Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Poitiers, des « erreurs d’appréciation » réparées…

Poitiers, square de la République après restauration, 1, le soldat restauré

Vous, fidèles lecteurs, vous souvenez certainement des événements de ces derniers mois sur le monument aux morts de 1870 et le square de la République à Poitiers… Je ne vous rappellerai pas son histoire ni les épisodes complet, je vous invite à relire les articles précédents pour vous remettre tout en mémoire… Avec la présentation du monument aux morts de 1870-1871, qui a ensuite perdu ses grilles puis sa patine (la presse en parle) et le début de la restauration.

Après donc le nettoyage trop brutal par une entreprise de BTP, qui avait massacré sa patine (une « erreur d’appréciation » selon la mairie), une entreprise spécialisée sur la restauration de ce type de monuments (la société Tollis) est intervenue ces dernières semaines… Le soldat et les autres éléments en bronze ont repris une couleur verte, plus foncée que celle qui avait évolué avec le temps, après accord avec la ville et la direction des affaires culturelles… l’obélisque en marbre a aussi été consolidé, et les lettres redorées, je reprendrai des photographies après la réouverture du square (devenu place pavée…) le 14 juillet…

Poitiers, square de la République après restauration, 2, le square devenu place Car si le soldat en bronze de Jules Félix Coutan et le monument par lui-même, dessiné par l’architecte Jean-Camille Formigé, ont retrouvé meilleure allure, il ne reste désormais plus rien de l’aménagement paysager ni des grilles dessinés par Édouard André…

Poitiers, square de la République après restauration, 3, les grilles Pour les grilles, les « barreaux de prison » ont été mis en place…sur un muret reconstitué qui n’a rien à voir avec l’ancien muret…

Il paraît que ces grilles n’étaient plus aux normes et ne pouvaient pas être remises en place… mais elles seront en partie installées au chevet de l’église Sainte-Radegonde : pas aux normes ici, mais aux normes 1 km plus loin? Bon, sans doute parce qu’il n’y a pas de dénivelé? j’avais cru comprendre que le problème était l’espacement des barres verticales… Mystère…

Poitiers, square de la République,6, coupe des grilles le 29 novembre 2011 Pour mémoire, voici les anciennes grilles en cours de découpe…

Poitiers, square de la République, 5, sans les grilles … et l’ancien muret…

Poitiers, monument aux morts de 1870, 2, le soldat

Et le soldat avant décapage….

Le monument aux morts de 1870 de Poitiers, après le sablage, le 22 février 2012 à 8h05 et 17h30

… en cours et après décapage…

A suivre la semaine prochaine avec la restauration de la plaque en bronze (1929) et la statue de Jeanne-d’Arc de Maxime Réal del Sarte dans le square des Cordeliers… Elle aussi avait été décapée trop brutalement… quelques mois plus tôt.

Le square et les aménagements d’Édouard André sont en revanche définitivement détruits, remplacés par des pavés et du béton.

Voici en complément une carte postale envoyée par Grégory montrant l’aménagement d’Édouard André, publiée dans l’actualité Poitou-Charentes, il y a maintenant à la place une rue bétonnée…

Photo : Paysagiste de renommée internationale, Edouard André avait créé en 1893-1894 le Square de la République. Cette carte postale garde seule mémoire de sa végétation luxuriante : une chape de béton a été coulée sur ce jardin, et désormais une rue passe à l'emplacement du bassin et des rocailles. ©Grégory Vouhé Pour en savoir plus : "Edouard André. Jardins pour Poitiers", L'Actualité Poitou-Charentes n° 96, p. 42-44.

 

Pour aller plus loin : voir les articles de Grégory Vouhé, Édouard André et Jean-Camille Formigé. Le square de la République, L’Actualité Poitou-Charentes n° 95, janvier 2012, p. 45 et Édouard André, jardins pour Poitiers, L’Actualité Poitou-Charentes n° 96, avril 2012, p. 42-44.

 

Un doudou-lion (5) : terminé

Le doudou lion terminé

Vous l’attendiez… le voici! Après les membres, la tête et le corps et le début de l’assemblage, j’ai terminé le lion jaune et rose avec un modèle tiré de Lions, éléphants, lapins et canards en tissu de Christine Vignal paru chez l’Inédite en 2005, dans lequel j’ai déjà réalisé éléphanteau et sa maman éléphant.

Pas facile de rembourrer la queue, la voici fixée, ainsi que les oreilles.

Le doudou lion terminé, détail de la fabrication de la crinière Pour la crinière, j’ai trouvé la « laine qui va bien » chez Phildar: qualité Beaugency, couleur ambre. Le modèle dit de la fixer sur un ruban, sans plus de précision… J’ai fixé à la main les boucles de laine sur une bande de tissu de 2cm de large, pliée en deux dans le sens de la longueur. Puis, comme les bébés ont tendance à tirer, j’ai repassé la couture à la machine, avant de plier la bande en deux et de refermer la bande à la main sur toute la longueur… puis de la fixer à petits points sur le cou… Il restait à broder les yeux, la bouche et la moustache…

Chaumont-sur-Loire 2012 (3), en bocaux et en sachets…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 5, 1, vue générale Cette année, je suis allée visiter le festival des jardins (sur le thème Jardins des délices, jardins des délires, voir le site du domaine de Chaumont-sur-Loire) le 15 juin 2012 avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise. Comme d’habitude, nous y sommes allées en train, arrêt en gare d’Onzain puis traversée de la Loire à pied (par le pont!)… Pas de grand soleil, mais pas de pluie non plus… Vous retrouverez les liens vers les articles de cette année avec ceux des années précédentes, sur cette page.

Je vous présente aujourd’hui trois jardins qui ont mis des éléments en sachets ou en bocaux…

On commence par le jardin 5, Un jardin psyché-délice, conçu par Christophe Baerwanger, Léa Dufour, Richard Mariotte, Sara Moreau et Charles Clément.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 5, 2, coin repos rouge Pas de jardin sans coin détente… tout en profitant des plantes variées tout autour… (trop humides, ces sièges, pas testés…). Les plantes n’ont pas encore complètement grimpé sur la structure pour créer une pergola ombragée…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 5, 3, coin repos en osier et sculpture

Chaque espace a un sol en matériau de récupération, ici, culs de bouteilles dans le coin détente (chaise longue, table en rouleau de câbles) et éclats de miroirs pour accueillir une sculpture en bois.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 5, 4, bocaux et sol en pots de confiture Sur les piquets qui vous ont peut-être intrigué, il y a des bocaux… je ne vous mets pas de vue rapprochée, le contenu est peu ragoutant: des bonbons, à l’origine, mais ils auraient dû sceller les bocaux… Mal fermés, l’eau de pluie s’est infiltrée, et les bonbons commencent à faire le bonheur des fourmis… En bas, un autre sol, en couvercles de bocaux…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 1, 1, vu depuis l'entrée Nous poursuivons avec le premier jardin, Coulisses d’un festin, conçu par Etienne Rivière, Aline Gayou, Mathilde Coineau, Marion Delage, Pauline Bertin et Laura Yoro. Ils ont choisi de mettre leur jardin en hauteur, dans des massifs surélevés à bordure tressée… C’est plus facile pour le désherbage et la récolte, il n’y a pas à se baisser trop!

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 1, 2, capucines et autres Un jardin riche de nombreuses espèces de légumes et de fleurs, les capucines étaient déjà bien développées…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 1, 3, recettes en sachets Un jardin qui ne peut que rappeler des soirées de rangement de mini-et maxi-grip (les sachets à glissières) aux archéologues que nous sommes, avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise (c’est d’ailleurs sa main qui tient celui-ci)… Pas de silex ou de tessons de poterie, ici, mais des recettes inscrites sur des papiers dans des sachets lestés par des petits cailloux et suspendues au-dessus du jardin. On en a retenu quelques-unes à tester… tant qu’elles étaient encore lisibles! Parce que l’eau s’est infiltré dans les sachets, gare aux moisissures noires dans les prochaines semaines!

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 24, 2, la bière en raccourci

Je poursuis avec le jardin de la bière (jardin n° 24), conçu par Joost Emmerik.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 24, 2, la bière en raccourci Un condensé des ingrédients pour fabriquer la bière… le houblon, l’orge, l’eau (oups, peut-être pas celle-ci!) et la levure…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 24, 3, levure Ah, oui, voici le flacon… de levure, sur la table… Avec un gros flacon comme ça, il va être possible de faire une grande cuvée

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 24, 4, à travers le houblon Quand le houblon aura poussé, la vision de ce jardin sera sans doute plus touffue, avec un jeu de cache-cache entre les supports de pousse…

Pour retrouver les articles de 2012 / Jardins des délices, jardins des délires

  • La Loire haute en 2012 comparée aux années précédentes
  • le jardin n° 1, Coulisses d’un festin, conçu par Etienne Rivière, Aline Gayou, Mathilde Coineau, Marion Delage, Pauline Bertin et Laura Yoro
  • le jardin n° 2, Le jardin bleu d’Absolem, conçu par Jérôme et Christian Houadec
  • le jardin n° 3, Lèche-vitrine, conçu par Benjamin Jardel et Nicolas Epaillard et Yohimbé
  • le jardin n° 4, Le potager, conçu par le bureau d’études de Gally
  • le jardin n° 4bis, Liberté, Egalité, Fraternité, conçu par Sim Flemons et John Warland
  • le jardin n° 5, Un jardin psyché-délice, conçu par Christophe Baerwanger, Léa Dufour, Richard Mariotte, Sara Moreau et Charles Clément
  • le jardin n° 6, Le jardin bijou, conçu par Loulou de La Falaise
  • le jardin n° 7, Le jardin de la Belle au Bois Dormant, créé par Niels De Bruin et Nevena Krilic
  • le jardin n° 8, d’un mode à l’autre, conçu par Dominik Scheuch et Edina Massàny, de l’agence Yewo landscape.
  • le jardin n° 9, Locus genii : le génie est partout, conçu par GIGA-G (Genius Inspired Garden Admirers-Group)
  • le jardin n° 10, Toi et moi, une rencontre, conçu par Nicolas Degennes
  • le jardin n° 11, En pâtisserie, tout est permis, conçu par Simon Tremblais et Matthieu Gabillard et leurs professeurs
  • le jardin n° 12, Delirium tremens, conçu par Marine Vigier, Émilie Delerue, Marie-Laure Hanne, Jérôme Jolyet Frédéric Delcayrou
  • le jardin n° 13, Cordon bleu / Le Jardin d’Alain Passard et du jury
  • le jardin n° 14, Orange mécanique, conçu par Rudy Toulotte et Carola Iglesias Garcia De Sola, de l’AtelierDT
  • le jardin n° 15, Paradis terrestre / Mag mell, conçu par Rita Higgins et Peter Little
  • le jardin n° 16, Le jardin des renards rouges, conçu par Katya Crawford, Susan Frye et Veree Parker Simons
  • le jardin n° 17, émeraude , conçu par Dauphins architecture
  • le jardin n° 18, sens dessus dessous, conçu par Adrien Defosse, Damien Roidot et François Bosset
  • le jardin n° 19, Jardin des délires délicieux, conçu par Guillaume Vigan et Alexandre Granger
  • le jardin n° 19bis, En vert, créé par la superstructure, un collectif de créateurs
  • le jardin n° 20, Le délire des sens, conçu par l’école supérieure d’environnement de Nürtingen-Geislingen, en Allemagne
  • le jardin n° 21, Le calendrier des sept lunes, conçu par l’agence RCP
  • le jardin n° 22, Les chrysadélires, conçu par Laurent Fayolle et Noël Pinsard
  • le jardin n° 23, Fruit de l’imagination, conçu par l’institut national d’horticulture
  • le jardin n° 24, le jardin de la bière, conçu par Joost Emmerik
  • le jardin de sorgho, une création de Michel Blazy
  • Dans le parc : oeuvres de Giuseppe Penone (et de nouvelles photos des celles de Rainer Gross, Tadashi Kawamata et Erik Samakh), d’autres artistes (François Méchain, Bob Verschueren, Alex MacLean, Patrick Douherty)
  • Les Prés du Goualoup et les oeuvres de Pablo Reino
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Witch SAL / SAL des sorcières (1)

Ma sorcière pour juin 2012, d'après une grille de Défi de toile Au début de l’année, je me suis inscrite au witch SAL (SAL des sorcières) organisé par Clob / Miss Fil broderie : il s’agit de broder des sorcières ou autre avant le 30 octobre et de les publier chaque dernier jour du mois… quand on a le temps. J’ai enfin brodé ma première grille, choisie dans les frees offerts par Défi de toile. J’ai respecté les couleurs recommandées, en DMC, sauf le texte, en gris 414 à la place du blanc, sur une toile pas du tout faite pour la broderie, déjà utilisée pour le SAL roses de l’amitié de Criquette. Je n’ai pas encore d’idée pour la finition… Peut-être une pochette avec une autre sorcière pour le mois prochain, pour y ranger les accessoires de scraps sur ce thème?

Projet à suivre avec la sorcière de juillet, finie en août… et la finition commune aux deux grilles en septembre.

Une mini-bannière pour… le noël d’Ammaria!

Marque-page pour Ammaria Non, je ne suis pas tombée sur la tête… j’ai juste mis à jour le week-end dernier les liens de mon blog (les liens entre articles et les pages spécifiques de liens que vous trouvez dans la colonne de droite du blog), et archivé les photos… Et je suis tombée sur quelques-une qui ont échappé à la publication… Je commence par cette mini-bannière, brodée sur l’une des bandes à broder que m’avait offerte Ammaria… pour un petit cadeau que je lui ai à mon tour envoyé. Pour le modèle, je suis désolée, je pensais à revoir la photographie que je l’avais pris dans Broderies au point de croix et traditions en Alsace de Fabienne Bassang, mais en le feuilletant, je ne l’ai pas trouvé… Il vient donc d’ailleurs… mais impossible de remettre la main sur le modèle… S’il vous dit quelque chose, je complèterai l’article…

Dans ce livre, j’ai déjà réalisé:

Couverture de Broderies au point de croix et traditions en Alsace de Bassang

Ça ne coûte rien, de Sylvain Saulne

Couverture de Ca ne coûte rien, de Sylvain Saulne

pioche-en-bib.jpgUn livre trouvé dans les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : Ça ne coûte rien de Sylvain Saulne (dessin, scénario et couleurs), collection KSTR, éditions Casterman, 2011, 190 pages, ISBN 9782203030572.

L’histoire : à Shanghai en 2008. Pierre vient de débarquer avec un visa de trois mois dans l’attente de toucher un héritage. Il a de quoi vivre en attendant… Caroline, l’amie qu’il devait rejoindre, est occupée et lui envoie Daniel, qui va lui faire découvrir la ville et lui présente ses deux colocataires, une française, Marianne, et une chinoise, Emmanuelle. Côté face, Shanghaï est une ville riche, pleine de plaisirs, où Pierre commence à dépenser sans compter aux côtés de ses amis expatriés… Côté pile, où il tombe un jour par hasard, ce sont des taudis, des logements en ruine, la grande misère… Le visa arrive à expiration, l’héritage n’est toujours pas arrivé, mais Pierre décide de rester, avec 789 € en poche, commence une deuxième partie de sa vie beaucoup plus économe…

Mon avis : un album aux couleurs pastel, puis de plus en plus sombre et gris, vers la fin la nourriture, quand elle devient une obsession pour le narrateur, qui maigrit au fil des pages, prend des couleurs plus vives. Cette bande dessinée, comme d’autres dont je vous ai déjà parlé, aborde la question des expatriés qui vivent entre eux, coupés de la réalité du pays où ils vivent… Une Shanghaï à deux visages, le côté fête et pimpant des quartiers pour touristes et expatriés, le côté sordide un peu à l’écart, où vit la majorité de la population.

Pour aller plus loin : voir le site officiel de Sylvain Saulne.

Logo 2012 du Top BD des blogueurs, nouvelle version Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

La peste à Niort en 1603

Niort, maison de la peste, 1, les façades

A l’angle de la rue du Soleil et de la rue de la Juiverie à Niort se trouve une maison avec de la sculpture qui mérite un petit détour (et une petite montée à pied…).

Niort, maison de la peste, 2, la porte Elle se concentre sur la porte, encadrée de deux atlantes qui supportent un balcon et un relief sculpté.

Niort, maison de la peste, 3, la lucarne avec la date 1876 La date de 1876 est portée sur la lucarne, compatible avec l’architecture et la sculpture de la travée d’angle de l’immeuble. Il reste à l’intérieur (non visitable) plusieurs éléments de l’hôtel de voyageur dit l’hôtel d’Hercule mentionné dès le 16e siècle à cet endroit, notamment des cheminées des 16e, 17e et 18e siècles et des baies à coussièges (les parties anciennes sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques).

Niort, maison de la peste, 4, les atlantes Deux atlantes soutiennent le balcon au-dessus de la porte. Ils doivent vous rappeler ceux que je vous ai montrés à Poitiers et à Tours pour cette époque. Certains les qualifient d’Hercule, par référence au nom de l’ancien hôtel de voyageur, mais ils ne se distinguent nullement des atlantes habituels soutiens de balcons.

Niort, maison de la peste, 5, le relief sur la peste Mais la partie la plus intéressante est le relief sculpté, attribué au sculpteur Albert Ernest Carrier de Belleuse dit Carrier-Belleuse (Anizy-le-Château, 1824 – Sèvres, 1887). La légende encore partiellement lisible dit « Premier cas de ». En fait, cette maison est réputée être l’ancienne auberge dite Le Logis de l’Hercule, où un cas de peste s’est déclaré le 6 mai 1603. Elle avait déjà sévi dans la ville une génération plus tôt, de juillet 1584 à janvier 1585, avec 30 à 40 morts par jour, véhiculée et amplifiée par les guerres de religion. Cette fois, elle a été apportée dans une auberge, apportée par un voyageur.

Niort, maison de la peste, 6, le relief sur la peste, détail de la partie gauche Le relief est assez bien conservé dans sa partie gauche où l’on voit un noble, deux personnages debout et un personnage alité.

Niort, maison de la peste, 7, le relief sur la peste, détail de la partie droite La partie droite du relief est très dégradée.

Les photographies datent de juillet 2011.

PS: sur la mise au point du vaccin contre la peste, voir Peste et choléra de de Patrick Deville.

Un cartable pour mon ultra-portable (1)

Mon cartable à ultra-portable, 1, préparation des pièces Quand je pars en vadrouille, j’emporte souvent avec moi un ultra portable, que je casais jusqu’à maintenant dans une trousse du commerce, pas très pratique, surtout pour le câble de raccordement… Du coup, quand j’avais vu il y a quelques semaines le tuto de Pamina pour un cartable maison, je l’avais mis de côté avec la ferme intention de le faire… J’avais choisi deux des tissus d’ameublement spécialement avec cet objectif en vue…

Voici le début de la couture… cette phase-ci à la machine à coudre, j’ai découpé les pièces, avec des dimensions adaptées à mes besoins. J’ai mis à l’intérieur une grande poche qui peut contenir des documents en A4, et par-dessus une petite poche pour caser un ou deux stylos… j’ai aussi prévu une pochette doublée pour ranger le câble, il ne traînera plus n’importe où en faisant des bosses…

Affaire à suivre… il faut que je m’achète du molleton plus épais que celui que j’ai en stock…[Le voici maintenant terminé ici…]

L’oriflamme de Kutzenhausen (6) : le N à mi-course

Le N pour la bannière de Kutzenhausen, 2, à mi course Marlie a passé il y a quelques semaines un nouvel appel à brodeuses pour réaliser une oriflamme pour Kutzenhausen dans le Bas-Rhin. J’ai hérité des lettres N et U (voir le matériel reçu).

Après le U, j’ai attaqué le N. J’ai largement attaqué le laborieux remplissage en rouge sur rouge… Pour qu’il n’y ait pas les effets visibles sur le U, j’ai fait l’effort de faire tous les points dans le même sens et d’un bout à l’autre de la largeur totale (sur le précédent, j’avais fait le remplissage en partageant la toile en 9, cela donne des rangs moins longs, mais ça se voit un peu à la fin).

Les étapes de la broderie :

Le U: début, à mi course, terminé

Le N: début, à mi-course, terminé

L’accompagnement : un marque-page tout simple avec des oiseaux

Bannières brodées pour ClunyBannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny

– avec les grilles parues dans le livre Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici)

– avec les grilles réalisées pour des projets supplémentaires

Les honneurs perdus de Calixthe Beyala

Couverture de Les honneurs perdus de Calixthe Beyala

Ce livre m’a été prêté par une amie… un grand merci à elle pour cette découverte! Ce livre a reçu le grand prix du roman de l’académie française en 1996, un prix littéraire que je boude car généralement attribué à des livres pour lesquels j’ai du mal à adhérer (au moins pour la petite dizaine que j’ai testés). Dane, si ta jambe va mieux et que tu peux venir en ville, il faut que je te les rende (voir La mémoire mutilée de Mohamed Cherid, Une enfance algérienne sous la direction de Leïla Sebbar et Surtout ne te retourne pas de Maïssa Bey, et vous montrerai le marque-page fleuri qui a accompagné leur retour)…

Le livre : Les honneurs perdus de Calixthe Beyala, éditions Albin Michel, 1996, 405 pages, ISBN 978-2226086938.

L’histoire : à Douala au Cameroun puis à Paris, ces cinquante dernières années (des années 1950 à la fin des années 1990)… Dans le quartier de Couscousville, près de Douala, un père fête la naissance de son fils avant même la fin de l’accouchement… Hélas, le fils est une fille! Les années passent, alors que les amies de Saïda se marient les unes après les autres, Saïda Bénérafa ne trouve pas de prétendant, son honneur est déshonoré par un garçon qui tente de l’embrasser… le docteur-pharmacien certifie qu’elle est toujours vierge… Après la mort de son père, à plus de quarante ans, elle part rejoindre une lointaine cousine à Belleville… qui la met à la rue après l’avoir hébergée deux ans. Commence alors une autre vie, au service de Ngaremba, écrivain-public du quartier qui vit seule avec sa fille…

Mon avis : Saïda est une femme soumise… à l’autorité de son père, au qu’en-dira-t-on du quartier, puis à sa cousine Aziza, enfin à Ngaremba. Illettrée, avec pour seul bagage l’enseignement de l’école coranique, elle va apprendre à lire sur le tard… tout en prenant conscience que sa virginité si jalousement défendue peut devenir un handicap dans sa nouvelle vie… Le poids de la tradition, la difficile émancipation ou au moins la libération de la soumission à autrui, tels sont les sujets abordés dans ce roman. Que sa longueur (plus de 400 pages bien tassées) ne vous rebute pas, c’est un roman qui tient aussi du témoignage poignant sur la vie de ces femmes au pays mais aussi en France… Rien n’est facile, ni là-bas, ni ici, bien loin du rêve de la vie meilleure…

Pour aller plus loin : le site officiel de Calixthe Beyala.

logo tour du monde en lecture Ce livre entre dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre du Cameroun.