Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Le projet surprise révélé…

Enveloppe brodée surprise pour Marlie, avant assemblage Et voilà, les comploteuses ont remis à Marlie la surprise que nous lui avions concoctée, une bannière brodée spécialement pour elle (je vous montrerai bientôt ma participation) et plein d’enveloppes brodées… Voici l’ensemble des broderies que je vous ai déjà montrées, tortue Maori, un escargot avec une frise et deux oiseaux sur une branche.

Enveloppe brodée surprise pour Marlie, après assemblage Pour la doublure, j’ai choisi un tissu jaune déjà abondamment utilisé…

Les enveloppes secrètes Et voici l’ensemble des enveloppes, merci à Hélène pour la photographie!

Des carrés gris au tricot (5) : un point fantaisie…

Un nouveau carré au tricot pour Brigitbrod, au point de fantaisie Il y a quelques mois, Brigitte (Brigitbrode) a lancé un appel pour réaliser un bai jia bei non pas en couture, comme il est de coutume, mais au tricot, il lui faut 30 carrés de 20 cm de côté, au tricot, avec une laine grise. Sa petite-fille est née, et il manque quelques carrés… Je vais lui en envoyer deux supplémentaires (revoir l’ancre, la carte à jouer, le carré à trois bandes, le damier). Cette fois, après les petits carreaux, j’ai choisi d’adapter un point prévu pour du Jacquard dans le dernier hors série spécial fêtes 2012 de modes et travaux (dans lequel j’ai aussi trouvé les modèles des mitaines grises et des mitaines vertes, puis un chat rigolo au tricot.)…

Les deux derniers carrés au tricot pour Brigitbrod Et voici les deux carrés qui ont rejoint les autres… les bords roulent un peu, mais ce sont bien des carrés!

Tout passe, de Bernard Comment

Couverture de Tout passe, de Bernard Comment

pioche-en-bib.jpgUn livre trouvé parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque. Il a reçu l’année dernière (2011) le prix Goncourt de la nouvelle.

Le livre : Tout passe de Bernard Comment, éditions Christian Bourgois, 2011, 140 pages, ISBN 978-2267021677.

L’histoire : un recueil de neuf nouvelles de dix à vingt pages chacune. Toutes sont assez intemporelles (mais souvent placées de nos jours) et pas toujours dans un lieu bien défini. Dans Flottement, une vieille dame au bord de la piscine revit sa vie ; un fils assiste à Paris à l’enterrement de son père qu’il n’a pas connu ; sur les bords du Tage un entraîneur de foot erre au zoo (Hors-jeu) ; la vie ordinaire d’un couple dont la femme Fugue à la recherche de ses souvenirs ; un veuf décide de ne rien laisser à ses enfants ; un homme attend une Annonce (une confirmation plutôt) de diagnostic ; un homme vit en mer sur un cargo échoué, rejoint par Louise ; un écrivain attend les corrections de son éditeur ; dans une bibliothèque numérique ; un lecteur attend la fin de la panne électrique en racontant sa bibliothèque (papier) à sa voisine.

Mon avis : le personnage principal de chaque nouvelle semble avoir une question existentielle, que restera-t-il de lui après sa mort? Des petites tranches de vie décrites dans une styles assez neutre, qui manque parfois d’entrain, je trouve. Une ambiance globale assez déprimante, parfois un goût d’inachevé pour certains récits. Des nouvelles à picorer au fil de courts moments: quelques minutes d’attente ou dans les transports en commun suffisent pour en lire une. Et en les lisant séparément, il y aura peut-être moins cette impression de déprime générale…

De retour de Moncoutant 2012…

Moncoutant 2012, 1, vue du salon

Grande foule samedi dernier dans la salle des sports de Moncoutant pour le salon de Moncoutant/création autour des fils. J’y suis allée avec une amie sans blog et son mari (oui, il y a quelques messieurs dans les rangs du salon…), et y ai rencontré Dalinele et Pierrette / Le Terrier de Marmotte. J’ai été raisonnable dans mes achats, il me reste des choses à réaliser de précédents salons…

Moncoutant 2012, 2, achats chez Marie-Thérèse Saint-Aubin J’ai commencé mon périple chez Marie-Thérèse Saint-Aubin/MTSA (vous vous souvenez peut-être de sa grille de Nans-sous-Sainte-Anne que j’ai brodée, plus anciennement, j’ai réalisé des coccinelles finitionnées en pochette tirées de Petits animaux au point de croix) Elle était il y a peu à Kutzenhausen, elle a partagé avec chacune alors la photographie des nouvelles bannières, pour lesquelles j’ai réalisé un U et un N. Je lui ai acheté une grille éléphant, le livre sur les Poissons, coquillages et crustacés que je n’avais pas et celui sur les voyages au point de croix.

Moncoutant 2012, 3, dédicaces de Marie-Thérèse Saint-Aubin Très gentiment et malgré la foule, elle m’a dédicacé les trois avec des petits mots en lien avec le livre ou l’ouvrage…

Moncoutant 2012, 4, livres chez Boldoni Pour rester dans les livres, j’ai fait une halte chez Bodoni (la librairie). Pas facile d’atteindre le stand, j’en suis repartie avec deux pépites, Créez vos contes en tissus de Anne Guérin (chez Créa-passions) et un livre de modèles de dentelles pour lequel il va falloir que j’améliore mes points d’esprit… Cluny de Brioude, dentelle polychrome, modèles inédits, de Odette Arpin, paru aux éditions Carpentier.

Moncoutant 2012, 5, pied de biche et oeil magique Pour rester au rayon dentelle, j’ai acheté deux accessoires qui me manquaient, un pied-de-biche pour enlever les épingles enfoncées dans le carreau (offert par Monique / Bidouillette / Tibilisfil) et un œil magique pour attacher les fils… Je vais pouvoir perfectionner les techniques enseignées cet été par Chantal Page, de l’association des dentellières de Cluny, à Gigny-sur-Suran, merci à Marlie pour la mise en relation… Maintenant, j’ai tout ce qu’il me faut, des fuseaux neufs, des fuseaux anciens ou encore ceux-là…, des petits outils pour enfoncer et retirer les épingles, des fils achetés à rencontre de dentellières d’Échillais près de Rochefort. J’ai même un métier de dentellière sur lequel ces cartons doivent s’adapter ces cartons.

Moncoutant 2012, 6, fils et breloques d'Anne-So Chez Anne-So / Gardanimaux, j’ai acheté des fils et des breloques.

PS:

Pour Moncoutant 2012 : le matériel, les contours, la première, la deuxième, la troisième et la quatrième faces, le toit, l’intérieur, la finition en boîte, mes achats

Pour Moncoutant 2010 : vous pouvez maintenant voir les préparatifs le tablier lors du concours, le tablier à son retour et la pendouille à ciseaux… ainsi que mes achats.

Pour Moncoutant 2008 : la broderie pour le concours et mes achats.

Si javais un marteau… à Nantes

Nantes, exposition chantiers au hangar à bananes Un titre audacieux pour cette exposition (jusqu’au 6 janvier 2013) au hangar à bananes à Nantes: Si j’avais un marteau… une invitation à venir se servir en outils pour la prochaine manifestation de samedi (17 novembre 2012) contre le déménagement de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, le futur Ayraultport? Pour en savoir plus sur ce projet qui va prendre des milliers d’hectares de terres agricoles pour construire un nouvel aéroport pas vraiment utile mais libérer des terrains à haute valeur spéculative… ceux de l’actuel aéroport, vous pouvez écouter les deux émissions que lui a consacré Daniel Marmet la semaine dernière, dans là-bas si j’y suis sur France Inter, Les vaches n’aiment pas l’avion, et la suite. Bon, les Bretons ont réussi à empêcher en 1981 la construction de la centrale nucléaire de Plogoff après plusieurs années de lutte et à ne plus avoir de centrale nucléaire sur leur territoire après l’abandon de Brennilis (dont le démantèlement piétine depuis 1985), avec un peu de soutien extérieur, ils réussiront peut-être à éviter ce « très cher » (au sens propre) aéroport au milieu des vaches…

Je suis allée voir l’exposition Si j’avais un marteau en octobre avec Mamazerty [je ne l’associe pas au paragraphe qui précède…], un lieu déjà visité ensemble en début juillet avec l’exposition consacrée à Roman Signer.

Cette fois, il s’agit donc de diverses présentations de la vision du chantier dans l’art contemporain, avec des œuvres assez accessibles… afin de faire patienter le visiteur pour la réouverture du musée des Beaux-Arts qui organise cette exposition. Ma préférée est une œuvre de Jean-Michel Sanejouand, qui reprend sur de très grand panneau la forme des études d’impact et des documents d’urbanisme, avec l’organisation des espaces de la vallée de la Seine entre Paris et Le Havre… Vous pouvez la découvrir ici dans une précédente exposition.

Nantes, la façade du musée des Beaux Arts (octobre 2012) Et dans le couloir à l’arrière, vous pourrez découvrir les maquettes du projet de rénovation du musée des Beaux-Arts, fermé depuis un moment et où, de l’extérieur, le chantier ne semble pas commencé, les sculptures sont toujours emballées depuis des mois (des années) sous leurs filets de protection. Dans l’exposition, vous pourrez voir les plans du premier musée ainsi que les plâtres des six statues de la façade (sans les deux des côtés), un bon moyen de comprendre ce qu’est une maquette et la mise à l’échelle par la mise en place de repères pour trianguler avec un compas sur la sculpture qui est à plus grande échelle.

SAL les petites affaires du Père Noël, huitième étape

SAL petites affaires du Père Noël 2012, étape 8, détail

Maintenant qu’il est bien vêtu, le père noël devait livrer les cadeaux… Il s’est muni d’un grand sac qui renferme toute sa livraison. Je l’ai brodé en DMC 434 avec un noeud en fil doré…

Et grrr, j’ai mal compté, mal pris mes repères en comptant ) l’écran (et oui, je n’imprime pas ces petites grilles)… j’ai positionné le motif un peu trop haut,mais cela ne devrait pas trop gêner la composition d’ensemble…

Un grand merci à Marquise la Vache pour ces jolies grilles… (et j’espère que tu me pardonneras, j’ai changé le motif des étoiles)…

SAL petites affaires du Père Noël 2012, étape 8, l'ensemble Revoir toutes les étapes :


Dieu n’est même pas mort de Samuel Doux

Couverture de Dieu n'est même pas mort de Samuel Doux

pioche-en-bib.jpgC’est Grégory Vouhé qui m’a fait découvrir ce livre emprunté à la médiathèque.

Le livre : Dieu n’est même pas mort de Samuel Doux, éditions Julliard, 2012, 290 pages, ISBN 9782260020363.

L’histoire : plusieurs histoires qui se croisent, celles de Elias Oberer, de nos jours (enfin, en 2010) à Poitiers, Moshe Hershel à Radom en Pologne en 1910 puis à Poitiers en 1942, Paul Serré en 1938 à Morteau puis en 1943 à Paris et à Limoges en 1976, Emmanuelle Serré en 1957 à Poitiers puis en 1968 à Châtellerault… Elias arrive de Paris à Poitiers pour l’enterrement de sa grand-mère, qui s’est suicidée le jour de Yom Kippour. Sa mère, Emmanuelle Serré, y est morte d’un cancer il y a des années, son grand-père il y a quelques mois. Sa cousine Béatrice l’attendait sur place, mais à son départ, il ne connaît pas la manière dont sa grand-mère a mis fin à ses jours. Son oncle, Dominique, viendra-t-il à l’enterrement de sa mère? Alors qu’Elias part à la recherche à travers la maison d’une bague de famille, chargée de l’histoire de cette famille depuis les pogroms de Pologne jusqu’aux rafles de la seconde guerre mondiale. Trois jours à attendre l’incinération puis, le lendemain, l’enterrement des cendres, au milieu des fantômes dans une ville qu’il n’aime pas…

Mon avis : Elias n’aime pas sa « ville natale, beige et gris, pleine d’ennui et de lourdeur, construite sur une colline faite pour dominer et qui pourtant s’enfonce dans l’éternité » (p. 37)… L’auteur non plus ne doit pas aimer la ville, y est-il seulement venu pour y avoir vu la Vienne? Au moins, il est cohérent, c’est toujours de la Vienne et non du Clain qu’il parle (p. 147, 182, 183, 222)… un éditeur qui se respecte aurait dû corriger, ainsi que quelques coquilles (au moins pages 37, 182) et quelques autres incohérences, si l’on veut ancrer un récit dans la réalité, alors il faut vérifier celle-ci, le crématorium de Poitiers n’est pas coincé entre un Bricorama et un Picard surgelé (page 185), il n’est pas loin d’une zone commerciale, mais encore entouré de verdure (ça risque de ne pas durer…)… Et la procédure d’une succession ne permet pas à un petit-fils (ni à personne) d’aller clôturer les comptes de sa défunte grand-mère à la banque… Si l’on passe outre ces détails agaçants, la construction du roman qui alterne les chapitres placés aujourd’hui et l’histoire de la famille sur quatre générations est assez intéressante. Une petite généalogie en annexe aurait aidé à s’y repérer parfois, mais les têtes de chapitre claires permettent de se repérer dans l’espace (en Pologne, à Limoges, à Paris, à Poitiers…) et dans le temps (de 1910 à 2010). L’histoire d’une famille juive, mais aussi des histoires de maladie (le grand-père et la mère d’Elias morts du cancer), maladies qui expliquent mieux la haine du jeune homme envers sa grand-mère que l’histoire familiale.

Logo rentrée littéraire 2012

Ce livre entre dans le cadre du défi 1% de la rentrée littéraire organisé à nouveau cette année par Hérisson.

 

Un oiseau médiéval (1)

Carreau médiéval avec un oiseau, 1, le marron Il y a quelques semaines, Flo m’a offert une grosse enveloppe qui contenait notamment Sacs brodés au point de croix, motifs de carreaux de faïence, de Catherine Auguste et Odile Baudron chez Edisud. J’ai commencé à broder l’oiseau qui se trouve en quatrième de couverture, inspiré d’un carreau d’Avignon. Voici déjà le marron (DMC 779 comme recommandé), pour ce motif de 55 points de côté.

PS: vous pouvez découvrir la suite avec le vert et le fond beige.

Le monument aux morts de 1914-1918 aux Sables-d’Olonne

Les Sables-d'Olonne, monument aux morts de 1914-1918, 1, vue générale Le monument aux morts des Sables-d’Olonne se trouve aujourd’hui dans le jardin de la Liberté, à l’est du centre-ville. Je l’ai photographié il y a juste deux ans, j’y étais allée après le salon de Moncoutant 2010… Pas sûre qu’aujourd’hui, un seul des visiteurs venus assister au départ du Vendée globe ne lui jette même un regard… alors, je vous ai préparé une petite visite pour qu’il ne se sente pas complètement abandonné.

Il se compose d’un haut socle en granite, portant l’inscription « La Ville des Sables d’Olonne / à ses enfants morts pour la France », sur lequel se dresse une Victoire ailée, avec à ses pieds des têtes de soldat.

Les Sables-d'Olonne, monument aux morts de 1914-1918, 2, signature de Maurice Legendre Le monument porte la signature de Maurice Legendre (1875-1964), un sculpteur dont je vous reparlerai pour plusieurs immeubles à Angers (voir l’Alcazar et le Palace).

Le projet initial présentait une mise en scène un peu différente, ainsi qu’en témoigne ce croquis de Maurice Legendre daté du 30 juillet 1920 et conservé aux archives départementales de Vendée (voir le document T 380-15, si le lien direct ne fonctionne pas, y accéder par cette page, à peu près au milieu). Le monument a été inauguré le 11 novembre 1925.

Les Sables-d'Olonne, monument aux morts de 1914-1918, 3, Victoire de face et de dos

La Victoire, ailée comme il se doit, est représentée debout, main gauche levée et brandissant un rameau d’olivier.

Les Sables-d'Olonne, monument aux morts de 1914-1918, 4, têtes de soldat au pied du monument Voici un détail des bustes, têtes et casques de Poilus qui émergent du socle… asses lugubre, impression renforcée par le granite sombre et le ciel gris lors de ma visite aux Sables-d’Olonne…

Les Sables-d'Olonne, médaillon à un mort de 1914-1918, 1, immeuble et monument Dans un angle de la place, un immeuble porte une stèle avec un médaillon commémoratif également de 1914-1918.

Les Sables-d'Olonne, médaillon à un mort de 1914-1918, 2, médaillon et inscription

Impossible de trouver la moindre information sur ce monument. Le médaillon sculpté en bronze doit être l’un des nombreux médaillons qui figurent dans les catalogues des fonderies dans les années 1920, une recherche rapide ne m’a pas permis de trouver lequel (voir par exemple sur le sujet les catalogues de 1921 des fonderies Durenne ou de Val-d’Osne)…

L’inscription à la base est tellement encrassée des couches successives de peinture qu’elle est presque illisible, mais après divers traitement de l’image (passage en noir et blanc, augmentation du contraste), il est possible de lire « Œuvre du statuaire Bertrand Boulle Boutée », que je n’ai trouvé dans aucune base de données.

PS: merci à Grégory Vouhé qui a identifié le modèle, voir en commentaires ci-dessous..

Deux mitaines… enfin presque!

Des mitaines, les deux tricotées Vite, le froid arrive, il faut accélérer le tricot des mitaines… Voici les deux terminées, il me reste un peu de couture et à attendre un peu de soleil pour vous les montrer terminées

Modèle qui vient de sortir dans le Modes et travaux spécial fêtes (H5, novembre 2012)… La laine est la même que pour le gilet pour mon père.

Dans la même revue, j’ai réalisé un autre modèle de mitaines et adapté un point fantaisie pour un carré au tricot, puis un chat rigolo au tricot.