Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

L’Annonciation, façade de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, l'Annonciation, vue générale de la scène

J’ai déjà édité cet article le 29 mars 2009 (juste après la date de l’Annonciation, le 25 mars), mais je n’avais mis qu’une mauvaise photographie faite avec mon ancien appareil photo. J’ai donc repris une vue générale et des photographies de détail, que je vous montre aujourd’hui avant de poursuivre avec le texte de mon précédent article.

Cette Annonciation à Marie par l’archange Gabriel de sa grossesse se trouve sur la façade de l’église Notre-Dame-la-Grande (voir la dernière image de cet article pour sa localisation). Sur la gauche de cette scène quand on regarde la façade se trouvent quatre prophètes et sur la droite, l’arbre de Jessé. Sous les pieds de Marie se trouve une sirène (un triton plutôt), pour lequel j’ai aussi mis une nouvelle photographie (ainsi que pour les deux éléphants affrontés).

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, l'Annonciation, détail de l'archange gabriel L’ange est un peu plus petit que Marie (question de hiérarchie)… du coup, le sculpteur a eu la place de mettre des petites plantes sous ses pieds. Alors que Marie est représentée de face, l’archange est lui sculpté de trois quarts, vêtu d’une longue robe (sa manche gauche tire-bouchonne), les deux bras tendus vers Marie.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, inscription MARIA sur l'AnnonciationEntre les têtes de l’ange et de Marie est gravée et peinte l’inscription « MARIA ».

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, la Vierge de l'AnnonciationCette dernière est vêtue d’un riche vêtement et c’est une des figures de cette façade qui a conservé le plus de vestiges de polychromie.Vous remarquerez le plissé du bas de sa robe, on aperçoit aussi son long vêtement de dessous, non plissé, qui dépasse légèrement en bas et ses chaussures pointues en appui sur la petite moulure…

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, la Vierge de l'Annonciation, détail du vêtement Voici de plus près le détail de son vêtement. Sa robe de dessus a de larges manches suivant la mode romane (à voir aussi dans l’exposition, en ligne sur cette page, ou sur l’un des lieux où elle circule, plus d’information sur le site la Région Poitou-Charentes / service de l’inventaire général du patrimoine culturel), avec un col en V richement orné. De ce col dépasse celui de sa chemise de dessous (la chainse). La robe est maintenue par une ceinture composée d’une cordelette fermée par un nœud plat. Notez au passage ses deux longues tresses qui lui reviennent sur l’épaule droite. Pour avoir une idée de la reconstitution des couleurs, depuis 1995 et la restauration de la façade sont projetées chaque soir d’été et des vacances de noël sur la façade des images colorisées par Skerzo.

Retrouvez le thème de l’Annonciation (Luc 1, 26-38) : à Chauvigny sur un chapiteau du choeur de l’église Saint-Pierre ; à Poitiers, sur la partie droite du portail Saint-Michel de la cathédrale et sur la façade de l’église Notre-Dame-la-Grande.

[suite de l’article du 29 mars 2009]

L’Annonciation… Et oui, noël est dans neuf mois, elle a eu de la chance, Marie, l’archange Gabriel lui aurait ainsi annoncé la naissance à venir de Jésus dès le jour de sa conception… Euh, non, je n’ai pas du bien comprendre, pas de préservatif (oups ! En plus, ils n’étaient que fiancés, Joseph et Marie, alors… ), mais pas de conception… au sens charnel ! Pas d’Immaculée Conception non plus en dehors des catholiques (pour les orthodoxes et les protestants, cette notion n’existe pas…). Quant au pêché du monde (le pêché originel, c’est à l’extrême gauche de la façade) qui aurait ainsi été lavé… parce qu’elle est vierge et enceinte, c’est une question de théologie, contactez donc un prêtre ou lisez un catéchisme pour vous faire expliquer la question. Si nous ne voulons pas que ceux-ci se mêlent de notre vie privée ou de science (oui, l’évolution des espèces est un fait scientifiquement prouvé, et non, Mgr André Fort, évêque d’Orléans, les préservatifs ne sont pas poreux au virus du SIDA), alors ne nous mêlons pas de théologie. Je vous propose quand même de (re)lire la bible (dans quelle traduction ? À vous de choisir), par exemple Luc, 1, 26-38 pour l’Annonciation.

Façade de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers, flèche à l'emplacement de l'Annonciation Un peu d’histoire, même si je reparlerai de cette église : mentionnée au 10e siècle, l’église Notre-Dame-la-Grande est construite en partie sur des fondations romaines et conserve sur son élévation nord un mur qui pourrait dater entre l’Antiquité tardive et l’époque carolingienne… Elle a été reconstruite et consacrée en 1086 par Eudes de Châtillon, le futur pape . Il s’agissait alors d’une collégiale (avec un chapitre de chanoines). Il faudra que je vous montre le reste de la façade et l’intérieur…

Un peu de lecture :
– pas cher et pratique à emporter pour une visite sur place, paru à l’occasion de la fin des travaux de restauration de la façade, un Itinéraire du patrimoine, n° 85, dirigé par Yves-Jean Riou, La collégiale Notre-Dame-la-Grande, éditions Connaissance et promotion du patrimoine de Poitou-Charentes (CPPPC), 1995.
– beaucoup plus cher, très illustré, sous la direction de Claude Andrault-Schmitt et Marie-Thérèse Camus, Notre-Dame-la-Grande, l’œuvre romane, éditions Picard, CESCM, 2002.

Et retournez lire mes articles consacrés à cette église – collégiale Notre-Dame-la-Grande à Poitiers, petit joyau de l’art roman :

La bande de l’été (14 et 15)

SAL bande de l'été, étapes 14 et 15 Voici déjà la fin du SAL bande de l’été proposé par Brodstitch (avec des motifs anciens offerts sur ce site), la dernière étape a été livrée vendredi…

En attendant que je la brode, voici une photos sur les étapes 12 à 15. La treizième étape était la fin en symétrie ou presque de l’étape précédente. La quinzième étape est une suite de motifs, toujours dans les mêmes tons.

Toutes les étapes de ce SAL

Chaumont-sur-Loire, festival 2011 (9): Lucy in the sky

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 16, 1, un ascenseur en panne

Cette année, je suis allée visiter le festival des jardins de Chaumont-sur-Loire (sur le thème Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse) le 10 juin 2011, en train comme d’habitude (jusqu’à Onzain), avec Dalinele. Vous retrouverez les liens vers les articles de cette année avec ceux des années précédentes, sur cette page, et au fur et à mesure de leur publication en bas de chaque article. En attendant la suite, vous pouvez aussi faire la visite sur le site du domaine de Chaumont-sur-Loire). J’essayerai de mettre des liens vers les sites des concepteurs ou les sites créés pour ce festival, n’hésitez pas à suivre les liens…

C’est un ascenseur en panne (c’est le panonceau qui le dit) qui nous accueille dans le jardin n° 16, Lucy in the sky, conçu par Chilpéric de Boiscuillé, Raphaëlle Chéré, Pauline Szwed et Benjamin Haupais, sur le nom de la chanson des Beattles qu’écoutaient les chercheurs lors de la découverte de l’australopithèque Lucy. C’est l’un de mes préférés cette année…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 16, 2, une vue sur la ville Avec une structure en cageots, nous voici transportés sur le toit d’un immeuble, carrément haut… si on en croit la vue que l’on a! Ces grandes photographies ouvertes sur « l’extérieur » sont une excellente idée…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 16, 3, des épiphytes Dans l’espace central, des plantes épiphytes sont suspendues au plafond…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 16, 4, sur le toit Tout autour, des plantes poussent dans les cageots.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 16, 5, un chassis et des tomates Il y a même un châssis pour mettre les plantes à l’abri, les tomates sont à l’extérieur…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 16, 6, des aromatiques en haut de la ville Les aromatiques dans leurs cagettes, au bord du « vide », la ville à perte de vue…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 16, 7, un jardin entre les cheminées Vous ne trouvez pas ça sympa, le jardin entre les cheminées?

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 16, 8, une tour en bois Et il y a même une tour de guet (en bois!)…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 16, 9, le tapis vert …et du gazon, ou plutôt, de l’herbe qui pousse pour former ces petits tapis verts… Notez toujours ces « fenêtres » sur la ville environnante…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2011, quatre vues du jardin 16 en automne (30 septembre) Voici ce qu’est devenu ce jardin quelques mois plus tard (30 septembre 2011).

Pour retrouver les articles de 2011 / Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité :

  • en préalable, le puits avec des archers et les gargouilles du château
  • le jardin n° 1, Le laboratoire, conçu par Méryl Fanien, Philippe Guillemet et Cyrille Parlot
  • le jardin n° 2, Sculptillonnages, conçu par Corinne Julhiet-Detroyat et Claude Pasquer
  • le jardin n° 3, Tu me manques, conçu par Jacob Vilato et Marc Cunat
  • le jardin n° 4, La transparence du ver, conçu par Anne Blouin et Alessandra Blotto
  • le jardin n° 4bis, La bibliothèque du souvenir, conçu par Gaétan Macquet, Oreline Tixier et Pierre-Albert Labarrière
  • le jardin n° 5, L’envers du décor, conçu par Cathy Viviès et Vanessa Farbos
  • le jardin n° 6, Le jardin bijou, conçu par Loulou de La Falaise avec le concours de Paul-Antoine Penneau
  • le jardin n° 7, la sève à la croisée des chemins, conçu par Ernesto Neto et Daisy Cabral Nogueira
  • le jardin n° 8, La biodiversité en question, conçu par Olivier Chardin, Anaïs Brochiero, Philippe Verigno et Anaïs Brochiero,
  • le jardin n° 9, Le jardin pixélisé conçu par Mattéo Pernigo et Claudio Benna
  • le jardin n° 10, Le jardin méditerranéen conçu par les équipes du festival en liaison avec les étudiants de l’Institut national d’horticulture d’Angers
  • le jardin n° 11, Manier avec précaution, conçu par Jeroen et Maarten Jacobs
  • le jardin n° 12, Le jardin des plantes disparues, conçu par Olivier Barthélémy et Denis Valette
  • le jardin n° 13, La nature des choses, conçu par Soline Portmann, Aurélie Zita et Mioko Tanaka.
  • le jardin n° 14, Célébrons et tissons la [bio]diversité, conçu par Manon Bordet-Chavanes
  • le jardin n° 15, Entre ciel et terre, conçu par Wang Xiangrong
  • le jardin n° 16, Lucy in the sky, conçu par Chilpéric de Boiscuillé, Raphaëlle Chéré, Pauline Szwed et Benjamin Haupais,
  • le jardin n° 17, Les bulbes fertiles, conçu par Xavier Bonnaud, Stéphane Berthier, Clément Bouchet, Fabien Gantois, Etienne Panien, Olivier Duraysseix et Guillaume Pezet
  • le jardin n° 18, Le jardin à la rue, conçu par Julien Maieli et Germain Bourré
  • le jardin n° 19, le jardin de Madame Irma, conçu par Gladys Griffault, Clara Juncker, Emmie Nyk et Pascale Trouillet
  • le jardin n° 19bis, La biodiversité bleue, sans concepteur identifié
  • le jardin n° 20, Le jardin à emporter, conçu par Steve Papps, Jo Chapman et Jackie Bennett
  • le jardin n° 21, Le jardin des marées, conçu par Sarah Foque, Roland Horne, Jeremy Clark, Jos Gibson, Olly Hurst et Stan Van Der Laan…
  • le jardin n° 22, Graines d’espoir ou le jardin d’un regard partagé, conçu par des étudiants de l’école Du Breuil et de l’école Boulle
  • le jardin n° 23, Le pollen exubérant, conçu par Yekaterina Yushmanova et Ruth Currey
  • le jardin n° 24, La salle à manger, conçu par un groupe d’étudiantes japonaises
  • les jardins zen : le jardin de méditation d’Erik Borja et Simon Crouzet et le jardin 7
  • les murs végétaux : le jardin 8 et les murs de Patrick Blanc
  • des oeuvres dans le château : La soupe verte de Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, Jardins engloutis et Carnivores de Helene Schmitz, Atmosphère de Shin-Ichi Kubota
  • les oeuvres de Dominique Bailly dans le parc et les

Une ATC fleurie de Sarah

ATC reçue de Sarah ma petite Fabrique J’ai reçu de Sarah / Ma Petite Fabrique cette très belle ATC (carte de 6,4 sur 8,9 cm), avec pour titre Partage. Un fond en papier « maison » bleuté avec des inclusions de fils, et une broderie en points de nœud, points bouclette et point d’araignées, avec un effet différent de celle envoyée l’autre jour par Zazimuth. Un GRAND MERCI à toi!

Poitiers l’été : une guinguette et des pigeons…

Guinguette sur l'île Jouteau à Poitiers Quelques nouvelles de Poitiers… en dehors des articles sur les monuments de la ville le dimanche à midi.

Tout d’abord, Jacques Dupuy, de la médiathèque, m’a envoyé cette affiche avec un petit rappel pour la grande guinguette de dimanche prochain (28 août 2011) à 15h en face de l’île Jouteau (dont je vous ai déjà parlé de l’ancienne piscine). Je ne suis pas sûre d’y aller, mais pour ceux qui seraient à Poitiers, allez y, c’est l’une des dernières manifestations de Poitiers l’été (bon, ça ne s’appelle plus comme ça, mais c’est pareil, un ensemble de spectacles gratuits en centre-ville et dans les quartiers). En plus, il y aura une exposition de photographies des bords du Clain par Jacques Dupuy.

PS : j’ai mis ici deux photographies

Des pigeons place d'Armes à Poitiers le 21 juin 2011

Dans la presse locale, j’ai lu que la ville allait diminuer la population de pigeons, par piégeage et euthanasie… Voici une photographie que j’avais prise lors de la ré-ouverture de la place d’Armes le 21 juin 2011, sur le toit voisin de l’ancien théâtre. Il fallait bien faire quelque chose…

PAL – Quilt mystère d’automne (7)

Mystère d'automne, 2011, avant-dernier bloc Voici le dernier bloc de 10 cm de côté pour le projet à long terme de patchwork (patch a long/PAL), organisé par Mamoune/Baboupatch. Il reste à réaliser un grand bloc (indice, il y aura une sorcière, a dit la cheffe), puis l’assemblage…

Toutes les étapes du PAL

Maus (tome 2) de Spiegelman

Couverture du tome 2 de maus, de Spiegelman pioche-en-bib.jpgDepuis le début, cette bande dessinée figure en tête du classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. J’ai donc emprunté les deux tomes à la médiathèque, je vous ai parlé du tome 1 : mon père saigne l’histoire, voici aujourd’hui le tome 2. L’année prochaine, fin janvier 2012, Art Spiegelman, grand prix 2011, présidera le festival d’Angoulême. Maus a d’ailleurs reçu le prix Alfred du meilleur album étranger pour le tome 1 au festival d’Angoulême de 1988 et en 1993 l’Alph-Art du meilleur album étranger pour le tome 2 (également prix Pulitzer spécial en 1992).

Le livre : Maus, un survivant raconte, tome 2 : Et c’est là que mes ennuis ont commencé (De Mauschwitz aux Catskill et au-delà) de Art Spiegelman (scénario et dessin), traduit de l’anglais par Judith Ertel, éditions Flammarion,1992, 136 pages, ISBN 2-08-066618-5.

L’histoire : 1944. Vladek et Anja pensent avoir réussi à mettre à l’abri Richieu, leur petit garçon, avant d’être envoyés en déportation à Auschwitz (rebaptisé Mauschwitz). Hommes et femmes sont envoyés dans des camps différents, mais ils réussissent à s’entrevoir de temps à autre. Par ses connaissances et sa volonté de survie, Vladek réussit plus ou moins à se planquer dans des tâches moins dures. En parallèle, quelques planches s’insèrent et montrent la collecte du témoignage de son père part Art, dans les années 1970 et 80. Son père est malade, mais cela n’empêche pas Art d’exploser quand il apprend que son père a détruit le journal écrit pendant la guerre par sa mère, qui s’est suicidée en 1968.

Mon avis : un témoignage encore plus fort que le premier tome. D’autant plus par l’implication de Art Spiegelman, né après les camps, un peu le remplaçant de son frère mort, dépressif (à 18 ans, il sortait d’un hôpital psychiatrique lors du suicide de sa mère). Pour lui, écrire et dessiner Auschwitz (et dire ses difficultés de le faire dans les planches intercalées) est à la fois un devoir de mémoire et une manière de reconstruire son histoire familiale et de mieux vivre dans le présent. L’emploi des animaux (corps humain et tête animale) rend ce récit toujours plus fort. Sans long discours, on a vu dans le tome 1 des juifs (souris) participants aux rafles aux côtés des nazis. On en voit aussi dans l’encadrement des prisonniers à Auschwitz. De nouveaux animaux apparaissent ici, les grenouilles pour les Français, les chiens pour les Américains, des bombyx pour les Roms, des poissons pour les Anglais, etc. Ce code permet aussi de montrer du métissage, une souris au pelage de félin pour un enfant né d’une juive et d’un Allemand. À lire absolument, et pas seulement pour un devoir de mémoire…

Logo top BD des blogueurs 2011 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Des oiseaux pour l’anniversaire de Cathdragon

Des oiseaux brodés pour l'anniversaire de Cathdragon Pour l’anniversaire de Cathdragon, qui était la semaine dernière, j’ai ressorti Broderies au point de croix et traditions en Alsace de Fabienne Bassang, acheté au musée alsacien de Strasbourg et dans lequel j’ai déjà réalisé deux broderies alsaciennes finitionnées en marque-page et un oiseau brodé sur un lange pour le petit dernier de Marquise la Vache, Aaron. . Cette fois, j’ai choisi deux oiseaux et pris le fil Rubis étoilé des Fils de morphée de Annick Abrial, déjà utilisé sur une ATC rouge envoyée à Jardin zen et pour la brodeuse du SAL proposé par Défi de toile.

Couverture de Broderies au point de croix et traditions en Alsace de Bassang

Dans ce livre, j’ai déjà réalisé:

Niort, le lycée de jeunes filles devenu musée Bernard d’Agesci

Niort, l'ancien lycée devenu musée d'Agesci, 1, la façade avenue de Limoges

L’ancien lycée de jeunes filles de Niort a eu une gestation difficile dans les années 1890. Le maire d’alors, Ludovic Martin-Bastard, a été traîné dans la boue par la presse locale et ses adversaires politiques de l’époque pour avoir voulu construire un lycée de jeunes filles. C’est vrai, quoi, quelle idée de vouloir instruire les filles??? Heureux hasard, j’avais programmé cet article il y a une quinzaine de jours (et beaucoup d’autres… Niort reviendra ici le jeudi toutes les 4 semaines pendant de nombreux mois), et j’ai vu quelques jours plus tard que la presse locale lui consacrait un article… Le débat qui fit rage fut pire que ce que j’avais lu ailleurs… Depuis quelques années, il est devenu le musée Bernard-d’Agesci. Jusqu’au 2 Octobre 2011, vous pouvez y voir une exposition sur Cent ans d’automobile en Deux-Sèvres.

Niort, l'ancien lycée devenu musée d'Agesci, 3, la porte et la signature Le bâtiment a été construit sur les plans de Georges Lasseron, qui a laissé sa signature sur la façade principale…

Niort, l'ancien lycée devenu musée d'Agesci, 4, l'horloge et la date La date 1896-1897 est portée sous l’horloge de l’entrée principale de ce qui était le lycée de jeunes filles Jean Macé jusqu’en 1993.

Niort, l'ancien lycée devenu musée d'Agesci, 2, détail de l'ornementation de la façade Le décor est sobre, un peu de motifs gravés, quelques céramiques non vernissées.

Niort, l'ancien lycée devenu musée d'Agesci, 5, façade rue Mazagran L’autre façade, rue Mazagran, est plus qu’austère.

Niort, l'ancien lycée devenu musée d'Agesci, 6, la coursive du premier étage Il a été transformé ensuite par les architectes Bochet, Lajus et Pueyo en musée, rassemblant les collections du conservatoire de l’école, du muséum (qui était jusque là dans les locaux de l’ancienne école d’art) et le musée des Beaux-Arts. Les collections archéologiques sont elles présentées dans le donjon. Voici une vue depuis une salle largement vitrée du premier étage, qui donne sur la coursive (non accessible au public) et la cour.

Côté musée, il vaut vraiment la visite. Parmi mes œuvres préférées, voici un sélection très très subjective:

  • le meuble du cabinet de curiosité, création contemporaine de Zette Cazalas
  • le plafond en faïence de Parthenay, chef-d’œuvre réalisé par Prosper Jouneau pour l’exposition universelle de 1889 (à voir ici), plafond à caissons avec une coupole centrale encadrée de personnage en tenue Henri II. Prosper Jouneau refusa de le vendre à de riches collectionneurs, comptant sur un achat promis par l’État, achat qui ne vint jamais et le mena au bord de la ruine. Le plafond fut finalement vendu par son associé Henri Amirault pour un prix dérisoire, à Auguste Tolbecque, musicien et luthier niortais, dont les collections sont aussi présentées au musée d’Agesci
  • les collections issues du legs Piet-Lataudrie (1914) et notamment les splendides miniatures en ivoire du 14e siècle, dont il est vraiment dommage qu’il n’y ait pas de catalogue ni même de carte postale en vente à la boutique
  • la salle avec les sculptures de Pierre-Marie Poisson
  • la collection d’orfèvrerie et surtout le meuble alévolé qui les accueille
  • les panneaux peints du château détruit de La Mothe-Saint-Héray

Niort, rue Rabot, sculptures du musée

Alors que la ville, officiellement pour cause de travaux, a enlevé toutes les sculptures de la place de la Brèche et le groupe sculpté à Amable Ricard par Baujault près du donjon, et s’interroge sur leur remise en place à l’issue des travaux, le musée a mis dans la rue Rabot quelques-unes de ses œuvres, dont les deux montants de cheminée que vous voyez à droite. J’ai aussi mis la fontaine qui se trouve un peu plus loin, rue Sainte-Marthe.

Les photographies datent de mi juillet 2011.

Pour en savoir plus : voir Georges Lasseron 1844-1932, Un architecte au service de la Ville, par Daniel Courant, éditions du musée de Niort 1998, 109 pages, ISBN 2-911017-09-9.

Les bâtiments de Georges Lasseron à Niort (j’en parlerai ici prochainement). La plupart portent en façade sa signature et la date de construction…

  • 1891 : l’école de dessin, dit pavillon Grapelli, aujourd’hui pôle régional des métiers d’art
  • 1891 : les escaliers monumentaux de la place de la Brèche,
  • 1892 : l’immeuble de la caisse d’épargne
  • v. 1895 : un hôtel particulier dans la rue Yvers
  • 1896-1897: l’ancien lycée de jeunes filles Jean Macé (aujourd’hui musée d’Agesci)
  • 1897-1901 : l’hôtel de ville
  • 1906 : le magasin A la ménagère
  • 1908 : le Grand café
  • 1913 : bains-douches dans la rue basse
  • 1884 à 1905 : les bâtiments de l’octroi
  • 1882 à 1910 : les écoles maternelles et primaires
  • et à la Mothe-Saint-Héray, la maison des Rosières

La pissotière de Warwick Collins

Couverture de La pissotière de Warwick Collins Logo God save the livreUn livre trouvé sur une brocante en juin…

Le livre : La pissotière, de Warwick Collins, traduit de l’anglais par Robert Davreu, collection Domaine Etranger, n° 3109, éditions 10/18, 1999, 142 pages, ISBN 978-2264027696.

L’histoire : Londres, métro Charring Cross, dans les années 1990. Ez vient prendre un emploi d’homme de ménage dans la pissotière pour hommes. Avec Reynolds et Jason, ils sont maintenant trois immigrés jamaïcains à assurer la propreté des lieux qui sont aussi un lieu de rendez-vous d’homosexuels. La ville leur demande aussi d’améliorer la réputation du lieu en empêchant les rencontres furtives dans les cabines… sous peine de fermer les lieux s’il y a encore des plaintes de clients. Efficace, mais les recettes chutent de 40%. Les emplois sont alors menacés, faute de recettes…

Mon avis : un court récit sur l’homophobie ordinaire. Quand morale et réalité financière se heurtent, comment trouver l’équilibre?