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La ville magique au LAM à Villeneuve-d’Ascq

Affiche de l'exposition une ville magique au LAM Au cours de ma semaine de vacances chez mon père, nous avons pu voir quelques-unes des expositions proposées dans le cadre de Lille 3000 / Fantastic, troisième déclinaison (après Bombaysers de Lille en 2006, avant ce blog, et Europe XXL en 2009 où j’avais vu Hypnos) de Lille 2004, capitale européenne de la culture. L’une de ces expositions, histoires de fantômes pour grandes personnes, au Fresnoy/Studio national des arts contemporains, est terminée depuis dimanche dernier (30 décembre 2012) et j’en parlerai donc plus tard, trois autres se terminent le 13 janvier 2013. Je vous ai déjà parlé de l’exposition Marc Chagall, l’épaisseur des rêves à La Piscine (musée d’art et d’industrie André Diligent) à Roubaix, je vous parlerai samedi prochain de Phantasia au tri postal à Lille. Avant de vous parler prochainement de l’extension accueillant la donation de la collection d’art brut de l’Aracine au LAM [Lille métropole musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut] à Villeneuve-d’Ascq, je vous présente aujourd’hui l’exposition La ville magique, consacrée à la ville vue par les artistes entre les deux guerres mondiales, avec une « préface » consacrée aux précurseurs de la fin du 19e siècle.

L’exposition est illustrée par de nombreux extraits de films dont il est difficile de profiter (conditions de projection, durée des films) et s’organise en quatre grands thèmes : Manhatta [sic, d’après le titre du film de Paul Strand en 1921], la ville verticale ; Metropolis, la ville collage ; quand la ville dort, le théâtre de l’inconscient et Dark passage, de l’errance à l’enquête.

Une exposition riche et variée, tant sur les techniques présentées (peintures, dessins, photographies, collages, films) que dans les styles (des cubistes, des dadas et des surréalistes aux hyper-réalistes). J’ai en particulier découvert le travail photographique de Otto Umbehr dit Umbo (voir par exemple sur le site du Met). Ceux qui sont effrayés par les queues monstrueuses de l’exposition Edward Hopper au Grand Palais à Paris pourront voir ici l’une de ses œuvres

Pour aller plus loin, voir le catalogue de l’exposition La Ville magique, co-édition LAM / Gallimard, 2012, 232 pages.

Marc Chagall à La Piscine (Roubaix)

Affiche de l'exposition Chagall à Roubaix

Au cours de ma semaine de vacances chez mon père, nous avons pu voir quelques-unes des expositions proposées dans le cadre de Lille 3000 / Fantastic, troisième déclinaison (après Bombaysers de Lille en 2006, avant ce blog, et Europe XXL en 2009 où j’avais vu Hypnos) de Lille 2004, capitale européenne de la culture. L’une de ces expositions, histoires de fantômes pour grandes personnes, au Fresnoy/Studio national des arts contemporains à Tourcoing, est terminée depuis dimanche dernier (30 décembre 2012) et j’en parlerai donc plus tard, trois autres se terminent le 13 janvier 2013, La ville magique au LAM [Lille métropole musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut] à Villeneuve-d’Ascq,  Phantasia au tri postal à Lille et Marc Chagall, l’épaisseur des rêves à La Piscine (musée d’art et d’industrie André Diligent) à Roubaix. C’est de celle-ci dont je vis vous parler aujourd’hui, il y avait foule lorsque nous y sommes allés, la queue se prolongeant à l’extérieur (heureusement par une petite éclaircie le temps que nous puissions entrer). L’exposition présente des costumes de scène, des céramiques, des toiles bien sûr, des collages, mais aussi un très intéressant ensemble de sculptures. Ne pas rater non plus la série des dessins préparatoires et maquettes pour le plafond de l’opéra de Paris (1963/1964).

J’ai beaucoup aimé cette visite, comme pour mon père, la sculpture de Marc Chagall (1887-1985) a été une vraie découverte – deux des reliefs viennent du musée national Marc Chagall, musée du message biblique à Nice, s’ils sont présentés en salle, je les ai déjà vus, mais ils ne m’avaient pas frappés. Pour les costumes de scène, j’ai beaucoup aimé ceux du Théâtre d’art juif de Moscou en 1919-1921 et ceux créés lors de son exil à New-York pendant la seconde guerre mondiale, pour Aleko et la reprise de l’Oiseau de feu de Stravinski en déclinant un vocabulaire emprunté au monde amérindien. Un petit conseil pour ceux qui en ont besoin, n’hésitez pas à réviser un peu la mythologie et la Bible avant d’aborder l’exposition, ce n’est pas indispensable, mais cela aide à mieux apprécier certaines œuvres. Cela me fait penser qu’il faut absolument que je vous montre les vitraux de Marc Chagall photographiés cet été dans la cathédrale de Metz… Un seul regret, en période de forte affluence, je ne comprends pas que l’on autorise des visites guidées (qui plus est sans port de casque par le conférencier et ses auditeurs, qui rend l’exercice un peu plus discret pour les autres visiteurs, comme cela se fait de plus en plus souvent dans les grands musées et monuments) dans les salles exiguës de l’exposition…

Affiche de l'exposition Werhlin à Roubaix Le musée présente également plusieurs expositions dossiers dans ses salles, en marge des collections permanentes, et un « sapin de noël » de Benjamin Ottoz allongé au milieu du bassin de l’ancienne piscine, à découvrir dans le bandeau d’accueil de La Piscine : Monique / Bidouillette / Tibilisfil, tu en penses quoi par rapport à celui de la Grand’Place à Bruxelles? Parmi les dossiers expositions-dossiers, l’une est consacrée à Robert Wehrlin (1903-1964) (jusqu’au 13 janvier 2013), suite à une donation du fils de l’artiste. J’avoue que j’ai eu du mal avec ses toiles, mais j’ai plutôt bien aimé ses dessins, estampes et aquarelles, dont la série autour du nazisme (catalogue aux éditions Gourcuff Gradenigo).

La restitution de l’atelier de Henri Bouchard (voir mon article sur le monument à Audouin-Dubreuil à Saint-Jean-d’Angély), initialement prévue pour 2012, est désormais annoncée pour 2014…

Pour aller plus loin, voir :

– le catalogue de l’exposition Marc Chagall. L’épaisseur des rêves, éditions Gallimard, 2012, 260 pages

– le musée national Marc Chagall, musée du message biblique à Nice

– les vitraux de la cathédrale de Reims (et bientôt sur mon blog ceux de la cathédrale de Metz)

– le plafond de l’opéra de Paris

Le musée Tomi Ungerer à Strasbourg

Le musée Tomi Ungerer à Strasbourg, façade sur le quai Tomi Ungerer est en pleine actualité cette semaine, avec la sortie mercredi dernier -19 décembre 2012 – d’un documentaire sur lui (l’esprit frappeur, de Brad Bernstein) et d’une adaptation en film d’animation de Jean de la Lune par Marie Lechner.

Le musée Tomi Ungerer à Strasbourg, rampe d'accès handicapé Je vous ai déjà parlé de Tomi Ungerer à propos de A la guerre comme à la guerre, dessins et souvenirs d’enfant. J’avais visité le musée qui lui est consacré à Strasbourg en novembre 2010, installé dans la villa Greiner -un bâtiment néoclassique construit en 1884-, au n° 2 de l’avenue de la Marseillaise. Une longue rampe en pente douce permet un accès facile pour tous par le jardin.La collection est constituée essentiellement de dons de Tomi Ungerer à sa ville natale.

Comme les oeuvres sur papier sont fragiles et ne peuvent pas être éclairées trop fort, l’accrochage est régulièrement renouvelé. Il présente quatre grands ensembles très différents : des affiches, des dessins satiriques, des illustrations de livres pour enfants (accompagnés de jouets) et une collection d’oeuvres érotiques… pas du tout pour les enfants !

Un musée à visiter si vous passez sur Strasbourg!

Pour aller plus loin : visiter le site du musée Tomi Ungerer à Strasbourg. Et pour découvrir les dessins qui illustrent le livre, vous pouvez aller voir ce dossier pédagogique du CRDP de Strasbourg pour voir des extraits de ces dessins réalisés par Tomi Ungerer (qui, né en 1931, je le rappelle, était encore bien jeune de 1940 à 1944).

Raccommodage et remailleuses… Publicité ancienne et exposition à Civaux

Publicité des Cahiers de l'ouest en 1956 pour des chaussettes inusables... En cherchant un article très sérieux dans les Cahiers de l’ouest, n° 14, novembre 1956 (une revue de poésie et de recueil ethnographique), un collègue (oui, un…) a pensé à nous… avec cette publicité pour les chaussettes Stemm, distribuées par Pingouin… « plus jamais de raccommodages »…

la nécropole mérovingienne de Civaux C’était donc la ruine pour les remailleuses professionnelles, auxquelles le musée de Civaux (à l’ombre de ma centrale nucléaire préférée, et juste en face du site antique, de l’église avec un bel ensemble de sculptures romanes et non loin de de la nécropole mérovingienne) consacre une exposition jusqu’au 18 novembre 2012, avec une démonstration de leur savoir-faire ce jour-là de 16h à 18h par Paulette Bernard, l’une de ces travailleuses à domicile, qui rattrapaient pour ces belles de toute la France les mailles filées des bas en soie… Voir les informations pratiques

Remailleuse Passez donc aussi voir chez Emmanuelle / le Marquoir d’Élise, elle a retrouvé dans son grenier magique une repriseuse à découvrir ici… ou clic sur la vignette!

Adrien Dubouché par Raoul Verlet à Limoges

Le monument à Adrien Dubouché à Limoges, 2, signature Raoul Verlet, 1898 En vous montrant l’autre jour le monument à Sadi Carnot à Angoulême, j’ai pensé que, en dehors du monument aux mobiles de la Charente que je vous ai déjà montré, j’avais en stock d’autres œuvres de cet artiste, comme celle-ci, signée R[aoul] Verlet 1898…, ou encore les monuments à Villebois-Mareuil à Nantes et Grez-en-Bouère, que je vous montrerai une autre fois…

Le monument à Adrien Dubouché à Limoges, 1, vue générale Aujourd’hui, je vous emmène donc à Limoges (photographies de novembre 2010), dans le musée national de la céramique Adrien Dubouché, un musée qui par ailleurs a bien besoin d’une rénovation et d’une reprise des vitrines (présentation vieillotte, avec dans certaines de la moquette vieillissante et pas terrible pour la conservation des œuvres). mais le sujet du jour se trouve dans le hall d’entrée, il s’agit d’un monument en bronze dédié à Adrien Dubouché, dont la maquette en plâtre, datée de 1894, a été donnée en 1926 avec le fond d’atelier de l’artiste par sa veuve au musée des Beaux-Arts d’Angoulême. Un autre portrait d’Adrien Dubouché a été présenté par Raoul Verlet au Salon des artistes français en 1899 sous le n° 3988, étant donnée la date de 1898 inscrite sur le bronze, il s’agit sans doute du tirage qui se trouve maintenant à Limoges.. Adrien Dubouché, de son nom complet de baptême François Louis Bourcin-Dubouché (Limoges, 1818 – Jarnac, 1881), époux de Ermance Bisquit, héritière des cognacs Bisquit, était entre autre un riche collectionneur dont le don est à l’origine de la collection du musée national de la céramique.Le socle a été conçu par l’architecte du musée, Henri Mayeux, en l’insérant dans le dessin de la mosaïque.

Le monument à Adrien Dubouché à Limoges, 2, de face et de côté Assis sur son fauteuil, barbiche et moustache très « troisième République », Adrien Dubouché examine l’une des pièces de sa collection… Au passage, remarquez les catalogues représentés par l’artiste sous le siège…

Le monument à Adrien Dubouché à Limoges, 4, détail de la partie supérieure, tête, buste et main Voici de plus près le visage et le vase…

Pour aller plus loin, lire le catalogue réalisé par Béatrice Rolin, Fantômes de pierre : La sculpture à Angoulême 1860-1930, éditions du Germa à Angoulême (1995).

Laure Chabanne, Henri Mayeux et le musée national Adrien Dubouché à Limoges, une leçon d’art décoratif, Livraisons d’histoire de l’architecture, n°3, 1er semestre 2002, p. 129-138.

Le musée des Beaux-Arts de Metz

Façade du musée des Beaux-Arts de Metz Début août 2012, j’ai passé quelques jours à Metz… Après les expositions 1917 et Sol LeWitt au centre Pompidou, je ne pouvais pas rater le musée de la Cour d’or, qui rassemble l’archéologie et les beaux-arts (voir le site du musée de la Cour d’or). Des collections exceptionnelles… Bon, je ne sais pas où se cache la préhistoire et notamment le Néolithique, mais pour la Protohistoire et l’Antiquité romaine, il y a des merveilles… dans ces salles où je me suis longuement attardée, mais aussi dans les suivantes.

Un très gros bémol néanmoins, les éclairages sont catastrophiques, à moins qu’il n’y ait eu des modifications depuis ma visite (2 août 2012). Quelques exemples: au sous-sol, les cartels des thermes sont écrits en blanc sur fond noir dans une salle sombre: ils sont tout simplement illisibles. Des objets en pierre, qui n’ont donc pas de contrainte d’éclairage pour raison de conservation, sont très mal éclairés. Les cartels écrits en minuscules caractères et sans contraste suffisant de couleur (blanc sur rouge, beige sur noir) sont illisibles pour les bien-voyants, alors qu’en est-il pour ceux qui ont des problèmes de vision??? De toute façon, ils ont toutes les chances (tous les risques) de ne pas sortir indemnes de la visite, absence de marquage de la quasi-totalité des nez de marches d’escaliers, de bandes podotactiles et de rampe débordante sur beaucoup d’escaliers. Il y a une foule de marches dans ce musée, très peu accessible de ce fait aux personnes à mobilité réduite, et une bande de roulement lisse serait nécessaire dans le très beau grenier, impossible de traverser cette grande salle en fauteuil avec des pavés aussi irréguliers..

Problème d’éclairage encore avec des spots dans la figure, par exemple lorsqu’on veut lire le panneau qui accompagne la colonne de Merten (j’ai dû intercaler ma main entre le spot et mon visage pour réussir à voir quelque chose) ou bien un spot à l’arrière de la vitrine des bijoux mérovingiens (salle 17) qui empêche également de voir la vitrine… Ce ne sont que quelques exemples, j’ai pris deux pages de notes…

Mon voyage à Nantes (11), la suite du parcours en ville…

Nantes 2012, suite du circuit en ville, 01, Agnès varda dans le passage Pommeray Allez, c’est reparti pour le VAN / Voyage à Nantes (site officiel), pour revoir les autres épisodes, voir les liens en fin d’article ou chez Mamazerty… N’hésitez pas non plus à suivre les liens vers les sites des artistes ou autres… J’y étais par un week-end pluvieux, du 6 au 8 juillet 2012, et ai déjà participé à la manifestation Estuaire 2007 (je n’avais pas pu y aller en 2009).

Aujourd’hui, nous poursuivons le fil rose en ville… (suivre le lien pour revoir le début du parcours en ville)

Dans le passage Pommeray, dont je vous reparlerai sans doute un jour, avec Des chambres en ville, Agnès Varda (revoir Les plages d’Agnès, où elle avait fait une un film très original, synthèse de ses films précédents) a reconstitué l’ancien magasin de télévisions de Michel Piccoli dans Une chambre en ville de Jacques Demy (son compagnon aujourd’hui décédé), dont certaines scènes se passent dans ce passage (comme des scènes de Lola) et dont des extraits sont projetés dans la deuxième pièce. Dans la première salle, elle propose des petits films sur les visiteurs du passage. Vous pouvez aussi voir d’autres commentaires et photographies du passage Pommeray par ce lien direct chez Mamazerty…Et pour en savoir lus sur ce passage, y compris avec des images du tournage de Lola et de une chambre en ville, voir l’article de Pascale Wester, Le passage Pommeraye, une rue tout droit sortie du XIXe, Nantes au quotidien, n° 158, octobre 2005, p. 29-31.

Nantes 2012, suite du circuit en ville, 02, sur le balcon de l'hôtel Pommeray En sortant du passage Pommeray par le haut, l’hôtel Pommeray propose une sorte de gros ectoplasme en matière expansée… Ça me rappelle un peu la « mousse à blaireaux », pour les non-initiés, de la mousse d’isolation pour les maisons que l’archéologue que je suis a utilisé (comme beaucoup d’autres archéologues) pour remplir des terriers dans les grottes et pouvoir fouiller la partie non détruite par les fouisseurs sans effondrement des couches archéologiques dans les terriers sous-jacents.Bon, revenons à nos moutons ou plutôt à l’œuvre, Kiss of the paraghost de Danny Steve. J’ai eu la flemme de ressortir le soir (averses, bises glaciale) pour le voir éclairé… Quatre artistes ont également redécoré des chambres, à voir sur place ou sur le site de l’hôtel. Vous pouvez même y faire juste la sieste pendant le voyage à Nantes (vite, il ne reste que deux jours!). Vous pouvez aussi voir d’autres commentaires et photographies par ce lien direct chez Mamazerty… Sur la vue plus éloignée, à gauche, vous apercevez une paire de chaussures, nouveau rituel urbain dont je vous ai parlé pour Poitiers et vous reparlerai pour Nantes

Nantes 2012, suite du circuit en ville, 03, place Graslin, opéra et légumes L’opéra est actuellement en travaux et une station de légumes a pris place au milieu de la place Graslin… à voir par ce lien direct sur le blog de Mamazerty lors de son installation. La photographie du programme pouvait laisser croire à la présence d’une girafe sur scène, mais en fait, il n’y avait « que » de la diffusion sonore et une découverte du magnifique plafond peint par Hippolyte Berteaux et inauguré en 1881, dont je vous reparlerai à l’occasion d’un article sur le patrimoine (pour les impatients, vous pouvez toujours aller voir l’article de Laure Nemski, Le théâtre Graslin, Nantes au Quotidien, supplément au n° 143, mars 2004, p. 26-29)… Sur la vue du bas, vous apercevez la brasserie La Cigale, avec ses célèbres mosaïques…

Nantes 2012, suite du circuit en ville, 04, la compagnie générale d'accidents La Danseuse échevelée (réalisée dans une série de 1934-1936) de Julio Gonzalez a pris place, minuscule, sous la grand coupole en verre coloré de style art déco du siège de la Compagnie Générale des Accidents, construit de 1928 à 1933 par l’architecte Henri Vié et l’entrepreneur Jean Le Guillou et donc quasiment contemporain de l’œuvre qui y est présentée.

Nantes 2012, suite du circuit en ville, 05, la coupole de la compagnie générale d'accidents Je n’ai pas résisté à prendre une vue de la belle coupole…

Nantes 2012, suite du circuit en ville, 06, devant le muséum Je vous montrerai aussi plus tard le très beau fronton du muséum d’histoire naturelle, mais n’hésitez pas à voir Estuaire, une histoire naturelle ?, avec une passerelle dehors dans le square Louis-Bureau, sur les milieux humides, et à l’intérieur, de nouveaux espaces consacrés à l’estuaire, dont une mise en scène très sympathique des différents milieux de l’estuaire accompagnés d’animaux empaillés. Dans le cadre de Sans cimaise et sans pantalon du musée des beaux-arts, des paysages de l’estuaire réalisés par des peintres des 19e et 20e siècles sont présentés à l’étage, ainsi que l’autruche naturalisée de Maurizio Cattelan. J’ai été moins séduite par les aquarelles de Denis Clavreul.

Nantes 2012, suite du circuit en ville, 07, le musée Dobrée Direction maintenant, juste à côté, le musée Dobrée, fermé pour travaux. En attendant, on peut visiter la tour construite à partir de 1864 que Thomas Dobrée, descendant d’une famille d’armateurs nantais et grand passionné d’art, par petits groupes (14 personnes, la jauge imposée dans les lieux qui accueillent du public sans issue de secours) pour une visite de trois quarts d’heure qui nous emmène jusqu’au sommet de la tour carrée au deuxième plan sur la photographie…

Nantes 2012, suite du circuit en ville, 08, le bâtiment de la faculté de pharmacie Dans le nouvel UFR des sciences pharmaceutiques et biologiques, rue Bias, tout juste rénové par l’architecte Jean-Pierre Lott en 2011…

Nantes 2012, suite du circuit en ville, 09, les oeuvres de la faculté de pharmacie

ORLAN (pseudonyme de Mireille Suzanne Francette Porte) a installé dans le cadre du 1% artistique son œuvre Radiographie des temps, au sol et au plafond.

Nantes 2012, suite du circuit en ville, 10, la façade de l'amphithéâtre Kerneis Juste à côté, l’amphithéâtre Kerneis n’était pas accessible à l’heure où je suis passée, mais les installations sur les parois sont visibles de l’extérieur… L’université avait invité en résidence les artistes Interim (Marie Bouts, Julien Celdran, Lou Galopa, Séverine Hubard, Ramona Poenaru, Alice Retorré et Till Roeskens), qui ont réalisé des portraits des usagers de l’université.

Nantes 2012, suite du circuit en ville, 11, la façade de l'amphithéâtre Kerneis Voici l’autre côté de la façade… certains ont choisi de montrer leurs carnets de notes de laboratoire pour se faire représenter…

Mon voyage à Nantes en 2012:

– un premier aperçu,

– croisière de Nantes à Saint-Nazaire : le début et la fin du trajet

– à Saint-Nazaire

– ça grimpe : trois plates-formes et le mont Gerbier de Jonc

– au jardin des plantes : avec des plantes et des œuvres contemporaines

– sur l’île de Nantes : à l’ouest et au centre

– en ville : le début et la suite du parcours, de l’art dans la rue

– le mémorial de l’esclavage

Poitiers, des expositions…

Par temps pluvieux ou frisquet, les expositions et musées peuvent être un refuge… Voici quelques expositions en cours à Poitiers, je ne parle que de celles que j’ai vues, je ne suis pas allée récemment par exemple au confort moderne (pas depuis mon dernier achat de tissus d’ameublement, pour plus d’informations, voir le site du Confort moderne) ni à la galerie Louise-Michel (à voir par exemple lors de l’expédition Glen Baxter dans le quartier de Bellejouane)…

J’ai recyclé d’anciennes photographies pour illustrer chaque lieu…

Au musée Sainte-Croix

Poitiers, le musée Sainte-Croix, 01, la cour Amor à mort

Inaugurée à l’occasion d’un congrès d’archéologues en mi mai, l’exposition Amor à mort se tient jusqu’au 4 novembre 2012 au musée Sainte-Croix. Elle présente les principales tombes remarquables antiques (du 1er siècle avant au 4e siècle après notre ère) trouvées ces dernières années dans la région. Le catalogue est enfin sorti, deux mois après le début de l’exposition (en vente uniquement sur place, 15 euros… fautes d’orthographe nombreuses comprises dans le prix, il a dû manquer du temps pour les relectures…).

Il y a de très belles pièces, comme une partie du contenu des tomes des « Dames de Naintré » (mais pas les riches tissus), des découvertes très récentes, de cette année, comme les fouilles de la rue des Caillons à Poitiers, avec une sépulture de singe, qui est dans le catalogue, et Sous-Clan à Jaunay-Clan, qui n’est pas dans le catalogue… J’espère que ce n’est pas à cause d’une ségrégation par rapport aux opérateurs d’archéologie préventive, l’un d’eux (l’Inrap/institut national d’archéologie préventive) étant partenaire de cette exposition, les autres (Archéodunum, qui a réalisé récemment à Toulouse la fouille de la caserne Niel, Evéha, etc.) n’auraient-ils pas été exclus du catalogue? Le doute est permis, puisque si leur nom figure sur les panneaux, ils n’ont pas été cités dans le discours inaugural.

Quelques réserves cependant sur cette exposition : certains objets auraient mérité d’être mis plus en avant, sur des socles, dans beaucoup de vitrines, tous les objets sont au même niveau. Les cartels (étiquettes explicatives) donnent le contenu global de la vitrine, sans n° ou petit schéma qui permet au visiteur non initié de faire le rapprochement entre le nom et l’objet… sans compter que certains mots ne sont pas décodés… Combien de visiteurs pourront identifier les aryballes??? (ce sont les petits vases ronds qui contenaient des onguents ou des parfums, dans les deux vitrines où il y en a). De même, je pense qu’il aurait fallu expliquer, sur le panneau consacré à la tombe de Saint-Georges-les-Baillargeaux, les « usages du symposium »…(la conversation qui suit le repas pris autour d’un espace central libre, sur des sortes de lits, en principe réservé aux hommes, sauf des femmes qui peuvent venir danser par exemple). Un renvoi vers les salles du musée aurait aussi permis au visiteur de ne pas hésiter à poursuivre sa visite… Dans les vitrines « permanentes », les objets bénéficient de cartels qui permettent de les identifier…

Karl-Jean Longuet et Simone Boisecq

L’exposition Karl-Jean Longuet et Simone Boisecq est prolongée jusqu’au 19 août 2012. Suivre le lien pour voir mon avis…

Réalité augmentée sur le « grand Nautré »

Le tableau dit « le Grand Nautré » est une représentation de Poitiers lors du siège par Colligny, en 1569, réalisé par François Nautré 50 ans plus tard, en 1619. Depuis longtemps, la fiche de salle est disponible en ligne. Depuis quelques semaines, une application de réalité augmentée a été créée. A partir d’une photographie à haute résolution (cliquer sur « accueil » en haut de la page spéciale, le lien au milieu de la page ne fonctionnait pas encore mi juillet 2012) et d’un téléphone de type smartphone, en visant sur certains secteurs du tableau, vous avez des informations complémentaires… En revanche, c’est très dommage, le « flash code » qui donne accès à l’application n’est pas mise à côté du tableau (dernière visite sur place : 17 juillet 2012, cela a peut-être été fait depuis).

Le musée de Poitiers et le conseil des musées ont réalisé une visite en réalité augmentée du Grand Nautré (Poitiers / siège de Colligny). Application disponible depuis cette semaine.

 

Informations pratiques: voir le site du musée Sainte-Croix, petit rappel, le musée est gratuit le mardi et chaque premier dimanche du mois, à tarif très réduit les autres dimanches.

A l’espace Mendès-France

En quête de nos origines, histoire des hominidés : ce que l’on sait, ce que l’on croit savoir

Poitiers, le centre Mendès-France, le planétarium taggués par les casserus, l'abri bus en miettes Jusqu’au 27 janvier 2013, vous pouvez découvrir l’histoire des hominidés, retracée sous la direction de Michel Brunet. Vous y verrez entre autres la reconstitution réalisée par Elisabeth Daynes de Toumaï. Si vous n’êtes pas préhistorien, l’accompagnement par un médiateur est indispensable.Une petite réserve: pour des raisons de présentation et de place je suppose, les foyers mésolithiques fouillés il y a quelques années à La Folie à Poitiers sont présentés avant les sites du Paléolithique inférieur de la vallée de l’Yonne, ce retour en arrière de quelques centaines de milliers d’années n’aide pas le novice qui a déjà du mal à se représenter la chronologie à se positionner dans le temps…

Les abeilles

Jusqu’au 9 septembre 2012, la présentation du rôle des abeilles et de l’apiculture…

L’actualité Poitou-Charentes

Le numéro d’été (n° 97, spécial été 2012) de L’Actualité Poitou-Charentes,consacré au cinéma en Poitou-Charentes, vient de sortir (en vente sur place et en librairie). Il présente des cinémas et lieux de spectacle (dont un article de Grégory Vouhé sur le grand miroir de Pansart de l’ancien théâtre, avec une magnifique photographie de Coccinelle), la filière Cinéma dans la région, les films qui y ont été tournés, etc. A ne pas rater…

Les numéros plus anciens sont mis en ligne deux ans après leur parution… Les articles sur le patrimoine proposés par à Grégory Vouhé pour la sélection sont mis en ligne beaucoup plus rapidement: j’en ai ajouté un grand nombre sur les articles concernés chez moi, sinon, Philippe de Tout Poitiers propose une sélection de liens vers ces articles.

(Désolée pour la photographie, prise après le passage des casseurs lors des expressifs 2009, je n’en ai pas trouvé d’autres sur mon blog…).

Informations pratiques: voir le site de l’espace Mendès-France. L’exposition sur les hominidés est payante, celle sur les abeilles est gratuite…

Laurent Esquerré à la chapelle Saint-Louis et à l’école des Beaux-Arts

Poitiers, fin mai 2012, 7, chapelle Saint-Louis, rampe peinte en blanc puis en gris L’école des beaux-arts propose jusqu’au 26 août 2012 une exposition consacrée à Laurent Esquerré. Dans la chapelle Saint-Louis (rue Louis Renard, à côté du collège Henri IV), trois grandes œuvres recouvertes de papier aluminium sont suspendues, comme flottant au-dessus de la mer: un grand oiseau, une barque avec une femme à bord et un dragon…

A l’école des Beaux-Arts, juste derrière (26 rue Jean Alexandre, attention, il faut faire le tour du square de la République et les travaux ont transformé le haut de la rue en champ de mines), monter au troisième étage (courage, ce sont de grands étages!), vous découvrirez des tableaux et des sculptures de l’artiste. J’aime bien certaines sculptures qui jouent sur le mat de la terre cuite et les parties vernissées… en particulier un Christ en croix réinterprété…

Informations pratiques: voir le site de l’école des beaux arts, en gros, exposition ouverte l’après-midi (14h-18h, 22h le samedi dans la chapelle). Entrée libre.

A la maison de l’architecture

Façade de la maison de l'architecture à Poitiers La maison de l’architecture présente jusqu’au 10 août 2012 Paysages de Poitou-Charentes, une exposition réalisée par le Conservatoire d’espaces naturels de Poitou-Charentes. Un peu technique, toutes ces « unités paysagères », mais un aperçu de la variété écologique de la région…

J’ai préféré il y a quelques années Paysages urbains de Claude Pauquet et Paysages naturels de Marc Deneyer, des visions de photographes… Ah, si, encore une info… Il n’y a plus de stationnement devant la maison de l’architecture et la circulation se fait à l’envers par rapport à cette photographie!

Informations pratiques: voir le site de la maison de l’architecture, en gros, exposition ouverte en semaine, fermée samedi et dimanche. Entrée libre.

A la médiathèque

Poitiers, la médiathèque, 3, la façade est Deux expositions actuellement à la médiathèque de Poitiers.

Hiriki Okamoto

Jusqu’au 1er septembre 2012, au rez-de-chaussée, à l’arrière de l’espace disques… puis œuvres à emprunter à l’artothèque, avec les 3 gravures de cette artiste que possédait déjà l’artothèque. La médiathèque de Poitiers a reçu une donation de 15 œuvres de la part de l’association Hiroko Okamoto. J’aime moyennement la série sur les meubles, dont l’une fait l’affiche, mais beaucoup la série sur le monde végétal. A voir aussi l’une des plaques de cuivre gravée originale.

Les derniers dinosaures

Achats au festival de la BD d'Angoulême en 2011 Jusqu’au 3 novembre 2012, au niveau bas. Le cabinet du professeur Lecoq d’après l’album Les Derniers Dinosaures, illustré de Donatien Mary et Didier de Calan aux éditions 2024. Un pastiche de livre scientifique du 19e siècle. C’est la même exposition qu’au festival 2011 de la bande dessinée à Angoulême, les auteurs m’avaient dédicacé cet album… et je vois que j’ai oublié de vous en parler!

Informations pratiques:voir le site internet de la médiathèque de Poitiers, aux heures d’ouverture de la médiathèque, entrée libre.

Eric Straw à la chapelle des Augustins

Juillet 2011, art contemporain, 3, Jephan de Villiers à la chapelle des Augustins à PoitiersJusqu’au 21 septembre 2012 (attention, l’exposition a été fermée « exceptionnellement » la semaine dernière, c’était signalé dans la presse locale mais pas sur place…), dans la chapelle des Augustins (la chapelle de l’ancien monastère Saint-Hilaire-de-la-Celle, aujourd’hui intégré au Centre Régional de Documentation Pédagogique) sont présentées les œuvres en carton très colorée d’Eric Straw, qui a également sa galerie dans la grand’rue (au n° 151) à Poitiers.

Informations pratiques:voir le site internet du CRDP de Poitiers, horaires variables selon les semaines, entrée libre.

Façade de Notre-Dame-la-Grande

Façade de Notre-Dale-la-Grande à Poitiers sous la neige Pour avoir une idée de la reconstitution des couleurs de la façade de Notre-Dame-la-Grande, depuis 1995 et la restauration de la façade sont projetées chaque soir d’été et des vacances de noël sur la façade des images colorisées par Skerzo. C’est ici qu’ils ont testé leur méthode avant de la vendre à Amiens et quelques autres villes… Chaque soir de l’été, de 22h30 à 22h45.

Depuis quelques semaines, la Région Poitou-Charentes / service de l’inventaire général du patrimoine culturel propose aussi une vue panoramique de cette façade, par ce lien direct… clic sur les points pour avoir des vues de détail.

De mon côté, je vous ai montré un certain nombre de détails…

La façade occidentale de Notre-dame-la-Grande

Théophraste Renaudot à Loudun

Le monument Théophraste Renaudot à Loudun, 1, vu de loin C’était fin mars 2012… j’avais inauguré mon tube de crème solaire qui n’a quasiment pas resservi depuis (sauf pour ma semaine à Toulouse)… Je commence par l’une des figures emblématiques de la ville, Théophraste Renaudot, dont je vous ai déjà parlé pour la rue Renaudot à Poitiers… Au passage, google a enfin corrigé et éliminé rue des Hautes-Treilles, de son nom d’il y a plus d’un siècle [dernière vérification 11 juin 2012, la ville avait réclamé ce changement après que je leur ai signalé l’erreur en octobre 2011].

Le monument Théophraste Renaudot à Loudun, carte postale ancienne, devant l'hôtel de ville Ce monument se trouve aujourd’hui devant l’hôtel de ville de Loudun, probablement non loin de son emplacement d’origine, puisque sur des cartes postales anciennes, on le voit tantôt avec en fond l’hôtel de ville…

Le monument Théophraste Renaudot à Loudun, carte postale ancienne … tantôt avec la caisse d’épargne qui lui fait face (à droite sur cette vue, à gauche, on aperçoit l’angle de l’hôtel de ville).

Le monument Théophraste Renaudot à Loudun, 2, la signature Charron et la date 1893 Il est signé et daté « ALFD CHARRON SCULP 1893 », pour Alfred [Joseph] Charron (Poitiers, 1863 – Ville-d’Avray, 1955). Cet artiste, qui a exposé au salon des artistes français de 1883, avait été l’élève de [Pierre] Jules Cavelier, Louis Barrias (voir la science et l’agriculture sur le fronton de l’hôtel de ville de Poitiers) et de Jules Coutan (voir également à Poitiers le monument aux morts de 1870-1871).

D’après sa fiche dans la base Monumen, il s’agit d’une copie à l’identique (l’original ayant été fondu comme nombre de bronzes en 1942), le modèle en plâtre patiné bronze avait été donné par l’artiste en 1895 ou 1896 au musée de Poitiers et des Antiquaires de l’ouest (ce modèle est déposé à l’hôtel de ville de Loudun depuis 1950 environ, voir sa fiche dans la base Joconde).

Le bronze original, fondu par Durenne, avait été inauguré le 12 mai 1894, inauguration relatée, d’après Monumen, le 20 mai 1894 dans le Journal de Loudun, non numérisé à ce jour [dernière vérification 11 juin 2012] par les archives départementales de la Vienne, mais, entre un jugement pour infanticide à Saint-Hilaire de Poitiers, un meurtre à Vouillé (les faits divers ne sont donc pas le monopole de la presse actuelle?) et une crise ministérielle (encore une, c’est récurrent à cette époque, avant l’affaire Dreyfus qui éclate à la fin de 1894 et qui noircit bien des pages à partir de l’année suivante), j’ai trouvé dans L’avenir de la Vienne de mai 1894 (si le lien ne fonctionne pas, faites l’interrogation à partir de la page d’accueil) toute une série d’articles intéressants:

– vues numérisées 27 (à droite) et 28 (à gauche et à droite), du jeudi 17 mai 1894, un long compte rendu de la visite d’Eugène Spuller, alors ministre de l’Instruction publique, des beaux-arts et des cultes (du 3 décembre 1893 au 30 mai 1894) dans le gouvernement Jean Casimir-Perier, aux fêtes de Loudun et à la conférence socialiste à Poitiers. Les fêtes de Loudun ont eu lieu le samedi précédent, soit le 12 mai, avec un départ en train depuis Poitiers… et de nombreuses escales en cours de route (Migné, Avanton, Neuville, Mirebeau, Moncontour, soit presque un arrêt tous les 10 km!). Sur la vue 28 sont représentées deux vues de la statue. L’artiste était présent et son œuvre est rappelée (ainsi que, auparavant, la composition des 5 voitures qui vont de la gare au centre-ville et … la sieste – enfin le repos – du ministre à 16h à la sous-préfecture), la soirée s’est terminé par un banquet… dont la presse donne, comme à son habitude à cette époque, le menu détaillé ; sans oublier le coup de griffe « M. Bazile ne récolte que cette épithète de « fumiste » qui lui convient si bien » (qui a parlé de dégradation de l’ambiance politique?);

– vue numérisée n° 31, du samedi 19 mai 1894, le point de vue d’un journaliste sur la visite de M. Spuller à Poitiers ;

– vue numérisée n° 37, du mercredi 23 mai 1894, discours de M. Spuller à Poitiers

vue numérisée n° 41, du samedi 26 mai 1894, transcription du texte du long discours prononcé à
Loudun par Eugène Spuller.

J’ai pu raté des notes intermédiaires, la consultation des scans de grand format nécessite de jongler entre différents grossissements…

Le monument Théophraste Renaudot à Loudun, 3, vue de trois quarts et détail du visage

Revenons au sujet du jour… Théophraste Renaudot est représenté debout, un peu plus grand que nature, sur un haut piédestal. Il est déjà âgé, le front dégarni, les sourcils broussailleux, la moustache et la barbe soigneusement taillées. Il porte une sorte de cape par dessus son habit. A sa droite se trouve une pile d’ouvrages (posés sur une sorte de lutrin à plat autour duquel s’enroule un serpent buvant dans une coupe), avec à son sommet un livre ouvert (probablement un registre) sur lequel il s’apprête à écrire de la main droite et tient de l’autre main un exemplaire de sa gazette (voir des vues de détail plus bas).

Le monument Théophraste Renaudot à Loudun, 4, les faces avant et droite du piédestal Sur le piédestal, à l’avant (photographie de gauche), le sujet est identifié par cette dédicace écrite en majuscules : « Théophraste Renaudot / conseiller / médecin ordinaire / et historiographe / de Louis XIII / ministre / de la charité publique / né à Loudun / en 1586″. En-dessous se trouve un médaillon en bronze sur lequel je reviendrai plus bas. Sur le côté droit du piédestal (photographie de droite) se trouve ce texte écrit en majuscules :  » J’en viens aux pauvres / l’objet de mes labeurs / et la plus agréable fin / que je me sois / jamais proposée / … me recognoissant / né au bien public / j’y ai sacrifié / le plus beau / de mon aage [SIC] / sans autre récompense / que celle dont la vertu / se paye par ses mains ».

Le monument Théophraste Renaudot à Loudun, 5, les faces gauche et arrière Sur le piédestal, à gauche (photographie de gauche), se lit en majuscules un hommage aux réalisations de Théophraste Renaudot,  » La France lui doit / le journal / l’office de publicité / et de renseignements / le bureau de placement / le mont de piété / l’hôtel des ventes / et sous le nom de consultations / charitables pour les malades / ce que nous appelons aujourd’hui / un dispensaire / auquel il consacra / tout son temps et toute sa fortune ».

Oups, ma photographie de dos est floue et celle de trois-quarts ne permet pas de relever la très longue inscription sur la face arrière… Il faudra que je retourne à Loudun… ou sollicite une amie qui y travaille !

Le monument Théophraste Renaudot à Loudun, 6, détail de la gazette et de la reconnaissance royale D’après les dictionnaires de référence, journaliste n’est pas attesté avant 1718… et c’est bien un exemplaire de sa « Gazette » et non un journal qu’il tient dans sa main gauche (détail sur la photographie de gauche).

Sur la pile de livres (photographie de droite), on peut lire, gravé dans le bronze, toujours en majuscules, « traité des pauvres » et sur une feuille déroulée, « Aujourd’hui / le 14e jour / d’octobre le / Roy désirant / favorablement / traiter Théoph. / Renaudot / le nomme / conseiller g[énéra]l / des pauvres du / royaume ».

Le monument Théophraste Renaudot à Loudun, 7, la pile de livres Sur les autres livres, on peut lire sur la couverture du premier « textes et nouvelles » et sur la tranche du troisième « …ais charitables ».

Le monument Théophraste Renaudot à Loudun, 8, le médaillon à Eugène Hatin Sur le piédestal a été apposé un médaillon dédié à « Eug[ène] Hatin historien de la presse et de Renaudot ». Eugène [Louis] Hatin (Auxerre, 1809 – Paris, septembre 1893) est notamment l’auteur de Théophraste Renaudot et ses « innocentes inventions », Oudin imprimeur, Poitiers, 1883 (à lire sur Gallica), réédité sous le titre La Maison du Grand Coq et le bureau d’adresses, le berceau de notre premier journal, du Mont-de-piété, du dispensaire et autres innocentes innovations de Théophraste Renaudot, Champion éditeur, Paris, en 1885.

Le monument Théophraste Renaudot à Loudun, 9, initiales et date 1893 sur le médaillon Il a été réalisé également par Alfred [Joseph] Charron, ainsi qu’en témoignent les initiales et la date  » 1893 A. CH. ».

Le musée Théophraste Renaudot à Loudun et sa plaque commémorative L’association des amis de Théophraste Renaudot gère dans sa maison natale (signalé par une plaque commémorative) le musée Renaudot… Si ce musée a besoin d’un « petit coup de jeune », vous pouvez aussi vous y arrêter si vous passez par là (tout au nord du département de la Vienne).

Le musée Théophraste Renaudot à Loudun, 2, le buste dans la cour Dans la cour (la photographie) et dans le musée se trouvent d’autres représentations (sculpture, gravure, reconstitution en cire) de Théophraste Renaudot.

Mes articles sur Loudun:

De l’eau et une météorite au museum de Toulouse

Le muséum de Toulouse, façade côté jardin

Le muséum de Toulouse présente actuellement deux expositions. Dans les salles, au bout de la dernière section au premier étage (celle qui est plus ethnographique, qui m’avait le moins plu lors de ma première visite, et qui était encore déserte cette fois-ci alors qu’il y avait beaucoup de visiteurs dans le muséum), une exposition-dossier est consacrée à la météorite qui était tombée il y a juste 200 ans près de Toulouse (jusqu’au 2 septembre 2012).

L’exposition météorite : elle retrace surtout la dispersion des morceaux retrouvés après la chute de cette météorite le 10 avril 1812 et l’enquête pour les retrouver à Genève, Paris, New-York ou Chicago. Plusieurs morceaux ont été prêtés au muséum de Toulouse pour le temps de l’exposition.

Mon avis : La reconstitution vidéo sur grand écran n’apporte pas grand-chose. Pour le reste, l’exposition est plutôt destinées aux adultes et à ceux que le sujet intéresse.

Dans la salle d’exposition au sous-sol se trouve une exposition sur l’eau (les voyageurs de l’eau, jusqu’au 30 décembre 2012).

L’exposition sur l’eau : La scénographie est basée sur des fonds de couleur (bleu/vert/orange) et des socles en carton. Après l’eau et la vie sur terre, la deuxième section aborde l’homme et le fleuve et les eaux domestiques. La troisième section parle de l’eau et de la société, avec les conflits liés à l’eau à travers le monde, la mort de la mer d’Aral, les pollutions et le changement climatique. Après une série de jeux (« aquacitoyens »), la dernière section est consacrée à l’avenir de l’eau, avec notamment la présentation d’un système de capteurs de brume, qui permet de recueillir la rosée en montagne par exemple.

Mon avis : Je n’y ai pas appris grand-chose et ai trouvé agaçant que le message soit porté par EdF, par exemple pour le film sur la Garonne amont, où l’entreprise a mis en place un système de prise des saumons à la remonte et à la descente pour éviter qu’ils ne s’épuisent à remonter les échelles à poisson à la remonte ou qu’ils ne passent dans les turbines à la descente. Certes, ce système est sans doute plus efficace que les échelles ou l’ascenseur à poissons du barrage de Tuilières près de Bergerac sur la Dordogne par exemple, mais il manque de recul sur cette technique et surtout, d’un regard extérieur plus neutre avec une vraie évaluation en terme de survie des poissons.

D’un point de vue technique, la muséographie n’est pas terrible. Le choix d’un matériau recyclé et recyclable (mais pas économe en haut…) est une bonne idée, mais la mise en œuvre a été mal faite. Les socles en carton alvéolé de ont été mal conçus et étaient déjà très dégradés lors de ma visite (le 10 mai 2012). Il y a de trop nombreux déboîtages des assemblages en fausse queue d’aronde, des porte-à-faux qui entraînent des déchirements, et les panonceaux « ne pas monter » ne sont pas suffisants pour éviter les accidents… Certains dispositifs « ludiques » ont été aussi mal conçus et très peu ergonomiques. Ainsi, il y a un lavabo avec un robinet. Il faut tourner le robinet pour avoir la suite des mini-films sur l’alimentation et le traitement de l’eau, avec des intervalles très longs entre chaque écran, mais bon, là, ça va encore… En revanche, pour obtenir le circuit des eaux usées, il faut laborieusement (la roue sous-jacente doit être un peu faussée) tourner la plaque en résine bleutée au fond de l’évier pour passer chaque nouvel écran.

(Photographie de mars 2010)