Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Une demi-douzaine d’elles, Marine Sex, de Anne Baraou et Fanny Dalle-Rive

Couverture de Une demi-douzaine d'elles, tome 2, Marine Sex, de Anne Baraou et Fanny Dalle-Rive

Logo BD for Womenpioche-en-bib.jpgAprès avoir lu Et avec qui je veux, de Jeanne Puchol et Anne Baraou, j’ai voulu essayé un autre album signé de Anne Baraou, avec un titre trouvé dans les bacs de la médiathèque.

Le livre : Une demi-douzaine d’elles, tome 2, Marine Sex de Anne Baraou (scénario) et Fanny Dalle-Rive (dessin), collection Mimolette, éditions L’Association, 2003, non paginé, ISBN 9782844141309.

L’histoire : à une date et dans un lieu indéterminé. Marine organise une grande soirée chez elle, mais se retrouve seule après la fête… Un ami qui n’était pas venu à la soirée vient l’aider à ranger le lendemain… et lui propose de se retrouver au lit avec elle…est une jeune femme qui aime les hommes et pense à eux à toutes les occasions, ses collègues n’hésitent pas à la clamer sur les murs des toilettes…

Mon avis : la série Une demi-douzaine d’elles comprend six titres parus entre 2001 et 2008 à L’Association, soit dans l’ordre Armelle Naïve, Marine Sex, Michèle Roman, Véra Haine, Ugoline Saine et Isab Abus. Le hasard a voulu que ce soit le deuxième tome qui était disponible quand je suis allée voir dans le bac si ces titres étaient disponibles. Un dessin en noir et banc, assez léger, au trait et à la plume, qui sert bien le propos pas si léger que ça, car Marine souffre (voir la déprime à la fin de la soirée qu’elle a organisée). J’essayerai de trouver les autres titres de la série.

Pour aller plus loin : voir le site officiel de la série.

Logo du top BD des blogueurs 2013 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Défi photo : Noël beau ou moche???

Des bonbons brodés

Je m’offre à moi-même ces gourmandises inoffensives (lendemain de fête, restons prudents sur les calories, la galette se profile à l’horizon), mon blog a aujourd’hui 5 ans… presque 3500 articles (y compris une bonne centaine programmés d’avance), 788.000 pages vues par un peu plus de 398.000 visiteurs uniques (merci à chacun et chacune!), un peu plus de 28.800 commentaires… il y aura un petit cadeau pour le 33.333e!!! Et oui, au début du blog, on fête le 100e commentaire, le 500e, le 1.000e, et puis, on espace les jeux, 5000e, 10.000e, 25.000e ! Ce blog a été l’occasion de multiples rencontres virtuelles ou dans le monde réel, de nombreux contacts fructueux, MERCI A TOUS ET A TOUTES!

[Modèle tiré de péché de gourmandises à broder, de Martine Rigeade, gourmandises offertes pour le jeu du millième article… J’avais aussi tricoté quelques glaces Dans le même ouvrage, j’ai aussi réalisé le rouleau de réglisse et le berlingot et la pâte d’amande montés en porte-clefs et brodé des glaces].

Poitiers, décorations de noël début novembre, des boules dans des arbres encore verts... Ceci dit, la cheffe des défis photos, Monique / Bidouillette / Tibilisfil, nous a demandé de vous montrer des photographies belles ou moches de noël… Je vous ai déjà montré les boules de noël installées dans les arbres fin octobre, alors que les arbres avaient encore leurs feuilles…

Poitiers, 1er janvier 2013, crèche barricadée Mardi premier janvier, j’ai profité d’une éclaircie pour sortir en ville, il faut dire que je rentrai de dix jours de pluie dans le Nord (idéal pour la lecture et les expositions), et j’avais des fourmis dans les jambes… Pas possible de vous montrer cette année la patinoire, elle a disparu depuis trois ans (d’abord en raison des travaux sur la place, puis soit-disant parce que c’est trop cher, mais Orchies, petit chef-lieu de canton du Nord, peut en offrir une à ses habitants -avec plus de 8000 habitants, c’est un petit chef-lieu de canton dans le Nord, mais plus grand que la moitié des sous-préfectures de Poitou-Charentes: Confolens : 2798 habitants ; Jonzac : 6354 ; Montmorillon : 6387 ; Saint-Jean-d’Angély : 7581), ni la crèche vivante, le domaine de Dienné voulait garder ses animaux car il ouvrait cette année, et la fédération des acteurs économiques n’a pas trouvé d’uatre solution « dans son budget »… A la place, nous avons une ridicule crèche en carton pâte, dont tout le monde se moque et qui a même souffert d’un coup de vent (à voir chez M. Echo)… Impossible de vous la photographier, mardi à 10h, elle était soigneusement cachée derrière des panneaux de bois! Mercredi 2, matin et midi, elle était toujours close. Pourtant, la presse locale avait annoncé que les attractions du parc de Blossac et la crèche se poursuivaient jusqu’au 6 janvier… mais alors, sans doute seulement l’après-midi, elle était ouverte à 18h (il faisait nuit, pas de photo!).

Poitiers, 1er janvier 2013, marché de noël déserté Du côté du marché de noël, il se terminait officiellement le 31 décembre et certains commerçants commençaient le rangement… Bof, de toute façon, je n’y ai rien acheté…

Poitiers, 1er janvier 2013, sapin barricadé Seule consolation, le sapin de noël est toujours en place (un vrai, hein, Monique / Bidouillette / Tibilisfil), même s’il est protégé par des barrières!

La ville magique au LAM à Villeneuve-d’Ascq

Affiche de l'exposition une ville magique au LAM Au cours de ma semaine de vacances chez mon père, nous avons pu voir quelques-unes des expositions proposées dans le cadre de Lille 3000 / Fantastic, troisième déclinaison (après Bombaysers de Lille en 2006, avant ce blog, et Europe XXL en 2009 où j’avais vu Hypnos) de Lille 2004, capitale européenne de la culture. L’une de ces expositions, histoires de fantômes pour grandes personnes, au Fresnoy/Studio national des arts contemporains, est terminée depuis dimanche dernier (30 décembre 2012) et j’en parlerai donc plus tard, trois autres se terminent le 13 janvier 2013. Je vous ai déjà parlé de l’exposition Marc Chagall, l’épaisseur des rêves à La Piscine (musée d’art et d’industrie André Diligent) à Roubaix, je vous parlerai samedi prochain de Phantasia au tri postal à Lille. Avant de vous parler prochainement de l’extension accueillant la donation de la collection d’art brut de l’Aracine au LAM [Lille métropole musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut] à Villeneuve-d’Ascq, je vous présente aujourd’hui l’exposition La ville magique, consacrée à la ville vue par les artistes entre les deux guerres mondiales, avec une « préface » consacrée aux précurseurs de la fin du 19e siècle.

L’exposition est illustrée par de nombreux extraits de films dont il est difficile de profiter (conditions de projection, durée des films) et s’organise en quatre grands thèmes : Manhatta [sic, d’après le titre du film de Paul Strand en 1921], la ville verticale ; Metropolis, la ville collage ; quand la ville dort, le théâtre de l’inconscient et Dark passage, de l’errance à l’enquête.

Une exposition riche et variée, tant sur les techniques présentées (peintures, dessins, photographies, collages, films) que dans les styles (des cubistes, des dadas et des surréalistes aux hyper-réalistes). J’ai en particulier découvert le travail photographique de Otto Umbehr dit Umbo (voir par exemple sur le site du Met). Ceux qui sont effrayés par les queues monstrueuses de l’exposition Edward Hopper au Grand Palais à Paris pourront voir ici l’une de ses œuvres

Pour aller plus loin, voir le catalogue de l’exposition La Ville magique, co-édition LAM / Gallimard, 2012, 232 pages.

Si l’école d’autrefois m’était contée (1)

Bonne année 2013 par Véronique Dujardin

Bonne année à chacun et chacune de mes lecteurs… avec cette « photographie de voeux », à voir une autre version (vive la biodiversité!) sur facebook… (deux photographies prises hier dans le parc de Blossac à Poitiers).

Broderie du premier janvier 2013, étape 1, le début du contour et lettres A et C

La tradition veut que l’on commence une nouvelle broderie le 1er janvier… J’ai choisi cette année une grille achetée au salon de Moncoutant… en 2010, Si l’école d’autrefois m’était contée, de Annick Abrial / les fils de morphée. Pour l’instant, j’ai choisi les fils suivants: rubis étoilé de Annick Abrial / les fils de morphée pour le rouge vif, acheté en même temps que la grille, un rouge bordeau de Carrie’s creation que j’ai reçu il y a maintenant un bon moment par Isa/Passionnée dans le cadre d’un échange en rouge organisé par Miss Fil, et un fil dégradé rouge à vieux rose acheté à Tara en 2008. A suivre dans les prochaines semaines, c’est un grand modèle (187 sur 277 points), que je brode sur une toile de lin d’ameublement.

Peste et choléra de Patrick Deville

Couverture de Peste et choléra de Patrick Deville Un livre lu chez mon père… Ce livre figurait dans la sélection Télérama des dix meilleurs romans français de la rentrée littéraire 2012. Il a reçu le prix Fémina 2012 et le prix du roman Fnac 2012. J’avais lu l’année dernière du même auteur Kampuchéa et depuis j’ai aussi lu Viva.

Le livre : Peste et choléra de Patrick Deville, éditions du Seuil, 2012, 221 pages, ISBN 9782021077209.

L’histoire : 30 mai 1940. Un homme emprunte ce qui sera le dernier vol Air-France Paris-Hanoï avant longtemps, réservé plus d’un mois avant. Contrairement aux autres passagers, Alexandre Yersin ne fuit pas Paris, il rentre chez lui. En 1885, il a quitté sa Suisse natale et poursuit ses études à Paris, dans l’équipe de Pasteur. Avec Émile Roux, il publie un article sur la toxine diphtérique. Après un passage à Berlin chez Koch, le concurrent de Pasteur (et avec la bénédiction de ce dernier), il découvre la mer à Dieppe lors d’une campagne ant-diphtérique. La mer lui donne des envies de bouger, il s’engage comme médecin embarqué à bord d’un navire, entre Saïgon et Manille puis entre Saïgon et Hanoï. Aux escales, il explore la région et dresse des cartes. Deux ans plus tard, il débarque, poursuit son exploration (et est grièvement blessé), avant de s’établir dans un domaine où il souhaite acclimater diverses plantes (dont l’hévéa, le quinquina) et plus tard élever des animaux pour produire les sérums pour l’institut Pasteur. En 1894, Pasteur le somme d’aller à Hong Kong où sévit le bacille de la peste… Il en découvre en quelques semaines le bacille de la peste (qui prend son nom, Yersinia Pestis) avant les équipes japonaises pilotées à distance par Koch, puis s’en retourne dans son domaine à Nha Trang, tout en entretenant une abondante correspondance avec sa mère et sa sœur, en revenant rarement à Paris, mais en gardant des contacts avec les Pasteuriens. Il fonde un institut pasteur, mais en transmet très vite la direction, il préfère se consacrer à l’acclimatation des plantes, à agrandir son domaine…

Mon avis : un personnage étonnant et passionnant que cet Alexandre Yersin! Comme dans Kampuchéa avec Henri Mouhot, Patrick Deville papillonne, passe d’une époque (1940) à l’autre (de 1883 à 1943), et à nouveau, une carte de l’Asie du Sud-Est, avec les principaux points de chute de Yersin, n’aurait pas été de trop en fin d’ouvrage… c’est qu’il a bénéficié d’un matériau important pour écrire ce livre, avec toutes les lettres écrites par Yersin à sa mère et à sa sœur conservées à l’institut Pasteur à Paris. Le livre est ponctué d’éléments qui devraient nous aider à nous situer dans le temps, la conférence de Berlin pour le partage européen des colonies africaines (1884, mais la date n’est pas dans le livre), le début de l’affaire Dreyfus, les 15 ans de la chute de Sedan, des rencontres littéraires, l’assassinat de Jaurès, de nombreuses références qui ponctuent ce voyage dans la vie de Yersin et de son époque…

Je vous invite aussi à découvrir le travail de Sébastien Laval, qui a photographié les minorités vietnamiennes (et aussi au Cambodge et au Laos), en partie les mêmes que celles photographiées jadis par Yersin, publiées partiellement dans l’Actualité Poitou-Charentes n° 73 de juillet 2006 et dans le dossier Vietnam du n° 96 d’avril 2012.

Pour rebondir avec des articles sur mon blog:

Louis Pasteur à Dole (monument et maison natale)

Le monument à Louis Pasteur par Alexandre Falguière, avec des vues d’hier et d’aujourd’hui, à Paris (place de Breteuil, à deux pas de l’institut Pasteur de Paris)

La maison natale (lycée) et le buste d’Émile Roux par René Pajot à Confolens

Le monument aux morts annamites de 1914-1918 dans le cimetière de Salonique à Toulouse

La peste à Niort (1603), relief sur une maison de la rue de la Juiverie

Le tome 2, l’Empire, de Petite histoire des colonies françaises, de Grégory Jarry et Otto T., où il est question de la conférence de Berlin de 1884

Kampuchéa, de Patrick Deville, sur Mouhot

Pêcheur d’Islande de Pierre Loti

A défaut de La Peste, L’étranger d’Albert Camus

Brésil, des hommes sont venus… de Blaise Cendrars

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Ce livre entre dans le cadre du défi 1% de la rentrée littéraire organisé à nouveau cette année par Hérisson.

 

Marc Chagall à La Piscine (Roubaix)

Affiche de l'exposition Chagall à Roubaix

Au cours de ma semaine de vacances chez mon père, nous avons pu voir quelques-unes des expositions proposées dans le cadre de Lille 3000 / Fantastic, troisième déclinaison (après Bombaysers de Lille en 2006, avant ce blog, et Europe XXL en 2009 où j’avais vu Hypnos) de Lille 2004, capitale européenne de la culture. L’une de ces expositions, histoires de fantômes pour grandes personnes, au Fresnoy/Studio national des arts contemporains à Tourcoing, est terminée depuis dimanche dernier (30 décembre 2012) et j’en parlerai donc plus tard, trois autres se terminent le 13 janvier 2013, La ville magique au LAM [Lille métropole musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut] à Villeneuve-d’Ascq,  Phantasia au tri postal à Lille et Marc Chagall, l’épaisseur des rêves à La Piscine (musée d’art et d’industrie André Diligent) à Roubaix. C’est de celle-ci dont je vis vous parler aujourd’hui, il y avait foule lorsque nous y sommes allés, la queue se prolongeant à l’extérieur (heureusement par une petite éclaircie le temps que nous puissions entrer). L’exposition présente des costumes de scène, des céramiques, des toiles bien sûr, des collages, mais aussi un très intéressant ensemble de sculptures. Ne pas rater non plus la série des dessins préparatoires et maquettes pour le plafond de l’opéra de Paris (1963/1964).

J’ai beaucoup aimé cette visite, comme pour mon père, la sculpture de Marc Chagall (1887-1985) a été une vraie découverte – deux des reliefs viennent du musée national Marc Chagall, musée du message biblique à Nice, s’ils sont présentés en salle, je les ai déjà vus, mais ils ne m’avaient pas frappés. Pour les costumes de scène, j’ai beaucoup aimé ceux du Théâtre d’art juif de Moscou en 1919-1921 et ceux créés lors de son exil à New-York pendant la seconde guerre mondiale, pour Aleko et la reprise de l’Oiseau de feu de Stravinski en déclinant un vocabulaire emprunté au monde amérindien. Un petit conseil pour ceux qui en ont besoin, n’hésitez pas à réviser un peu la mythologie et la Bible avant d’aborder l’exposition, ce n’est pas indispensable, mais cela aide à mieux apprécier certaines œuvres. Cela me fait penser qu’il faut absolument que je vous montre les vitraux de Marc Chagall photographiés cet été dans la cathédrale de Metz… Un seul regret, en période de forte affluence, je ne comprends pas que l’on autorise des visites guidées (qui plus est sans port de casque par le conférencier et ses auditeurs, qui rend l’exercice un peu plus discret pour les autres visiteurs, comme cela se fait de plus en plus souvent dans les grands musées et monuments) dans les salles exiguës de l’exposition…

Affiche de l'exposition Werhlin à Roubaix Le musée présente également plusieurs expositions dossiers dans ses salles, en marge des collections permanentes, et un « sapin de noël » de Benjamin Ottoz allongé au milieu du bassin de l’ancienne piscine, à découvrir dans le bandeau d’accueil de La Piscine : Monique / Bidouillette / Tibilisfil, tu en penses quoi par rapport à celui de la Grand’Place à Bruxelles? Parmi les dossiers expositions-dossiers, l’une est consacrée à Robert Wehrlin (1903-1964) (jusqu’au 13 janvier 2013), suite à une donation du fils de l’artiste. J’avoue que j’ai eu du mal avec ses toiles, mais j’ai plutôt bien aimé ses dessins, estampes et aquarelles, dont la série autour du nazisme (catalogue aux éditions Gourcuff Gradenigo).

La restitution de l’atelier de Henri Bouchard (voir mon article sur le monument à Audouin-Dubreuil à Saint-Jean-d’Angély), initialement prévue pour 2012, est désormais annoncée pour 2014…

Pour aller plus loin, voir :

– le catalogue de l’exposition Marc Chagall. L’épaisseur des rêves, éditions Gallimard, 2012, 260 pages

– le musée national Marc Chagall, musée du message biblique à Nice

– les vitraux de la cathédrale de Reims (et bientôt sur mon blog ceux de la cathédrale de Metz)

– le plafond de l’opéra de Paris

Un sac pour ranger le jeu de memory

Jeu de Mémory de premier âge, le sac (pochon) de rangement

Bonne et heureuse année à chacun(e) et à vos proches!

Pour ranger le jeu de Memory premier âge (avec ses 8 pièces en appliqué avec des formes en feutrine, les huit pièces brodées en coton et en laine et les huit pièces en appliqué de toile cirée, soigneusement assemblées), il fallait un joli sac (comme on dit dans le nord, pochon, comme dirait les amis poitevins). J’ai choisi un tissu « nounours » trouvé l’année dernière chez Toto et que je n’avais finalement pas utilisé, et réalisé un pochon tout simple, à fond carré de 10 cm de côté. Le tissu de la doublure est le même que celui des pièces du Memory. Et voilà pour ce bébé qui a bientôt un an et qui joue déjà avec la tortue au tricot et porte des chaussons façon baskets.

Chat va vider mon placard (2)

Sampler au chat, 2, tout le noir en décembre Depuis quelques mois, Luna organise un SAL intitulé « Chat va vider mon placard« , il s’agit de montrer à la fin du mois une avancée d’une grille oubliée au fond du placard avec un chat… Je poursuis la grille commencée en novembre, Olga, dessinée par Paulette Stewart pour Plum Street Samplers, trouvée il y a quelques semaines aux puces couturières de Béruges.

En plaçant le M, je me suis trompée, j’ai calculé à partir de la mauvaise oreille.. j’ai préféré ne pas démonter, comme les lettres sont dans le désordre, j’ai mis le I à la place du M, et cela ne se verra que pour ceux qui ont la grille sous la main…

Voilà, j’ai fini le plus gros du noir, la couleur arrive le mois prochain!

La Déesse des petites victoires de Yannick Grannec

Couverture de La Déesse des petites victoires de Yannick Grannec

Un livre lu chez mon père

Le livre : La Déesse des petites victoires de Yannick Grannec, éditions Anne Carrière, 2012, 469 pages, ISBN 9782843376665.

L’histoire : à Vienne en Autriche puis à Princeton aux États-Unis, de 1928 au début de l’année 1981. 1980, Anna Roth, fille de mathématicien, qui rentre d’un séjour en Europe, a été embauchée comme documentaliste par l’université de Princeton et est chargée de convaincre Adèle Gödel, hospitalisée, de remettre les archives de son mari, le célèbre logicien Kurt Gödel, récemment décédé. Le roman se scinde alors en deux: les relations qui se nouent -difficilement- entre Adèle et Anna, et le récit de la vie de Kurt et Adèle depuis leur rencontre à Vienne jusqu’à leur fuite du nazisme par la Russie et leur arrivée et leur vie à Princeton, sur fond de la maladie de Kurt, dévoré de tocs et anorexique, avant de devenir carrément paranoïaque à l’époque du maccarthysme, sur fond d’amitié avec Albert Einstein, Robert Oppenheimer, Oskar Morgenstern, Wolfgang Pauli, John von Neumann. Anna récupèrera-t-elle ces précieuses notes écrites dans une sténographie allemande que seules quelques personnes (dont elle) peuvent encore déchiffrer?

Mon avis : le roman alterne les chapitres à la première personne, dans la bouche d’Adèle Gödel et les chapitres à la troisième personne sur les rencontres d’Anna Roth et Adèle Gödel. Une note en fin de livre explique ce qui est proche de la réalité et ce que l’auteur a extrapolé pour rendre le roman vivant. Après l’arrivée de Hitler au pouvoir en Allemagne, de nombreux physiciens et mathématiciens ont fui l’Allemagne, l’Autriche et le reste de l’Europe centrale, Kurt Gödel fut l’un des derniers à partir… Ils se sont pour la plupart retrouvés à l’université de Princeton (à l’institute for advanced studies/IAS). Ce roman est aussi l’histoire de la maladie mentale de Gödel et les relations du couple qu’il forme avec Adèle, qui habitait la même rue à Vienne, fille de commerçants et girl dans un cabaret… une rencontre improbable. Les mathématiques sont mis de côté dans ce roman, à part ce que peut comprendre Adèle (les opérateurs logiques et une approche des ensembles), presque rien sur les théorèmes d’incomplétude. Ce ne sont pas les travaux de Gödel qui sont au cœur du roman mais ses relations aux autres et en particulier à sa femme, ainsi que ses troubles psychiques. Pour les chapitres intermédiaires, le sujet tourne autour de l’apprivoisement d’une vieille dame acariâtre par une jeune fille assez déprimée. Un gros livre qui se lit tout seul.

Si vous voulez retrouvez Princeton en 2011, alors je vous conseille la lecture de Théorème vivant de Cédric Villani.

Logo rentrée littéraire 2012

Ce livre entre dans le cadre du défi 1% de la rentrée littéraire organisé à nouveau cette année par Hérisson.

Trois manchons pour tenir les mains bien au chaud

Trois manchons en appliqué avec des mains, une grenouille et un bonhomme de neige Sur le tristounet marché de noël de Poitiers, j’ai repéré un marchand qui vendait, entre autres, des manchons… Je me suis souvenue que j’avais dû mettre dans mes favoris un modèle similaire… Sitôt rentrée, je retrouve le tuto de Pamina… J’en ai gardé les dimensions et le principe, mais ai décidé de le doubler, polaire à l’intérieur et tissu rouge à l’extérieur avec des motifs appliqués… que vous avez déjà vus ces derniers jours:

– une tête de grenouille pour Emmanuelle / le Marquoir d’Élise

– des mains pour Flo

– un bonhomme de neige pour Capucine O

J’ai réalisé la bordure et l’anse avec le tissu vert de la grenouille pour le premier, avec le tissu jaune utilisé pour les mains pour les deux autres…Ils sont partis accompagnés de l’une des 32 ATC de fin d’année.

J’ai déjà utilisé ce tissu rouge pour un carnet avec Sissota brodée et pour un porte-carte et le tissu jaune pour :