La Meilleraye au musée de Parthenay jusqu’au 31août 2014

Affiche de l'exposition sur La Meilleraye au musée de Parthenay, 2014Je n’avais pas pu aller à l’inauguration au mois de février, mais comme l’exposition sur La Meilleraye a été prolongée jusqu’au 31 août 2014 au Musée municipal Georges Turpin à Parthenay (entrée libre et gratuite), j’y suis allée en car SNCF. Merci à Maria Cavaillès, conservatrice du musée, pour son accueil (et la petite virée aux alentours)!

Les ducs de La Meilleraye avaient leur château, aujourd’hui en ruines, à Beaulieu-sous-Parthenay. Quelque peu tombé dans l’oubli, le duc Charles de La Porte fut maréchal de France, cousin de Richelieu, a participé à de nombreuses batailles sous le règne de Louis XIV (Port-Louis, Hesdin, siège de Perpignan, etc.). En 1663, à la fin de sa vie, ses principaux fiefs en Poitou (baronnies de Parthenay et de Saint-Maixent, comté de Secondigny) sont érigés en duché-pairie. Son fils, Armand-Charles de La Porte de La Meilleraye, épouse Hortense Mancini, nièce de Mazarin, qui ose le quitter, il se venge sur ses sculptures remarquables accumulées (notamment de belles sculptures antiques)… la famille, l’une des plus riches d’Europe, est ruinée en moins de 40 ans.

Si la splendeur du château est difficile à reconstituer, l’exposition et le catalogue (au prix défiant toutes concurrence! 15€ pour 368 pages en couleur, en vente uniquement au Musée municipal Georges Turpin de Parthenay) retracent l’histoire de cette famille.

Si vous ne pouvez pas y aller ou pour avoir un aperçu avant de partir pour Parthenay, voir une vidéo sur l’exposition proposée par le musée (visualiseur ci-dessous si ça fonctionne). Le 26 avril, le prince Albert II de Monaco, descendant de cette famille et qui a prêté plusieurs objets, est venu en visite privée.

Voir mes autres articles sur Parthenay, et notamment une précédente exposition, Un travail d’orfèvre à Parthenay et en Gâtine.

Le haricot magique, 26, page 6, des briques et des tuiles!

Le haricot magique, page 6, les briques et les tuiles au point de festonNouvelle étape de points de feston pour le  haricot magique! Après le décor et la maison, j’ai renforcé la maçonnerie après avoir fixé la toiture et posé quelques tuiles! Est-ce raisonnable de mener des travaux de ce temps là??? En tout cas, elles résisteront mieux aux orages et aux tornades (des petites mains enfantines) que si elles étaient justes collées comme dans le modèle.  Bon, il me reste à planter les fleurs, en n’oubliant pas de bien les arroser!

Page de 40 sur 40 cm.

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

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La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

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Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Yeruldelgger de Ian Manook

Logo du défi rentrée littéraire 2013 chez HérissonLogo de pioché en bibliothèqueCouverture de Yeruldelgger de Ian ManookJ’ai profité de mon nouveau joujou (visio-agrandisseur maison) pour attaquer mon premier gros pavé en lecture normale depuis presque un an. Quoique la MDPH pense que lire un livre tronçonné en 10 pages deux ou trois fois par jour soit largement suffisant comme autonomie, j’ai savouré le fait de pouvoir lire tranquillement comme avant, une heure de 6h30 à 7h30 au lit le matin! (puis pause visuelle pour ne pas voir double en arrivant au bureau à 9h). J’ai choisi Yeruldelgger de Ian Manook, emprunté à la médiathèque, qui a reçu plusieurs prix littéraires (polar historique à Montmorillon, quoique ce soit un polar contemporain!, prix du polar SNCF, prix des lectrices Elle policier) et peut aussi entrer dans la rentrée littéraire 2013 organisé par Hérisson jusque fin juillet 2014 (après, nous passerons à la rentrée littéraire 2014).

Le livre: Yeruldelgger de Ian Manook, éditions Albin Michel, 2013, 542 pages, ISBN 9782226251947.

L’histoire: de nos jours à Oulan-Bator. Trois chinois puis deux prostituées occasionnelles mongoles sont retrouvées assassinées. Le commissaire Yeruldelgger est appelé à 3h de route de là, des nomades ont retrouvé le corps d’une petite fille blonde, enterrée avec son tricycle. L’autopsie révèle qu’elle a été percutée par un véhicule et enterrée encore vivante il y a environ cinq ans. Pourquoi ses parents n’ont pas signalé sa disparition? Hanté par l’enlèvement de sa propre fille et son meurtre, puis sa femme qui a sombré dans la folie, le commissaire promet au vieux nomade de tout faire pour accompagner l’âme de cette enfant inconnue. En enquêtant sur les premiers meurtres, il tombe sur un groupe néonazi, sa deuxième fille semble impliquée et se retrouve gravement brûlée dans les tunnels de canalisation d’eau chaude… Entre intérêts économiques (chinois, coréens), son propre beau-père gros propriétaire terrien, police corrompue, viols, meurtres, trafic de quads, l’enquête s’annonce pleine de rebondissements!

Mon avis: l’intérêt de ce polar réside surtout dans l’analyse de la vie mongole, le heurt entre les yourtes et les constructions en béton, la tradition et les paraboles qui amènent les experts au fin fond de la steppe (et ont sans doute permis de préserver des indices!). Au rayon des traditions, la médecine traditionnelle, l’utilisation de la graisse d’ours vieille de 20 ans pour cicatriser, d’autres onguents. La cuisson des marmottes. Je connaissais les galets chauffés pour faire bouillir de l’eau dans une fosse, mais la, c’est autrement raffiné! Après avoir étripé la marmotte, des galets chauds sont introduits dans son ventre, recousu, et les chairs cuisent doucement par le chaud intérieur et le feu doux à l’extérieur. Je n’ai pas vérifié si ça existait vraiment. Mais un détail a jeté un doute, à la fin… Page 537: « magnifiques chevaux blancs de Przewalski ». En tant que préhistorienne, ces chevaux directement issus des chevaux paléolithiques (c’est une espèce séparée du cheval, Equus przewalskii contre Equus caballus) ne sont pas blancs mais resplendissent d’une belle robe isabelle beau marron fauve (voir cet article grand public sur l’ADN du cheval de Pržewalski, avec le petit v diacritique, ou háček, sur le Z, qui manque dans le livre, ou cheval de Prjevalski, le ž se prononçant j et le w, v).

Un motif mahoï (2)

Motif Mahoï, la fin du motif centralJ’ai cette semaine continué le motif mahoï d’après un motif mahoï tiré de Motifs de polynésie à broder, de Nadège Richier, paru en 2007 aux éditions Didier Carpentier, dans lequel j’ai déjà réalisé plusieurs projets (le phare de Pointe Vénus à Tahiti, la tortue pour un dessous de verre montée sur un couvercle de boîte, le motif du tiaré monté en pendouille). Mes devoirs de la semaine prochaine seront pour le contours! Dimensions de la partie brodée: 8 sur 7,5 cm.

Chiles en nogada

Le chile en nogada prêt à être dégusté

Le chile en nogada prêt à être dégusté

Maryse a dû rentrer à Poitiers cette nuit. Avant de quitter le Mexique, elle nous a envoyé une nouvelle recette illustrée! La parole à Maryse!

Chiles en Nogada

Traduction: piments farcis à la sauce aux noix (« piments poblanos » que l’on remplacera par des poivrons verts)

Avant-propos:
C’est le plat national mexicain avec ses trois couleurs, vert (poivrons), blanc (la sauce) et rouge (graines de grenade). Créé en 1821 par les nones de Puebla, il est devenu l’emblème gastronomique du pays et tous les vrais bons restaurants mexicains le proposent dans leur carte. Long à préparer, il vaut la peine d’être tenté, les saveurs sont inimitables: salées, sucrées, subtiles.

Ingrédients pour 6 personnes:
Choisir des poivrons verts (1ou 2 par personne)
500g de viande de boeuf hachée
1 gros oignon blanc
3 gousses d’ail
100g de pignons
100g amandes en poudre
1 petit morceau d’ananas confit
1 poire ferme
1 pêche blanche
1 banane plantain (pas obligatoire)
500g tomates mondées
1/4l bouillon de volaille
Sel
3 clous de girofle
1 bâton de cannelle

500g de crème fraîche
250g noix moulues grossièrement
Un peu de lait
Une pincée de sel

2 grenades

Les piments poblanos pelés

Les piments poblanos pelés

Il faut au préalable enlever la peau des poivrons: les mettre au four quelques minutes pour qu’ils grillent un peu, puis on les met dans une poche en plastique que l’on ferme. On laisse refroidir et puis on enlève la peau. On les fend largement en deux dans le sens de la longueur sans les couper complètement, on enlève les graines et les parties blanches à l’aide d’une cuillère.

Le picadillo

Le picadillo

Préparer la farce (picadillo): faire revenir les oignons coupés finement et l’ail haché jusqu’à ce que l’oignon devienne transparent. Ajouter la viande et la faire cuire à feu doux. Ajouter les tomates mondées, mixées et passées au tamis puis les pignons entiers et les amandes en poudre, les fruits coupés en petits dés toujours en mélangeant. Saler, mettre les clous de girofle et le bâton de cannelle. Ajouter le bouillon et laisser cuire jusqu’à évaporation du liquide. Retirer du feu, enlever la bâton de cannelle. Garnir les poivrons de cette farce.

À part, préparer la sauce au dernier moment sinon ça noircit. Mixer tous les ingrédients. Napper les poivrons de cette crème.

Grenades égrenées

Grenades égrenées

Ouvrir les grenades et les égrener délicatement.

Le chile en nogada prêt à être dégusté

Le chile en nogada prêt à être dégusté

Au moment de servir, mettre les graines dessus la crème pour décorer.

Palestine, une nation occupée, de Joe Sacco

pioche-en-bib.jpgCouverture de Palestine, une nation occupée, de Joe SaccoJ’avais programmé cet article pour dans quelques semaines, j’ai changé l’ordre de publication et le publie dès aujourd’hui, au vu de l’actualité.

Après Gaza 1956, Goražde et Šoba (et dans un autre style Le premier jour de la bataille de la Somme, 1er juillet 1916) de , j’ai emprunté un autre titre du même auteur à la médiathèque. Palestine, une nation occupée a reçu le prix France Info et le prix Tournesol au festival international de la BD d’Angoulême en 1999.

Le livre : Palestine, t. 1, une nation occupée de Joe Sacco (scénario et dessin), traduit de l’anglais (États-Unis) par des inconnus (aucune information dans l’ours, seulement des remerciements de l’éditeur), éditions Vertige Graphic,  141 planches et deux pages d’introduction, 1996 (plusieurs rééditions), ISBN 9782908981230.

L’histoire: en 1991-1992, en Palestine (Cisjordanie et bande de Gazah) et en Israël, en pleine intifada. En journaliste, Joe Sacco rend compte de son enquête sur les événements, il cherche des témoins directs, rapporte leurs témoignages, se rend dans les hôpitaux. Le taxi, le passage des check-points, l’implantation des colonies, les interrogatoires et la torture, la répression (destruction d’oliviers, seule ressource d’une famille, maisons rasées), la vie dans les camps mais aussi dans les prisons, la place de la femme dans cette société.

Exemple d'une double page de de Palestine, une nation occupée, de Joe SaccoMon avis: le volume rassemble des épisodes parus dans des revues, sous la forme de BD-reportages. Les bandes dessinées de Joe Sacco, à l’encre et pleines de détail, sont denses… Certaines pages aussi, à la limite de la lisibilité pour moi (même avec le visio-agrandisseur, texte trop dense)! Surtout que le lettrage alterne les minuscules et les majuscules, encore moins lisibles. C’est dommage car ce texte est très intéressant. Le passage qui m’a peut-être le plus frappé est celui sur la prison de Ansar III, une petite ville qui ressemble presque à un camp nazi (au moins à un camp d’internement, genre Frontstalag ou « ghetto moderne » comme Térézine): entassement dans des pièces ou des tentes, manque d’hygiène, de points d’eau et de toilettes, utilisation de gaz lacrymogènes, politique de gardiennage (pour éviter la compassion des gardiens), organisation du camp avec une « université populaire » ou au moins le partage de l’instruction.

Je vais chercher à la médiathèque la suite, Palestine, dans la bande de Gaza.

Pour rebondir sur des sujets voisins, suivre le mot-clef Palestine et voir en particulier:

Palestine de Hubert Haddad

Gaza 1956 de ,

Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle

Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins) de Sarah Glidden

Logo top BD des bloggueurs Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Un visioagrandisseur 20 fois moins cher!

Visioagrandisseur au bureauComme je vois toujours mieux en basse vision, ou au moins que je peux lire plus longtemps en large vision, j’ai voulu chercher comment m’équiper avec un visio-agrandisseur (ou téléagrandisseur). J’en ai un au bureau… mais ça pèse 12,5kg et ça coûte entre 3000 et 4000€ selon le modèle. Cela permet d’agrandir les documents ou les livres sur écran (d’ordinateur ou autonome), de changer les fonds (ajouter ou enlever des couleurs), de passer en négatif si besoin.

Mon poste de travail au bureauJ’attends au bureau un modèle plus léger, mais quand même 5 ou 6 kg, qui sera branché sur un des écrans de l’ordinateur, à droite, j’aurai le choix entre les images que je commente ou le texte à lire. Il est financé par mon employeur dans le cadre de l’aménagement de mon poste de travail (reconnaissance en qualité de travailleur handicapé / RQTH).

[PS:

Mon poste de travail aménagé au bureau

Mon équipement au bureau s’est amélioré avec une caméra qui retransmet l’image sur mon deuxième écran, et les escaliers que je fréquente sont tous équipés de bandes podotactiles d’alerte, d’un signalement en rouge des premières et dernières contremarches et en noir des premiers et derniers nez de marches].

Pour en obtenir un chez moi, il faut une prescription médicale, puis passer en commission pour une aide technique auprès de la maison départementale du handicap. J’ai eu un entretien préalable. En gros, il faut attendre un an après l’opération, pour que ce soit « consolidé » (même si le neurologue et l’ophtalmologue disent que ça continuera à évoluer après – voir le bilan à un an), et comme je peux lire en normal 20 à 30 minutes, et plus du double en large vision, ce n’est pas sûr que la prise en charge soit acceptée. Comment ça, j’ai besoin, ou envie, de lire plus et ce que je veux (le choix en large vision commence à se restreindre à la médiathèque) et pas en tronçonné en une ou deux fois dix pages normales par jour? Au bureau, oui, il faut que je puisse lire et remplir les bases de données, et mon employeur finit actuellement mon équipement après plusieurs tests, mais pourquoi vouloir aussi lire en loisirs? De toute façon, il faut attendre mi-novembre pour l’anniversaire de l’opération pour avoir une prescription, puis 5 à 6 mois pour que la maison départementale du handicap se prononce, j’ai décidé de « prendre le taureau par les cornes », et de trouver une autre solution!

Je suis donc allée me promener sur le web (toujours à petites doses), en commençant par le site du groupement des intellectuels aveugles et amblyopes, plein de ressources (pas toujours faciles à trouver, je n’ai pas bien compris leur classement) mais pas ce que je cherchais. Je me suis ensuite dirigée chez Déclic, que je connais depuis longtemps grâce à l’association Valentin Apac. Je pensais trouver mon bonheur dans leurs différents concours des Papas bricoleurs et mamans astucieuses. Il y a plein de bonnes idées pour simplifier la vie dans toutes sortes de handicaps, j’y ai trouvé une loupe de lecture pour ordinateur, pas tout à fait ce que je cherchais, mais ça brûlait! Par un commentaire, je suis arrivée sur la vidéo de ce monsieur qui a bidouillé un système avec un téléviseur, une caméra et un plateau mobile (je retiens cette dernière idée pour faire évoluer mon équipement, j’ai acheté le matériel vendredi). Mon but est d’avoir un équipement léger, que je puisse facilement transporter en vacances ou autre (genre séjour au CHU, au hasard).

Logo du logiciel PortanumEn croisant les mots-clefs, en jouant des opérateurs « et / ou / sauf », j’ai fini par trouver le logiciel Portanum, développé par Thalès et mis gratuitement à la disposition de tous! Ce que je ne comprends pas, c’est que personne ne m’en a parlé, alors qu’il a été développé et testé notamment avec le centre pour aveugles et mal-voyants / Institut Monteclair d’Angers, en lien avec le centre basse-vision qui dépend de la mutualité française Anjou-Mayenne, dont dépend le Service Interrégional d’Appui aux adultes Déficients Visuels/ SIADV (qui a fait mon équipement au bureau) et qui a également mis en place le centre basse-vision de Poitiers avec la mutualité française Vienne. Mais bon, ils ont sans doute intérêt à vendre des visio-agrandisseurs à 3 ou 4000€, il y a un vrai marché (tous ceux qui sont atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge/DMLA  notamment). J’ai immédiatement chargé le logiciel et en moins de 5 minutes, je l’ai testé avec la webcam intégrée à mon ordinateur portable. Image de qualité moyenne, mais toutes les fonctions utiles sont faciles à manier, avec des raccourcis claviers.

Le site du logiciel Portanum recommande un usage avec une caméra HD et particulièrement la caméra Ziggi-HD, montée sur un bras articulé, légère (1,4kg) et disposant en option d’une housse de transport. Elle sert surtout de tableau électronique dans les écoles. Me voici donc en suivant leur lien sur le site d’Ipevo, le fabricant aux États-Unis. La caméra et la housse de transport y sont vendus 113$ (83€), mais la livraison n’est possible qu’aux États-Unis. Je les contacte par leur formulaire (oui, il faut se débrouiller aussi en anglais), ils me répondent très vite qu’ils ont un compte chez Amazone (IPEVO Store at Amazon France) et m’envoient le lien direct (sympa!), le matériel y est vendu 168€ (228$)+ frais de port. Dans l’intervalle, j’avais aussi trouvé sur le site d’Ipevo un revendeur en Italie et un en France, à Chambéry, Génération 5. Là, je trouve la caméra Ziggi HD à 299€ avec un accessoire en plus dont je n’ai pas besoin vu l’usage que je veux en faire (vendu aux États-Unis autour de 30$ + une rallonge de cordon USB à 6$), le tout vendu comme « tableau électronique » pour les classes. Trois fois le prix pour traverser l’Atlantique, je trouve ça un peu cher. Je leur envoie un message pour savoir « s’ils peuvent faire un geste », vu l’écart de prix, et je contacte aussi avec mon frère pour une importation directe par un de ses amis qui l’aurait acheté aux États-Unis, avec TVA et dédouanement à prévoir l’arrivée.

Lecture à l'écran avec la seule caméraAu final, Génération 5 a consenti une remise, je leur ai posté le chèque et ai reçu très très vite la caméra et sa housse de transport. J’ai résisté à l’installer à l’heure de ma sieste (il y a des limites…), mais dès mon retour à 17h15, j’ai déballé la caméra… Voilà le résultat sur l’écran avec le pilote de la caméra.

Caméra et ordinateur portableLe logiciel Portanum la détecte sans problème…

Ecran avec visioagrandisseur et logiciel portanum, fond jaune… en un raccourci clavier je peux changer le fond ou passer en négatif. J’avoue que mardi dernier, j’ai exagéré et suis allée jusqu’à l’épuisement, vision double et dormant littéralement debout!

Le logiciel Portanum permet aussi de faire le traitement d’images (négatif, jaune, vert, etc.) sur les pdf, en installant quelques trucs en plus, dont Ghostscript (attention, le lien chez Portanum est cassé). Même plus besoin de scan, il est possible d’enregistrer directement les images, soit par la caméra, soit par Portanum.

La caméra Siggi et sa housseLa caméra est légère, la housse de transport parfaite, je suis ravie!!! J’ai même abusé de mon joujou pour lire le matin au lit, comme avant, de 6h30 à 7h30, un peu moins vite certes, mais j’ai attaqué un gros polar, deux écrans pour une page… j’ai presque fini, et pas de vision double. Mon emploi du temps: 10 minutes de jeu des 7 erreurs (rééducation de la vision binoculaire), 1h de lecture sur écran, repos visuel, bureau 9h-11h, retour, déjeuner, sieste, re-jeu des 7 erreurs, bureau 15h-17h, repos au retour, 20 minutes de broderie simple (voir conseils de la neurologue) après dîner avec la lampe lumière du jour, et au lit à 21h dernier délai!

Visio-agrandisseur maison, agrandissement maximumVoilà, pour 20 fois moins que ce que proposent les fournisseurs de matériels pour handicapés, j’ai un système qui me convient, réalisé facilement, sans passer par la maison du handicap (qui aurait sans doute rejeté mon dossier dans 9 mois) ni par la paperasse impossible à remplir, pour coûter plus de 3000 à 4000€ supplémentaires (je n’ose pas savoir le coût de mon opération) à la collectivité et avoir un reste à charge après intervention de ma mutuelle sans doute équivalent… Et vous voyez, j’ai de la marge, je peux agrandir jusqu’à trois lignes (il faut bouger en largeur) par écran!

Donc, mon équipement:

– le logiciel Portanum, libre de droit
– une caméra Ziggi-HD et sa housse de transport (1,4kg, non vérifié, 30 x 10 x 6 cm) achetée chez Génération 5 avec un geste commercial.

Si vous voulez des précisions, laissez un commentaire ci-dessous (si vous n’avez jamais mis de commentaire, il sera visible seulement par moi dans un premier temps), je vous contacterai.

PS: le  logiciel portanum a été aussi intégré dans un projet plus vaste d’accueil d’enfants déficients visuels, couplé à d’autres équipements (OCR/synthèse vocale) dans le cadre du projet Eyeschool, testé à grande échelle auprès de 500 élèves.

PPS: certains dyspraxiques ont besoin d’avoir des interlignes doubles, des caractères plus gros et des mots plus espacés, pour que leur cerveau discrimine bien les lignes et les mots. Les outils développés pour eux peuvent aussi être utiles à certains handicaps visuels. Voir par exemple cette page du Cartable fantastique.

Bienvenue aux touristes à Poitiers? Meilleur accueil de M. Mouton!

Campagne bienvenue à PoitiersIl y a peu, la ville de Poitiers a lancé une campagne « Bienvenue aux touristes », relayée dans la presse locale. Cette campagne comprend un ensemble de visuels, mais je n’ai trouvé que cette image en bannière du site de la ville et de l’office de tourisme. Impossible de trouver les autres, même si j’en ai aperçu à la médiathèque. Sinon, le dispositif comprend aussi une relance de la campagne d’affichage dans le métro parisien (clic pour revoir mes commentaires l’année dernière), un clip sur l’art roman à Poitiers (idem, impossible de le trouver sur les deux sites officiels, un moteur de recherche l’a trouvé sur youtube), une location de vélos normaux ou à assistance électrique (déménagée par rapport à l’année dernière), et toujours trois bornes d’informations touristiques, entre l’office de tourisme et la médiathèque, au parking Carnot/Hôtel de ville et sur le parvis de la gare…

Poitiers, la borne pour touristes de la gare cachée derrière des poubellesPour cette dernière, bienvenue aux touristes! Elle est régulièrement coincée par les poubelles de la « tour », qui abrite entre autres pas mal de services municipaux! Cette photo a été prise hier samedi à 14h30, elles ont dû être ramassées le soir et remise par les éboueurs au même emplacement. Ce n’est pas comme si des touristes pouvaient, s’ils réussissaient à voir la borne, avoir envie de l’utiliser!!! (Bon, de toute façon, l’écran est en général illisible, en plein soleil, plein de reflets).

Poitiers, mouton et caravane, sur une affiche du zoo de BeauvalAlors, personnellement, je préfère les affichettes et les grandes affiches de M. Mouton. Il a renouvelé son affichage de départ en vacances en caravane! (revoir Les derniers moutons poitevins avant la rentrée?, avec le mouton mexicain, la première série et la suite ou encore ici…, et là en format environ A6/A5 ou beaucoup plus grands, et plein d’autres regroupés dans la synthèse…). Mais attention, là, il risque de se faire enfermer au zoo!

Poitiers, mouton caché dans une fouleMais il n’a pas peur de se retrouver coincé sur la plage ou tout seul au milieu du troupeau? Il a marqué sur sa « carte postale » où il se trouvait…

Poitiers, mouton caché dans une foule, derrière des barreaux… à moins que ce ne soit en prison?

Poitiers, un mouton qui réclame un câlinEn tout cas, il a besoin d’être câliné (« Give me a hug »).

Poitiers, un homme regarde deux moutons en vitrinePour les soldes, se complait-il à être observé en vitrine par ce monsieur?

Poitiers, mouton détournant le confort moderneIl détourne aussi le logo du confort moderne, devenu « conformisme moderne », à l’envers sous une potence, « adhérez ou pas » (voir des expositions dont j’ai parlées, On se bat toujours quelque part de Michael Portnoy et David Adamo, Insert du possible de Patrik Pion et Paule Combey, Davide Balula).

Poitiers, affiche de moutons sur la vitrine de la DRACAu rayon des affiches en grand format, celle-ci n’est restée que quelques heures sur la « vitrine » souvent vide de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC)… Pas mal, j’aurais bien vu aussi au même endroit un rebond sur le régime des intermittents du spectacle…

Poitiers, affiche de moutons sur la vitrine de la DRAC, détail gaucheEn tout cas, c’est un assemblage compliqué de machines sur fond noir…

Poitiers, affiche de moutons sur la vitrine de la DRAC, détail à droite… avec un charriot plein de moutons qui vont passer dans la broyeuse!

Poitiers, moutons poitevins dégoulinants en vitrine

Grégory a repéré ces deux affiches vers le pont Saint-Cyprien et avec moi rue Carnot (nous revenions de voir à nouveau la lucarne de l’hôtel de Jean Beaucé). Collage en diagonale adopté aussi pour plein de petites affichettes, ici souligné par les « fausses coulures » d’encre!

Poitiers, moutons qui s'interrogent sur la position de la ville face aux incroyables comestibles, repéré par GrégoryIl a aussi repéré plusieurs exemplaires de cette version qui s’interroge sur la réflexion d’une élue de la ville qui justifie dans un article de 7 à Poitiers (voir page 8, n° 223, 25 juin 2014) la destruction des jardins des incroyables comestibles (jardins ou jardinières avec des légumes à disposition de tous):

« Cela n’est pas conforme aux valeurs de la gauche, qui travaille justement à la cohésion sociale », avance Christine Burgeres ».

Poitiers, moutons qui s'interrogent sur la position de la ville face aux incroyables comestiblesJ’adhère aux ??? que M. Mouton a mis en marge, cela m’avait aussi interrogée quand j’avais lu l’article! J’avais aussi repéré cette affichette (A4 cette fois) rue des Vieilles-Boucheries (la photo).

Poitiers, mouton avec vidéo-surveillanceSinon, en grand format aussi, d’autres versions déjà vues en petit format. Ici avec un gros œil qui nous observe et une caméra de vidéo-surveillance…

Le haricot magique, 25, page 6, le décor est planté!

Le haricot magique, page 6, le paysageAprès le patron, j’ai hardiment planté le décor de la page 6 du haricot magique. J’ai choisi les mêmes tissus que pour le paysage des pages 4 et 5.

Le haricot magique, page 6, traçage de la porteDans la foulée, j’ai tracé la porte à l’envers à partir de la page 5.

Le haricot magique, page 6, maison appliquéeAvec soin, j’ai découpé la porte puis positionné la maison (aïe les doigts avec les épingles) et l’ai appliquée, puis juste posé le toit qui n’est pas encore fixé. Pour l’étape suivante, j’ajouterai les tuiles et les briques, peut-être les « fleurs » et les tiges comme sur les pages 4 et 5. Ensuite, il faudra solidariser les pages, en les matelassant, ajouter un tour en biais à la porte, fixer celle-ci avant d’attaquer le haricot qui se déplie…

Page de 40 sur 40 cm.

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loup, à poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Monument à Victor Nessler à Strasbourg

Strasbourg, parc de l'orangerie, monument à Victor Nessler, vue d'ensembleLe samedi, quand je peux, après le marché, j’assiste au concert qui est donné à Poitiers à Notre-Dame-la-Grande. En cherchant dans mes photographies, j’ai retrouvé ce compositeur très peu joué de nos jours, Victor [Ernst] Nessler (Baldenheim, 1841 – Strasbourg, 1890) comme le dit en partie son monument… qui se trouve dans le parc de l’Orangerie à Strasbourg. Il est peut-être plus joué en Allemagne, je ne me souviens pas d’avoir entendu une de ses œuvres… à découvrir dans sa biographie sur ce site de musicologie. J’ai trouvé quelques CD: découvrir par exemple son opéra Der Trompeter Von Sackingen (j’ai testé le prélude et le premier acte…). Le monument a été dessiné par l’architecte Joseph Hug, avec un haut socle en grès rouge sur lequel est installé un buste en bronze, coulé à Munich, œuvre du sculpteur [Frédéric] Alfred Marzolff (Strasbourg, 1867 – Rountzenheim, 1936), dont je n’ai pas trouvé la signature.

Strasbourg, parc de l'orangerie, monument à Victor Nessler, le buste et le haut du socleLe monument a été inauguré pendant la grande exposition industrielle, le 28 mai 1895. Caché en 1941, le buste a été ré-installé dans le parc seulement en 1953.

Strasbourg, parc de l'orangerie, monument à Victor Nessler, le socle en grèsLe texte inscrit à la base du socle en grès est illisible. Une lyre repose sur une branche de laurier.

Strasbourg, parc de l'orangerie, monument à Victor Nessler, le buste en bronzeMèche au vent, belle barbe, joli nœud papillon, Victor Nesler le porte beau sur ce buste!

Strasbourg, parc de l'orangerie, monument à Victor Nessler, vue rapprochée du visageDe plus près, le nez un peu froncé, les sourcils proéminents, lui donne un air plus concentré que de loin, les poches sous les yeux et les pattes d’oie le vieillissent, il est pourtant mort à moins de 50 ans (d’une hépatite).

Photographies d’octobre 2010.