Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Un truc rond… et une église à 500 m de chez nous

Itinéraire Mappy vers le bureau, de chez moi à Saint-Porchaire Pour nous inciter à prendre l’air, Monique / Bidouillette / Tibilisfil nous a proposé de faire une photographie de quelque chose de rond dans un rayon de 500 m de chez nous… J’ai d’abord pensé retourner faire une photographie de la rotonde de l’ancienne chambre de commerce de Poitiers, mais un tour sur Mappy me dit que je suis à plus de 900m. Je refais donc virtuellement le trajet de chez moi (sortie haute, rue Saint-Hilaire) et le bureau (1,9 km, qu’il dit…), et voit que 500m, cela tombe un peu avant l’église Saint-Porchaire

Le 29 janvier 2011 à Poitiers, 1, le chevet de l'église Saint-Hilaire Ce matin au retour du marché, à 11h, le ciel s’est dégagé de la brume matinale, il fait encore frisquet… À 150 mètres environ de chez moi, je fais une halte sur le chevet de l’église Saint-Hilaire (montré ici avec une autre photographie)… C’est du tout rond, non? Je vous invite à suivre les liens pour avoir plus d’informations sur ces éléments que je vous ai déjà montrés…

Edit de samedi 29 à 23h: j’étais en retard la semaine dernière (et oui, samedi à Paris, festival télérama, festival de la BD d’Angoulême, conférence, etc.), mais là, je suis presque en avance: je n’avais pas encore lu le thème de la nouvelle semaine… un édifice religieux à 500m! Cette photo comptera pour les deux, LOL!
Le 29 janvier 2011 à Poitiers, 2, le jardin anglais du parc de Blossac Mais je pensais surtout au jardin anglais du parc de Blossac, et notamment au massifs tout en rondeur et au fond de l’image, le petit coin cosy, les feuilles tomberont au printemps, quand les nouvelles feuilles pousseront… Vous ne le voyez pas? Il est au centre tout au fond…

Le 29 janvier 2011 à Poitiers, 3, la fontaine aux amours de Durenne dans le parc de Blossac En m’approchant, je passe à côté de fontaine aux amours et aux nymphes, de Durenne, encore un peu givrée…

Le 29 janvier 2011 à Poitiers, 4, le petit coin rond, avec le faune souflant dans un coquillage Et voilà, l’intérieur de ce petit espace tout rond… avec au centre (et au premier plan,… mon ombre!). Au centre, le Faune soufflant dans une corne, de Durenne, que je vous avais montré avec une photographie de début d’été…

Le 29 janvier 2011 à Poitiers, 5, dans le jardin anglais du parc de Blossac On ressort de l’autre côté… Au premier plan, vous voyez le monument au comte de Blossac, par Raymond Sudre, qui a été nettoyé depuis mon article, et le massif de bambous a été enlevé… la pelouse n’a pas encore repoussé à cet endroit. Au fond, tout blanc aussi maintenant, le lion amoureux par Étienne Hippolyte Maindron, espérons que les autres sculptures, à l’entrée du parc, que je ne vous ai jamais montré tant elles sont salles, seront à leur tour nettoyées au printemps…

Alors, Monique / Bidouillette / Tibilisfil, mission accomplie pour ce premier défi?

Ah, pour les copines, hier, journée au festival de la BD d’Angoulême, aujourd’hui, j’ai profité du soleil pour une grande promenade (après la séance photo), alors, je passerai lire vos articles des trois derniers jours ce soir…

Pour aller plus loin : voir l’article de Grégory Vouhé, Édouard André, jardins pour Poitiers, L’Actualité Poitou-Charentes n° 96, avril 2012, p. 42-44.

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu de Woody Allen

Affiche de vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu de Woody Allen Finalement, j’ai réussi à voir sept films de la sélection du festival Télérama, ce qui est presque autant que l’année dernière (neuf films) alors que je partais de zéro cette année. Je poursuis mes avis sur les films avec Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu de Woody Allen.

Le film : aujourd’hui à Londres. Alfie (Anthony Hopkins), vieux beau qui cultive son image, vient de quitter sa femme Helena (Gemma Jones) pour une call-girl. Helena, en pleine déprime, abuse du scotch et tombe sous l’emprise d’une médium qui prétend lire l’avenir. Sally (Naomi Watts), leur fille, travaille dans une galerie et est amoureuse de son patron, Greg (Antonio Banderas), alors que Roy (Josh Brolin), son mari qui tente d’écrire depuis des années un nouveau livre, tourne dans leur appartement et s’entiche de la nouvelle voisine en vis-à-vis, Dia, qui habite là en attendant son mariage dans quelques semaines… Toutes ces histoires se mêlent, s’emmêlent, s’entrecroisent, les couples se font et se défont, quand l’un des amis de Roy, qui vient d’écrire un livre qu’il n’a fait lire qu’à lui, décède d’un accident de voiture… Et s’il s’attribuait le manuscrit ?

Mon avis : Pas le meilleur Woody Allen, mais j’ai passé un agréable moment quand même devant ces portraits sans complaisance de la société d’aujourd’hui… à travers une galerie d’une douzaine de portraits qui auraient peut-être gagné à être moins nombreux mais plus approfondis…

La liste des films de la sélection 2011 du festival Télérama que j’ai vus :

Pour Woody Allen, vous pouvez relire mes articles

Des enveloppes et des pochettes pour ATC

Enveloppes pour ATC de noël 2010 Quelques ATC envoyées pour noël (notamment les Tours Eiffel et les autres cartes brodées) flottaient dans leur enveloppe. Pour les séries suivantes et notamment celle que je vous ai montrées ici, je suis d’abord aller acheter des mini-enveloppes, puis j’en ai sacrifié une qui m’a servi de gabarit pour une série d’enveloppes à la bonne taille, découpées dans des couvertures de magazines.

Pochettes pour ATC de noël Pour la série spéciale janvier 2011, où les destinataires (Cathdragon et Zazimuth, Véro bis, Capucine O et Jardin zen, je suis la sixième), j’ai récupéré du papier d’emballage cadeau (et des magazines pour les autres, de toute façon, elles ne sont prévues que pour un an…) pour en faire des pochettes comme celles que j’avais déjà réalisées sur un modèle que m’avait envoyé Mumu qui brode.

Un porte-cartes…

Noël 2010, un porte-carte ouvert Pour Flo (qui n’a pas de blog), j’ai trouvé un tuto sur ce site de clubs de patchwork pour réaliser un étui à cartes. Je ne suis pas trop contente de la pose du biais… Pour le tissu intérieur, c’est celui que j’ai utilisé pour mon tablier au concours de Moncoutant.

Noël 2010, un porte-carte fermé Pour l’extérieur, c’est un tissu d’ameublement acheté à ce vide-grenier. Pour la fermeture, j’ai utilisé un petit cordon réalisé avec la lucette offerte par Pat-à-Bois.

Le noël de Flo, 1Je vous ajoute les photos de Flo, bien meilleures que les miennes…

Le noël de Flo, 2Vous reconnaissez une carte de la série que j’ai envoyée à noël…

Geronimo (2) de Davodeau et Joub

Couverture du tome 2 de Geronimo, de Davodeau et Joub pioche-en-bib.jpgJ’ai emprunté à la médiathèque le tome 2/3 de la série Geronimo de Davodeau et Joub (voir ici le tome 1 et le tome 3).

Le livre : Geronimo, tome 2 de d’Étienne Davodeau et Joub (scénario et dessin), éditions Dupuis, 2010, 56 pages, 9782800146607.

L’histoire : alors que son oncle est hospitalisé, Geronimo, 16 ans, part en vacances à la mer avec ses nouveaux amis (voir tome précédent). Lui qui a été élevé « en Indien » par son oncle (sa mère est morte peu avant sa naissance, qui n’a d’ailleurs pas été déclarée, il ne connaît pas son père), à l’écart du monde moderne, va aller de découverte en découverte : les filles, la plage, le scooter, la brique de lait, Jésus (« c’est qui le type en slip sur la croix »)…

Mon avis : comme le reste de la série (et des titres écrits par Davodeau seul), sous une histoire en apparence banale les auteurs invitent le lecteur (ici, ce sont les adolescents qui sont les lecteurs visés) à réfléchir au monde actuel… A-t-on vraiment besoin d’un t-shirt de marque? Si on fait de la pub pour la marque, ne devrait-il pas être moins cher plutôt que plus cher? Bon, je suis plutôt tendance no-logo sur ce coup là… La brique de lait? Dégueulasse mais pratique, il n’a pas tort, le Géronimo… Le samedi (ou le dimanche), j’essaye d’acheter un vrai bon lait cru à un producteur au marché, car il n’y a pas encore de retour des fermes en ville, quoique… les animaux ont pris leurs quartiers de décembre autour de Notre-Dame-la-Grande ! Certes, il faut le faire bouillir, c’est plus long que d’ouvrir la fameuse brique et de mettre le bol au micro-onde, mais c’est tellement meilleur!

Pour découvrir l’auteur : voir le site d’Étienne Davodeau, que je trouve très riche… et la venue à Poitiers de l’auteur.

Pour rappel, je vous ai parlé de nombreux albums d’Étienne Davodeau

de Kris et Davodeau

et de Davodeau et Joub

Logo top BD des blogueurs 2011 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Emile Roux par René Pajot à Confolens

Emile Roux par René Pajot, 1937, à Confolens, 1, vue générale du monument En mars 2010, j’ai profité d’une belle journée printanière à Confolens (pour un colloque) pour faire une série de photographies et partager avec vous quelques-unes d’entre elles. Pour plus d’informations sur Confolens et la communauté de communes du Confolentais, deux livres sont toujours en librairie, Parcours du patrimoine n° 325 consacré à Confolens, ou encore l’image du patrimoine Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin… Aujourd’hui, je vous montre le buste d’Émile Roux réalisé en 1937 par René Pajot et mis en place devant l’ancien lycée Émile Roux, où son père était directeur et où il est né le 17 décembre 1853.

Confolens, l'ancien lycée Emile Roux Voici une vue de cet ancien lycée (aujourd’hui désaffecté, le lycée est désormais en périphérie de la ville).

Il travailla avec Louis Pasteur sur le choléra des poules puis le charbon des moutons, et découvrit le sérum antidiphtérique, la première thérapie efficace contre cette maladie. Il était d’ailleurs directeur de l’Institut Pasteur à Paris (depuis 1904) à sa mort le 3 novembre 1933 (voir le monument à Pasteur à Paris).

Emile Roux par René Pajot, 1937, à Confolens, 2, la signature Revenons à notre buste en bronze. Posé sur un haut piédestal (refait depuis), il est signé R[ené] Pajot et daté de 1937. Il fut inauguré le 14 novembre 1937 en présence du ministre de la santé, Marc Rucart.

Emile Roux par René Pajot, 1937, à Confolens, 3, le buste Je trouve que le sculpteur lui a donné un air sévère,…

Emile Roux par René Pajot, 1937, à Confolens, 4, détail du visage …peut-être accentué par les rides, les sourcils fournis, la barbe et la moustache, les joues creusées…

Un marque-page en broderie suisse

Marque-page d'angle en broderie suisse, la broderie Sur le même principe que les marque-pages d’angle, j’ai réalisé une broderie suisse proposée par Brigitte Rainglet dans Passion fil n° 7 (août 2010), sur un tissu à très petits carreaux, et réalisé une autre finition que le cœur proposé.

Marque-page d'angle en broderie suisse, la finition Ce marque-page est parti chez Capucine O à noël…

Vous pouvez revoir ici ce que ça donne sur un livre (avec une variante carrée).

Ma broderie du 1er janvier terminée… mais pas finitionnée

Atelier de brodeuse, la fin de la broderie le 1er janvier 2010 J’ai terminé ma broderie du 1er janvier, sur un kit acheté au salon de Moncoutant 2010 à Bois Joli. Je vous avais montré mon avancée à mi-parcours, il me reste à faire le montage avec le reste du kit sur un pot à confiture, couvercle et étiquette…

Toute l’aventure de ma broderie du 1er janvier 2011

Blaise Cendrars : Brésil, des hommes sont venus…

Couverture de Brésil, des hommes sont venus, de Blaise Cendrars, édition de Fata Morgana pioche-en-bib.jpgPour le classique du mois, j’ai choisi Blaise Cendrars, dont c’était le cinquantième anniversaire de la mort le 21 janvier… Il figure d’ailleurs à ce titre dans le recueil des célébrations nationales de 2011, sa fiche est ici, contrairement à celle de Céline, dont la fiche a été enlevée la semaine dernière (mais qui est toujours dans l’index récapitulatif, en tout cas, qui l’était encore lundi soir).

logo tour du monde en lecture Revenons à Blaise Cendrars, je vais l’inclure dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre de la Suisse – en attendant un autre auteur suisse. De toute façon, il est bien né en 1887 en Suisse, à La Chaux-de-Fonds, avec cette nationalité, et c’est en Suisse que ce trouve le centre d’étude Blaise Cendrars. Certes, il est devenu français après la Première Guerre mondiale : engagé volontaire dans la Légion étrangère, il a perdu le bras droit au combat en Champagne, le 28 septembre 1915 (il en a d’ailleurs parlé dans plusieurs livres, en particulier du passage de droitier à gaucher…).

J’aurais pu relire Rhum, La main coupée, Bourlinguer ou L’or, mais j’ai choisi ce titre moins connu que je n’avais pas lu…

Le livre : Brésil, des hommes sont venus… de Blaise Cendrars. Première édition en 1952 à Monaco dans Documents d’art, coll. « Escales du monde », n° 6, réédité en 2010 par Gallimard, mais j’ai sorti de la médiathèque la version de Fata Morgana de 2003, qui avait réalisé une première édition en 1987, ici accompagnée d’illustrations de Tarsila do Amaral et de la majorité des commentaires qui accompagnaient les 105 photographies de Jean Manzon de la première édition de 1952, ainsi que de deux poèmes, dont le premier dédié à Saint-Paul (son ami São Paulo, qui l’avait invité au Brésil en janvier 1924, ou la ville du même nom?). L’édition de 2010 de Gallimard/Folio reprend quant à elle 40 de ces photographies.

L’histoire : le narrateur arrive au Brésil dans les années 1950 en paquebot, il aurait pu venir en avion, mais a préféré revivre l’impression des premiers arrivants… Le Brésil est-il un paradis sur terre? La lente colonisation par les Portugais (quelques milliers d’arrivants les 100 premières années), les comptoirs commerciaux, les fondations des jésuites, l’explosion des villes depuis, la forêt amazonienne sur la moitié du territoire, un portrait contrasté de ce pays…

Mon avis : j’ai bien aimé ce livre court, pour lequel les trois séjours de Blaise Cendrars à la fin des années 1920 (presque un an au total) ont dû bien l’aider. Les commentaires des photographies sont aussi intéressants que le texte principal, avec notamment une sorte de fascination devant les gratte-ciels -qu’il trouve trop petits par rapport à l’immensité du pays).

Logo du défi J'aime les classiques Je l’ai lu dans le cadre du défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie (clic sur le logo pour voir mon récapitulatif).

Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois

Affiche Des hommes et des dieux de Xavier Dauvois Dernière journée du festival Télérama aujourd’hui, au total, j’aurai vu en rattrapage 7 ou 8 films. Je commence aujourd’hui par vous parler Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois.

Le film : Tibérine / Tibhirine, près de Médéa, à une centaine de kilomètres du sud d’Alger, vers 1993, puis de la nuit de noël 1995 à la nuit du 26 au 27 mars 1996, en Kabylie. Un monastère perché dans l’Atlas est occupé par huit moines cisterciens, certains très âgés ou malades, qui vivent modestement du produit de leurs cultures (notamment de la vente de leur miel) et tiennent un dispensaire qui accueille tout le monde, à condition que ce soit sans armes. Première alerte dans la nuit de noël 1995, un commando exige la venue du médecin dans le maquis, le prieur refuse. Première discussion au monastère, le prieur a pris sa décision seul, ce n’est pas le fonctionnement dans un monastère, le chapitre (réunion des moines) suivant est assez houleux : fallait-il tenir tête aux terroristes, et maintenant, faut-il rester ou partir ? Un peu plus tard, un groupe de travailleurs hongrois (ou tchèques ? je n’ai pas trop fait attention) est massacré, la question se pose à nouveau, l’armée veut imposer sa protection aux moines, qui refusent…

Mon avis : je me suis ennuyée par moment et certains passages sont vraiment dans l’excès, je pense en particulier au dernier repas des moines au monastère, en silence comme le veut la règle cistercienne, non pas avec une lecture, comme dans une scène précédente, mais sur fond de Lac des cygnes crachouillé par un magnétophone. L’allusion à la Cène (renforcée par le moine arrivé la veille leur apporter du ravitaillement), les vues qui s’éternisent sur la béatitude des moines buvant une bonne bouteille de vin, sont vraiment exagérées… Lambert Wilson en prieur, pourquoi pas, quand, en proie au doute, il embrasse littéralement un vieux cèdre multi-centenaire ou part méditer (prier ?) au bord du lac, il est peu crédible. En revanche, j’ai adoré Michael Lonsdale dans le rôle du vieux moine médecin asthmatique. Grand prix du jury, prix du jury œcuménique (ça, je peux comprendre) et prix de l’éducation nationale (où est passée la laïcité ?) au dernier festival de Cannes, favori pour les prochains César, le film a fait accourir les foules, ce qui est assez rare pour un film classé Art et essai, mais ne m’a vraiment pas convaincue.

La liste des films de la sélection 2011 du festival Télérama que j’ai vus :