Le garçon et le monde de Alê Abreu

Affiche de Le garçon et le monde de Alê AbreuCette année, le festival Télérama 2015 avait sélectionné pour la catégorie jeune public le dessin animé Le garçon et le monde du réalisateur brésilien Alê Abreu, primé notamment au festival du film d’animation d’Annecy en 2014.

Le film : un enfant part à la recherche de son père à travers le vaste monde… un monde peuplé de machines (trains, grues, …), d’immeubles, mais aussi de plantes, ici ce qui ressemble à la guerre (et s’avère finalement être la répression d’une manifestation), là un monde plus paisible, plus loin des animaux-machines…

Mon avis : un dessin animé assez atypique, puisqu’il n’y a aucun dialogue, à part quelques mots dans une langue qui n’existe pas. La musique est omniprésente, parfois un peu forte. En revanche, j’ai été très gênée par mes problèmes neurologiques et mon interprétation bizarre des images. Les neurologues et autres ophtalmologues m’ont fortement déconseillé de tenter de voir des films en 3D en me promettant un mal au crâne dans les 5 minutes (je ne pourrai donc pas voir Le dernier loup, le dernier film de Jean-Jacques Annaud qui à Poitiers ne passe au CGR qu’en 3D… Il n’y a que dans les grandes villes ou ici en art et essai que l’on propose des versions 2D pour ceux qui ont des soucis avec le 3D). En revanche, je n’avais pas encore éprouvé le vertige au cinéma en 2D, encore moins avec un dessin animé, et cela m’est arrivé plusieurs fois dans ce film, c’est très désagréable. Cela a commencé dès le début du film, avec une image géométrique qui se multiplie (façon formes fractales), en plusieurs couleurs. Ce fut pire un peu plus tard quand le garçon est à bord du train. En principe, je suppose que l’on voit le train avancer sur les rails. Pour moi (enfin, pour mon cerveau qui interprétait mal), ce sont les rails qui bougeaient, avec un vertige important. Vous apercevez quelques secondes ces rails dans la bande annonce, ils reviennent plusieurs fois (et beaucoup plus longtemps) dans le film. Est-ce que cela vous fait le même effet? Sans doute pas! (voir plus bas le visualiseur de cette bande annonce) Cela a un peu gâché le dessin assez joli, mêlant les pastels, les dessins au stylo colorisés aux crayons de couleurs ou à la peinture, les collages. Certaines scènes se construisent image après image au fur et à mesure du dessin qui progresse. On retrouve aussi dans ce film de nombreuses références, comme cet oiseau omniprésent dans la mythologie d’Amérique centrale et du Sud…

les films que j’ai vus avant le festival Télérama 2015, 7 sur 16, c’est pas mal!

– les films vus pendant le festival, ceux que je verrai peut-être, ceux qui ne me tentent pas et ceux qui ne passeront pas à Poitiers!

Les films que je n’ai pas vus

  • Saint-Laurent de Bertrand Bonello (après Yves Saint-Laurent de Lespert Jalil, je n’avais pas envie de le voir, avec quelques mois de recul, peut-être que j’irai quand même)
  • Léviathan de Andrei Zvyagintsev
  • Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch
  • Eden de Mia Hansen-Love
  • Under the Skin de Jonathan Glazer

Le livre du haricot magique terminé

Haricot magique, la couvertureIl me reste encore à réaliser deux poupées, l’ogre qui promet de nombreuses complications et la mère de Jack, mais j’ai fini l’assemblage du livre! Merci à ma sœur pour le prêt de son appareil photo et à mon frère qui a œuvré pour cette grande séance photo à Mouchin il y a quelques semaines!

Haricot magique, pages 2 et 3Vous aviez déjà vu la couverture et la page 2, mais je n’avais pas encore solidarisé les couvertures aux pages 2 et 7 ni ensuite relié les deux feuillets…

Haricot magique, pages 3 et 4Pour les pages centrales, 4 et 5, j’ai ajouté la vache sur la photographie. La porte s’ouvre et permet de passer dans la page 6 au dos…

Haricot magique, pages 6 et 7Et voici les pages 6 et 7, j’avais assemblé toutes les pages avant de partir, j’ai juste fixé le haricot quand j’ai eu fini de préparer la tige et de la solidariser avec le nuage.

Haricot magique, le nuageJe vous montre à nouveau le nuage et les détails de son ouverture…

Haricot magique, dosLa dernière page est laissée vierge sur le modèle…

Haricot magique, signatureJ’ai quand même ajouté ma signature brodée…

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le petit chaperon rouge et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnementdébut de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrièrespage 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysageétals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, les tonneaux et la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de festondes points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitionspages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysagePouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tigesur un petit nuage

Le livre du haricot magique terminé

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loupà poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le petit chaperon rouge sans capuche, le petit chaperon rouge terminé

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages, un chemin, des fleurs brodées, le chemin de la troisième case, les arbres et les nuages de la troisième case

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la tablepréparation de la pièce, la chambre meublée

Les maisons: les toits, les murs, une autre maison

Les deux premières pièces

Voir la version de Hanrietta

Waterloo… Honte à la France!!!

Echantillons de pièces commémoratives en EuropeDepuis la création de l’euro, chaque pays peut émettre deux pièces commémoratives de deux euros par an. Il y a aussi des commémorations collectives avec des variantes dans plusieurs pays, comme vous pouvez le voir ici (merci aux commerçants du marché complices ce matin pour réunir ces pièces): dix ans des pièces et billets en euro en 2012 (dans 17 pays, ici variantes Pays-Bas, Allemagne et France), 50 ans du traité de Rome en 2007 (dans 13 pays, ici Allemagne, Pays-Bas et Belgique), 10e anniversaire de l’union économique et européenne en 2009 (dans 16 pays, ici Allemagne et France). Pour les pièces des pays, nous avons trouvé l’Atomium à Bruxelles (Belgique 2006, voir sur ce bâtiment Expo 58 de Jonathan Coe), Don Quichotte (Espagne 2005), et des pièces françaises (30 ans du traité de l’Élysée 2013 -il y a une version allemande aussi-, 70 ans de l’appel du 18 juin en 2010, présidence française de l’Union européenne en 2008 et 30e anniversaire de la fête de la musique en 2011). Les autres pays de l’union européenne peuvent émettre leur véto pour l’émission d’une pièce si elle est de nature à mettre en question l’unité européenne, et cela n’était jamais arrivé… jusqu’à cette semaine!

La Belgique avait donc prévu et commencé à frapper des pièces commémoratives de 2€ pour célébrer les 200 ans de la bataille de Waterloo, à une vingtaine de kilomètres au sud de Bruxelles. Le 18 juin 1815, les armées napoléoniennes avait perdu la bataille face à une armée européenne commandée par le duc de Wellington: 200000 hommes sur le champ de bataille, 65.000 Français, 65.000 hommes pour l’armée anglo-néerlandaise et 55.000 hommes pour l’armée prussienne commandée par maréchal Blücher. Bilan de la journée: 55.000 morts, un record en une journée!  Le site de la bataille est inscrit sur la « tentative list » du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008 (suivre le lien, le récit de la bataille y est bien fait et neutre!). Franchement, le gouvernement français n’a rien de mieux à faire que de bloquer l’émission d’une pièce belge sur une bataille oubliée de tous sauf des historiens et des passionnés de reconstitutions de batailles napoléoniennes? Croyez-vous que les Anglais qui prennent leur train à la gare de Waterloo savent tous ce qu’elle commémore? Et les Français qui y débarquaient en Eurostar jusqu’en 2007 se sentaient-ils agressés?

Le site de la bataille d'Austerlitz en 1993, 1, l'ossuaire

Si tel est le cas, dans un contexte de pacification européenne, il est aussi urgent de débaptiser la gare d’Austerlitz à Paris, qui fut aussi le témoin d’une autre cruelle bataille napoléonienne (voir le site de la bataille d’Austerlitz à Slavkov u Brna, près de Brno, en République tchèque, si vous préférez), plus de 16.000 morts (dont 11000 Russes et 4000 Autrichiens) le 2 décembre 1805. Mais cette fois, ce sont les Français qui ont gagné!!!

Donc, le gouvernement français, qui n’a pas de problèmes actuellement, pas de problème de chômage, de vie quotidienne, de montée de l’extrême droite, de perspective d’abstention record aux élections départementales le week-end prochain, a trouvé son point prioritaire absolu: interdire l’émission de cette pièce, se couvrir de ridicule en Europe… La Belgique n’aura plus qu’à refondre les 175.000 pièces déjà frappées. Mais elle a trouvé la parade: émettre une pièce destinée aux collectionneurs, d’une valeur faciale originale (2,5€), non soumise à l’accord des autres États membres!

Monument au maréchal Ney à ParisAllez, je vous parlerai très vite de cette statue au Maréchal Ney, …

Paris, monument au maréchal Ney, liste des batailles avec Waterloo… il a participé à la bataille de Waterloo, et fut fusillé pour trahison (pour son rôle dans les 100 jours) place de l’Observatoire à Paris (où se trouve le monument) le 7 décembre 1815. Une bataille capable de raviver l’équilibre et la paix en Europe… mais alors, pas plus que toutes les batailles inscrites sur le socle de cette statue (sur cette face et il y en a autant de l’autre côté!), qu’attend notre gouvernement pour les masquer??? Non, il faut au contraire expliquer et enseigner l’histoire!!!

Cœur… carré (au crochet)

Carré rouge au crochet, modèle coeurJe poursuis mes carrés au crochet avec Cœur, carré au crochet, fiche n° 15… Toujours que des brides et des mailles en l’air.

Modèles du coffret Carrés au crochet en boîte (de Louise Roberts, éditions Tutti frutti):

Top BD des blogueurs, février 2015

Logo top BD des bloggueursJe ne suis pas en avance pour partager le classement de février du  classement proposé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible… merci à lui pour ces savants calculs et son organisation! Voir ses commentaires dans son article! Vous retrouverez en gras avec la couverture, les albums dont je vous ai parlés…

J’ai aussi lu pas mal de bandes dessinées, je vais partager mes avis très vite avec vous!

Couverture de Yossel, 19 avril 1943, de Joe Kubert1- (=) Yossel, 19 avril 1943, 19, Joe Kubert, Delcourt, voir mon avis sur Yossel, 19 avril 1943
2- (=) Les Ogres-dieux tome 1- Petit, 18.83, Hubert, Bertrang Gatignol, Soleil
3- (=) Le journal de mon père, 18.67, Jiro Taniguchi, Casterman
4- (=) Ceux qui me restent, 18.66, Damien Marie, Laurent Bonneau, Bamboo
5- (=) Asterios Polyp, 18.65, David Mazzuchelli, Casterman
6- (=) Persépolis, 18.64, Marjanne Satrapi, L’Association
7- (=) NonNonBâ, 18.5, Shigeru Mizuki, Cornélius
8- (+) Un océan d’amour, 18.5, Wilfrid Lupano, Grégory Panaccione, Delcourt
Couverture du tome 1 de maus, de Spiegelman9- (=) Maus, 18.49, Art Spiegelmann, Flammarion, j’ai parlé ici du tome 1 : mon père saigne l’histoire, et du tome 2, Et c’est là que mes ennuis ont commencé
10- (=) Le pouvoir des Innocents Cycle 2- Car l’enfer est ici, 18.39, Tome 1, Tome 2, Tome 3
11- (=) Tout seul, 18.38, Christophe Chabouté, Vents d’Ouest
12- (=) Le sommet des dieux, 18.33, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman, Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.
13- (N) Le vieil homme et la mer, 18.33, Thierry Murat, Futuropolis
14- (-) Le loup des mers, 18.32, Riff Reb, Soleil
15- (=) Daytripper, 18.27, Fabio Moon, Gabriel Ba, Urban Comics
Couverture de Un printemps à Tchernobyl d'Emmanuel Lepage16- (-) Un printemps à Tchernobyl, 18.27, Emmanuel Lepage, Futuropolis, voir mon avis
17- (=) V pour Vendetta, 18.22, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt
18- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, 18.19, Van Hamme, Rosinski, Casterman
19- (=) Universal War One, 18.14, Denis Bajram, Soleil, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.
20- (=) Les ombres, 18.1, Zabus, Hippolyte, Phébus
21- (=) Abélard 18.04, Régis Hautière, Renaud Dillies, Dargaud, Tome 1, Tome 2.
22- (-) La lune est blanche, 18, Emmanuel Lepage, François Lepage, Futuropolis
23- (=) Chroniques outremer, 18, Bruno Le Floch, Dargaud
24- (=) La fille maudite du capitaine pirate, 18, Jérémy Bastian, Editions de la Cerise
25- (=) Le muret, 18, Pierre Bailly, Céline Fraipont, Casterman
26- (=) Il était une fois en France 17.98, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5,Tome 6.
27- (=) Herakles, 17.92, Edouard Cour, Akileos, Tome 1, Tome 2,
Couverture de Gaza 1956, de Joe Sacco28- (=) Gaza 1956, 17.92, Joe Sacco, Futuropolis, voir mon avis : Gaza 1956
29- (=) Scalped, 17.89, Jason Aaron, R.M. Guerra, Urban Comics, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7,
30- (-) Les vieux fourneaux, 17.88, Wilfrid Lupano, Paul Cauuet, Dargaud, Tome 1, Tome 2,
31- (=)Melvile, 17.88, Romain Renard, Le Lombard
32- (=) Les carnets de Cerise, 17.84, Joris Chamblain, Aurélie Neyret, Soleil, Tome 1, Tome 2, Tome 3,
33- (=) Manabé Shima, 17.83, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier
34- (=) Trois Ombres, 17.78, Cyril Pedrosa, Delcourt
Couverture de Les derniers jours de Stefan Zweig de Sorel et Seksik35- (=) Les derniers jours de Stefan Zweig, 17.75, L. Seksik, G. Sorel, Casterman, voir mon avis sur Les derniers jours de Stefan Zweig
36- (=) Anjin-san, 17.75, Georges Akiyama, Le Lézard Noir
37- (=) Joker , 17.75, Brian Azzarello, Lee Bermejo, Urban Comics
38- (=) Mon arbre, 17.75, Séverine Gauthier, Thomas labourot, Delcourt
39- (=) L’histoire des trois Adolf, 17.75, Osamu Tezuka, Tonkam
40- (=) Blankets, 17.73, Craig Thompson, Casterman
41- (=) Le pouvoir des innocents Cycle 3- Les enfants de Jessica tome 1, 17.73, L. Brunschwig, L. Hirn, Futuropolis
42- (=) Habibi, 17.71, Craig Thompson, Casterman
43- (=) Holmes 17.7, Luc Brunschwig, Cecil, Futuropolis, Tome 1, Tome 2, Tome 3.
44- (=) Calvin et Hobbes, 17.7, Bill Watterson, Hors Collection, Tome 1, Tome 2, Tome 15, tome 17,
45- (=) Les seigneurs de Bagdad, 17.7, Brian K. Vaughan, Niko Henrichon, Urban Comics
46- (=) Urban, 17.69, Luc Brunschwig, Roberto Ricci, Futuropolis, Tome 1, Tome 2, Tome 3,
47- (=) Washita, 17.69, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5.
48- (=) Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes? , 17.67, Benoît Zidrou, Roger, Dargaud
Couverture du tome 1 du photographe49- (=) Le Photographe, 17.67, Tome 1, Tome 2, Tome 3, voir mes avis sur les , tome 1, tome 2 et tome 3
50 (=) Match, 17.67, Grégory Panaccione, Delcourt

Eastern Boys de Robin Campillo

Affiche de Eastern Boys de Robin CampilloJ’ai vu Eastern Boys, de Robin Campillo, il y a déjà quelques semaines dans le cadre du festival Télérama 2015, ce film était sélectionné plusieurs fois aux César.

Le film: de nos jours, à Paris, gare du Nord. Une bande de jeunes venus des pays de l’Est, de diverses nationalités, vit d’expédients. L’un d’eux, qui dit s’appeler Marek [Kirill Emelyanov], est abordé par un homme, Daniel [Olivier Rabourdin], la cinquantaine, qui souhaite une relation tarifée avec lui. Rendez-vous est pris chez lui dans son appartement chic… mais alors qu’il lui ouvre la porte, l’appartement est envahi par la bande, menée par Boss [Daniil Vorobyov], qui va méticuleusement déménager tous les meubles… Loin d’être refroidi par l’expérience, quelques jours plus tard, il accepte à nouveau la visite de Marek, qui dit alors s’appeler Russland et avec qui il va démarrer une relation tarifée suivie, et mal vue par la bande qui vit dans un hôtel de banlieue.

Mon avis: la vision de la gare du Nord qui ouvre le film est beaucoup plus sombre que celle de Gare du Nord de Claire Simon. Très vite, si l’on excepte le passage du démantèlement de l’appartement et celui de la relation tarifée, le principal sujet, à mes yeux, est celui du scandale des hôtels loués pour les sans papier contrôlés par des bandes mafieuses. A côté des clients « normaux », il y a un étage entier qui est une véritable rente pour l’hôtelier, location à une association elle-même payée par l’État pour l’accueil de sans papier en attente d’instruction de leur dossier (le scandale est le même pour les Conseils généraux qui financent des chambres pour les mineurs isolés, sauf que dans ce cas s’ajoute l’usage trop fréquent et controversé aux radiologies pour déterminer par l’âge osseux si la personne est mineure ou majeure). D’un côté, il y a l’organisation, les têtes pensantes qui relèvent du crime organisé, de l’autre, les immigrés qui payent fort cher les passeurs et ne seront jamais libérés de leurs « obligations » (prostitution masculine et féminine, racket, vol organisé, etc.). Alors oui, il y a quelques scènes que j’ai trouvées inutilement violentes, mais dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce film sorti en salle il y a déjà presque un an…

les films que j’ai vus avant le festival Télérama 2015, 7 sur 16, c’est pas mal!

– les films vus pendant le festival, ceux que je verrai peut-être, ceux qui ne me tentent pas et ceux qui ne passeront pas à Poitiers!

Les films que je n’ai pas vus

 

  • Saint-Laurent de Bertrand Bonello (après Yves Saint-Laurent de Lespert Jalil, je n’avais pas envie de le voir, avec quelques mois de recul, peut-être que j’irai quand même)
  • Léviathan de Andrei Zvyagintsev
  • Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch
  • Eden de Mia Hansen-Love
  • Under the Skin de Jonathan Glazer

 

La première maison pour le Petit chaperon rouge

La première maison du petit chaperon rouge en cours d'assemblage, quatre phasesAvant de continuer la pièce de la grand-mère, je suis repartie de l’autre côté de la cloison pour mettre en place la première maison. Après avoir posé un peu « d’herbe », j’ai assemblé les murs et le toit, puis les petites pièces de la cheminée, à la machine. Puis j’ai « ouvert » la porte, en faisant attention au bas du pas de porte. Je les ai grossièrement fixés à l’arrière, il est inutile de peaufiner puisque la cloison côté chambre masquera  les coutures. Puis j’ai cousu à la main les montants de la fenêtre en simili-cuir et enfin les volets et la porte…

La première maison du petit chaperon rouge terminéeAu passage, j’ai aussi fixé un nuage et de la fumée qui sort de la cheminée… A suivre!

Le projet: réaliser pour Noël 2014 (finalement courant 2015) trois contes tirés de Créez vos contes en tissus, de Anne Guérin, créapassions, 2011 (il existe une deuxième édition corrigée en 2013 mais apparemment avec toujours beaucoup d’imprécisions), Boucle d’or, le  et le haricot magique.

Suivre l’avancée du haricot magique

La vache du haricot magique terminéeLes poupées : le début et la fin de la vache, la casquette et la chemise de Jack,

Le haricot magique, l page de couverture terminéePage 1 : positionnement, début de la fixation des lettres, page 1 terminée

Le haricot magique, page 2, terminéePage 2 : le paysage, le début et la fin des feuilles de maïs, les barrières, page 2 terminée

Haricot magique, la page 3 terminéePage 3: le paysage, étals des marchands et du stand de tissus, les légumes, les marchands, la page 3 terminée

Le haricot magique, pages 4 et 5, terminéesPages 4 et 5: le patron, le paysage, les maisons, la fumée, les tuiles et les briques, fixation avec des points de feston, des points de tige et de bouclette, les pages 4 et 5 terminées

Le haricot magique, page 6 terminée avec des points de tige, de bouclette et de noeudPage 6: le patron, le décor et la maison, les briques et les tuiles, la page 6 terminée

Haricot magique, pages 3 à 6, terminées avec des oiseaux et quelques nouvelles fleursPages 3 à 6: l’assemblage, le début des finitions, pages 3 à 6 terminées

Page 7: demande de conseil, le début et la fin de la tige, les nuages extérieurs, le paysage, Pouët, pouët, le château vide, les poussins, la table de l’ogre, les feuilles sur la tige, sur un petit nuage,

Suivre l’avancée du petit chaperon rouge

Les poupées du petit chaperon rouge: loup, bûcheron, grand-mère et filletteLes poupées: le loupà poil, le bûcheron et sa scie, la grand-mère, le , le

La préparation du plateau de jeu

La forêt: troncs, un arbre peut en cacher un autre, d’autres arbres, des nuages

La chambre de la grand-mère : l’armoire, le lit et la table, préparation de la pièce,

Les maisons: les toits, les murs,

Valentin Apac à la course des héros 2015

Logo de l'association Valentin Apac Comme ces dernières années, l’association Valentin Apac, association de porteurs d’anomalies chromosomiques, participera à la course des héros.

La course des Héros ?
La course des Héros est l’un des plus grands événements caritatifs en France, qui a permis de collecter plus de 7 millions d’euros pour 400
associations.
Elle a lieu courant juin, mais avant cela des milliers de participants récoltent chaque année un minimum de 250 € chacun auprès de leur entourage et deviennent les Héros de la cause qu’ils soutiennent.
Véritables ambassadeurs de leur cause, ils se retrouvent ensuite lors d’une marche de 6 km, d’une course de 6 km ou de 10 km. De la rencontre des Héros et des associations naît une atmosphère forte en émotion le jour de l’événement.

Valentin APAC et la course des héros
Comme beaucoup d’associations, Valentin Apac cherche des fonds pour financer ses projets, la course des héros est une course solidaire, sans classement ni chrono, qui permet de fédérer des bénévoles autour de notre projet associatif. C’est ainsi devenu un rendez-vous obligatoire pour nous.

Valentin Apac à la course des Héros 2013 à Paris

C’est la 3ème année que l’association participe à cette évènement, à Lyon comme à Paris, au delà des sommes collectées, c’est aussi un moment de partage que l’on recherche, dans une ambiance festive et joyeuse.
Partager un temps fort avec les Héros qui se sont engagés, dans l’effort, est important pour nous, c’est l’occasion de se rencontrer dans un autre cadre que celui des maladies rares qui nous concerne.
Nous espérons que beaucoup de Héros nous rejoindront pour nous accompagner sur notre long chemin.

Rendez-vous le 21 juin à Lyon et Paris. Vous pouvez aussi nous rejoindre en participant à la course (il nous reste des possibilités de dossards) ou en abondant le compte d’un coureur (et donc de l’association), plus de détails sur cette page, avec les liens vers les espaces des premiers coureurs inscrits.

Aider l’association: vous pouvez aussi aider l’association en adhérant, en faisant un don ou en achetant des badges, porte-clefs/jetons à caddie, livres ou T-Shirts dans la boutique en ligne (pour les Poitevins, j’ai quelques badges et porte-clefs en stock chez moi).

Pour en savoir plus sur Valentin Apac: l’association, dont je suis secrétaire, se consacre aux anomalies chromosomiques, qu’elles soient des anomalies de nombre (trop de chromosomes présents comme les trisomies 21 et surtout pour nous plus rares, 13 et 21, ou le syndrome de Klinefelter, qui concerne des hommes avec deux chromosomes X et un Y, ou encore pas assez de chromosome comme pour les filles et femmes avec syndrome de Turner qui ont un seul chromosome X), et aux anomalies de structure (quand des fragments de chromosomes permutent, manquent ou sont en surnombre, comme dans les délétions, les translocations, les insertions, les inversions, etc.), à leurs conséquences (selon les cas, handicap, plolyhandicap, stérilité, fausses-couches à répétition, deuil périnatal, etc.).

Mitaines pour Marie

Mitaine de MarietteOuf, il fait encore frisquet, surtout le matin, les  restent un accessoire utile… Avant de laisser la parole à Maryse, voici celle réalisée par Mariette… une de mes fidèles lectrices « contaminée » par Maryse! Bravo à Mariette pour cette première!

Mitaines pour Marie

(par Maryse)

Mitaines grises et argentées pour Marie« Tu as de jolies mitaines » me dit Marie, copine du café des Arts et coiffeuse de Véronique. Marché conclu, elle achète la laine, en fait, deux pelotes de laine Phildar différentes: Phil light et Strass light.
Phil light: 53°/° acrylique, 39°/° polyamide, 18°/° laine
Strass light: 55°/° polyester, 45°/° laine
Aiguilles 4,5 et 5
Crochet 4,5

Et me voilà partie pour une Xème paire de . J’ai utilisé les deux fils ensemble pour donner un effet brillant atténué par l’aspect mohair de la Phil light. J’ai repris le point ajouré pour faire une fantaisie assez simple. Et je les ai terminées par des petits picots de mailles coulées au bord et par des mailles serrées et mailles en l’air au niveau du pouce en utilisant la laine brillante Strass light. Très chic!!!
Il en reste pour faire une autre paire je pense. Cherche éventuelle intéressée. Sinon pour Véronique pour sortir le soir!!!
Et Marie les porte… le jour.
;-

Henry VI de Shakespeare mis en scène par Thomas Jolly

Cartes à publicité pour Henry VI de Shakespeare mis en scène par Thomas JollyPour cette saison 2014-2015, le théâtre et auditorium de Poitiers / TAP a choisi de donner Henry VI, l’œuvre monumentale de Shakespeare écrite entre 1588 et 1590 et mise en scène par Thomas Jolly (le « culotté » metteur en scène de 32 ans) et sa compagnie la Piccola Familia, 13h30 de spectacle, 18h30 avec les entractes, qui a triomphé à Avignon en 2014 (d’une seule traite) et dans de nombreuses salles (sous des formats variables). Une vingtaine d’acteurs pour environ 200 personnages. Ici, nous avions le choix entre 4 soirées (mmm… irréaliste pour moi) ou deux dimanches, de 14h30 à 23h environ, ce que j’ai préféré. Il fallait oser monter ce cycle de trois pièces shakespearienne d’un coup, enfin, en 4 épisodes chacun partagés en deux. Les cartes à publicité annonçaient la couleur, ça va conspirer, ça va saigner, ça va vous emporter (dans les bras de Morphée?)!

L’histoire: le règne d’Henry VI revu et corrigé par Shakespeare… de son accession au trône jeune enfant le 1er septembre 1422 -il était né le 6 décembre 1421 et avait donc à peine 1 an-, à la mort de son père Henry V en pleine guerre de Cent Ans à sa mort le 21 mai 1471, en passant par la guerre des Deux Roses.

Le spectacle: un grand praticable avec une variante d’échafaudage sert de décor principal, les lettres permettent de se repérer: Bordeaux, Londres, etc., tous les lieux sont précisés. Pour le reste, des manchons en toile permettent de simuler les colonnes du palais royal par exemple, des chaises « à tout faire » (chevaux, bûcher de Jeanne d’Arc) meublent aussi la première partie. Pour éviter que le public ne se perde dans les méandres de cette histoire complexe, une rhapsode (narratrice à l’Antique) a été ajouté à la pièce originale et permet régulièrement de se situer… l’actrice, Manon Thorel, eut droit à plusieurs ovations! Quelques petits bémols, en cette période de grippe, Thomas Germaine (Henri VI adulte) a fini à chaque fois avec la voix cassée, peut-être aussi parce qu’il poussait trop la voix. Le metteur en scène a en effet choisi de faire crier beaucoup de personnages… ce qui rend parfois incompréhensibles les tirades de Geoffrey Carey (principalement dans les rôles de Humphrey de Gloucester puis de Alexander Iden) avec son accent british. Sinon, j’ai beaucoup aimé ce mélange entre tradition et parties résolument modernes, la tenue de Jeanne d’Arc est… « d’enfer » (avant qu’elle n’aille le rejoindre), mais chut, laissons la surprise à ceux qui verraient la pièce ultérieurement. Comme promis, « ça a saigné », et même beaucoup, sur fond de musique calme ou carrément électro-rock, de lumière tamisée ou de faisceaux lasers… Ces changements de rythmes et d’ambiances sont bienvenus pour maintenir l’attention! Quelques petites piques ajoutées ici et là aussi, par exemple, de passage à Poitiers, ça, c’est dans la pièce, il est question de … farci poitevin, succès garanti et ceux qui commençaient à perdre pied sont vite revenus dans la pièce. Un grand moment de théâtre, n’hésitez pas à embarquer dans l’aventure si elle se profile près de chez vous!

Les entractes: contrairement à la pagaille qui avait régné pour l’entracte de L’âme du Japon, cette fois, tout était très bien organisé. En bas du grand escalier, une taverne attendait ceux qui n’avaient pas eu envie de réserver un repas ou qui avaient apporté leurs provisions et juste envie d’un cake et de bière anglaise… Pour les autres, nous avions la possibilité de réserver et pré-payer des repas à des prix très raisonnables (avec ou sans dessert, variante viande ou végétarienne, boisson comprise, par Thierry Nardo -désormais sous les halles- et Gargamel-le-Catering -rue des Trois-Rois, deux restaurateurs poitevins). Files bien organisées et grandes tablées en bois sous de jolis lustres (en récupération… couverts rouillés à la place des pampilles) et de grandes tapisseries… projetées sur les murs des foyers côté théâtre comme côté auditorium. Organisation impeccable 😉 , jusqu’à se caler sur… l’heure anglaise (18h30 le premier dimanche, 18h le deuxième)!

Badge j'ai vu Henry VI en entierBon, je l’avoue, je n’ai pas vu la fin les deux soirs, les amis avec qui j’étais ont renoncé à me réveiller toutes les 5 minutes après 21h30… mais cela n’a rien à voir avec la qualité de la pièce, juste avec le reste de fatigue de mes méningiomes. En revanche, l’endormissement le premier dimanche après le premier entracte est dû à un passage moins rythmé et plus long du coup, d’autres spectateurs ont aussi piqué du nez. J’ai quand même eu droit au badge « J’ai vu Henry VI en entier ».