Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Poitiers, retour sur deux articles…

l'enseigne du noyer inversé à PoitiersPour les fidèles lecteurs, vous devez vous souvenir de cette enseigne avec un homme barbu, nu, assis, tenant un noyer à l’envers, les pieds dépassant de la frondaison, sinon, petit rappel par là… J’avais alors eu pas mal de commentaires (pour un article sur Poitiers…), dont celui-ci de Michel Vallière, un ethnologue que vous pouvez retrouver aussi sur Belvert. L’ethnoblogue  » cultures et territoires « . Voici son commentaire :  » Nu et barbu, j’y vois le thème de l’homme sauvage (wild man). Plus particulièrement quelque héros du type Tord-chêne du conte de Jean-de-l’Ours… Un homme très fort qui d’un revers de main arrache un arbre pour faire un lien à son fagot. Peut-être aussi l’illustration d’un conte de mensonge où un Homme fort (Strong man), arrache seul un arbre pour en cueillir les fruits : ici les noix. Si quelqu’un est intéressé, je peux communiquer les N° d’index des contes correspondants dans la Classification internationale des contes… Pures hypothèses fondées sur les traditions orales régionales « . Contrairement à ma promesse, je n’ai pas eu le temps d’approfondir la question, mais partage avec vous cette réflexion et vous ai trouvé deux versions de Tord-Chêne, la première tirée des contes en pays narbonnais (vers le milieu de la page), qui reprend la transcription de Jacqueline MIRANDE sans Contes et légendes de Provence (Nathan, 1984), la seconde dans la transcription de Gérard de Nerval (publié dans Chansons et Légendes du Valois en 1854, en appendice à Sylvie).

Façade de l'hôtel du prieuré d'Aquitaine à Poitiers, vue générale Maintenant, voici une nouvelle photo de l’hôtel du grand prieuré d’Aquitaine. Par rapport à la précédente (prise en août 2008), vous voyez la nouvelle vitrine, hideuse, et pouvez donc voir que tous les Architectes des bâtiments de France (qui a nécessairement donné son avis, nous sommes sur un bâtiment protégé au titre des monuments historiques et en plus en secteur sauvegardé) ne sont pas des empêcheurs de peindre ses volets comme on veut… Ici, je trouve quand même qu’il aurait dû réagir, même si, d’accord, ce décor hideux est collé sur les vitres et réversible (il peut être enlevé facilement, pourquoi ne pas l’exiger dès maintenant?).

Façade de l'hôtel du prieuré d'Aquitaine à Poitiers, détail du hautJe vous avais promis des éclaircissements de vocabulaire, mais je vous montre d’abord le haut de la façade, en entier cette fois, vous pouvez ainsi voir les Tau (T majuscules) et les fleurettes… (ne fuyez pas, la photo avec les légendes est juste en-dessous) sur les métopes qui alternent avec les triglyphes… de l’entablement, ouf!

Façade de l'hôtel du prieuré d'Aquitaine à Poitiers, détial de la partie haute avec légende triglyphe, métope, entablement, corniche

Le triglyphe est le petit carré de pierre en relief avec trois baguettes verticales. La métope (que vous retrouvez aussi entre certains modillons modernes comme ici ou romans ailleurs) est le panneau de remplissage entre deux triglyphes ou deux modillons donc, et peut être décorée. L’entablement est la partie située entre la fenêtre et sous la corniche. ici, entre les deux, il y a une petite frise de grecque, ce motif que vous voyez sur la photo et qui forme des méandres. Mais les brodeuses connaissent, ce motif est souvent utilisé pour des bordures.

Façade de l'hôtel du prieuré d'Aquitaine à Poitiers, détail du bossageEnfin, je vous avais parlé de bossage, cette mise en relief des pierres qui forment le mur. Voici de plus près, vous voyez bien la surface de la pierre et le creusement au niveau des joints pour donner cet effet de relief.

En mai, je vais jardiner (5)

SAL mai de Petite Fée, la cinquième étape Pour cette nouvelle étape, Petite fée Nougat nous proposait un papillon, des pappilons, d’autres motifs… et une coccinelle. J’ai choisi celle-ci, peut-être qu’elle encouragera ses amies réelles à prendre « soin » des pucerons.

Toutes les étapes de ce SAL :

Petites Histoires.com de Kader Attou

Le parvis du théâtre auditorium de PoitiersMardi matin, j’étais perplexe face à mon billet d’abonnement au théâtre de Poitiers. Je ne me souvenais absolument pas, en lisant le résumé, pourquoi je l’ai choisi. Probablement un peu pour avoir au moins un spectacle de danse cette année, voir une production du Centre chorégraphique national de La Rochelle dans l’aire de l’après Régine Chopinot, et j’avais dû être intriguée ou séduite par la présentation lors de la soirée d’avant-saison… Me voici donc mardi soir face à la compagnie Accrorap, cinq danseur, Kader Attou, Pierre Bolo, Brahim Bouchelaghem, Thô Anothai et Hichem Serir Abdallah, issus du milieu du hip-hop.

Le spectacle : dans la France populaire, des petits tableaux entre danse contemporaine et mimes sur l’enfance, les copains (d’usine), etc. Un décor très simple, devant à gauche, un mécanisme d’engrenage, au fond à droite, un grand fil à plomb suspendu (à surveiller dans la scène finale…), hommages, si j’ai bien compris, au père de Kader Attou et à l’usine Renault où il travaillait en trois huit. Un fil tout au fond, façon fil à linge, où circulent des objets en fonction des tableaux, une libellule télécommandée, un canapé à roulettes, un petit vélo, une petite fille, des ballons de baudruche, des plumes… Pas grand chose de plus. Ah, si, la musique qui va de la musique la plus contemporaine aux airs d’accordéon, à la musique classique et à l’art lyrique.

Mon avis : j’ai adoré! Ce mélange de mime, de hip hop, de moments plus calmes, de textes dits, par moment, quel régal et quel peps pendant 1h15 environ! J’ai beaucoup aimé en particulier le passage très poétique en hommage à Folon, et les petites scènes très drôles sur la relation à leurs parents par ces Français de deuxième ou troisième génération, qui s’assument, forcent sur l’accent… Et pour une fois, le public était varié, des jeunes, des vieux, des lycéens, des familles avec des enfants assez jeunes. Tous très souriants à la sortie, cela change des sifflets et de l’atmosphère lourde qui ont suivi Hey girl de Castellucci. Si ce spectacle passe près de chez vous, allez y. Sinon, découvrez le spectacle sur le site du Centre chorégraphique national de La Rochelle ou encore leur tournée en Asie. Le seul regret, que ce spectacle fût en placement libre, une vraie pagaille pour la mise en place de cette salle de presque 1000 places, pleine. J’avais prévu le coup et était placée à peu près comme lors des séances où nous sommes placés…

Il ne me reste plus qu’un spectacle pour cette saison, Stéphane Guillon le 4 juin.

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SAL Bienvenue de Lili HR (6)

Voici la sixième étape du SAL Bienvenue proposé par Lili HR. Il s’agissait d’ajouter quelques derniers embellissements à plusieurs endroits. Pour la finition, j’hésite, je me fabriquerais bien une petite boîte à clefs pour mon entrée d’appartement, avec elle sur la porte… Affaire à suivre.

Toutes les étapes du SAL bienvenue de Lilli HR :

SAL de Laureline (4)

SAL bienvenue de Laureline, la quatrième étape Je poursuis le SAL bienvenue très printanier, avec des jolies poules, organisé par Laureline Broderie… J’ai surligné les nuages avec un fil gris clair. Pour surligné les poules et qu’elles se voient mieux, puisque le fil blanc cassé est très proche de la couleur de la toile écrue, j’hésite entre le même gris ou un beige ou un marron très pâle. Qu’en pensez-vous?

SAL bienvenue de Laureline, les quatre premières étapes Toutes les étapes de ce SAL :

Rural! Chronique d’une collision politique de Etienne Davodeau

Couverture de Rural de Davodeau pioche-en-bib.jpgJe poursuis mes lectures des BD d’Étienne Davodeau, et ai enfin trouvé à la médiathèque Rural, signalé dans le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible.

Le livre : Rural! Chronique d’une collision politique, de Étienne Davodeau (scénario et dessin), collection encrages, éditions Delcourt, 139 pages, 2001, ISBN 978-2840555834.

L’histoire : février 2000, dans la campagne angevine, près de Chanzeaux. Etienne Davodeau vient faire une enquête d’un an dans un GAEC, ici une exploitation agricole de trois associés convertis au bio, éleveurs de vaches. Il déboule à la ferme pour assister à une mise bas. Mais il est ici pour comprendre comment la future autoroute A 87 (Angers – La Roche-sur-Yon par Cholet) perturbe la vie de ce coin paisible, comment le trajet fait un crochet pour éviter certains vignobles plus prestigieux quitte à devoir détruire plus de terres, plus d’exploitations (plus petites), etc. Le remembrement qui s’ensuit va faire perdre au GAEC des terres converties au bio (celles qu’ils recevront en échange ne seront pas bio avant au moins deux ans), comment une famille va perdre la maison qu’ils ont restaurées pendant des années…

Mon avis : j’ai beaucoup aimé ce reportage, qui montre bien la vie rurale mais aussi le fonctionnement des travaux d’aménagement (ici autoroute, ailleurs LGV), le choix des fuseaux, de plus en plus proches du résultat final, les pressions diverses, les commissions d’enquête publique. Le passage sur les fouilles archéologiques préventives est très bien, du sondage à la fouille. La règlementation a changé depuis cette bande dessinée, l’Afan (association pour les fouilles archéologiques nationales) est devenu un établissement public, l’Inrap (Institut national de recherches d’archéologie préventive), mais le principe reste le même, un album à conseiller à tous les « aménageurs ». À lire pour mieux comprendre notre monde (enfin, la France) qui marche parfois à l’envers dans ces projets d’aménagement… [voir aussi la venue à Poitiers de l’auteur].

Pour rappel, je vous ai parlé de nombreux albums d’Étienne Davodeau, avant ou après celui-ci

de Kris et Davodeau

et de Davodeau et Joub

Logo du classement BD de Yaneck Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la
page BD
dans ma bibliothèque.

Des petites bêtes pour la biodiversité (2)

Logo de 2010, année de la biodiversité Pots de miel de un toit pour les abeilles 2010 est l’année mondiale de la biodiversité, je vous en ai déjà parlé et vous renvoie à cet article pour les liens sur les scarabées et les coccinelles. Hier, j’ai eu la bonne surprise de recevoir mes trois premiers pots de miel dans le cadre de mon parrainage de ruche avec Un toit pour les abeilles, à Fouras. PS voir ici pourquoi j’ai arrêté ce projet.

Cétoine dorée vue en mai 2010 Samedi, en allant au jardin, dans la rue de la Tranchée à Poitiers, en plein milieu des travaux, j’ai croisé une cétoine dorée (Cetonia aurata). J’avais mon carnet sur moi, les carreaux sont de 5 mm. Je l’ai emmenée jusqu’à une pelouse du parc de Blossac. C’est un scarabée commun ici, mais quand même, elle est mieux au parc que sur chantier de travaux publics…

Une coccinelle, en mai 2010 Arrivée au jardin, j’aperçois une coccinelle. La coquine refuse de rester immobile pour la photo et le comptage des points… Si je ne me suis pas trompée, c’est une Subcoccinella 24-punctata, toute petite et toute mignonne…

Pucerons jaunes sur feuilles de groseiller, en mai 2010 Mais elle a oublié son travail… J’ai repéré des feuilles de groseiller boursoufflées. Je les coupe, les retourne… Invasion de pucerons jaunes…

Pucerons jaunes sur feuilles de groseiller, en mai 2010, vus de près Voici de plus près… J’ai enlevé les feuilles les plus infestées, relâché la dame rouge et noire à proximité, si ça ne suffit pas, je ferai un traitement au purin d’ortie léger. Recette antipucerons : laisser macérer seulement 12h, filtrer, ne pas diluer, contrairement au purin classique qui macère plusieurs jours, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de bulles en surface… et que vous ne puissiez plus approcher du récipient à cause de l’odeur!

La finition de mes loups…

Concours loup 2010, premier loup finitionné en trousse Pour le concours loup organisé par Défi de toile, voici mes finitions. Pour le premier, j’ai choisi un tissu couleur jean et est fait une finition en trousse, en faisant revenir le tissu du derrière un peu par devant.

Concours loup 2010, le deuxième loup finitionné en bannière, le devant Pour le second, je l’ai transformé en bannière.

Concours loup 2010, le deuxième loup finitionné en bannière, le dos J’ai mis un tissu au dos, posé un biais gris d’abord en haut. J’ai glissé dans la fente une baguette de bois (fragment de brochette en bois) et un lien en queue de rat (le cordon, hein, pas d’ambiguïté, je ne suis pas allée trucider des rats musqués dans le Clain). Puis j’ai posé le reste du biais sur les bords de la bannière.

Concours loup 2010, le troisième loup finitionné en grande trousse, le devant Pour le troisième, de plus grande taille, j’ai aussi fait une grande trousse, qui pourrait servir à ranger des documents, il fait 40 cm de côté à peu près.

Concours loup 2010, le troisième loup finitionné en grande trousse, le dos Au dos, un tissu à rayures que j’ai déjà utilisé pour d’autres projets. Pour rappel, la première grille est de Battybat et les deux autres de Sacha and Co.

Tous les loups que j’ai réalisés

pour 2009

pour 2010

pour 2011

battybat_broderies_lire.jpg

Battybat (Cécile Dourlens), Brode
ries à lire
, Collection l’Atelier de Clémentine, éditions Tutti Frutti, 2009.

SAL papillon (1)

Papillon le Grand mars changeant, première étape de la broderie, le corps Voici la première étape du SAL papillon organisé par Milkinise / Anne-Lise, un SAL sur une grille de vrai papillon, le grand mars changeant, sur une grille de Clarélis. Au passage, une grande pensée pour elle, qui vit une terrible épreuve en ce moment (voir sur son blog).

J’ai plus ou moins respecté les couleurs (j’ai pris deux couleurs voisines pour deux d’entre elles, je n’avais pas le bon fil ni le temps de m’arrêter à la mercerie, mais il faudra que j’y passe pour deux bleus qui me manquent). La suite très bientôt…et les antennes que ne n’ai pas brodées (la cheffe l’a tout de suite vu quand je lui ai envoyé la photo), mais j’hésite sur la couleur… 869 ou noir et le bout en petites croix ou en perles? Cela va dépendre de mon choix de finition, pas encore décidé…

Toutes les étapes de ce SAL :

PS: Clarélis nous a quitté le 22 juillet 2013…

Chez les fous d’Albert Londres

Couverture de Chez les fous de Albert Londres au serpent à plumes Dans le cadre du défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie, la relecture d’un Albert Londres s’imposait. J’avais acheté et dévoré tous les titres parus dans la collection Motifs du serpent à plumes, et vous recommande particulièrement, si vous ne les avez jamais lu, Au bagne, Les Forçats de la route ou Tour de France, tour de souffrance, Pêcheurs de perles, Terre d’ébène et Dans la Russie des Soviets

Le livre : Chez les fous, d’Albert Londres, collection Motifs, éditions du serpent à plumes, 173 pages, 1995, ISBN 978-2-84261-033-4 (première édition chez Albin Michel en 1925).

L’histoire : en 1925, Albert Londres décide de partir en guerre contre le scandale des asiles psychiatriques en France. Il tente d’abord d’obtenir une autorisation officielle, refusée. Il essaye alors de se faire passer pour fou, mais le médecin de garde le connaît et refuse de l’admettre dans son service. Il finit par pouvoir visiter plusieurs asiles, publics ou privés. En une série de douze chapitres (douze articles), il dénonce les mauvais traitements (malades mis à l’isolement, tabassés), le manque de moyens et de nourriture, montre un établissement plus innovant, où les malades ne sont pas brutalisés (mais l’un d’eux a assassiné le précédent directeur), etc. Il ouvre aussi le débat sur la privation de liberté au bon vouloir des médecins, la question des personnes guéries qui ne sont pas libérées et vice versa (des fous criminels remis dans la société et qui récidivent).

Mon avis : à lire absolument, même si la psychiatrie a beaucoup évolué depuis, et cette série d’articles y a beaucoup participé en faisant grand bruit à son époque. Tiens, je l’enverrais bien à un certain agité qui, vus les critères de l’époque, aurait certainement fini enfermé! Et aussi comme base de réflexion sur le taux anormalement élevé de malades psychiques graves dans les prisons françaises (10% d’après un rapport de la semaine dernière).

Logo du défi J'aime les classiques Je l’ai lu dans le cadre du défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie. Je ne sais pas encore ce que je lirai le mois prochain…