome et qui se refuse à lui, qui n’apparaît même que rarement à ses côtés, quand les menaces de s’en prendre à son père, devenu sénile, se font trop pressantes. D’un côté, les opposants, qui peinent à s’organiser, sont exterminés sans pitié, de l’autre, les opportunistes, collaborateurs et flagorneurs. Una tente d’écrire clandestinement à son frère qui a réussi à fuir la ville et est comédien dans une cité voisine. Un jour, un orphelin réussit à se faufiler dans son appartement, à changer la vie de Una et de son père… Comment fait-il pour entrer sans se faire prendre pas les gardes? Comment Una réussit-elle à entrer en contact avec les opposants et à se rendre à leurs réunions? Le régime de terreur réussira-t-il à se maintenir?

Mon avis : le roman alterne un chapitre sur deux le récit de la vie dans la cité et en alternance, une lettre de Una à son frère Andréas, qui a réussi à fuir dans une ville voisine. Pour l’essentiel, c’est le récit d’un éternel recommencement des régimes totalitaires, entre terreur, flagornerie, collaboration, résistance. En parallèle, la déchéance physique et surtout mentale du vieux père est très émouvante. Mais certains chapitres qui relatent crûment les exactions et les meurtres par le régime m’ont franchement gênée. Trop violent, trop abrupt, et en même temps décousu, d’une exécution à l’autre. C’est un livre court, vous ne perdrez pas beaucoup de temps à le découvrir par vous même, quitte à l’abandonner ou à sauter ces chapitres.

De la même auteure, j’ai aussi lu A l’enfant que je n’aurai pas, Lame de fond et Œuvres vives.

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