Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Vite! à Saint-Laurent-en-Grandvaux (Jura) jusqu’au 12 août 2012

Je vous ai parlé l’autre jour de trois expositions autour du fil que vous pouvez encore voir dans les prochains jours, faites vite si vous êtes dans le Jura ou à proximité… Je les ai découvertes grâce à l’accueil exceptionnel de Marlie (et de François!). Je reviendrai très vite vous montrer d’autres photographies des bannières présentées jusqu’au 15 août 2012, tous les jours de 15h à 19h, au prieuré Saint-Christophe à Ruffey-sur-Seille (voir détails sur Ruffey-sur-Seille) et l’exposition La lettre et l’image du Moyen Âge à nos jours jusqu’au 19 août 2012 tous les jours de 15h à 19h dans l’ancienne école de Gigny-sur-Suran (voir détails sur Gigny). Je vous parle aujourd’hui de celle qui est organisée à

Saint-Laurent-en-Grandvaux, exposition 2012, 1, histoire du lin et du chanvre Saint-Laurent-en-Grandvaux, ferme Louise Mignot, intitulée trésors d’antan au fil des plantes

Vite! C’est jusqu’à dimanche prochain inclus, 12 août 2012, tous les jours de 15h à 19h. Elle est organisée par l’association des amis du Grandvaux. La première salle retrace l’histoire et les techniques de culture et de transformation du lin et du chanvre.

Saint-Laurent-en-Grandvaux, exposition 2012, 2, la deuxième salle Dans la deuxième salle, vous pourrez vous entraîner sur la machine à pédale (idéale pour coudre les jean’s), admirer la table, le linge dans l’armoire…

Saint-Laurent-en-Grandvaux, exposition 2012, 3, couvre-lit

… ou encore ce splendide couvre-lit. A côté, quoi de mieux pour expliquer la technique que de montrer un ouvrage en cours, rubans positionnés sur le carton et premiers points à l’aiguille mis en place…

Saint-Laurent-en-Grandvaux, exposition 2012, 4, matériel de couture et aiguilles pour yeux faibles Parmi tout le matériel de couture, ne pas rater les aiguilles assorties… « spéciales pour vues faibles »! N’hésitez pas non plus à demander des explications aux bénévoles de l’association qui vous accueille, elles vous montreront des reprises très ingénieuses…

Saint-Laurent-en-Grandvaux, exposition 2012, 5, linge divers La troisième salle présente beaucoup de linge par type (chemises, trousseau, robes de mariées, dont une surprenante et très moderne de 1920)…

Saint-Laurent-en-Grandvaux, exposition 2012, 6, faux cols … mais aussi tous ces faux-cols, dont me parlait tant l’une de mes arrière-grand’-mères qui les repassait (de manière professionnelle, dans une famille de « tailleur d’habits »)…

Saint-Laurent-en-Grandvaux, exposition 2012, 7, gants en fil … sans oublier tous ces gants en fil, un superbe travail pour les réaliser et en très bon état! Un grand bravo aux bénévoles qui ont mis en scène et nettoyé tout ce linge, aux personnes qui ont prêté ou donné tous ces objets à l’association des amis du Grandvaux.

La dernière salle est consacrée à une exposition-vente, pas de photographie, elle était en cours de ré-aménagement après avoir été « dévalisée » par les visiteurs précédents!

Il faut maintenant que je lise Le roulier du Grandvaux de Bernard Clavel… et que je teste les recettes secrètes des dames de l’association, publiées dans un livret…

 

 

 

Un essai de quiche…

Quiche aux oignons, champignons, chorizo et comté Je recevais il y a quinze jours des voisins… à l’apéro, mais j’ai aussi préparé une quiche, pour poursuivre ensuite. Et voilà une quiche avec un compromis sans trop de sel par rapport à mon régime hyposodé et quand même pleine de goût…

Ingrédients:

– de la pâte brisée (maison, sans sel, je mets un papier sulfurisé, c’est plus facile pour sortir ensuite les morceaux, mais vous pouvez en prendre une du commerce)

– 300g de champignons de Paris frais [j’en achète presque tous les samedis, voir des champignons aux oignons, à la grecque version hiver]

– 4 gros oignons

– fines herbes, poivre (sel, à mon avis pas utile avec le chorizo et le fromage…)

– chorizo (environ 1/4, le reste servi à l’apéro)

– env. 50g de comté (le reste du morceau a aussi été servi avant en dés)

– appareil à quiche: 4 œufs, 300g de crème fraîche ou 300ml de lait, au choix… j’ai pris du lait.

La recette:

Étaler la pâte dans une tourtière… et mettre le four à préchauffer, th. 7 environ…

Dans une poêle, faire revenir les oignons émincés finement dans un peu de matière grasse, cuire une dizaine de minutes en remuant pour qu’ils ne brunissent pas, laisser le jus s’évaporer ou égoutter après cuisson. Verser sur la pâte.

Dans la même poêle (et oui, il faut aussi penser à la vaisselle!), mettre les champignons émincés, à feu moyen puis à feu vif, pour qu’ils rendent leur eau (5 à 10 minutes, cela dépend de la teneur en eau des champignons). Bien égoutter (sinon, ça va rendre trop de jus dans la quiche), verser sur la tarte. Assaisonner (sel, poivre, fines herbes).

Parsemer de quelques rondelles de chorizo et de fines lamelles de comté.

Préparer l’appareil à quiche en battant bien les œufs, le verser sur le tout, en espérant que ça ne déborde pas!

[Sinon (ce qui m’est arrivé…), vous pourrez toujours mettre du pain dur à tremper dans le reste de l’appareil, puis le passer dans une assiette avec un autre œuf, et faire cuire dans un poêle (propre!), et voilà du pain perdu!]

Enfourner 30 à 35 minutes, comme mon four chauffe un peu moins que la normale, je mets 10 minutes th. 8 puis le reste th. 6, surveiller en fin de cuisson, quand c’est doré et la pâte bien cuite, c’est prêt!

Un sac pour Marlie… avec un motif des bannières de Cluny

Un sac pour Marlie, la face... Pour Marlie, j’ai transformé la broderie tirée du livre qu’elle a coordonné, Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici), en sac… J’ai pris l’un des des tissus d’ameublement achetés en 2012, coupé une bande de la hauteur de la toile prévue pour la broderie, mais plus large d’environ 15 cm. Une couture en haut, puis fermer en boucle. J’ai aplati légèrement au fer, en centrant la broderie. Puis cousu le bas, cousu les angles pour avoir un fond plat. Ensuite, j’ai préparé l’anse… aïe, j’aurais dû la faire un tout petit peu plus large, je me suis embêtée à la retourner, j’avais pris une bande de 8 cm de large et 90 cm de long. Ensuite, j’ai préparé une poche plaquée sur la doublure avec le même tissu que pour la poche intérieure de mon cartable à portable). Ouf, je ne me suis pas trompée dans les mesures, la doublure a exactement la bonne dimension… Il reste à faire une couture en haut à la machine, et quelques points en bas à la main sur le fond, dans les coutures des arêtes…

Un sac pour Marly, le dos Et voilà ce que donne le dos, on y voit mieux le tissu…

Produits régionaux : galette, angélique confite et huile de noix Et j’avais joint quelques productions régionales:

– un broyé du Poitou de Goulibeur, dans la boîte de l’année (ils changent le motif tous les ans…)

– de l’angélique confite, une plante du marais poitevin traitée du côté de Niort, achetée en vrac chez Amandine sous les halles de Poitiers. J’en ai planté deux pieds au jardin, mais il faut attendre plusieurs années pour avoir de grosses tiges pour en faire des tiges confites… Elle peut s’utiliser dans plein de recettes, Emmanuelle / le Marquoir d’Élise en a mis récemment dans ses galettes charentaises (sur son autre blog)

– de l’huile de noix produite dans l’huilerie Lépine à Availles-en-Châtellerault. 50 cl, parce que c’est une huile qui s’oxyde vite et qu’il faut consommer rapidement après ouverture…

Bannières brodées pour ClunyBannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny

– avec les grilles parues dans le livre Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici)

– avec les grilles réalisées pour des projets supplémentaires

Un doudou divin de Katarina Mazetti

Couverture de Un doudou divin de Katarina Mazetti

pioche-en-bib.jpgAprès avoir lu Le mec de la tombe d’à côté, j’ai eu envie de lire un autre livre de cette auteure, j’ai trouvé ce livre à la médiathèque.

Le livre : Un doudou divin de Katarina Mazetti, traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus, Gaïa éditions, 2012, 214 pages, 978-2847202243.

L’histoire : de nos jours en Suède, dans un lieu isolé, ancien camp scout, la Béatitude. Wera, journaliste indépendante, tombe sur une annonce pour un stage de trois semaines à la recherche d’un dieu, quel qu’il soit. Elle propose le sujet à un magazine, et se lance dans l’aventure… où elle se retrouve avec les deux organisateurs, Annette et Adrian, et six personnes. Parmi elles, Madeleine, qui semble porter tout le poids du monde sur ses épaules… matérialisé au sens propre par un lourd sac à dos qu’elle porte en permanence. Et aussi Bertil, un « ancien médecin », Karim, un iranien, une mystérieuse Dame grise… Promenades dans la journée, grande réunion chaque soir où à tour de rôle, chacun présente son avis sur une question existentielle… Pourquoi chacun s’est inscrit à ce stage? Qu’en sortira-t-il?

Mon avis : je n’ai pas retrouvé l’humour de Le mec de la tombe d’à côté. Les narratrices alternent, tantôt Wera (ou ses articles), tantôt Madeleine. Une grande platitude, des banalités, quand même quelques secrets des participants (surtout Bertil et Madeleine), la fin inattendue rattrape un peu l’ensemble. Un livre vite lu, vite oublié, alors, à lire si vous n’avez rien d’autre sous la main, mais franchement pas indispensable…

Mon voyage à Nantes (9), au centre de l’île de Nantes…

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 01, palais de justice de Nouvel Allez, c’est reparti pour le VAN / Voyage à Nantes (site officiel), pour revoir les autres épisodes, voir les liens en fin d’article ou chez Mamazerty… N’hésitez pas non plus à suivre les liens vers les sites des artistes ou autres… J’y étais par un week-end pluvieux, du 6 au 8 juillet 2012, et ai déjà participé à la manifestation Estuaire 2007 (je n’avais pas pu y aller en 2009).

Aujourd’hui, nous partons sur l’île de Nantes, où je suis allée les trois jours de mon séjour pour voir des choses différentes, dont le dimanche avec Mamazerty. Après l’ouest, voici le centre de l’île, et contrairement à 2007, je n’ai pas poussé jusqu’au Conseil régional à l’est…

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 02, aperçu des oeuvres du palais de justice à travers la façade Petite halte au palais de justice réalisé par Jean Nouvel (comme le musée du Quai Branly à Paris)… Bon, côté architecture, le bâtiment s’impose mais ses usagers, notamment juges et avocats, lui trouvent de nombreux défauts fonctionnels… Après avoir accepté la fouille, vous pourrez voir des œuvres de très grand format venant du musée des beaux arts et les créations numériques (1% culturelle) de Jenny Holzer.

A côté, je n’ai pas pu voir de nuit (grrr pour la météo!) l’installation lumineuse de François Morellet sur le bâtiment de la mutuelle Harmonie atlantique. Le bâtiment, construit dans les années 1960, vient d’être rénové par CANAL Atelier d’architecture (Daniel et Patrick RUBIN). Cette œuvre a aussi beaucoup fait parler dans la presse locale et spécialisée en art contemporain… elle indique la météo et le temps qu’il est censé faire dans 4 heures (seulement la nuit…) en allumant soit des nuages (arcs blancs), le soleil (cercle rouge) ou la pluie (tirets bleus)… [PS: je suis retournée à Nantes en octobre 2012 et ai pu voir les nuages et le soleil].

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 03, la maison de l'avocat … et c’est reparti vers la Maison de l’avocat où Jocelyn Cottencin a créé Echoes, une sculpture graphique et lumineuse, dont la configuration des traits lumineux varie en permanence.

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 04, le bâtiment Manny Le bâtiment Manny, signé de l’agence nantaise TETRARC, toujours rue Lanoue Bras de Fer, accueille Air de Rolf Julius… qui au grès du vent et des haut-parleurs cachés sous les coursives, libère des sons, cliquetis métalliques et vagues chants d’oiseaux.

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 05, le passage protégé de Bulloch devant le bâtiment Manny Devant le même bâtiment, Angela Bulloch a installé The Zebra Crossing – Regulations and General Directions, un passage protégé annoncé par des lignes en zig-zag et des lampadaires jaunes… et qui se poursuit à l’intérieur du bâtiment.

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 06, la maison régionale de l'architecture La Maison régionale d’architecture des Pays-de-la-Loire et son bâtiment tout rouge de l’Île Rouge, réalisé par Forma6, Sans cimaise et sans pantalon (délocalisation du musée des beaux arts fermé pour travaux) propose plusieurs œuvres dont l’hyper-réaliste Flea Market Lady, de Duane Hanson (1925-1996), de l’extérieur, on dirait qu’un gardien s’est endormi sur sa chaise….

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 07, crête-town dans la halle Halstom Une petite pause crêpes salées ou sucrées de CRÊPETOWN, à condition que ce soit après midi, dans la halle Halstom : je n’ai pas assisté aux spectacles programmés le soir par Didier Poiraud et Hervé Guilloteau, et je vous reparlerai de la création de graphes…

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 08, le âtiment principal de l'école d'architecture Au bout de la rue de la Noue, les différents bâtiments de l’école nationale d’architecture de Nantes, conçus par les architectes Lacaton & Vassal accueillent plusieurs ensembles d’œuvres.

Dans le bâtiment principal au sud, au premier étage, a pris place Futurologia, qui présente des installations / œuvres assez monumentales de cinq artistes russes, Petr Belyi, Valery Chtak, Irina Korina, Andrei Molodkin et Recycle group.

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 09, sur le toit le l'école d'architecture, jeu et chaises longues Poursuivre par l’ascenseur ou par la rampe extérieure pour gagner le toit et son jeu Banaball créé par Clément Bacle et Ludovic Ducasse… si vous ne voulez pas jouer, vous pouvez toujours regarder la vue, différente de celle depuis la tour Bretagne ou la tour du musée Dobrée… éventuellement depuis l’un des transats si le temps le permet!

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 10, le bar l'absence sur le parvis de l'école d'architecture D’en haut, on voit aussi très bien au bout du dernier bâtiment ce gros truc bleu sur le parvis qui est un bar… L’Absence a été créée par l’atelier Van Lieshout dans le cadre du 1% artistique de l’école d’architecture…

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 11, 1000 plateaux près de l'école d'architecture A côté se trouve l’un des espaces de pique-nique des 1000 plateaux (à revoir dans mon premier aperçu).

Au centre de l'île de Nantes, 2012, 12, exposition Stockholder dans la galerie Loire Dans le dernier bâtiment de l’école, la galerie Loire tout en verre le long du quai, le Frac (fonds régional d’art contemporain) des Pays-de-la-Loire présente des œuvres principalement en bois, Hollow places court in ash-tree wood, de Jessica Stockholder.

Mon voyage à Nantes en 2012:

– un premier aperçu,

– croisière de Nantes à Saint-Nazaire : le début et la fin du trajet

– à Saint-Nazaire
– ça grimpe : trois plates-formes et le mont Gerbier de Jonc

– au jardin des plantes : avec des plantes et des œuvres contemporaines

– sur l’île de Nantes : à l’ouest et au centre

– en ville : le début et la suite du parcours, de l’art dans la rue

– le mémorial de l’esclavage

 

L’amiral / Lord Nelson à Londres (Trafalgar square)…

Colonne de Nelson à Trafalgar Square, Londres, 01, deux vues générales Puisque les jeux olympiques battent leur plein à Londres, j’ai ressorti mes photographies d’avril 2011 (juste avant LE mariage). Et quoi de mieux pour faire plaisir aux Anglais que de vous montrer la colonne de Lord Nelson, que nous appelons ici en France plutôt l’amiral Nelson, notre ennemi juré des batailles napoléoniennes. Et aussi un cauchemar pour l’étude de cette période, toutes ces batailles terrestres et navales après la Révolution et jusqu’à la chute de Napoléon en 1815… Cette imposante colonne rend donc hommage à Horatio Nelson, 1er vicomte Nelson, duc de Bronte (Burnham Thorpe, 1758 – Trafalgar, 1805). La souscription pour l’élévation d’un monument à Nelson a été lancée en 1838. La première pierre est posée en 1840 et la construction de la colonne ne commence vraiment qu’en 1842 pour être achevée en 1843. Avec ses 44m de hauteur totale, elle domine la place. D’autres statues sont installées sur la place, aménagée à partir de 1829 sur des plans établis presque dix ans plus tôt par l’architecte John Nash. En 1840 est aussi construite au nord de la place la National Gallery.

La mise en place des plaques a commencé en 1849 avec la face sur la mort de Nelson, en 1850 est posée la bataille du Nil. La bataille de Saint-Vincent a été posée seulement en 1853, après une bataille juridique parce que le bronze n’était pas pur. Le monument est encadré de quatre gros lions, je n’ai pas fait de photographie, il y avait toujours du mode dans le champ de vision… Ils ont été ajoutés en 1867 et sont l’œuvre de Sir Edwin Landseer avec l’aide du baron Marochetti. La colonne a été restaurée en 2006.

Colonne de Nelson à Trafalgar Square, Londres, 02, Nelson en haut de la colonne La grande colonne cannelée est posée sur un haut socle où sont apposées des plaques en bronze. Elle est surmontée d’un chapiteau corinthien en bronze et de la statue en pied, en granite.

La partie haute de la colonne et la statue de Nelson sont l’œuvre de l’architecte William Railton (vers 1801 – 1877). La sculpture a été exécutée par le sculpteur Edward Hodges Baily (Bristol, 1788 – Londres, 1867).

Colonne de Nelson à Trafalgar Square, Londres, 03, deux vues de Nelson

Nelson a pris place sur un petit socle superposé au chapiteau. Il est représenté debout devant des cordages, en uniforme avec toutes ses médailles et sans son bras droit, perdu en 1797 à la bataille de Santa Cruz de Tenerife. Il s’appuie de sa main gauche sur une épée.

Colonne de Nelson à Trafalgar Square, Londres, 04, signature Watson sur la bataille de Saint-Vincent La première face (par ordre chronologique de la scène représentée) porte la signature « M. L. Watson sculp ». Il s’agit de Musgrave Lewthwaite Watson (1804-1847).

Colonne de Nelson à Trafalgar Square, Londres, 05, la bataille de Saint-Vincent La légende sur le cadre en bas identifie la scène : « St Vincent 1797 ». le 14 février 1797, la bataille du cap Saint Vincent, au sud-ouest du Portugal, a opposé la flotte anglaise menée par Sir John Jervis, à la flotte espagnole dirigée par Don José de Córdoba. Bien qu’en infériorité numérique (15 navires contre 24), les Anglais, mieux formés et plus disciplinés, l’emportent. Deux commandants se distinguent, Nelson et Collingwood.

Colonne de Nelson à Trafalgar Square, Londres, 06, la signature Woodington et marque des fondeurs La deuxième face a été sculptée par W[illiam] F. Woodington et fondue par « Moore, Fressange / & Moore founders ».

Colonne de Nelson à Trafalgar Square, Londres, 07, plaque de la bataille du Nil dite d'Aboukir

La légende identifie la scène: « Nile 1798 ». Il s’agit de ce que les Anglais appellent la bataille du Nil et nos manuels d’histoire français la bataille d’Aboukir, qui s’est déroulée à l’embouchure du Nil, dans la baie d’Aboukir, à une trentaine de kilomètres d’Alexandrie en Égypte, les 1er et 2 août 1798. Napoléon Bonaparte avait pour objectif d’envahir l’Égypte, possession anglaise, puis de menacer ses comptoirs en Inde. Les flottes anglaises et françaises se faisaient la course depuis plusieurs semaines en Méditerranée, les Français réussissant à prendre Malte. Nelson est à nouveau blessé dans cette bataille, il avait perdu son bras droit un an plus tôt à la bataille de Santa Cruz de Tenerife (22 au 25 août 1797), on voit clairement ici sa manche vide. Mais les Anglais ont à nouveau gagné une bataille navale, réussissant à couler l’Orient, le navire-amiral français… entraînant la mort de François Paul de Brueys, qui dirigeait la flotte. Nelson est anobli à l’issue de cette bataille.

Colonne de Nelson à Trafalgar Square, Londres, 08, signature Termouth et marque des fondeurs La troisième face a été réalisée par le sculpteur « J[ohn] Ternouth » (vers 1796 – 1848) et fondue par « Moore, Fressange / & Moore founders », comme la précédente.

Colonne de Nelson à Trafalgar Square, Londres, 09, face de la bataille de Copenhague Elle représente la bataille de « Copenhaguen 1801 », dit l’inscription… et le manuel d’histoire précise que la bataille de Copenhague a eu lieu le 2 avril 1801. Nelson, désobéissant à Lord Parker qui dirigeait la flotte, attaqua les Danois et les Norvégiens. L’armistice est signée peu après, et Parker remplacé par Nelson à la tête de la flotte anglaise.

Colonne de Nelson à Trafalgar Square, Londres, 10, la signature de Carew sur la mort de Nelson La dernière face est signée du sculpteur « I. E. Carew sculp ». Il s’agit de John Edwards Carew (v. 1785 – 1868). J’ai oublié de prendre une photographie de détail de la marque du fondeur en bas à gauche de la plaque… mais il s’agit de Adams, Christie and Co., de Rotherhithe.

Colonne de Nelson à Trafalgar Square, Londres, 11, face<br /><br />
 sur la mort de Nelson Elle représente la mort de Nelson et a été installée en décembre 1849. Sur la plaque, Nelson, blessé, est porté par ses hommes, sur un fond de voiles de navire. La légende sur le cadre en bas dit « England expects every man will do his duty » (plus ou moins: l’Angleterre attend que chaque homme fasse son devoir »).

Le 21 octobre 1805, au large de Cadix en Espagne, devant le cap de Tralfalgar, l’amiral Villeneuve, qui dirige la flotte franco-espagnole, affronte la flotte britannique commandée par Nelson. Les Anglais, en infériorité numérique, écrasent les Français (et deviennent durablement maîtres des mers), mais Nelson est mortellement blessé… et vous connaissez la suite, son corps conservé dans un tonneau d’alcool! Après avoir tourné le dos à l’Angleterre à Boulogne-sur-Mer, Napoléon doit définitivement renoncer à l’invasion de la Grande-Bretagne.

Cathdragon vous emmène en voyage…

ATC de Cathdragon pour les vacances 2012 Je rentre ce soir de vacances, mais avant de partir, j’avais trouvé dans ma boîte aux lettres cette superbe invitation au voyage de Cathdragon, qui courageusement a travaillé pendant tout le mois de juillet et n’est pas encore en vacances! Merci à toi de nous faire voyager!

Des timbres verts suremballés J’en profite pour râler contre la poste… habituellement, je commande mes timbres en gros et en ligne, pour six mois, avec différents tarifs… Mais cette fois-ci, il me reste pas mal de timbres hors tarif lettre, du coup, je suis passée à la grande poste de Poitiers. Non seulement ses guichets ont été massacrés pour mettre leur nouveau concept hideux, avec des présentoirs en toc partout, mais en plus, cela entraîne un suremballage honteux des timbres… Cela est d’autant plus choquant pour les « pseudos timbres verts », le nouveau tarif créé cette année, entre le tarif rapide et le tarif lent, officiellement, selon la poste, vert parce que ces lettres ne prennent pas l’avion: pour le courrier intérieur, il y a fort longtemps que les lettres ne prennent plus l’avion mais des camions. Ce tarif permet surtout à la poste de se libérer de l’obligation du J+1 des timbres « rapides » imposé par sa mission de service public… Et je vois rouge avec ce suremballage carrément non écologique!!!

Petits meurtres entre voisins de Saskia Noort

Couverture de Petits meurtres entre voisins de Saskia Noort

pioche-en-bib.jpgAprès avoir lu Retour vers la côte, j’ai eu envie de lire un autre livre de cette auteure, j’ai trouvé ce livre à la médiathèque [depuis, j’ai aussi lu D’excellents voisins].

Le livre : Petits meurtres entre voisins de Saskia Noort, traduit du néerlandais par Mireille Cohendy, collection Thrillers, éditions Denoël, 2009, 322 pages, 978-2207258002.

L’histoire : de nos jours dans un village (il est présenté comme ça, c’est plutôt une banlieue chic) près d’Amsterdam. Karen et Michel ont quitté Amsterdam depuis deux ans, Michel travaille à Amsterdam, Karen chez elle. Après deux ans, elle n’a toujours aucun ami dans le village, les autres parents à l’école semblent hermétiques à tout contact. Aussi, quand elle est invitée par une autre femme du même monde qu’elle, elle fonce, et naît un « club » entre cinq couples avec enfants, tous aisés, certaines femmes travaillent, d’autres non, ils finissent plus ou moins à vivre les uns chez les autres, sur fond d’une consommation excessive d’alcool. Mais voici que deux ans plus tard, la maison de l’un d’eux est détruite par un violent incendie, les enfants et la mère sont sauvés, mais pas Evert, le mari… Et voici que celui-ci, dépressif depuis des mois, est soupçonné d’avoir mis le feu et voulu éliminer sa famille en les droguant avant de mettre le feu… Et voilà que quelques jours plus tard, une autre membre du club se défenestre depuis une chambre d’hôtel, elle avait eu une liaison avec Evert. Meurtre(s), suicide(s)?

Mon avis : des couples aisés, qui circulent à vélo… ou en grosses voitures, il n’y a pas d’entre deux! Des « amis », surtout un regroupement de personnes du même monde, entre boulot stressant (gagner toujours plus…) et défonce (des soirées très arrosées). Une bonne partie du livre est consacrée à ces relations entre les membres du groupe, les dépendances qui se créent entre eux, les secrets soigneusement gardés… L’intrigue n’est qu’une excuse pour une étude « sociologique » sans concession: l’argent ne fait ni le bonheur, ni les amis… Les cinquante dernières pages sont plus dans la ligne des polars, avec le dénouement de l’intrigue. Prix SNCF du polar européen en 2010, un polar idéal pour un trajet en train, il vous fera oublié les voisins bruyants, les enfants qui en ont assez du trajet ou les discussions sur le portable de votre voisin de siège… et vous faire passer vos envies de meurtre contre ces mal élevés!

Une mise au tombeau du 16e siècle à Notre-Dame-la-Grande (Poitiers)

Mise au tombeau du 16e siècle à Notre-Dame-la Grande à Poitiers, 1, vue générale Amis fidèles lecteurs, cela fait longtemps que je ne vous ai pas emmenés à Notre-Dame-la-Grande à Poitiers (voir en fin d’article les articles que j’ai publiés sur le sujet). Aujourd’hui, nous entrons à l’intérieur, dans la chapelle Sainte-Anne ou chapelle du Fou, la dernière sur la droite quand on regarde vers le chœur. Cette chapelle a été construite en 1475 pour la famille du sénéchal du Poitou Yvon du Fou. Sous l’enfeu se trouve depuis 1802 une très belle mise au tombeau en bois polychrome, qui porte au dos de l’un des personnages la date de 1555. L’artiste n’est pas connu, mais l’œuvre avait été commandée par Renée d’Amboise pour être offerte à l’abbaye poitevine de la Trinité, aujourd’hui détruite. Elle se trouvait à l’emplacement de l’actuelle maison diocésaine (pas très loin de l’abbaye Sainte-Croix, devenue le musée du même nom). Le groupe sculpté comptait à l’origine deux autres personnages.

Le Christ est déposé dans le tombeau dans son linceul tenu par Joseph d’Arimathie (à la tête) et Nicodème (aux pieds), derrière le tombeau se tiennent, de gauche à droite, une sainte femme, saint Jean qui soutient la Vierge et une autre sainte femme (cet épisode est rapporté dans les Évangiles: Jean 19, 38-42 ; Luc 23, 50-56 ; Marc 15, 42-47 ; Matthieu 27, 57-61). Cette représentation est très semblable aux autres connues pour la même époque (dans les cathédrales de Reims et de d’Auch, dans l’église abbatiale de Moissac, dans l’église Saint-Denis à Amboise par exemple). Sur le socle est inscrite la devise « IN TE DOMINE SPERAVI NON COFUNDAR IN ETERNOM ».

Mise au tombeau du 16e siècle à Notre-Dame-la Grande à Poitiers, 2, le Christ

Le Christ est tout juste descendu de la croix, mais regardez ses mains, surtout la droite, il a l’air déjà très décharné…

Mise au tombeau du 16e siècle à Notre-Dame-la Grande à Poitiers, 3, l'homme à gauche A la tête du Christ, Joseph d’Arimathie est vêtu d’un riche manteau, avec une bourse à la ceinture. Barbu, il a les traits tirés…

Mise au tombeau du 16e siècle à Notre-Dame-la Grande à Poitiers, 4, sainte femme, st Jean et Vierge

Juste derrière le Christ se trouvent dans l’ordre une sainte femme, saint Jean (avec des traits très féminins, je trouve, et un geste tendre) et la Vierge. Les deux femmes portent une guimpe (qui entoure la tête de manière assez serrée) et un voile par-dessus.

Mise au tombeau du 16e siècle à Notre-Dame-la Grande à Poitiers, 5, sainte femme et Nicodème à droite Voici enfin un détail de la seconde sainte femme et de Nicodème.

Notre-Dame-la-Grande

La façade occidentale

Un peu de lecture :
– pas cher et pratique à emporter pour une visite sur place, paru à l’occasion de la fin des travaux de restauration de la façade, un Itinéraire du patrimoine, n° 85, dirigé par Yves-Jean Riou, La collégiale Notre-Dame-la-Grande, éditions Connaissance et promotion du patrimoine de Poitou-Charentes (CPPPC), 1995.
– beaucoup plus cher, très illustré, sous la direction de Claude Andrault-Schmitt et Marie-Thérèse Camus, Notre-Dame-la-Grande, l’œuvre romane, éditions Picard, CESCM, 2002.

Des carrés gris au tricot (3) : à trois bandes…

Un carré gris tricoté pour Brigitte : avec deux gris Il y a quelques semaines, Brigitte (Brigitbrode) a lancé un appel pour réaliser un bai jia bei non pas en couture, comme il est de coutume, mais au tricot, il lui faut 30 carrés de 20 cm de côté, au tricot, avec une laine grise. Voici le troisième, après l’ancre et la carte à jouer.

J’ai choisi un point fantaisie très simple, trouvé sur un modèle de Fait main hors série tricot (n° 28, pintemps 2012). Vraiment facile: tous les rangs impairs à l’envers, tous les rangs pairs = 2 mailles envers, une maille endroit, à répéter jusqu’au bout du rang.

Pour la laine, comme je n’étais pas complètement sûre avant de commencer qu’il me restait assez de la laine utilisée pour mon dernier pull, j’ai choisi d’intercaller une bande avec le gris plus clair restant du gilet pour mon père.

Un carré gris tricoté pour Brigitte : les trois carrés Et voici les trois carrés ensembles.

PS: j’en ai ajouté deux supplémentaires, l’un avec des petits carreaux et l’autre avec un point fantaisie.

J’ai participé à plusieurs bai jia bei classiques: