Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

La montagne de Jean-Noël Pancrazi

Couverture de La montagne de Jean-Noël Pancrazi Bienvenue en arabe

pioche-en-bib.jpgLe défi sur le monde arabe organisé par Schlabaya est en principe terminé, mais j’ai encore quelques livres en stock, alors, je poursuis un peu sur ce thème (en alternance avec d’autres livres). J’ai trouvé ce livre parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : La montagne de Jean-Noël Pancrazi, collection Blanche, éditions Gallimard, 2012, 91 pages, ISBN 978-2070137145.

L’histoire : à Bordj Bou Arréridj, en Algérie, en juin… l’année n’est pas précisée, pendant la guerre d’Algérie [1957, si le récit est strictement autobiographique]. Le narrateur a huit ans, joue avec ses camarades dans la cour d’une minoterie où son père travaille. Le chauffeur de l’entreprise propose d’emmener les enfants faire un tour dans la montagne, le narrateur reste, les six autres ne reviendront pas… ils ont été égorgés, la vie du gamin bascule, entre horreur et retour en métropole, sans son père, qui décide de rester sur place…

Mon avis : un récit court et poignant. Le massacre, bien sûr, mais aussi le paysage à couper le souffle, l’exil des autres familles puis de lui-même avec sa mère, le père qui continue à faire vivre la minoterie avant de devoir à son tour partir après l’indépendance… Une journée qui a modifié le cours de sa vie…

Mon voyage à Nantes (1)

Le voyage à Nantes 2012, 01, le van Je rentre d’un long week-end (vendredi, samedi et dimanche) consacré au VAN… Voyage à Nantes… Accueil près du château par le fameux van de l’affiche… Et dimanche, j’ai fait la connaissance de Mamazerty. Une belle promenade, beaucoup de marche à pied… plus de 80.000 pas sur trois jours d’après le podomètre, soit environ 54 km à mon pas… Et pourtant, j’ai aussi pris le tram. J’ai réussi à tout voir, sauf les œuvres de nuit : vendredi soir, il pleuvait, samedi soir, j’étais KO, réchauffée par la douche, j’ai eu la flemme de ressortir avec la bise et encore des giboulées… [PS : je suis retournée à Nantes en octobre 2012 et ai pu voir les nuages et le soleil]

Le voyage à Nantes 2012, 02, le fil rose Impossible de se perdre, il suffit de suivre le fil rose au sol… (pour les Poitevins, il doit vous rappeler les fils de visite jaune, bleu et rouge, à moitié effacés et interrompus par les travaux, avec toujours des touristes qui tentent de les suivre…). Sur ce fil nantais, on croise des touristes, mais aussi des Nantais qui découvrent autrement leur ville, je vous ferai faire la promenade en quelques étapes…

Le voyage à Nantes 2012, 09, deux messages hostiles sur le fil Certains ne sont cependant pas convaincus, si l’on en juge par ces messages au sol sur le fil dans l’île de Nantes : « le voyage à Nantes c’est l’arnaque » et « Ne pas jeter de cacahuètes aux habitants »…

Le voyage à Nantes 2012, 10, un message humoristique au jardin des plantes … D’autres prennent certaines œuvres avec humour, comme ici au jardin des plantes (« Ceci n’est pas une œuvre d’estuaire »), où certaines œuvres en effet interrogent sur la notion d’art… j’y reviendrai aussi.

Le voyage à Nantes 2012, 03, les fanions Certaines rues ont été recouvertes de fanions : Drapopo et Fanion-nion par Quentin Faucompré et Olivier Texier (voir leur signification par ce lien direct chez Mamazerty)…

Le voyage à Nantes 2012, 05, coin pique-nique … des tables et du mobilier urbain, avec hamacs etc., réalisations des architectes trois architectes, Frédéric Péchereau, Thomas Cantin et Wilfrid Lelou, ont envahi plusieurs lieux de la ville, mais avec le mauvais temps, celles-ci (ici sur l’île de Nantes) n’avaient pas beaucoup de succès ce week-end… [voir d’autres vues chez Mamazerty par ce lien direct].

Le voyage à Nantes 2012, 06, point légumes près du lieu unique … ainsi que des coins potagers et vergers, ici près de l’ancienne usine Lu transformée depuis un moment en scène nationale, le Lieu Unique…Voir d’autres photos de ces potagers lors de leur mise en place chez Mamazerty par ce lien direct].

Le voyage à Nantes 2012, 04, l'éléphant Sur l’île de Nantes, vous êtes toujours accueillis par l’éléphant des machines de l’île, en attendant leur nouveau carrousel qui sera inauguré le 14 juillet… mais il y a plein d’autres choses à voir… côté art mais aussi architecture contemporaine…

Le voyage à Nantes 2012, 07, la centrale de Cordemais depuis le bateau Samedi (7 juillet 2012), j’avais réservé la croisière Nantes-Saint-Nazaire (que j’avais déjà faite en 2007, je n’avais pas participé à Estuaire 2009)… Si la première moitié du trajet s’est faite presque à sec, nous avons essuyé à mi chemin un gros grain, et arrivés à Cordemais, la centrale thermique et l’œuvre à côté étaient à peine visibles…

Le voyage à Nantes 2012, 08, l'arrivée à Saint-Nazaire Arrivée à Saint-Nazaire presque avec une éclaircie , un peu de roulis à l’entrée… et en route pour visiter les œuvres exposées dans la ville, avant un retour en train à Nantes…

En tout cas, si vous habitez à Nantes ou passez à proximité avant le 15 août, n’hésitez pas à faire le détour… et certaines œuvres sont pérennes : il y en a encore de 2007, il faut que j’exhume mes anciennes photos pour les comparer à celles prises ce week-end.

Mon voyage à Nantes en 2012:

– un premier aperçu,

– croisière de Nantes à Saint-Nazaire : le début et la fin du trajet

– à Saint-Nazaire

– ça grimpe : trois plates-formes et le mont Gerbier de Jonc

– au jardin des plantes : avec des plantes et des œuvres contemporaines

– sur l’île de Nantes : à l’ouest et au centre

– en ville : le début et la suite du parcours, de l’art dans la rue

– le mémorial de l’esclavage

Et le site officiel du Voyage à Nantes fait un récapitulatif des blogs qui en parlent, voir cette page.

Exposition Toulouse – Niel, brut de fouilles

Affiche de l'exposition Toulouse - Niel. Brut de fouilles

Lors de mon dernier séjour à Toulouse, au mois de mai 2012, j’ai pu assister à l’exposition Toulouse – Niel, qui s’inscrit dans une sorte de collection du musée Saint-Raymond, Brut de fouilles, retour sur des fouilles récentes. Je vous ai déjà parlé de ce musée (les gargouilles de la façade antérieure, le musée, les gargouilles de la façade postérieure ; les culots sculptés de la façade antérieure et ceux de la façade postérieure ; des vues anciennes), voici donc la présentation de cette exposition qui se poursuit jusqu’au 11 novembre 2012.

Pour les informations pratiques, voir le site du musée (et n’hésitez pas à télécharger le dossier de presse en bas de leur page, il y a beaucoup de photographie et les textes de la plupart des panneaux de l’exposition).

L’exposition rend compte de la fouille menée d’octobre 2009 à juillet 2011 sur l’ancienne caserne Niel, transformée en ZAC. Il s’agit d’une vaste fouille archéologique préventive, menée sur plus de 20.000 m² et dont l’étude « post-fouilles » (l’étude menée à l’issue de la fouille et qui aboutit à la remise d’un gros rapport final de synthèse) n’est pas achevée… L’opération a été menée par l’opérateur franco-suisse Archéodunum, associé à la société locale Hadès. Ce site a notamment révélé un site majeur lié aux origines gauloises (au IIe siècle avant notre ère) de Toulouse, sur l’une des terrasses de la Garonne, avec des dizaines de mètres-cubes (plus de 90 tonnes) d’amphores… Mais au-delà de cette découverte « volumineuse », le chantier a aussi permis de trouver des traces d’occupation plus anciennes (néolithiques, nécropole à incinération de la transition entre l’âge du Bronze et de l’âge du Fer, vers 950 à 750 avant notre ère) et plus récentes (nécropole romaine).

L’exposition présente à la fois les techniques de fouille et une grande sélection d’objets trouvés… L’éclairage de certaines vitrines nécessitait une petite reprise lors de l’inauguration, mais je suppose que cela a été corrigé…

Pour aller plus loin : voir le catalogue de l’exposition (Magazine Archéothéma, 7 €).

Un marque-page tout simple

Un marque-page aux oiseaux Pour accompagner mon envoi du N de Kutzenhausen, j’ai rapidement brodé un marque-page avec un motif extrait d’une grille de potiches parue dans Mains et merveilles n° 91 (juillet-août 2012), un modèle de Annie Poïgali pour Laureline Broderie.

Les étapes de la broderie des oriflammes de Kutzenhausen :

Le U: début, à mi course, terminé

Le N: début, à mi-course, terminé

La mort verte de Laurent Cornut

Couverture de La mort verte de Laurent Cornut

pioche-en-bib.jpgUn livre trouvé à la médiathèque dans une sélection de nouvelles acquisitions…

Le livre : La mort verte de Laurent Cornut, collection Polar, éditions le Manuscrit, 2011, 233 pages, ISBN 978-2-304-03592-6.

L’histoire : de nos jours en Bretagne. Yves-Marie est allé au bout de la déchéance dans son alcoolisme, allant jusqu’à gifler sa femme (une seule fois, elle l’a quitté). Abandonné de ses enfants, il a eu finalement une greffe du foie, s’est guéri de l’alcool, et est tombé amoureux d’une infirmière, Sylvie. Il fait le tour de la Bretagne pour prévenir l’alcoolisme, mais aussi pour acheter de vieux livre. A la foire aux livres de Noirmoutier, il a acheté un livre qui va changer sa vie. L’auteur, Ronan Arvorig, y parle d’événements mystérieux qui se passent à deux pas de chez lui, près du lac de Kerloc’h (sur la presqu’île de Crozon), où il soupçonne un centre de stockage des algues vertes de ne pas être très net. Et voici qu’une marcheuse qui faisait en groupe un tour à pied de la Bretagne disparaît près du lac, puis l’auteur du livre se serait suicidé, son frère disparaît… Que se passe-t-il?

Mon avis : ce livre pose une question éthique importante, jusqu’où peut aller la recherche médicale pour avancer? Et surtout, franchit toutes les barrières de l’éthique, puisqu’ici, un groupe d’hommes se permet de tuer pour protéger sa recherche, et même pour l’alimenter (au sens propre…). A priori impossible dans nos pays occidentaux, même si certains jouent aux apprentis sorciers, cf. les organismes génétiquement modifiés ou OGM, la manipulation génique étant ici encore pire (quoique, rendre les plantes résistantes aux herbicides pour en déverser encore plus ne soit pas sans risque pour la santé, la nôtre et celle du biotope en général, voir ce précédent article).

Bon, sinon, pour le livre, ce n’est pas l’un de mes coups de cœur de l’année… Il se lit facilement, rapidement, mais sans plus. Et une sorte de malaise, sans doute parce que la recherche, aussi monstrueuse soit-elle, passe ici avant les questions d’éthique.

N’oublions pas que les thérapies géniques ont engendré quelques morts… les premiers « bébés bulles » traités ont pu sortir de leur bulle… mais le gène inséré a en quelque sorte appuyé sur un gène « non-stop » et provoqué un cancer très agressif chez plusieurs de ces enfants (certains sont morts, la plupart des médias ont oublié d’en parler, les essais ont été arrêtés en France et aux États-Unis). Jouer aux apprentis sorciers en introduisant des gènes dans le génome d’autres espèces n’est pas sans risque, bien au contraire…

Une miniature bleue…

Une miniature marine bleue J’ai hésité à broder un autre modèle, que réalise aussi en ce moment Capucine O, mais en ai finalement choisi un autre (mais je reviendrai peut-être aussi la miniature sur le thème de la plage sur le thème de la plage) dans le livre Miniatures au point de croix de Françoise Prax… J’ai choisi une chute de fil bleu et une toile aïda écrue, du coup, comme ce n’est pas du un fil sur un fil, elle mesure une dizaine de centimètres de long… A suivre avec la finition…

Couevrture de miniatures au point de croix de Françoise Prax

Dans le même livre, j’ai aussi brodé:

Jeanne d’Arc par Real del Sarte à Poitiers

Poitiers, Jeanne d'Arc de real del Sarte, plaque avant et après sablage

Je vous ai montré en janvier 2011 (voir à la suite de cet article) le monument réalisé en 1929 par Maxime Real del Sarte pour les 500 ans du passage de Jeanne-d’Arc à Poitiers. Le monument se compose d’une Jeanne-d’Arc dressée sur un haut socle sur lequel est apposée une plaque en bronze du même auteur, et qui avait sur les côtés deux autres plaques de dédicaces disparues depuis 1994, voir dans les commentaires de cet article et le relevé du texte dans la base Monumen. Fin 2011, elle a subi un nettoyage violent… qui se repatinait déjà en février 2012… Et pour mémoire, cette plaque de bronze avant (en 2010) et après traitement (photo du 22 février 2012)… Voir plus de détails dans l’article sur le décapage du monument aux morts de 1870. La société Tollis qui est intervenue pour restaurer le monument de 1870 est également intervenue sur cette plaque…

Poitiers, restauration de la plaque de Jeanne-d'Arc, 1, en cours … qui a bien failli disparaître! Alors qu’elle était en cours de restauration (ici une des phases du traitement), elle avait pris une couleur cuivrée… et des voleurs de métaux ont dû croire qu’elle était en cuivre et non en bronze! Une patrouille de police l’a retrouvée au sol et déposée dans la nuit à la mairie… Frayeur des restaurateurs qui l’ont crue volée le lendemain matin, dépôt de plainte au commissariat… avant qu’un autre service de la mairie ne la « retrouve » à la mairie… La plainte pour tentative de vol est toujours en cours d’instruction…

Poitiers, restauration de la plaque de Jeanne-d'Arc, 2, la plaque restaurée La restauration de la plaque a pu être achevée, et la plaque remise en place.

Poitiers, restauration de la plaque de Jeanne-d'Arc, 3, le monument complet Le choix d’un vert foncé peut se justifier pour le monument aux morts, et peut-être aussi ici d’un certain point de vue, plus proche de la couleur d’origine que le vert d’oxydation qu’elle avait pris, mais comme la statue en pied de Jeanne-d’Arc n’a pas été restaurée, il y a un gros décalage entre les deux éléments du monument…

Article publié le 9 janvier 2011 (légèrement complété après recherche sommaire dans des bases de données)

Poitiers, Jeanne-d-Arc de Real del Sarte, 01, de loin

Née le 6 janvier 1412 à Domrémy, Jeanne d’Arc arrive à Chinon le 6 mars 1429 où elle a une entrevue avec Charles VII de France. Elle est envoyée à Poitiers pour passer devant une commission de théologiens de Paris (réfugiés à Paris dans cette période difficile de la guerre de Cent Ans) qui l’interrogent à plusieurs reprises et chargent des matrones de s’assurer de sa virginité ; elle prend ensuite la tête de l’armée et marche à partir de 15 avril sur Orléans, qu’elle atteint le 29 avril, et réussit à contraindre les Anglais à lever le siège de la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429.

Poitiers, Jeanne-d-Arc de Real del Sarte, 02, le pas de Jeanne À Poitiers, la légende veut que l’examen ait eu lieu dans ce square des Cordeliers, à l’arrière du palais des ducs d’Aquitaine, comtes de Poitou (la Tour Maubergeon, depuis palais de justice), square dont je vous ai déjà parlé pour le rempart romain. Ce caillou en serait le témoin…

Poitiers, Jeanne-d-Arc de Real del Sarte, 03, de plus près Bon, si vous voulez trouver l’histoire de Jeanne d’Arc, vous n’aurez guerre de difficulté. Je vous rappelle juste qu’elle a été béatifiée en 1909 et canonisée en 1920, et que la semaine du 29 avril au 7 mai donnait lieu à de grandes fêtes johanniques dans toute la France et particulièrement à Poitiers (je vous montrerai un jour des cartes postales des années 1920). Lors de la fête du 2 juin 1929, ce ne fut pas la statue mais une simple « maquette de la future statue en bronze » qui a été dévoilée (voir références dans la presse locale en fin d’article), en présence de François Poncet, sous-secrétaire d’État aux Beaux-Arts. Elle fut accompagnée d’un concours de décoration des rues…Il s’agit sans doute de la maquette en bronze de 115 cm de haut réalisée en 1929 (aujourd’hui au musée Sainte-Croix à Poitiers) plutôt que du modèle en plâtre, réalisé en 1928 et qui ne mesure que 50 cm de haut…(conservé dans le même musée). La maquette en plâtre de la plaque se trouve aussi dans ce musée.

Je n’ai pas eu le temps de chercher la date réelle de la mise en place du bronze dans sa taille actuelle, en tout cas, pas dans les mois qui ont suivi… Il semble y avoir eu un problème de financement (une troisième souscription est lancée en juin 1929…). La maquette de 115 cm ayant été donnée au musée en 1931 par le comité d’érection, il faut peut-être pousser la recherche jusqu’à cette année là… à raison de 60 à 70 vues numérisées par mois pour l’avenir de la Vienne, ça en fait des pages à feuilleter… je compléterai si je tombe dessus un jour (ou si quelqu’un le trouve avant moi et me le signale).

Poitiers, Jeanne-d'Arc de Real del Sarte, 04, signature sur le reliefJe vous montre aujourd’hui l’œuvre commandée en 1929 au sculpteur ultra-catholique et royaliste Maxime Real del Sarte, dont je vous ai déjà parlé pour les monuments aux morts de Sommières-du-Clain et de Briey (Meurthe-et-Moselle), qui portent aussi une représentation de Jeanne d’Arc. Le monument est composé d’un haut socle avec un bas-relief en bronze surmonté d’une statue en bronze de Jeanne-d’Arc représentée debout. La signature est portée à la fois sur le bas-relief (sous les pieds de Jeanne-d’Arc)…

Poitiers, Jeanne-d-Arc de Real del Sarte, 05, signature sur la statue … et sur la base de la statue. Les maquettes en plâtre de la statue et du bas-reliefs sont conservées au musée Sainte-Croix à Poitiers.

Poitiers, Jeanne-d-Arc de Real del Sarte, 06, le bas-relief en bronze Allez, on s’approche… Il y a toujours des dingues catholiques ou des étudiants avinés qui viennent la fleurir (en ce moment, il y a un collier rouge autour du cou de la statue). Dans un décor qui évoque une église (mais pourquoi pas non plus une partie de la tour Maubergeon), sous un arc brisé reposant sur des chapiteaux, huit personnages assis (les théologiens) écoutent Jeanne-d’Arc qui, debout face à eux, s’explique à grands gestes, bras droit levé, légèrement sur la pointe des pieds (ou en tout cas, talons décollés du sol).

Poitiers, Jeanne-d-Arc de Real del Sarte, 07, détail des théologiens et de Jeanne-d'Arc (relief) Voici encore plus près… Parmi les théologiens, vous repérez au moins un franciscain (reconnaissable à la cordelette) et au moins un moine encapuchonné. Les noms de ces théologiens est donné dans diverses chroniques, Real del Sarte donne juste l’idée qu’ils représentent diverses branches de l’église.

Poitiers, Jeanne-d-Arc de Real del Sarte, 08, la statue en pied La statue est beaucoup plus conventionnelle. Sa maquette a été présentée au salon des artistes français de 1930 sous le nom titre L’ange de la paix.

Poitiers, Jeanne-d-Arc de Real del Sarte, 09, détail de la statue de Jeanne-d'Arc Jeanne-d’Arc, debout, en armure sous sa robe, porte l’épée au côté gauche, un drapeau dans la main gauche et brandit un rameau de la main droite… Cette statue et le bas-relief sont un condensé de réinterprétation, de mystification, de préjugés sur les vêtements et sur la position de Jeanne-d’Arc. Une autre représentation classique de Jeanne-d’Arc est un groupe sculpté à cheval… C’est ce qui a été choisi pour la statue équestre de Jeanne d’Arc par Antonin Mercié à Toulouse par exemple, mais il y a beaucoup d’autres exemples (j’en ai quelques-uns en stock, si le sujet vous intéresse…, dont le médaillon en bronze (1929) de Georges Henri Prud’homme rue de la cathédrale à Poitiers).

Poitiers, carte postale ancienne, square des Cordeliers, Jeanne d'Arc et tour MaubergeonAh, si, encore une chose, la statue a été déplacée, en 1929, elle se tenait au milieu du square, ainsi qu’on peut le voir sur cette carte postale ancienne.

Dans L’Avenir de la Vienne:

juin 1929 : 4 juin (vue 8), les 500 ans du séjour de Jeanne d’Arc à Poitiers ; 27 juin (vue 60), liste de souscripteurs

juillet 1929 : 28 juillet (vue 58), résultat du concours de façades à l’occasion de la fête du 2 juin

Chaumont-sur-Loire 2012 (4), suspensions…

Cette année, je suis allée visiter le festival des jardins (sur le thème Jardins des délices, jardins des délires, voir le site du domaine de Chaumont-sur-Loire) le 15 juin 2012 avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise. Comme d’habitude, nous y sommes allées en train, arrêt en gare d’Onzain puis traversée de la Loire à pied (par le pont!)… Pas de grand soleil, mais pas de pluie non plus… Vous retrouverez les liens vers les articles de cette année avec ceux des années précédentes, sur cette page.

Je vous présente aujourd’hui trois jardins qui ont choisi, entre autres, de suspendre des objets…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 13, 1, vue générale

Je commence avec le jardin n° 13, Cordon bleu / Le Jardin d’Alain Passard et du jury. Il me semble que c’est la première fois que le jury s’attribue l’un des jardins…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 13, 2, légumes au centre Au centre d’une grande structure rouge, comme une gigantesque assiette, sont installés des légumes (essentiellement)… La récolte ne sera pas facile, .

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 13, 3, deux vues avec des objets suspendus Sur les cordes bleues sont accrochés des tas d’ustensiles de cuisine…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 13, 4, banc et arbre recouvert Pour se reposer, un tronc d’arbre avec juste un espace dégagé à la tronçonneuse pour poser tranquillement ses fesses. Il est à l’ombre d’un arbre entouré de tissus, qui rappelle, couleur exceptée, Colorès, dans le vallon des brumes, qui avait évolué en 2011, qui n’est plus accessible au public mais s’aperçoit quand même au fond du vallon, ou bien les créations des femmes de la fontaine à Arbois montrées l’autre jour par Marlie.

[PS: et pour cause… Colorès et ce jardin ont des aires de parenté… car ils ont la même auteure, Béatrice Saurel, qui m’a envoyé un gentil message! Voici l’équipe complète pour ce jardin : Conception Béatrice Saurel avec Soazig Default et Michel Racine et la participation de François Barré, Chantal Colleu-Dumond, Christian Bourlanges, Alain Cosson, Caroline de Sade, Ariane Delilez, Alex Denman, Hélène et Patrice Fustier, Jean-Bernard Guillot, Guillaume Henrion, Jean-Pierre Le Dantec et Dominique Masson].

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 9, 1, vue depuis l'entrée Poursuivons avec le jardin n° 9, Locus genii : le génie est partout, conçu par GIGA-G (Genius Inspired Garden Admirers-Group), composé de Cristina Mazzucchelli, Alice Strada, Alberto Callari, Eugenia Garavaglia, Sandro Degni et Alessandro Muzzi. On entre dans le jardin d’Aladin…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 9, 2, deux vues avec la claustra Le visiteur est invité à faire le tour de la claustra, il découvre alors un coin repos sympa… mais assez peu de plantes, elles sont au pied de la claustra et sur les côtés…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 9, 3, Aladin es-tu là

Des pampilles suspendues dans un arbre, des voiles percés qui invitent à regarder au-delà de ce deuxième écran… et à découvrir les bacs dans lesquels sont plantées des lampes qui ressemble presque à certains nids d’insectes ou d’oiseaux… (en fait, ils sont en résine)…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 9, 4, lettres découpées Le génie est partout… aucun doute, c’est bien le message qui s’échappe des lampes…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 6, 1 vue générale Je termine pour aujourd’hui avec le jardin 6, Le jardin bijou, conçu par Loulou de La Falaise, créatrice de bijoux (que vous pouvez par exemple voir ici, avec le concours de Paul-Antoine Penneau, paysagiste. On entre dans un jardin organisé en rond autour d’une fontaine, avec de sièges en osier vivant (très à la mode l’année dernière, beaucoup moins présents cette année)… En le voyant, je me suis dit qu’il ressemblait beaucoup au jardin de l’année dernière, au moins avec le remploi de la fontaine…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 6, 2, deux vues En fait, c’est bien le même jardin qu’en 2011, à revoir ici, il a juste évolué avec quelques fleurs différentes…

 

Chaumont-sur-Loire, festival d<br />
es jardins 2012, jardin 6, 3, avec la fontaine Le voici sous un autre angle…

Pour retrouver les articles de 2012 / Jardins des délices, jardins des délires

  • La Loire haute en 2012 comparée aux années précédentes
  • le jardin n° 1, Coulisses d’un festin, conçu par Etienne Rivière, Aline Gayou, Mathilde Coineau, Marion Delage, Pauline Bertin et Laura Yoro
  • le jardin n° 2, Le jardin bleu d’Absolem, conçu par Jérôme et Christian Houadec
  • le jardin n° 3, Lèche-vitrine, conçu par Benjamin Jardel et Nicolas Epaillard et Yohimbé
  • le jardin n° 4, Le potager, conçu par le bureau d’études de Gally
  • le jardin n° 4bis, Liberté, Egalité, Fraternité, conçu par Sim Flemons et John Warland
  • le jardin n° 5, Un jardin psyché-délice, conçu par Christophe Baerwanger, Léa Dufour, Richard Mariotte, Sara Moreau et Charles Clément
  • le jardin n° 6, Le jardin bijou, conçu par Loulou de La Falaise
  • le jardin n° 7, Le jardin de la Belle au Bois Dormant, créé par Niels De Bruin et Nevena Krilic
  • le jardin n° 8, d’un mode à l’autre, conçu par Dominik Scheuch et Edina Massàny, de l’agence Yewo landscape.
  • le jardin n° 9, Locus genii : le génie est partout, conçu par GIGA-G (Genius Inspired Garden Admirers-Group)
  • le jardin n° 10, Toi et moi, une rencontre, conçu par Nicolas Degennes
  • le jardin n° 11, En pâtisserie, tout est permis, conçu par Simon Tremblais et Matthieu Gabillard et leurs professeurs
  • le jardin n° 12, Delirium tremens, conçu par Marine Vigier, Émilie Delerue, Marie-Laure Hanne, Jérôme Jolyet Frédéric Delcayrou
  • le jardin n° 13, Cordon bleu / Le Jardin d’Alain Passard et du jury
  • le jardin n° 14, Orange mécanique, conçu par Rudy Toulotte et Carola Iglesias Garcia De Sola, de l’AtelierDT
  • le jardin n° 15, Paradis terrestre / Mag mell, conçu par Rita Higgins et Peter Little
  • le jardin n° 16, Le jardin des renards rouges, conçu par Katya Crawford, Susan Frye et Veree Parker Simons
  • le jardin n° 17, émeraude , conçu par Dauphins architecture
  • le jardin n° 18, sens dessus dessous, conçu par Adrien Defosse, Damien Roidot et François Bosset
  • le jardin n° 19, Jardin des délires délicieux, conçu par Guillaume Vigan et Alexandre Granger
  • le jardin n° 19bis, En vert, créé par la superstructure, un collectif de créateurs
  • le jardin n° 20, Le délire des sens, conçu par l’école supérieure d’environnement de Nürtingen-Geislingen, en Allemagne
  • le jardin n° 21, Le calendrier des sept lunes, conçu par l’agence RCP
  • le jardin n° 22, Les chrysadélires, conçu par Laurent Fayolle et Noël Pinsard
  • le jardin n° 23, Fruit de l’imagination, conçu par l’institut national d’horticulture
  • le jardin n° 24, le jardin de la bière, conçu par Joost Emmerik
  • le jardin de sorgho, une création de Michel Blazy
  • Dans le parc : oeuvres de Giuseppe Penone (et de nouvelles photos des celles de Rainer Gross, Tadashi Kawamata et Erik Samakh), d’autres artistes (François Méchain, Bob Verschueren, Alex MacLean, Patrick Douherty)
  • Les Prés du Goualoup et les oeuvres de Pablo Reinoso

Capucine O en mai/juin

Capucine en mai-juin 2012, 1, cartes à publicité

J’ai à nouveau été gâtée tout au long des mois de mai et juin par Capucine O, attention, elle a ouvert un second blog, l’espace du premier étant trop plein, avec plein de nouvelles cartes à publicité… je vous laisse les découvrir au fil des envois reçus, certaines sont toujours très inventives et créatives…

Capucine en mai-juin 2012, 2, cartes à publicité

Capucine en mai-juin 2012, 3, cartes à publicité

Capucine en mai-juin 2012, 4, cartes à publicité

Capucine en mai-juin 2012, 5, cartes à publicité

Capucine en mai-juin 2012, 6, cartes à publicité

Capucine en mai-juin 2012, 7, cartes à publicité

Une tour Eiffel brodée (1) : le bas

Une tour Eiffel brodée, 1, le bas J’avais repéré il y a un moment le modèle de tour Eiffel de Isabelle Leloup, dans Accessoires, vêtements et autres bricoles pour les tout-petits au point de croix (Marabout, 2010). Je ne sais pas quelle en sera la finition, mais je me suis lancée dans la broderie avec le bas de la tour et les chiffres… en attendant la suite avec le haut de la tour, puis le début et la fin de l’alphabet…

Et pour répondre à Dalinele, oui, j’ai déjà brodé des tours Eiffel, mais beaucoup plus petites, aucune pour moi… elles ont toutes rejoint des amies :

– une carte tour Eiffel adaptée du modèle pour un meuble

– une tour stylisée terminée en trousse

– deux petites tours Eiffel brodées finies en ATC

– deux marque-pages tour Eiffel, accompagnés chacun d’une ATC en collage, à voir ici et .